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MAINTENON

(On sait que le maréchal de Bellefonds était personnellement attaché à Jacques II, qu’il avait connu pendant son ambassade en Angleterre.)

DANGEAU (Philippe de COURCILLON, marquis de), membre de l’Acadé-

mie française, auteur du Journal qui porte son nom, n. 21 sept. 1636, m. 9 sept. 1720.

L. A. S. au sieur Chevallereau, sénéchal de la baronnie de Sainte-Hermine, en bas Poitou; 4 mars (1664), 2 p. pl. in-fol., adresse, lacs de soie noire et cachet armorié de même couleur. — A. S. R7.—$. Pilippe de Courcillon : R$.—$. R5.— ( Réservé.)

Il l’engage à favoriser le chevalier du Fougeroys, dans la recherche qu’il fait de la fille unique d'André Chevallereau, fermier d’une de ses autres terres, son cousin. Cette alliance est honorable pour lui et pour ce dernier, dont l'apport en espèces sera bien compensé par l'honneur qu'il retirera d’avoir un gentilhomme d’ancienne maison, pour gendre. Il ne sait encore s'il pourra faire, cette année, le voyage du Bas-Poitou; mais si le mariage a lieu, il ira servir de témoin au chevalier du Fougeroys. « Faites ce que vous pourrés pour qu’il y ait conclusion ; ny vous, ny le sieur Chevallereau n’aurés à vous en repentir; je vous l’ateste par mon patron, qui estoit galant homme, du moins l’on le dit. » k à

Le personnage auquel la lettre est adressée, écrivait lui-même à Dangeau, le 10 février de l'année précédente : « Vostre domayne de Sainte-Hermine est un fort domaine, Monseigneur; mais la résidence n’est . plaisante pour vos officiers, que certains de l'endroit, trop gastés d’aisance et de meschant esprit rébelle, ne veulent honorer selon leur condition et estat. Je ne suis pas assuré que vostre personne soit estimée d’eux ce qu’on doit à son légitime seigneur. » — Cet esprit d'irrévérence aura sans doute mis obstacle à la réussite des projets du chevalier du Fougeroys, car il ne paraît pas qu'il ait épousé l’héritière qu’il convoitait.

BOILEAU-DESPRÉAUX (Nicolas), législateur du Parnasse, le premier de nos poëtes satiriques, non moins remarquable par la noblesse de son caractère que par la hauteur de son talent, n.à Paris, 1°" nov. 1636, m. dans la même ville, 13 mars 1711. |

L. A. S. (à Brossette); Paris, 5 fév. 1700, 2 p. in-4. Pièce montée. — A. S. R. — S. R7. (Recherché). — (Boileau signait toujours ses lettres Despréaux : la signa-

ture Boileau Despréaux est une exception très-rare. Dans les actes ou quittances il signait N. Boileau.)

Epître remarquable sur la mort de la mère de Brossette, qui fait voir le caractère humain et sympathique du poëte. « Tout ce que j’ay à vous conseiller c’est de vous saouler de larmes. Je ne sçaurois approuver ceste orgueilleuse indolence des stoïciens qui rejettent follement ces seCours si innocens que la Nature envoie aux affligés : je veux dire les cris et les pleurs. Ne point pleurer la mort d’une mère ne s’appelle pas de la fermeté et du courage. Cela s’ap-

pelle de la dureté et de la barbarie... » — (Cette lettre prono de la correspondance de Brossette, qui a été dispersée, mais dont la presque totalité des originaux est actuellement entre les mains d’un grand amateur de Paris, M. Dubrunfaut. Elle a été acquise à la vente de feu M. Alfred Sensier.)

1009. BOILEAU-DESPRÉAUX (Nicolas).

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