‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 56 sur 227 · SD · texte numérisé non relu

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BONALD (Louis-Gabriel-Ambroise, vicomte de), philosophe clérical, homme d'Etat et publiciste, émule de Joseph de Maistre, n. au Monna (Rouergue), 2 oct. 1754, m. au même lieu, 23 oct. 1840. 1° L. A.S. B. au baron de Frémont, préfet de l'Aveyron ; Milhau, 28 mai 1812,

2 p. 1/2 in-4, adresse, cachet.

Considérations sur la situation politique de l’Europe, au moment de la campagne de Russie. Aussitôt après le mariage de son fils, qui aura prochainement lieu à Montpellier, il se rendra à Paris où l’appellent ses fonctions de conseiller de l’Université, et le désir de juger par lui-même des rigueurs de la censure. Il a un ouvrage considérable à lui soumettre (sans doute ses Recherches philosophiques).

20 L. À. S. au même ; (1812), 2 p. in-4, tête imprimée de l’Université impériale.

Requête en faveur du fils d’un juge de paix de Sainte-Affrique, qu’il désire faire exempter du service militaire. Sa demande formulée, il parle au baron de Frémont de l’incendie de Moscou, de ses conséquences pour la Russie et pour la France, de l’effet qu’un pareil désastre va produire en Europe. « Voilà encore une guerre de sauvages dans les déserts. L'armée russe ne se retirera ni sur Casan, ni sur Pétersbourg; mais au sud-ouest, où elle couvre les grands ateliers d'armes, dont elle aura besoin, sans doute, pour armer cette population qui ne peut avoir d’autre asile que les camps. 11 n’y «x pas de réflexions à faire sur tout cela, Nos neveux en feront, si nous avons des neveux.

FLORIAN (Jean-Pierre CLARIS de), le second de nos fabulistes, n. au château de Florian (Gard), 6 mars 1755, m. à l’orangerie de Sceaux, 13 sept. 1794.

Les deux voiageurs, fable autographe, 1 p. in-8. C’est l'original d’une des fables les plus connues de Florian.

FLORIAN (Jean-Pierre. CLARIS de).

Les jumeaux de Bergame, faits autrement qu'ils ne sont, manuscrit avec de nombreuses additions et corrections autographes de Florian, 32 p. in-4.

Manuscrit fort intéressant : la dédicace en vers à Madame G. est de la main de Florian, ainsi que de nombreux changements dans le texte primitif.

FLORIAN (Jean-Pierre CLARIS de).

P. S. par Saint-Just, Collot d'Herbois, Barère, Couthon, Carnot, C.-A. Prieur et Billaud- Varenne; Paris, 14 messidor an IT (2 juillet 1794), 1 p. in-fol., vig. et tête imp. Légère déchirure n'’atteignant pas le texte.

Le Comité de salut publie charge Rousseville, conjointement avec le comité de surveillance de Sceaux, d'arrêter sur-le-champ Florian, d’apposer les scellés sur ses papiers et de le transférer dans une maison d’arrêt à Paris.

FLORIAN (Jean-Pierre CLARIS de).

L. A. S. à Mercier; (1794), 1 p. in-8, adresse. — A. S. R'. — A. ER. — Fables : R. (Recherché.)

Son ordre d’arrestation est du 14 messidor; il a été arrêté le 16. L'ordre ne porte, non lus que l'épreuve, la mention d'aucun fait qui ait motivé cette mesure. Tous les hommes de ettres étant déjà sortis de prison, vu que «la philosophie est, à présent, sous la garde de

la liberté, » il prie Mercier de faire les démarches nécessaires pour que sa détention cesse.

COLLIN D'HARLEVILLE (Jean-François), auteur dramatique, dont plusieurs pièces sont restées au répertoire, n. à Mévoisins, près Maintenon, 30 mai 1755, m. à Paris, 24 fév. 1806.

1e P. S.: 4 frimaire an VI (24 nov. 1797), 1 p. in-4, tête imprimée du théâtre de la rue Feydeau. — A. S. R'. —S$. C.

Mandat de paiement de la somme de 79 livres 3 sols 6 deniers, pour ses droits d'auteur d’une représentation de sa pièce l’Znconstant.

90 L. À. S. de ses initiales ; Paris, 28 nivôse an XI (17 janv. 1803), 1 p. in-4.

Il-donne ses noms, prénoms et qualités.

FABRE D'ÉGLANTINE (Philippe-François-Nazaire), poëte dramatique. (V. son article à la série de la Révolution française, »° 592.) L. A. S. (aux maires et échevins d'Arles); Nimes, 5 déc. 1785, 3 p. in-4.

Lettre écrite en sa qualité le directeur du spectacle de Nimes. Fabre d'Églantine sollicite la permission d'aller, avec sa troupe, donner à Arles trois représentations de suite à rand Spectacle, composées de tragédie et d'opéra. « Ensuite, j'espère vous laisser un petit opéra à

demeure, qui, s’il ne satisfait pas entièrement le goût des amateurs, pourra toutefois fournir un délassement à vos citoyens. Je ne négligerai rien pour que mon voisinage contribue aux plaisirs de la cité que vous gouvernez. » :

TURREAU DE GARAMBOUVILLE (Louis-Marie, baron), homme de guerre et écrivain, auteur de #émotres sur les guerres de la Vendée, n. à Evreux, 4 juillet 1756, m. à Conches (Eure), 15 déc. 1816.

