L. A. S. à Madame...; Écouen, 21 juin 1814, 4 p. in
Elle se recommande aux bontés de celle à laquelle elle écrit cette jones épître, et s’efforce
de démontrer qu’elle n’a jamais cessé d’être attachée à la cause des Bourbons. Bonaparte
est venu la trouver, ce n’est pas elle qui est allée au-devant de ses faveurs. Lorsqu'il a fondé Ecouen, elle a dû suivre ses anciennes élèves, sous peine d’être ruinée. Elle y a fait
chérir le fondateur; mais elle occupait sans cesse ses élèves des malheurs et des vertus des anciens souverains ; aussi n’y a-t-il pas une seule maison, en France, où le roi soit plus aimé qu'à Ecouen.
(Cette naïve réclame, écrite, par inadvertance, sur un papier ayant, en filigrane, le portrait de Napoléon et l'aigle impériale, eut pour résultat naturel de faire éconduire Mme Campan, qui se vengea de l’ingratitude des Bourbons, en retouchant ses Mémoires sur Marie-Antoi— nette, publiés après sa mort, et qu’elle soumettait, alors, à l'approbation des personnes de l'entourage immédiat de Louis XVIII.)
LAIGNELOT (Joseph-François), membre de la Convention, auteur dramatique, dont la tragédie d’Agis et Cléomène a obtenu, en son temps, quelque succès. (V. série de la Æévolution française,
VERGNIAUD (Pierre-Victurnien), le grand orateur du parti de la Gironde. (V. plus haut, série de la Révolution française, n° 517.)
ROLAND (Marie-Jeanne PHLIPON), auteur de Hémoires. (V. son article à la série de la Révolution française, n° 513.)
L. A. (à Buzot); Lyon, 22 juin 1790, 3 p. 1/4 in-8. Les deux premières pages sont autographes de Zanthenas.
Très-curieuse pièce. Lanthenas parle des travaux de l’Assemblée nationale et mande qu'il va faire une adresse vigoureuse aux citoyens de ee — Mr Roland gourmande Buzot sur son dessein de se distraire pour se consoler. « Il faut enflammer votre courage et celui de tous les bons citoyens ; il faut réclamer, tonner, effrayer. » On doit demander à l’Assemblée de ne faire que la Constitution. « Il faut veiller et prêcher jusqu’au dernier souffle, ou ne pas se mêler de révolution. »
MAISTRE (Joseph-Marie, comte de), écrivain et publiciste catholique, célèbre par son livre Ju Pape, où il fit l'apologie de la puissance spirituelle et temporelle du chef de l'Eglise, et par ses C'onsidérations sur la Révolution française, et ses Soirées de Saint-Pétersbourg, n. à Chambéry, 1° avril 1754, m. à Turin, 26 fév. 1821.