‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 49 sur 227 · L. A. S. (à Voltaire) ; Paris, 4 déc. 1766, 4 p. in-4. — R · texte numérisé non relu

L. A. S. (à Voltaire) ; Paris, 4 déc. 1766, 4 p. in-4. — R

Superbe lettre où il est question de la plupart des habitués de ses salons : Helvetius, Diderot, l'abbé Galiani, Beccaria. Il y parle de l'Encyclopédie, qui s'achève, de Jean-Jacques et de sa querelle avec Hume, du mouvement des esprits dans les divers Etats de l'Europe. Partout une crise favorable à l’affranchissement de l'esprit humain se fait sentir; partout on accable de bombes terribles le vieil édifice religieux et social, qui jamais n’éprouva des attaques si fortes et si réitérées. D’Holbach termine sa missive par des vœux pour le rétablissement de l'estomac de Voltaire, qu’on attend à Paris.

LA BEAUMELLE (Laurent ANGLIVIEL de), littérateur et critique, qui subit, à cause de ses ouvrages, de longs emprisonnements à la Bastille, n. à Valleraugue (Gard), 28 janv. 1726, m. à Paris, 17 nov. 1775.

L. A.S. (à la marquise de Pompadour) ; château de la Bastille, 17 juin 1757,

1 p. 1/2 in-fol. — Fe. |

Enfermé à la Bastille à la suite de la publication de ses Mémoires pour servir à l'Histoire de

Madame de Maintenon, il sollicite la marquise d’intercéder auprès du Roi pour obtenir sa

mise en liberté. « Daignez, Madame, faire finir une infortune à laquelle vous n'avez point eu

de part et que je n’ose vous décrire, de peur de troubler un instant votre bonheur par le cri

: ATOS.

RE

trop touchant de ma misère. » — (La Beaumelle était à la Bastille depuis le 6 août 1756 et il n’en sortit que le 1x septembre 1757.)

LEBRUN (Ponce-Denis ECOUCHARD), dit Zebrun-Pindare, poëte lyrique et épigrammatiste, membre de l'Académie française, n. à Paris, 11 août 1729, m. dans la même ville, 2 sept. 1807.

Ode aux belles qui veulent devenir poëtes, pièce de vers aut., 2 p.41/2 in-4. — A. S. R'. — A. Ft.

BEAUMARCHAIS (Pierre-Augustin CARON de), célèbre auteur dramatique, qui a tant contribué à l’avénement de la Révolution par ses attaques mortelles contre la noblesse et la magistrature parlementaire, n. à Paris, 24 janv. 1732, m. dans la même ville, 19 mai 1799.

P. A.; septembre 1776, 1 p. 1/4 in-8. — À. S. R'. — A. et S. C. (Recherché.)

Note intitulée : Paragraphe de Gazette, relative à l'arrêt du parlement, daté du 6 sep— tembre 1776, qui annule le jugement prononcé contre Beaumarchais le 26 avril 1774, dans l'affaire Goezman, et le rend à son état de citoyen. « Cet arrêt, les conclusions et le plaidoyer ont été reçus, dit la note, avec des applaudissements excessifs par le sniie assemblé, et le sieur Beaumarchais a pu goûter, encore une fois, la joie de voir le vif intérêt que ses malheurs ont inspiré et l’estime particulière dont ses concitoyens l’honorent. »

BEAUMARCHAIS (Pierre-Augustin CARON de).

L. A. S. au ministre de la justice ; Paris, 12 avril 1793, l'an II de la République, 1 p. in-fol.

« Citoyen ministre de la justice, une lettre de Strasbourg, en date du 3 avril, m'apprend que la municipalité de cette ville, à la suite, probablement, des faux bruits répandus de ma prétendue émigration, a fait mettre les scellés sur des magazins remplis de balise éditions de Voltaire, et qu'on se propose d’en faire la vente au profit, dit-on, de la Nation. Mais, dans l'état des choses, le seul profit légitime que la Nation doit faire sur les œuvres de ce grand homme est de les acheter, de les lire et de s’éclairer.

«Je vous supplie, Ministre de] Justice, de vouloir bien ordonner qu'’expédition soit faite du dernier décret de la Convention, qui m'a ramené à l’honneur de me justifier devant elle, et a fait lever mes scellés sans description.

« Avant le terme de deux mois, j'ai publié toutes mes défenses. J'attends le jugement de la Convention.

