‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 67 sur 227 · L. À. S. à Tissot 7 mai 1844, 1 p. in · texte numérisé non relu

L. À. S. à Tissot 7 mai 1844, 1 p. in

Jolie lettre où il le remercie de ses éloges.

THIERS (Louis-Adolphe), historien de la Révolution, du Consulat et de l'Empire. (V. aux séries des Chefs de Gouvernement, n° 205, et des Hommes d'Etat, n° 405.)

THIERRY (Amédée-Simon-Domiique), historien, frère d'Augustin, n. à Blois, 2 août 1797, m. à Paris, 26 mars 1875. L. A. S. (à M. Léon Audé) ; les Sables, 11 oct. 1860, 1 p. 1/4 in-8. — C.

I] lui témoigne son désir de le voir et d'aller passer quelques jours aux Granges-Cathus.

BORDAS-DEMOULIN (Jean-Baptiste), philosophe janséniste, qui a tenté, de nos jours, de ramener le christianisme à sa première tradition démocratique, n. à Montagnac-la-Crempse (Dordogne), 18 fév. 1798, m. à Paris, août 1859.

L. A. S. à M. Huet, professeur de philosophie à l'université de Gand; Paris,

30 mars 1843, 2 p. in-4, adresse. == R*, — (Æéservé.)

Il se plaint de M. Hetzel, ui n’envoie pas de papier

ice imprimeur, et qui Sus-

pend ainsi l'impression de / son livre. « Si toutes les im- 272

pressions devaient causer h 1%)

tant de manêges et d’embar-

ras, je ne sais qui serait tenté de faire imprimer une ligne. »

MICHELET (Jules), écrivain brillant et original, d'une prodigieuse pénétration intuitive, qui à fait, en artiste, à l'aide de l'histoire, un cours de philosophie républicaine, n. à Paris, 21 août 1798, m. à Hyères, 9 février 1874. | L. À. S. à M. Dugast-Matifeux; villa Lauvergne, près Toulon, 4 mars 1862,

3 p. in-8. — C. (Recherché.)

11 lui demande des renseignements sur Gilles PP d ee ss DR il a besoin pour la rédaction de 7e T2 Ar MICHELET (Jules).

L. À. S. au même ; 25 mars 1862, 2 p. 1/2 in-8. — (ARéservé.)

Ïl le remercie de l’envoi qu’il vient de lui faire, et l’engage à publier le dossier de copies de pièces originales sur Gilles de Rais, qu'avait réuni feu Armand Guéraud, imprimeur à Nantes. « Qui donc le publierait si ce n’est vous, le plus instruit, le plus honnête, Le plus sûr. D’autres pourraient faire des changements, des coupurès dans ce procès de si énorme importance, et le plus grand, après celui du Temple. — Cela me fait trembler. »

LEROUX (Pierre), philosophe et économiste socialiste, représentant du peuple à l’Assemblée de 1848, n. à Paris, 1798, m. dans la même ville, 2 avril 1871.

L. A. S. au général Baraguey d'Hilliers; Londres, 28 janvier 1852, 3 p. in-8. — FR.

Il lui demande de faire en sorte que l’arrêt rendu contre Luc Desages, son gendre, condamné à la déportation par une commission mixte, ne soit pas exécuté. « Il rédigeait un journal dans l'Allier ; voilà tout son délit. Qu'on l'exile, qu’on le bannisse, je comprends cela; mais qu’on le tue, et qu’on tue du même coup sa jeune femme ét son enfant, je crois ce crime inutile. Voyez si vous pouvez l'empêcher. » «1

VIGNY (Alfred-Victor, comte de), poëte, romancier et auteur dramatique, un des chefs de l’école romantique, n. à Loches, 27 mars 1799, m. à Paris, 17 sept. 1863.

1° L. A., à la 3° personne, à l'éditeur Gosselin ; 6 fév. 1829, 1 p. 3/4 incé. — C. (Recherché.) — (Souvent Vigny ne signait que des initiales de son nom.)

Relative à la vignette destinée à orner un de ses livres (sans*doute Ofhello). « Ce serait avec plaisir que M. de Vigny verrait ce dessin confié à l’imagination féconde de M. Devéria. »

20 L. A. S.;: 18 août 1844, 1 p. pl. in-8.

BALZAC (Honoré de), célèbre romancier, profond scrutateur des bas replis du cœur humain, n. à Tours, 20 mai 1799, m. à Paris, 20 août 1850.

L. A. S., 1 p. 1/2 in-18. — A. S. R'.— A. C. (Souvent Balzac ne signait que de ses initiales ; sa signature, d’ailleurs, a subi de grandes modifications; elle fut d’abord très-allongée, avec parafe, et devint ensuite très-petite.)

