‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 33 sur 227 · L. A. S. (à Brossette); Paris, 11 déc. 1710, 2 p. in · texte numérisé non relu

L. A. S. (à Brossette); Paris, 11 déc. 1710, 2 p. in

Lettre écrite six mois avant sa mort. Boileau parle de ses infirmités. « Je ne sçaurois plus marcher qu'appuié sur les bras de mes valets, et aller d’un bout de la chambre à l’autre est pour moi un voyage très-long et très-pénible, et dans lequel je cours risque à chaque pas de tomber en faiblesse. Du reste je ne sens point que mon esprit soit encore diminué, et il l’est si peu que je travaille actuellement à une nouvelle édition de mes ouvrages, qui seront con sidérablement augmentés... »

1010. BOILEAU-DESPRÉAUX (Nicolas).

Bnigme et Vers pour mettre au bas du portrait de Racine ; pièce aut., avec ratures et corrections, 1 p. in-4.

Le mot de l’énigme est puce. Quant à l'inscription, elle est reproduite en fac-simile.

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Dans son premier jet, soigneusement ratüuré, qui se trouve au-dessus de la rédaction défi— nitive, Boileau, entrainé par ses préférences pour Racine, semble avoir subordonné le génie de Corneille à celui de son ami. Mais sa droiture ordinaire l’a bien vite ramené à des sentiments plus équitables.

1011. MALEBRANCHE (Nicolas), métaphysicien, philosophe et écrivain de haute valeur, n. à Paris, 6 août 1638, m. dans la même ville, 13 oct. 1715. (V. série des Znitialeurs, n° 30.) L. À. S.; Paris, 27 janvier, 3 p. pl. in-4.

Importante lettre sur Bossuet, avec lequel il est en dissentiment sur un point théologique. « Où est le danger de démontrer la nécessité de la satisfaction de Jésus-Christ pour êtré réconcilié avec Dieu, et d’ôter l’équivoque des mots de clémence et de miséricorde pour arrèter les progrès du Socinianisme? »

1012. BOURSAULT (Edme), auteur dramatique et romancier, pourvu d'un talent aimable et des qualités d’un galant homme, mais qui eut le

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tort de s’exposer aux représailles de Molière, n. à Mussy-l’Évêque, octobre 1638, m. à Montluçon, 15 sept. 1701.

L. A. S. à une dame; Rambouillet, veille de Noël 1700, 3 p. in-4. Quelques taches en tête de la première

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Toute relative à des affaires copeaens ses A Ge se- OU Ha Lrvahhatw crétaire de la duchesse d’Angou- ; lême. (Coll. Alfred Senster.) L'ounr as

1013. DES HOULIÈRES (Antoinette DU LIGIER DE LA GARDE), célèbre

femme-poëte, n. à Paris vers 1638, m. dans la même ville, 17 fév.

P.S.; Paris, 21 décembre 1692, 1 p. in-fol. — A. S. R°. — S. R? — (Xéservé.) Quittance de la somme de 350 livres tournois à elle due par le sieur Guillaume Féron. A

la pièce est jointe la procuration de Guillaume de la Font de Bois-Guérin, sieur des Houlières, son mari.

1014. CHAULIEU (Guillaume AMFRYE, abbé de), le premier des poëtes

négligés, au dire de Voltaire, surnommé l’Anacréon du Temple, n. à Fontenay (Vexin normand), 1639, m. 27 juin 1720.

Pièce de vers autographe, 1 p. in-4. — A. S. R7. — A. R*. — Pièces de vers : R?.

Pièce badine où il parle de son ami La Fare.

RACINE (Jean), le poëte du sentiment et de la perfection littéraire, qui sut dans ses écrits :

« Surpasser Euripide et balancer Corneille. » n. à la Ferté-Milon, 21 déc. 1639, m. à Paris, 26 avril 1699.

L.'A. S. (au père Bouhours), 1 p. in-8. — A. S. R°. — A. R7. — ©. R$. — (Les autographes de Racine ont été l’objet de grandes discussions : on a contesté, non sans raison, un certain nombre de ceux qui ont passé dans les ventes, notamment des pièces de vers et des lettres de Racine à son fils ou à Boileau, dont les originaux se trouvent déjà à la Bibliothèque, F. Fr. 12,886 et 12,887. Sans vouloir entrer ici dans la discussion, je constaterai que l'écriture du poëte a subi des transformations, qu'on peut étudier dans le recueil de la Bibliothèque nationale. Mal formée d’abord, comme on le voit dans le manuscrit des Æsséniens, au tome IT du recueil ci-dessus cité, elle devint bientôt fine et très-régulière. C'est ce dernier type qu’on observe dans les lettres à l'abbé Levasseur. Elle s’élargit ensuite, semblant se développer en même temps que le génie du poëte; dès lors elle resta constamment la même, un peu tourmentée seulement dans les périodes maladives qui marquèrent les dernières années de la vie de Racine. La signature, elle aussi, a varié. Primitivement elle était toujours placée comme le mot final d’une phrase, et suivie d’un point et d’un trait, comme dans le fac-simile ci-contre de la lettre au père Bouhours. Plus tard, le point et le trait disparurent. Racine, d’ailleurs, ne signait presque jamais ses lettres intimes. Une seule des lettres à l’abbé Levasseur porte une signature. Le même fait existe dans la correspondance avec Boileau. Aucune des lettres de Racine à son fils n’est signée. Enfin, dans les actes, il signait tantôt Racine, tantôt Jean Racine, comme le montrent deux quittances conservées à la Bibliothèque nationale, l’une du 21 juillet 1670, l’autre du 1% mai 1668. Une troisième quittance de 1677, qui est dans la collec

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