« Agréez le respect du citoyen persécuté, « CARON BEAUMARCHAIS. »

1107. BEAUMARCHAIS (Pierre-Augustin CARON de).

P. A. S. d'Ælie Lacoste, sig. aussi par Dubarran, Lavicomterie et Louis (du Bas- Rhin); Paris, 24 ventôse an II (14 mars 1794), 3/4 de p. in-fol., tête impr. et cachet. .

Arrêté du Comité de sûreté générale de la Convention, ordonnant la mise sous le sequestre

des propriétés de Beaumarchais.

« Le Comité de sûreté générale de la Convention nationale, considérant que le 28 novem— bre 1792, Beaumarchais a été mis en état d'accusation, et que, le 10 février 1793, la Conven-

aid:

tion nationale a décidé qu’il serait accordé un sursis de deux mois au décret du 28 novembre, rendu contre le dit Beaumarchais; considérant que, depuis cette époque, cet individu n’a pas reparu sur le territoire français, ou au moins que rien ne le constate, et qu’il doit être conséquemment réputé émigré, arrête que les biens appartenant au dit Beaumarchais seront mis en séquestre, et que l’administration des domaines nationaux fera procéder, sans délai, à ce séquestre, et sera tenue, sous sa responsabilité personnelle, d’en rendre compte.

« Les représentants du peuple, membres du Comité de sûreté générale. « Ezix LACOSTE, LAVIGOMTERIE, DUBARRAN, Louis, du Bas-Rhin. »

SUARD (Jean-Baptiste-Antoine), littérateur et journaliste, proscrit au 18 fructidor, secrétaire perpétuel de l’Académie française, n. à Besançon, 16 janvier 1733, m. à Paris, 20 juillet 1817.

L. À. $. à Saint-Ange ; 30 brumaire, 1 p. 3/4 in-4. — A. S. R'. — A.et S. C.

Eloge de la traduction des Métamorphoses d'Ovide par Saint-Ange.

DUCIS (Jean-François), poëte dramatique, qui a popularisé chez nous, en les amoindrissant, les œuvres de Shakespeare, n. à Versailles, 22 août 1733, m. dans la même ville, 31 mars 1816.

L. A. S. à Deleyre ; Versailles, 24 mars 1775, 7 p. in-4, cachet brisé. — C. (Recherché.)

Lettre très-remarquable où Ducis fait part à son ami de la lecture qu'il a faite à Monsieur, (le comte de Provence) de sa Mort d’Œdipe, qui a obtenu le plus grand succès. Il est chargé par les dames religieuses de la maison royale de Saint-Cyr de composer une pièce de vers qui sera récitée à Mme Clotilde, le jour où elle ira voir ce couvent pour la dernière fois avant son départ pour la Savoie. On le presse d'abandonner le genre tragique et de faire une pièce tendre. Il est anxieux, car, pour cela, il faut les pinceaux de Racine, «et je suis, dit-il, bien loin du stile de ce grand homme. » Néanmoins il demande à Deleyre de lui indiquer un sujet. Regrets sur la mort de son ami de Belloy.

DUCIS (Jean-François).

L. À. S. à M. Soldini; Versailles, 5 fév. 1811, 3 p. in-4. Légère déchirure par la rupture du cachet.

Belle lettre où il Le de son Epître à Gérard et de Lemercier, avec lequel il vient de renouer les liens de l’amitié.

RESTIF DE LA BRETONNE (Nicolas-Edme), romancier d’une prodigieuse fécondité, dont les œuvres, très-recherchées maintenant, contiennent de nombreux renseignements sur les mœurs et la langue du peuple du xvir° siècle, n. à Sacy, près d'Auxerre, 21 nov. 1734, m. à Paris, 3 fév. 1806. i

P. A., avec ratures et corrections, 2 p. pl. in-4. — A.S. IF. — Fragments : R°. (Recherché.)

Fragment du manuscrit d’un de ses romans.

DORAT (Claude-Joseph), poëte aimable et maniéré, n. à Paris, 31 déc. 1734, m. dans la même ville, 29 avril 1780.

L. A. S. à Panckoucke ; 6 juin 1779, 1 p. in-4. — A. $. R'. — S. C. (On trouve

de Dorat un grand nombre de billets à ordre, qui témoignent de la gène où vécut toujours le poëte.)

Relative à ses affaires privées et à sa situation financière.

SAINT-PIERRE (Jacques-Henri-Bernardin de), disciple de Jean-

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