Curieuse épître, où il déclare ne‘pouvoir accepter le commerce d’amitié que lui offre son correspondant. « Aujourd’hui, beaucoup d’amitiés trompées, où j’ai cru être bon et affectueux, m'ont rendu défiant, non des hommes, mais de moi. J’ai peur de n'être pas fait pour ce ; qui vous séduit, puisque, partout où j'ai posé le pied, tout s’est brûlé autour

e moi. »

CARREL (Armand), publiciste et historien. (V. son article à la série des Zommes d'Etat, n° 400.) L. A. S. au commissaire provisoirement chargé du Ministère de l'intérieur (Casimir Perier) ; Vannes, 15 août 1830, 12 p. in-4, à mi-marge.

Important document historique. Carrel, envoyé en mission en Bretagne, fait son rapport au Ministre. Il expose longuement la situation politique des départements de l'Ouest, et donne de sages conseils. « J’ai trouvé aussi que les paysans plus avancés, hommes ou femmes, n'étaient guère moins attachés à leurs prêtres que les plus arriérés. Il faut traiter avec beaucoup de “gd les prêtres de l'Ouest. Ils ne sont pas aussi fanatiques qu’on le croit. Ici, ils ont de véritables ouailles. Leur ministère plaît et plaira longtems encore à la

opulation. Pour peu qu’ils soient assurés des bonnes dispositions, ou seulement de l'indiférence du Gouvernement à leur égard, ils se conduiront bien. Les prêtres sont intrigants et méchants par nécessité, là où ils sentent que leur existence n’a plus de racines dans les idées

de la population. »

LITTRÉ (Maximilien-Paul-Emile), publiciste et philologue, auteur du Dictionnaire de la langue française, véritable monument national, n. à Paris, 1° février 1801.

L. A. S. à M. J. Pingard, au palais de l'Institut ; Mesnil, 18 avril 1873, 1 p. 1/2 in-8, enveloppe et adresse. — R'. ( Recherché.)

Étant malade, il craint de ne pouvoir se rendre à la séance de l’Académie française, où il doit lire son discours, et demande qu’un de ses collègues le lise en son absence.

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HUGO (Victor-Marie), l’illustre chef de l’école romantique en France, homme politique, poëte de premier ordre et puissant orateur, n. à Besançon, 26 fév. 1802.

L. A. S. à un journaliste; Paris, 8 mars 1845, 2 p. 1/4 in-8. — C. ( Recherché.) (L'écriture de Victor Hugo a peu varié; il n’en est pas de même de sa signature. Sous la Restauration le poëte signa Vor-Y7, Hugo, puis, plus tard, Vr Æugo, V. Hugo, et Victor Hugo, forme qu'il a définitivement adoptée. Il a coutume de signer ses lettres intimes Wicéor ou Victor H., ou V. Æ., ou, enfin, simplement d'un Y. C'est la troisième signature qu’on rencontre, le plus souvent, sur les dessins du maître; qui sont très-recherchés, ainsi que ses pièces de vers.)

Il applaudit à la fondation de son journal. « Améliorer la vie matérielle, c’est améliorer la vie morale. Faites les hommes heureux, vous les faites meilleurs. »

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HUGO (Victor-Marie).

L. À. S. au rédacteur de l'Zndépendance belge; Hauteville-House, 21 janv. 1862, 1 p. 1/2 in-4. Coupée en morceaux, pour être donnée aux compositeurs d'imprimerie, elle a été très-habilement raccommodée.

C’est l'original de la lettre célèbre où Victor Hugo réclame la grâce de neuf malheureux, condamnés après l'affaire de Charleroi. Il s’élève avec une éloquence indignée contre la peine de mort. « Il serait beau que le petit peuple fit la leçon aux grands, et, par ce seul fait, fût plus grand qu’eux; il serait beau, devant la croissance abominable des ténèbres, en présence de la barbarie recrudescente, que la Belgique, prenant le rôle de grande puissance en civilisation, donnât tout à coup au genre humain l’éblouissement de la vraie lumière, en proclamant, dans les conditions où éclate le mieux la grandeur des principes, non à propos d’un dissident révolutionnaire ou religieux, non à propos d’un ennemi politique, mais à propos de neuf misérables, indignes de toute autre pitié que de la pitié philosophique, l’inviolabilité de la vie humaine, et en refoulant définitivement vers la nuit cette monstrueuse peine de mort, qui a pour gloire d’avoir dressé sur la terre deux crucifix, celui de Jésus-Christ sur le vieux monde, celui de John Brown sur le nouveau. »

HUGO (Victor-Marie).

