‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 68 sur 227 · L. A. S. (à Letronne); 5 sept. 1843, 1 p. in · texte numérisé non relu

L. A. S. (à Letronne); 5 sept. 1843, 1 p. in

Demande de renseignements sur des inscriptions espagnoles.

SAND (Amantine-Lucile-Aurore DUPIN, dame DUDEVANT, dite George), grand écrivain, que ses romans ont placé au premier rang des femmes

LS

de lettres de notre époque, n. à Paris, 1° juillet 1804, m. à Nohant, en Berry, 8 juin 1876.

L. À. &. à madame .:; Nohant, 28 novembre (1858?), 3 p. 1/2 in-8. — C. (Recherché.) — (L'écriture de George Sand, d’abord allongée et penchée, se redressa plus tard, et devint, enfin, une belle ronde. La signature n’a pas subi de moindres changements : d'abord, Awrore Dupin, puis, Aurore Dudevant, le plus souvent Aurore, tout simplement, puis G. Sand, avec ou sans parafe, et enfin AR À Sand. Dans les actes publics ou dans les traités qu’elle passait avec ses éditeurs, George Sand signait : Awrore Dupin George Sand. Dans la dernière période de sa vie elle se

servait presque toujours d'encre bleue.) — (Aéservé.)

Il y a longtemps qu’elle a conçu le plan d’une nouvelle œuvre, dont l’action se passerait : en Vendée, pendant l’année 93; mais, avant de l'écrire, elle veut étudier en détails cette contrée, les mœurs de ses habitants, leur langage. Elle a besoin aussi de faits particuliers et inédits, qu’elle recueillera sur place. On a beau lui dire que le paysan vendéen est proche parent de celui du Berry, elle ne nie pas cette parenté; seulement il est des cousins germains ui ne se ressemblent guère; ce qu’elle sait, par oui-dire, des pophlsttons du Bocage et du Marais bas-poitevins diffère essentiellement de ce qu'elle a sous les yeux. Si rien pe s’y oppose, elle se rendra à Nantes au printemps prochain ou pendant l'automne qui suivra, et, là, réglera les étapes de son voyage en Vendée. Elle a déjà pris quelques informations qui lui permettent d'espérer ample moisson. Si elle n’est pas détournée de mettre ce projet à exécution, par des nécessités imprévues, son Roman Vendéen sera l’une de ses œuvres capitales. L'histoire y tiendra une plus large place que dans aucune autre de ses productions littéraires.

(L'idée de prendre la Vendée militaire pour théâtre de l’action d’un de ses romans, avait étè suggérée, vers 1856, par M. Dugast-Matifeux à George Sand, qui fit d’abord quel-

ues pu mais elle y revint plus tard, comme on le voit par la lettre précé-

ente).

LAVALLÉE (Théophile-Sébastien), professeur de géographie et de statistique militaire à l'École de Saint-Cyr, historien, éditeur des

Lettres de madame de Maïintenon, n. à Paris, 13 oct. 1804, m. à Versailles, 27 août 1867.

L. A. S. à M. Benjamin Fillon ; 21 août, 2 p. 1/2in-8. — C. (Il signait le plus souvent en abrégé.)

Détails intéressants sur un séjour qu’il a fait à Maintenon, chez M. le duc de Noailles.

SAINTE-BEUVE (Charles-Augustin), poëte et critique, historien de Port-Royal, n. à Boulogne-sur-Mer, 23 déc. 1804, m. à Paris, 13 oct. 1869.

L. A. S. à madame Carlier, à Saint-Omer; (9 oct. 1833), 1 p. 3/4 in-8. — C. (Recherché) — (Dans la dernière moitié de sa vie, Sainte-Beuve usa fréquemment de secrétaires ; deux d’entre eux, MM. Octave Lacroix et Jules Troubat, contrefaisaient l'écriture du maître avec une grande habileté.)

ra

È nn à cause de ses travaux, de ne pouvoir aller se reposer dans son pays natal.

BARBIER (Henri-Auguste), poëte satirique d'une grande énergie, «qui, dans la Curée, a fouetté d'un vers sanglant les repus de 1830», n. à Paris, 28 avril 1805.

L. À. S. à M. Charles Fournier, à Bruxelles ; Paris, 11 déc. 1859, 4 p. pl. in-8, enveloppe et cachet. — FR. ( Recherché.)

Curieuse épitre, où il le plaint de ne pouvoir vivre de sa plume en Belgique. « Hélas! votre position me rappelle ce mot terrible de notre ami de Vigny : Malheuwr a ceux qui ne savent ou quine peuvent pas écrire les choses communes qui font vivre! Le fait est que, pour gagner de l’argent avec sa plume, soit au théâtre ou dans le journalisme, il faut, aujourd’hui, à peu d'exceptions près, avoir du gros sel et de la mauvaise rhétorique dans son sac, à profusion et journellement. Que serait devenu La Bruyère

sans sa fortune et la maison de Condé! Et ce : pauvre André Chenier et Vauvenargues, où VA ou allaient-ils? à la misère. Ce n’est pas certes Per

leur admirable petit bagage qui leur eût donné de quoi vivre! »

TOCQUEVILLE (Alexis-Charles-Henri CLÉREL, comte de), publiciste et homme politique, auquel on doit le beau livre de la Démocratie en Amérique, n. à Paris, 29 juillet 1805, m. à Cannes, 16 avril 1859.

