L. À. à Merlin; Tours, 17 juillet 1824, 1 p. in-4, adresse
ae de Daphnis et Chloé traînant en longueur, Courier écrivit cette lettre à son ibraire :
cé mi
« Pan m’est apparu cette nuit et m’a dit : M. Merlin, votre libraire, est le plus paresseux des hommes. Ecrivez-lui de bonne sorte, et dites-lui bien de ma part que s’il laisse là ma Chloé, je lui tirerai les oreilles ; s’il s’endort avec cette bergère, je le réveillerai en sursaut et lui ferai un tel sabat de ma flûte et de mes pipeaux, qu'il n'aura paix ni jour ni nuit.
« Tout de bon, monsieur, vous moquez-vous de Longus, d’Amyot eb de moi, qui sommes pourtant vos bons amis? verra-t-on enfin ce volume ? Faut-il espérer qu il paraisse avant le jour du jugement? Donnez-m'en, je vous prie, des nouvelles. Rappelez-moi au souvenir de monsieur votre père et de mademoiselle votre cousine. Adieu. Je vous en veux beaucoup. »
LA ROCHEJAQUELEIN (Marie-Louise-Victoire DONNISSAN, marquise de), femme distinguée, dont les Hémoires, publiés en son nom, ont été rédigés en partie par M. de Barante, sur de simples notes fournies par elle, n. à Versailles, 3 oct. 1772, m. à Orléans, 1857.
L. A. S. à M. de Monmerqué ; Orléans, 2 août 1835, 1 p. 1/2 in-4, adresse et
cachet. — C.
Me de Bonchamps allant partir pour la campagne, elle lensese à lui montrer la prétendue lettre de son mari qu’il a dans sa collection d’autographes. (Il s’agit de la pièce de l’Zsographie.) Le contenu de cette lettre suffit pour démontrer sa fausseté; sans compter que l’écriture, longue et serrée, n’a jamais ressemblé à celle de Bonchamps. à
DESAUGIERS (Marc-Antoine-Madeleine), chansonnier et vaudevilliste plein de gaieté, président de la société bachique et littéraire du Ca veau, n. à Fréjus, 17 nov. 1772, m. à Paris, 9 août 1827.
L'Homme du bon vieux temps, chanson aut. sig., 4 p. in-4. — C.
MANUEL (Jacques-Antoine),‘orateur du parti libéral sous la Restauration. (V. série des Zomimes d'Etat, n° 395.)
L. A. S. à son collègue Esgonnière (autre député de la Vendée); 28 nov. 1820, 1 p.in-8. — (Réservé.) :
Il sera éternellement reconnaissant de la manifestation courageuse des patriotes Vendéens, qui ont fait frapper une médaille en leur honneur. « Ce département, qui est cité par les
royalistes-ultra comme le modèle de la fidélité à la Chouanerie, montre ainsi qu'il n’est plus le pays conquis des armées catholiques. » Il désire qu'Esgonnière se procure pour lui un exemplaire en argent, qu’il veut envoyer à l'un de ses parents du Midi.
(Il s’agit ici de la médaille, gravée par Gatteaux, que les électeurs libéraux de la Vendée firent frapper, en 1820, en l'honneur de Manuel, Esgonnière et Perreau, leurs députés.)
BALLANCHE (Pierre-Simon), philosophe et moraliste, auteur d'Axnfigone, un des fidèles de l’Abbaye-aux-Bois, n. à Lyon, 4 août 1776, m. à Paris, 12 juin 1847.
L. A. S. à M. de Sivry, à Rome ; 9 janv. 1841, 2 p. in-8. — C. (Ballanche servait souvent de secrétaire à madame Récamier.)
