CHENIER DE SAINT-ANDRÉ
CHENIER (André-Marie de).
Pa, fpin-s. x
Canevas, en prose, d’un des passages de son poëme d’Hermès.
CHENIER (André-Marie de).
Pièce manuscrite; 18 ventôse an II (8 mars 1794), 3 p. 3/4 in-fol., timbre du comité de surveillance de Passy.
C’est la copie, certifiée conforme à l'original, de linterrogatoire subi par André Chenier après son arrestation. Document de haute valeur, qui mérite l’attention spéciale des histo— riens de la Révolution.
DESMOULINS (Camille), esprit athénien, égaré au milieu de nos discordes civiles, journaliste et pamphlétaire. (V. à la série de la Révo-
lution française, n°* 559, 560 et 631.)
LEGOUVÉ (Gabriel-Marie-Jean-Baptiste), littérateur, particulièrement connu par son poëme du Mérite des femmes, n. à Paris, 23 juin 1764 m. à Montmartre, 30 août 1812.
Minute de lettre aut. sig. à Renouard ; 26 juin 1811, 2 p. 3/4 in-4. — R'. Toute relative à la publication de ses Œuvres.
CHENIER (Marie-Joseph de), poëte dramatique et lyrique, auteur de la tragédie de Charles TX et du Chant du départ, n. à Constantinople, 28 août 1764, m. à Paris, 10 janv. 1811.
L. A. S. à madame de Staël ; 27 fructidor an VIII (14 sept. 1800), 1 p. 1/2 in-8.
Le quart du papier blanc de l'adresse a été enlevé. — A. S. R?. — A. R'. —S, C. (Recherché.)
Charmante épitre, où il exprime le désir de son prochain retour. Il est condamné à une solitude austère, vu l’insipidité des conversations, et il sent le besoin de l’entendre. Il trouve l'Homme des champs bien inférieur aux autres ouvrages de l’abbé Delille. « Tout cela vaut encor mieux, au reste, que les déclamations de La Harpe contre Voltaire, ou celles du Mercure de France contre la perfectibilité indéfinie de l'esprit humain. »
THIBAUDEAU (Antoine-Claire, comte), homme politique, publiciste et écrivain, auteur de Mémoires estimés, n. à Poitiers, 23 mars 1763, m. à Paris, 1% mars 1854.
L. A. S. à Goupilleau (de Montaigu) ; 13 frimaire an XIV (4 déc. 1805), 2 p. in-4,
adresse. — C.
Goupilleau fera sagement de ne pas écrire à d’autres des lettres comme celle qu’il vient de lui adresser; il n’arriverait qu’à se compromettre, à mettre ses amis dans l’embarras, et à s’attirer des tracasseries inutiles. « Le sage gagne le bord et se tient en repos, lorsqu'il ne lui convient plus de suivre le courant du fieuve. » Ainsi doit-il faire. « Je ne sais, ajoute Thibaudeau, ce qui est réservé à la France, en fait de libertés intérieures ; mais elle ne peut qu'y gagner de confier à une main ferme le soin de la délivrer des factions, qui ont failli la perdre. C'est ce qui me fait remettre à d’autres temps la réalisation des principes pour les— quels nous avons combattu ensemble. »
Au dos de la lettre, Goupilleau a écrit cette note : « Voilà bien ces hommes qui me trouvaient tiède en l'an II. »
SAINT-JUST (Louis-Antoine-Léon de), orateur el écrivain, auteur des Znstitutions républicaines. (V., plus haut, série de la Révolution française, n° 619-627.) ;
L. A. S à son amüi Thuillier, à Blérancourt ; (premier mois de 1793), 1 p. in-8.
Il répondra prochainement à ses lettres ; il ne le peut en ce moment; car il succombe à l'ouvrage, et ne sait par où commencer. Suivent quelques reproches au sujet de son silence. Il sait pourtant qu'ils avaient l'habitude de se consulter, de tout se dire. « Porte-toi bien, conduis-toi bien; dis-moi si tu es toujours poursuivi par les rumeurs de la Révolution... Adieu; je fais ici de mon mieux; sans ambition et sans envie, je m'occupe du bien public, et
voilà tout. Je suis ton ami.