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Jacques Rousseau, auteur de Paul el Virginie, n. au Havre, 19 janv. 1737, m. à Eragny-sur-Oise, 20 janv. 1814.
L. A. $. au comte d’Antraigues ; Paris, 16 janv. 1789, 3/4 de p. in-4. — À. S. et S. CG. (Recherché.)
Il s'excuse de ne pouvoir lui donner un exemplaire de la nouvelle édition de Paul et Virginie.
SAINT-PIERRE (Jacques-Henri-Bernardin de).
L. A. S. {au comte d'Antraigues) ; Paris, 24 janvier, 3 p. 1/2 in-4.
Très-curieuse lettre où il se plaint longuement des plaisanteries que se permet, à son égard, le comte, Ce dernier avait dit que Bernardin de Saint-Pierre aimait beaucoup la mer pacifique et qu’il était un homme pour les femmes. Plaintes amères et considérations philosophiques à ce sujet. 11 termine en disant qu’il n’en acceptera pas moins le portrait de Jean-Jacques Rousseau, sur une tabatière, que le comte lui a promis, pourvu qu’il ne soit accompagné d'aucune espèce de luxe. « Je le recevrai avec plaisir sur une tabatière d’olivier ou de quelque autre bois analogue à la simplicité de celui qu’il représente, et de la plante champêtre qui doit en couvrir le fonds et que Ven a cueillte et arrangée de ses propre mains. Si vous écrivés autour : Portrait de J.-J. Rousseau, donné à J.-B.-H. de Saint-Pierre par leur ami commun le comte d'Antraiques, cet entourage de lettres, tracées de votre main, me sera plus précieux qu’un entourage de diamants. » ÿ
SAINT-PIERRE (Jacques-Henri-Bernardin de).
Adresse de Jacques-Bernardin-Henry de Saint-Pierre à la Convention nationale,
p. aut., avec ratures et corrections ; (1793), 3 p. 3/4 in-fol.
Document fort curieux. Nommé intendant du jardin national des Plantes, à peine vient-il de prendre possession de ses fonctions qu’un décret de la Convention les supprime. Bernardin de Saint-Pierre expose les frais d'installation qu’il a dû faire, l’état précaire de sa fortune, et sollicite une indemnité. — On a joint la copie de ce mémoire, portant la signature autographe de Bernardin de Saint-Pierre.
SAINT-PIERRE (Jacques-Henri-Bernardin de).
L. A. $. à sa belle-mère (madame Didot) ; Essonnes, 10 germinal an II (30 mars 1794), 2 p. in-4. |
Relative à une demande faite par le cit. Sallior d'exemplaires des Études sur la nature et
de Paul et Virginie.
DELILLE (l'abbé Jacques), poëte fécond, pâle imitateur de Virgile, membre de l'Académie française, n. à Aigueperse (Auvergne), 22 Juin 1738, m. à Paris, 1° mai 1813.
P. S.; Paris, 10 juillet 1811, 1 p. 1/2 in-4. — A.S. R°. — À. R. —S. R.
Vente faite par Delille à l’imprimeur Michaud du droit de donner une première édition du poëme de {a Conversation, et une seconde édition de la traduction de l'Enéide et du poëme de l’Imagination, le tout moyennant la somme de 36,000 francs.
NAIGEON (Jacques-André), philosophe matérialiste, éditeur de Diderot, auteur du Dictionnaire des philosophes anciens et modernes, membre de l’Institut, n. à Paris, 15 juill. 1738, m. dans la même ville, 28 fév. 1810.
P. A. S.; Paris, 31 déc. 1780, 1 p. 1/4 in-8. — A. S. R*. — $. R?,
Traité entre Panckoucke et Naigeon, qui s'engage à revoir el corriger toute la partie de la ares ancienne, contenue dans l'Encyclopédie, en conservant tout entier le texte de M. Diderot.
DUMOURIEZ (Charles-François), déplorable homme de guerre de
ON
génie, qui a tenté, mais en vain, de justifier, dans de nombreux écrits, sa trahison envers la France. (V. série de la ÆXévolution française, n°® 508-10.)
L. A. S. à la municipalité de Luçon; Luçon, 24 mai 1791, 1 p. 1/2 in-4.
Relative à des troupes qui changent de garnison et doivent passer par cette ville.
DUMOURIEZ (Charles-François).
P. A. S.; 25 mai 1791, 1 p. in-fol. — { Réservé.)
Discours prononcé à Luçon devant les soldats du soixantième de ligne, la municipalité et les habitants de la contrée. On y remarque cette phrase : « Le militaire est citoyen ; son premier devoir envers la patrie est de défendre sa liberté. Si donc, il est place entre les ordres d’un chef qui lui commande d’attenter à cette liberté et sa conscience de françois patriote, il ne sauroit être rebelle à la loy, en désobéissant à son chef. C’est pourquoy il ne faut que des généraux patriotes à la têle de l’armée. »
THIBAUDEAU (Antoine-René-Hyacinthe), historien du Poitou, n. à Poitiers, 2 nov. 1739, m. dans la même ville, 20 fév. 1813. L. À. S. à Bouron, avocat du roi à Fontenay ; Poitiers, 12 janv. 1789, 2 p. 1/2 in-4, adresse et cachet. — A. S. R. — $S. C. — (Réservé.)
Mouvement préparatoire des élections aux Etats généraux; les intrigues se croisent. Les magistrats du présidial de Poitiers se donnent surtout beaucoup de mal pour ouvrir la porte des Etats à quelques uns d’entre eux; mais « comme la plupart de ces robins, qui se croient être nobles, sans l’être, n’ont aucune chance de faire partie des députés de la noblesse, ils se prétendent maintenant du Tiers, afin de se rendre populaires, manœuvre indécente, qui les couvre de ridicule... Bouron est certain d’être nommé; quant à lui (Thibaudeau), il a peutêtre quelques chances, s’il est appuyé par les électeurs du Bas-Poitou, où il a des parents et de nombreux amis... » Ce n’est pas que la tâche des Etats généraux ne doive être trèslourde : «qui se sent capable de faiblir fera sagement de garder le coin du feu. »
LAHARPE (Jean-François de), poëte dramatique médiocre, qui, dans son Cours de liltérature, si oublié maintenant, tint, au XvItII° siècle, le sceptre de la critique, n. à Paris, 20 nov. 1739, m. dans la même ville, 11 fév. 1803.