Très-curieuse lettre sur le projet formé par les catholiques français de réunir les matériaux de la science, antérieurs à Galilée. Ballanche charge M. de Sivry d’entretenir le général des Jésuites de ce projet. « Il s’agit donc de réhabiliter Ta science et d'en bannir le protestantisme. Ce mouvement nouveau, que nous voudrions imprimer à la science, est parfaitement d'accord avec toutes les tendances catholiques, qui se manifestent de tous côtés, heureusement. Si le dix-neuvième siècle a une tâche à accomplir, c’est évidemment celle-là. »
BALLANCHE (Pierre-Simon).
P. À. $S., 3 p. in-8.
Très-intéressante notice biographique sur la fille de Charles Nodier.
NODIER (Jean-Charles-Emmanuel), un des écrivains distingués de son temps, qui fut, à l’Arsenal, dont il était bibliothécaire, le centre du
HR à
mouvement romantique, n. à Besançon, 29 avril 1780, m. à Paris, 27 janvier 1844.
L. À. $S. à Poujoulat ; Paris, 2 novembre, 1 p. 3/4 in-4. — C. (Recherché.) (Sur la fin de sa vie, Charles Nodier cédait presque toujours la plume à sa fille, écrivait et signait pour son père.)
Recommandation en faveur de M. Albert de Circourt.
1195. BÉRANGER (Pierre-Jean de), illustre chansonnier, dont plusieurs pièces sont de petits poëmes épiques et lyriques, n. à Paris,19 août 1780, m. dans la même ville, 17 juillet 1857. L. A.S. P.-J. de Béranger (au directeur de la Bibliothèque royale) ; (vers 1815), 1 p. in-4.— C. (Recherché.)
Attaché à l'administration de l'Université, et n’étant pas libre aux heures d'ouverture de la Bibliothèque du Roi, il sollicite le prêt des livres dont il a besoin.
1196. BÉRANGER (Pierre-Jean de).
Le roi d’Yvetot, chanson aut. sig., 3 p. 1/2 in-4.
C’est l'original d’une des chansons les plus populaires de Béranger. Elle est signée P.-J. de Béranger, et elle porte la curieuse note suivante : « Les membres du Caveau, ayant pris l'engagement de n’insérer dans ce recueil que des pièces inédites, et cette chanson pouvant être connue déjà de plusieurs de nos abonnés, nous croyons nécessaire d'assurer qu’elle n’a jamais couru que manuscrite. En la lisant, il est facile de se rendre compte des motifs qui, depuis un an qu'elle est faite, jusqu’à la fin du mois de mars dernier, en ont empêche l'impression. » — (Béranger était membre du Caveau depuis 1813.)
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1197. BÉRANGER (Pierre-Jean de).
Mon curé, chanson Lee n'est point à l'usage des gens intolérants, chanson aut. sig. P.-JT. de Béranger, 3 p. 1/2 in-4.
1198. BÉRANGER (Pierre-Jean de). | Mon vieil habit, chanson aut. sig. P.-J. de Béranger, 3 p. in-12. — (Réserve.)
1199. BÉRANGER (Pierre-Jean de).
Le Dieu des bonnes gens, chanson aut. sig. P.-J. de Béranger, 3 p. in-12. — ( Réservé.)
1200. BÉRANGER (Pierre-Jean de).
Margot, chanson autographe, 2 p. in-4. Légères taches.
se DR 22
BERANGER (Pierre-Jean de).
L. A. S. à madame Cauchois-Lemaire ; (Péronne), 18 mai 1828, 2 p. 3/4 in-8.
Détails sur sa vie à Péronne. « J’espérais pouvoir travailler un peu ici, mais je crains bien qu’il n’en soit rien. Je ne sais pourquoi, mais je crains même de finir par prendre le travail en dégoût. N’ai-je pas fait assez ? Et puis, à quoi cela peut-il servir ? Il en est de mes chansons comme des beaux discours de nos orateurs : on doit en être las. Je le suis furieusement du bavardage parlementaire. Il me vient, ici, l’idée de renoncer à Paris et d’aller vivre au fond de quelque province. Ce ne sera pourtant pas en Picardie. »
BÉRANGER (Pierre-Jean de).