L. À. S. au comte de Balmain ; Hauteville-House, 5 mai 1865, 2 p. in-8, enveoppe. #

Il s'excuse de ne pouvoir faire une préface pour les Mémoires du père du comte de Balmain.

LACORDAIRE (Jean-Baptiste-Henri), élève de Lamennais, ce qui lui a permis de devenir un de nos grands orateurs de la chaire, n. à Receysur-Ource (Côte-d'Or), 12 mai 1802, m. à Sorrèze, 22 nov. 1861.

L. A.S. à Mary-Lafon ; Sorrèze, 20 déc. 1856, 1 p. in-4. — R'. (Recherché.) —-

(Dans sa jeunesse il signait Æ. Lacordaire; quand il entra dans l'ordre des Frères

prêcheurs, il signa Fr. Henri-Dominique Lacordaire, des Fr. Préch.)

Il lui donne son avis sur une Vie de saint Honorat, dont Mary-Lafon lui avait communiqué le manuscrit.

GIRARDIN (Emile de), un des premiers publicistes de notre temps, n. en Suisse, 1802.

L. A.S. à Jules Lechevalier; Paris, 16 juin 1832, 1 p. 1/2 in-4, tête impr. du Journal des Connaissances utiles. — C.

Après avoir médité sur l’idée du Phalangostère, il y a trouvé une appréciation trèsremarquable de la valeur des doctrines qui n’ont pu, jusqu’à ce jour, soutenir l'épreuve de

l'application et réaliser les promesses de la théorie. En conséquence, il s’inscrit au nombre de ses actionnaires.

CRÉTINEAU-JOLY (Jacques), écrivain et journaliste, auteur de l’ÆZis-

toire de la Vendée militaire et de celle de la Compagnie de Jésus, n. à Fontenay-le-Comte, 21 sept. 1802, m. à Vincennes, 1% janv. 1875.

L. A. S. à Laurentie ; 2 janv. 1853, 3 p. in-4, adresse et cachet avec la devise : PRO DEO ET REGE. — C. — (Réservé.)

Il lui envoie un article où il répond aux violentes attaques du P. Augustin Theiner, prêtre de l’Oratoire, contre lui. Ce qu’il a dit du pape Clément XIV est conforme à la vérité historique. Avant de lui lancer l’injure à la face, il eût fallu démontrer qu’il se trompait. Il ne suffit pas de dire que le nom de Crétineau-Joly « exprime toute la puanteur et l’audace impudente de ce que la mauvaise foi et l’humaine hypocrisie peuvent former, pour rendre la plus fidèle De aan de leur nature »; il faut d’abord appuyer son dire de preuves éclatantes. —

a réponse au P. Theiner est pleine de modération, de respect pour le caractère sacré de son détracteur; mais on doit comprendre qu'il y a dans son style quelque ressouvenir du mal qu'on lui a fait. S'il était seul intéressé à cette polémique, il garderait le silence; des intérêts plus considérables le forcent à le rompre.

: - : NA DUMAS (Alexandre), auteur dramatique et romancier, qui à fait l'instruction historique des illettrés, n. à Villers-Cotterets, 24 janv.

1803, m. à Dieppe, 5 déc. 1870.

L. À. $S. au libraire Charpentier, 1 p. in-4.— C. (Recherché.)

Il refuse d'accéder au traité que lui a proposé Charpentier pour ses Chroniques. « Votre traité m’enlève trop de cette liberté, dont je veux me composer un avenir à ma façon. »

QUINET (Edgar), célèbre écrivain libéral et homme politique, n. à Bourg, 17 fév. 1803, m. à Versailles, 27 mars 1875. L. A. S. (à Gromier);, Veytaux, 5 juillet 1868, 2 p. in-8. — C. Il le remercie du programme d’une Union libérale.« Si vous rencontrez quelque difficulté, vous ne pouvez certainement pas vous en étonner. Les Français ont été si isolés les uns des

autres depuis dix-sept ans... Il faut que cette malheureuse nation refasse connaissance avec elle-même... »

MÉRIMÉE (Prosper), littérateur et archéologue, un des écrivains les plus élégants de ce siècle, n. à Paris, 28 sept. 1803, m. à Cannes, 23 sept. 1870.

L. A. S. (à Letronne) ; 5 mai 1843, 2 p. in-8. — CO. (Xeckerché.) — (Mérimée ne signait souvent ses lettres que de ses initiales.)

Demande de documents pour servir à la généalogie de la famille de Chergé.

ERRONÉE LR Re ND LS ST

MÉRIMÉE (Prosper).

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