L. S. au premier Consul; vendémiaire an IX (octobre 1800), 2 p. in-fol. — À. S. R.—S$. C.

Noble lettre où il proteste contre la vente qe a été faite de tous ses meubles par un créancier. Il rappelle qu’il a quelques titres à la gloire et il demande vengeance contre cet attentat

ui le réduit à la misère, lui et ses cinq enfants. — En tête est un renvoi au ministre des nances signé par Bonaparte.

VOLNEY (Constantin-François CHASSEBŒUF, comte de), célèbre écrivain et voyageur, n. à Craon, 3 fév. 1757, m. à Paris, 25 avril 1820.

L. À. S. au général Andréossy, ambassadeur à Londres ; Paris, 26 ventôse an XI (17 mars 1803), 1 p. in-4. — C.

Envoi de la traduction en anglais de son livre des Ruines.

FONTANES (Louis-Marcellin de), grand maitre de l'Université impériale, poëte intime de la cour de Napoléon I, n. à Niort, 6 mars 1757, m. à Paris, 17 mars 1821.

1° L. A. S. à Baculard d'Arnaud ; (Niort, 1769), 4 p. in-4, cachet. — 2° L. À. S. (au même); (Niort, 1769), 4 p. in-4. — 3° L. À. S. au même; Niort, 23 oct. 1770, 1 p. in-4, cachet armorié. — C.

Été M de la jeunesse de Fontanes. Louanges, en proseet en vers, de Baculard d'Arnaud. On y voit que le futur grand maître de l’Université cultivait, pour ainsi dire dès l'enfance, le langage hyperbolique et flatteur qu’il prodigua si fort plus tard à son maître impérial. — Dans la lettre du 23 octobre 1770, Fontanes mande à d’Arnaud qu’il vient de faire une très-grave maladie, qui a duré deux mois.

FONTANES (Louis-Marcellin de).

L. A. S. (à Chateaubriand) ; 10 vendémiaire an XII (4 oct. 1803), 4 p. 1/2 in-4.

Lettre fort remarquable, adressée à Chateaubriand, alors secrétaire de légation à Rome. Fontanes donne à son ami de sages conseils et l’adjure de ne pas se décourager. Il fait un curieux portrait du premier Consul. « Les hommes religieux trouvent le Consul trop philosophe, les philosophes, au contraire, trop religieux ; les républicains trop monarchistes, les monarchistes trop républicains. [ls ont tous tort; mais leur erreur prouve que le Consul est au plus haut degré l’homme de tous les partis et de toutes les circonstances, où la fortune l'a

placé. Trop de piété soulèverait les philosophes, trop de philosophie les chrétiens, trop de monarchie les républicains, trop de démocratie toute la France. Je crois fermement, depuis le 18 brumaire, que ce personnage extraordinaire changera et réformera le monde ; il sera une grande époque historique. Attachons-nous fortement à la destinée de celui qui mènera tous les autres... » Fontanes engage aussi Chateaubriand à soigner la bienveillance de Me Bonaparte.

ROBESPIERRE (Maximilien-Marie-Isidore de), illustre orateur. (V. série de la Xévolution française, n° 628-632.) P. À., 3 p. pet. in-4.

Chanson à boire, composée de douze couplets, chantée dans une réunion de la Société des Rosati d'Arras. On y remarque le couplet suivant : La rose étoit pâle jadis Et, moins chère à Zéphire, A la vive blancheur des lys Elle cédoit l'empire ; Mais un jour Bacchus, Au sein de Vénus Prend la fille de Flore.

Dans des flots de vin La plongeant soudain, De pourpre il la colore.

Les deux derniers couplets apprennent les noms de plusieurs des autres membres de la Société des Rosati, tels que Foatier de Ruzé et Carnot. — Cette chanson a été publiée en 1830 par Charles Reybaud, dans ses Mémoires authentiques de Maximilien de Robespierre ; mais le dernier couplet est resté inédit.

ANDRIEUX (François-Guillaume-Jean-Stanislas), poëte comique et conteur, justement célèbre par les qualités, fines et aimables, de son esprit, secrétaire perpétuel de l’Académie française, n. à Strasbourg, 6 mai 1759, m. à Paris, 10 mai 1833.

L. A. S. à Mie Julie Collin, à Chartres ; 25 nov. 1808, 2 p. in-4. — C.

Belle lettre, adressée à la sœur de Collin d’'Harleville et relative à la dernière comédie de cet écrivain. Il est question de faire faire en marbre, pour l'Empereur, le buste de Collin. Andrieux annonce la mort de son excellente femme.

STAEL-HOLSTEIN (Anne-Louise-Germaine NECKER, baronne de), auteur d’un grand nombre d'ouvrages de littérature, de politique, de philosophie et d'histoire, qui la placent au premier rang des femmes de lettres de génie, n. à Paris, 22 avril 1760, m. dans la même ville, 14 juillet 1817.

P.S. Necker Staël de Holstein ; Paris, 15 floréal an X (5 mai 1802), 2 p. in-fol.

— À. S. F.— A. C. (Recherché.) — (C'est dans les actes seulement que Me de Staël signait Vecker Slaël de Holstein.)

Marché passé entre Mme de Staël et l’éditeur Maradan, pour l'impression de son roman de Delphine. Curieux détails. Le prix est fixé à trois mille francs.

PAC S'Fal fe COTE,

STAEL-HOLSTEIN (Anne-Louise-Germaine NECKER, baronne de).

L. A.S. (à la princesse de Lieven) ; Stockholm, mardi 24 novembre, 4 p. in-8. Charmante épiître sur le voyage que va entreprendre la princesse de Lieven.

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