L. A. $. (au baron d'Eckstein) ; Baujy, 8 mars 1838, 4 p. in-4. — C.

Remarquable lettre relative aux articles du baron d’Eckstein sur Guizot et sur M. de Cassagnac. Il s'élève avec force contre l’idée émise par le baron qu'il existe des différences sociales entre les différentes races humaines. Cette doctrine lui semble dangereuse pour l'avenir de l'humanité. « C'est sur cette idée qu'est établi l'esclavage qui deshonore les Chrétiens du nouveau monde; c’est au nom de ce principe qu'on y détruit les anciens propriétaires du sol, avec un calme tout philosophique. Si cette doctrine se répandait sur la terre, je ne sache rien, je vous le confesse, qui fût plus propre à paralyser les efforts de l’homme sur lui-même, à engourdir son courage et à le livrer à tous les tyrans présents et à venir... »

TOCQUEVILLE (Alexis-Charles-Henri CLÉREL, comte de). L. A. S. (au général de La Moricière) ; Paris, 9 oct. 1849, 3 p. 1/4 in-4.

Lettre fort intéressante sur la possibilité d’une guerre,avec la Russie, à l’occasion des réfugiés hongrois et polonais, « Une guerre générale, dans la situation des choses, cela peut vouloir dire le bouleversement de la société et la ruine de notre pays. Mais, quelque péril que nous appercevions dans la guerre, nous ne saurions, pour l’éviter, faire des actes qui seraient de nature à compromettre notre honneur. » Il espère que l'Empereur de Russie, qui est violent, mais qu’on dit généreux, ne poussera pas les choses à cette extrémité. — Il parle ensuite de la campagne de Rome, ae lui donne beaucoup de soucis. « Ce malheureux gouvernement de prêtres a un appétit de vengeance politique dont vous ne pouvez vous faire une idée, et je crains bien que Corcelle, qui était excellent quand il fallait prier le pape, ne vaille

- plus rien maintenant qu'il faut lui résister. » — (Dans une lettre du 28 août précédent, adres-

sée à La Moricière, Tocqueville exprimait ses craintes sur le même sujet. « Faire une restauration cléricale, disait-il, et en repousser les conséquences est impossible. La folie et la fureur de ces prêtres sont FRA En attendant la proclamation des réformes de Gaëte, les autorités pontificales se sont mises à faire de la réaction à cœur joie, grâce à la stupidité du général Oudinot. » Tocqueville ajoutait qu’il avait menacé dese retirer, si on ne rappelait

! pas ce général.)

AGOULT (Marie de FLAVIGNY, comtesse d’), femme de lettres, célèbre sous le pseudonyme de Daniel Stern, auteur de piquants #émorres, n. à Francfort-sur-le-Mein, 1805, m. à Paris, 5 mars 1876.

L. A. S. à Jules Janin ; (10 fév. 1840), 2 p. in-8, cachet. — C.

Jolie lettre de félicitations sur ses charmants feuilletons.

LACROIX (Paul), dit le Bibliophile Jacob, écrivain fécond, connu

surtout par ses nombreux romans et par ses travaux d'histoire et de littérature archéologique, n. à Paris, 27 février 1806. L. À. S. à M. B. Fillon; Paris, novembre 1871, 3 p. in-8.— C. ( Réservé.)

Relative à la brochure de M. Fillon, qui a pour titre : Recherches sur le séjour de Molière dans l'Ouest de la France, en 1648.

LACHAMBEAUDIE (Pierre), fabuliste populaire, n. à Sarlat, 16 déc. 1807, m. à Brunoy, 8 juillet 1872.

19 L. A. S., 1 p. in-8. — 2% Zes apôtres, pièce de vers aut. sig., 1 p. 1/2 in-4.

LEDRU-ROLLIN (Alexandre-Auguste LEDRU, dit), orateur et publiciste. (V. son article à la série des Zommes d'Etat, n° 406.) 1° L. S.; Londres, 21 janvier 1850, 2 p. pet. in-fol.

Compromis passé entre Ledru-Rollin, d’une part, les frères Escudier, libraires éditeurs,

et Amic, négociant, d'autre part, pour la publication du journal hebdomadaire Le Proscrit, journal de la République universelle.

20 L. A. S. au citoyen M. Escudier ; Londres, 8 fév. 1850, 2 p. 1/2 in-8.

Relative à des difficultés survenues entre eux, au sujet de la publication du Proscrit.

THOURET (Vincent-Ferrare-François-Antony), publiciste et romancier, n. à Tarragone, 15 juillet 1807, m. à Bouvignies (Nord), octobre 1871.

L. A. S. à Porret, graveur en bois; prison de Saint-Waast, 15 juillet 1834, 3 p. in-8, adresse. — C :

1] le prie d’exécuter, le plus tôt possible, deux gravures, d’après les dessins de Grandville, pour son roman de Toussaint le mulâtre, et il signe: ANTONY THOURET, condamné à 60,000 francs d'amendes personnelles et à 4 ans de prison.

KARR (Alphonse), journaliste aristophanesque, qui a eu son héure de succès, n. à Paris, 25 nov. 1808.

| es, A. S., la plupart, de ses initiales (à Mélanie Waldor); (1844-45), 8 p. 1/2 Im-8.

Correspondance intime, très-étrange.

FAVRE (Jules-Claude-Gabriel), orateur, membre de l'Académie fran-

çaise. (V. son article, série des Zommes d'Etat, n° 421.)

P. À. S.; Paris, 21 déc. 1868, 9 p. in-4. — (Réservé.)

Avant-propos, placé en tête du volume contenant les discours prononcés par lui dans les sessions de 1866 et 1867. | PROUDHON (Pierre-Joseph), écrivain éloquent, mais paradoxal, non

moins remarquable par la vigueur du style que par l'ampleur de la

pensée. (V. série des Znitiateurs, n° 99-101.)

MARTIN (Bon-Louis-Henri), historien et homme politique, qui apporte dans ses travaux d’érudition les vues élevées d’un philo-

sophe et les aspirations généreuses d'un ami de l'humanité, n. à Saint-Quentin, 20 février 1810.

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