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LOUVET DE COUVRAY (Jean-Baptiste), romancier, auteur de Faublas, n. à Paris, 11 juin 1760, m. dans la mème ville, 25 août 1797. L. S. à Villenave ; Paris, 29 thermidor an HI (16 août 1795), 1 p.in-4.—A.S.R.
— S. R. (Recherché.)
Il explique pourquoi il n’a pas publié l'adresse d’une Société à la Convention.
BARNAVE (Antoine-Pierre-Joseph-Marie), orateur, l’émule de Mirabeau à l’Assemblée constituante. (V. son article à la série de la Ré volution française, n° 494.)
P. A., 1 p. 1/2 in-fol., à mi-marge.
Division des chapitres de son Histoire de la Révolution.
LÉMONTEY (Pierre-Edouard), historien et publiciste, auquel on doit deux œuvres excellentes : l’ÆZssai sur l'établissement monarchique de Louis XZ V et l'Æistoire de la Régence, n. à Lyon, 14 janv. 1762, m. à Paris, 26 juin 1826.
L. A. S. (au comte Dejean) ; Paris, 18 janv. 1811, 1 p.in-fol. — R'.
Très-curieuse lettre, où il annonce qu’il a été chargé par le ministre de la police, d’après les ordres de l'Empereur, d'écrire l'Histoire de France depuis la mort de Louis XIV. « L’objet de cet ouvrage est de donner à ce tableau de la décadence de la dernière dynastie un caractère d'authenticité et d’impartialité qui la rendit classique pour les Français. » Il demande, en conséquence, à compulser les archives du ministère de la guerre.
CHENIER (André-Marie de), notre plus grand classique en vers depuis Racine et Boileau, comme l’a dit Sainte-Beuve, n. à Constan-
a AR Go LETTRE D'ANDRÉ DE CHENIER.
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tinople, 29 oct. 1762, décapité à Paris, 7 thermidor an IT (25 juillet 1794).
L. À. S. à son père M. de Chenier, ancien chargé d’affaires de France à Maroc, rue du Sentier, n° 24, à Paris ; Londres, 24 nov. 1789, 1 p. 1/2 in-4, adresse et cachet représentant la tête d'Homère. — A. S. R*. — A. R’. (On ne trouve guère d'André Chenier que des pièces de vers ou des fragments qui proviennent de ses manuscrits.)
Précieuse et rarissime lettre, qui fait honneur aux sentiments patriotiques de Chenier.
« Je suis arrivé ici le 19, mon très-cher père, après un voyage qui n’a rien eu de remarquable, et le plus douloureux passage de mer que j'aie encore eu. Je n’ai pas tardé à regretter Paris; car, ici, les inquiétudes sur nos affaires ne sont pas moindres et sont plus désagréables, parce qu’elles sont plus vagues, et qu’on est plus longtemps à savoir à quoi s’en tenir. Ajoutez que les mauvaises nouvelles sont toujours grossies et exagérées, non seulement par la mauvaise volonté des Anglais, mais encore plus par la plupart des Français qui sont ici, et qui ne voyent pas que leur odieuse animosité contre leur pus les rend mé— prisables et ridicules. Hier, on nous a annoncé que des lettres, en date du 19 ou du 20, arrivées par un courrier extraordinaire, portaient que, ce jour-là même, tout Paris était en combustion, que les tocsins sonnaient de toute part, etc. Je fais tout ce que je peux pour douter de ces funestes nouvelles, et il me tarde bien d’être éclairci; car ceux qui nous ont annoncé ce soulèvement ne donnaient aucun détail, ni ne luy assignaient aucune cause, ni, enfin, n’ajou— taient rien qui pût donner un objet déterminé aux allarmes qu’ils fesaient naître.
«11 n’y a ici aucune nouvelle qu’on puisse vous mander. Les affaires de France sont ici, comme en France, l’objet qui occupe seul les conversations.
« Adieu, mon-très-cher père, je prie ma mère d’agréer l’assurance de mon respect; j'em- Pre mes frères de tout mon cœur et vous prie de compter à jamais sur ma respectueuse tendresse.