‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 41 sur 227 · OURS · texte numérisé non relu

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VOLTAIRE (François-Marie AROUET de).

L. S., écrite par Wagnière (au comte de Saint-Priest); Ferney, 17 juin 1771, 4 p. in-4. Légères taches.

Intéressante lettre toute relative à la fabrique d’horloges établie à Ferney, et qu’il a fort aidée de ses deniers. Cette fabrique prospère. « La Turquie pourra être un meilleur débou— ché encore que Paris, lorsque la paix sera faite; car enfin il faudra bien qu’elle se fasse. Les princes chrétiens ne se sont jamais accordés pour renvoier les Turcs au delà du Bosphore, et probablement ils resteront encore longtems, malgré les armes victorieuses des Russes. » Lors c'es de la question d'Orient, faite par Voltaire il y a un siècle, méritait d’être relatée.

VOLTAIRE (François-Marie AROUET de).

L. S., écrite par Wagnière; Ferney, 26 nov. 1774, 3 p. 1/4 in-4. Jaunie et tachée.

Curieuse lettre en faveur d’un certain abbé Goujon, exilé du diocèse de Besançon en 1759 par une lettre de cachet dont Voltaire reproduit la teneur. Il demande que ce pauvre abbé puisse rentrer dans son diocèse.

PREVOST D’EXILES (l'abbé Antoine-François), célèbre romancier, qui nous à légué un chef-d'œuvre dans Manon Lescaut, n. à Hesdin, 1% avril 1697, m. 23 nov. 1763.

L. A. S. (à M. de L'Estang), (Paris), 30 juillet, 4 p. pl. in-4. — K.

Intéressante lettre, une des plus remarquables qu’on connaisse de l’abbé Prevost. « Je commence par vous apprendre que j'ai quitté depuis trois semaines le séjour de Paris la grand’ville. A cinq cens pas des Tuileries s’élève une petite colline, aimée de la nature, favorisée des cieux, etc. C’est là que j'ai fixé ma demeure pour trois ans, par un bail en bonne forme, avec la gentille veuve ma gouvernante, Loulou, une cuisinière et mon laquais. Ma maison est jolie, quoique l’architecture et les meubles n’en soient pas riches. La vue est charmante, les jardins, tels que je les aime. Enfin j'y suis le plus heureux des hommes. Cinq ou six amis, dont je me flate que vous augmenterez le nombre à votre retour, y viennent quelquefois rire avec moi des folles agitations du genre humain. Ma porte est fermée à

tout le reste de l'Univers. »

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SAINT-FOIX (Germain-François POULLAIN de), littérateur et historien de Paris, n. à Rennes, 5 fév. 1698, m. à Paris, 25 août 1776. P.S., avec 5 lignes aut.: 23 août 1765, 1 p. in-4. — À. S. R£. —S. R'.

. Traité avec la veuve Duchesne concernant ses Essais historiques. Au bas est un reçu aut. sig. de Saint-Foix, daté du 9 mai 1766.

GUSTEAU (l'abbé François), prieur de Doix, auteur des Voëls poitevins et autres poésies en patois du Bas-Poitou, dont les éditions sont recherchées des bibliophiles, n. à Fontenay-le-Comte, 1699, m. à Doix, 21 mars 1761.

P. A. S.; Doix, 25 nov. 1757, 4 p. in-8 oblong. — F7,

Quittance donnée à un notaire de Fontenay, pour les arrérages d’une rente.

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