‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 54 sur 227 · L. A. $S. à Auguis ; 18 décembre, 1 p. 1/4 in · texte numérisé non relu

L. A. $S. à Auguis ; 18 décembre, 1 p. 1/4 in

Relative à l’Epitre de saint Paul aux Romains.

GILBERT (Nicolas-Joseph-Laurent), poëte lyrique et satirique de beaucoup de talent, qu'une fausse lécende a surtout rendu célèbre, n. à Fontenay-le-Château (Vosges), 1751, m. à Paris, 12 nov. 1780. L. A, S. à Baculard d’Arnaud, 1 p. in-4, adresse et cachet. — FR.

Très-curieuse épiître, provenant de la collection Alfred Sensier. En voici le texte : « Monsieur,

« Ma vie est-elle de quelque prix à vos yeux? Voulés-vous me sauver? C’en est fait, Monsieur ; la funeste prophétie du poète malheureux s’accomplit, si vous ne m’arrachez du tombeau. La plus terrible des maladies m’y traine lentement depuis plus de six mois. Son terme approche, je le sens, et le plus faible retard dans vos secours peut les rendre inutiles. Je finis, car les larmes, les sanglots me suffoquent. Vous, Monsieur, qui avez un Cœur, vous en devinez la cause.

« Je suis avec respect et reconnaissance, Monsieur,

« Votre très humble et très obéissant sérviteur, « GILBERT, au collége de Rheims. »

COLLOT D’'HERBOIS (Jean-Marie), homme politique, auteur et artiste dramatique. (V. son article à la série de la évolution francaise, n° 594.)

L. À. S. à Chaumette, procureur de la Commune ; Paris, 30 mai 1793, 8 heures du matin, 2 p. in-4, adresse, traces de cachet. — Le papier a pour filigrane un écusson orné d’une fleur de lis.

Belle lettre très-caractéristique, concernant le curé de Langy, dont il justifie l'arrestation vis-à-vis de Chaumette, qui avait pris la défense de cet ecclésiastique. Elle se termine ainsi : « Nous n’avons fait que ce que vous auriez fait vous-même, malgré l’ancienne amitié qui vous liait avec Jacquand, si vous eussiez été à notre place. Ce qu’il y a d’étonnant, sans doute, c’est qu’il ait abandonné les principes dans lesquels vous l'avez vu. Mais vous avez trop de philosophie et d'expérience du cœur humain, mon cher Chaumette, pour ne pas savoir que, depuis la Révolution, il y a bien des hommes qu’on ne retrouve pas, au bout de trois ans, tels qu’on les a laissés. Combien d’infidèles à la cause sacrée que nous défendons nous sont passés sous les yeux. »

ALAL.

s MT et

CAMPAN (J eanne-Louise-Henriette GENET), directrice de la maison d'Ecouen, auteur des Mémoires sur la vie privée de Marie-Antoi-

nette et de Ll'Zducation des femmes, n. à Paris, 6 oct. 1752, m. à Mantes, 16 mars 1822.

L. A. S.à Joseph Bonaparte ; 1° pluviôse an VII (20 janv. 1796), 2 p.in-4.—C.

Elle lui parle de ses sœurs Caroline et Pauline, confiées à ses soins. « La citoyenne Leclerc (Pauline) est entrée chez moi, il y a six mois. Ses progrès en tout sont étonnants, et elle ne sacait ni lire ni écrire. » :

CAMPAN (Jeanne-Louise-Henriette GENET).

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