LETTRE DE COLBERT A CHARLES LE BRUN
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AGUESSEAU (Henri-François d’).
L. A. S. au procureur général (Joly de Fleury); Versailles, 20 fév. 1737, 2 p. in-4. À. SRE EU,
Relative à l'abbé Bignon. En post-scriptum il annonce que le roi vient de lui remettre les sceaux.
DUBOIS (Guillaume), premier ministre du régent, cardinal-archevêque de Cambrai, n. à Brives-la-Gaillarde, 6 sept. 1686, m. à Versailles, 10 août 1723.
L. S. au maréchal de Berwick ; Paris, 27 mai 1719, 1 p. 4/2 in-fol. — A. 8. Re. — S. C.
11 lui mande que le Parlement de Paris ayant condamné la déclaration séditieuse du roi d'Espagne, il serait utile de faire passer dans le pays cet arrêt traduit en langue espagnole, -
« pour faire voir à cette nation le jugement de cette compagnie, que le cardinal Alberoni vouloit faire regarder comme favorable à ses mauvais desseins. ».
LAW (Jean), illustre financier, fondateur de la Banque (2 mai 1716), qui devint Banque royale le 1® janvier 1719, contrôleur général des finances (5 janvier 1720), n. à Edimbourg, 1671, m. à Venise, 1729.
L. A. $S. au Régent ; Venise, 21 juin 1721, 11 p. in-4, enveloppe et cachet-camée. — À. 6. R.—S$. FR.
Pièce du plus haut intérêt dans laquelle Law rappelle au Régent que celui-ci lui a promis qu'on n’attaquerait jamais ni sa personne ni ses biens et que, malgré cette promesse, on a emprisonné son frère et saisi ses biens. Il réclame énergiquement contre le sieur Frémont, chargé d’affaires de France à Venise, qui l’accuse d’avoir emporté avec lui 25 à 30 millions de diamants, ce qui est faux. Il a fait des avances considérables pour l'Etat, et il est à la merci de ses créanciers. « Quand je m’engageai dans le service du Roy, j'avois du bien autant que je désirois, je ne devois rien et j’avois du crédit. Je quitte le service du Roy sans biens. Ceux qui ont eu confiance en moy ont été forcez à faire banqueroute, et je n’ay rien pour les payer. » II termine par un appel pressant à la justice du régent. — À ce précieux document est jointe une lettre de la femme de Law, remerciant le Régent de lui avoir accordé un arrêt de surséance qui la met en état de payer ses créanciers. ‘
FLEURY (André-Hercule, cardinal de), premier ministre de Louis XV (1726), n. à Lodève, 22 juin 1653, m. à Paris, 29 janvier 1743.
L. S., en italien, avec la souscription autographe, au Pape ; Fontainebleau, 17 nov. 1726, 4 p. 1/4 in-fol., à mi-page. — A. R. R!. — $, C.
Pièce historique par laquelle il remercie le Pape de lui avoir conféré le chapeau de cardinal.
DUPLEIX (Joseph, marquis), gouverneur général des possessions fran-
çaises dans les Indes, n. 1698, m. à Paris, 10 nov. 1763.
L. S., sig. aussi par les membres du Conseil supérieur de la Compagnie des Indes,
à Bussy-Castelnau ; Pondichéry, 11 septembre 1751, 3 p.in-4. — A.S$, R7.— $. F#. (Recherché.)
Is le félicitent de ses exploits, et lui confèrent le titre de commandant général des troupes françaises.
PUYZIEULX (Louis-Philoxène BRULART, marquis de), diplomate, ministre des affaires étrangères de janvier 1747 à septembre 1751, connu par son dévouement à l’ordre des Jésuites, n. 1702, m. 1771. L. À. S.; Paris, 13 janv. 1760, 1 p. 1/2 in-4. — R'.
Curieuse épitre. « On reconnoistra peut estre à la fin qu’il n’y a point d'Etat, si florissant 2 il soit, qui ne succombe bientost sous le poids des secousses redoublées qu’on ne cesse de onner à celuy-cy depuis 15 ans... »
PUYZIEULX (Louis-Philoxène BRULART, marquis de). L. A. $. ; Paris, 11 avril 1762, 3/4 de p. in-4.
Relative au règlement de sa pension de ministre.
BERNIS (François-Joachim DE PIERRE DE), ambassadeur à Venise (1748), ministre des affaires étrangères, cardinal, n. à Saint-Marcel de l'Ardèche, 22 mai 1715, m. à Rome, 1° nov. 1794.
L. A. (au duc de Nivernois); Versailles, 3 fév. 1756, 4 p. pl. in-4. — À. $. et A. R.—S$S,. C. (Recherché.)
Curieuse lettre diplomatique et confidentielle. Il lui mande que le due d'Orléans et le comte de Clermont sont retournés chez Mme de Pompadour. Etonnement de la conduite du roi de Prusse (auprès de qui le duc de Nivernois était envoyé). « Il y a quinze jours que je suis ici malade d'amour de la patrie. Ce mal n’est pas épidémique, car il n’y a guères que trois ou quatre personnes qui ayent cette incommodité. » Conseils sur la conduite à tenir à la cour du grand Frédéric.
BERNIS (François-Joachim DE PIERRE DE).
L. S.,en italien, au Pape; Rome, 13 déc. 1771, 8 p. in-fol. Légère tache au dernier
feuillet.
Document historique. Le pape ayant refusé de concéder au prince Ferdinand de Rohan, archevêque de Bordeaux, un bref d'éligibilité, le cardinal de Bernis fait connaître à Sa Sainteté l’étonnement du roi. Il insiste longuement sur les raisons qui doivent engager le pape à se rendre aux désirs de Louis XV.
CHOISEUL (Étienne-François, duc de), ambassadeur à Rome, ministre des affaires étrangères (1758), disgracié en 1770, n. 28 juin 1719, m. en mai 1785.
L. S., avec 4 lignes autographes, à Joly de Fleury, intendant de Bourgogne ; Versailles, 19 avril 1759, 1 p. 1/4 in-fol. — À. S. R?. — S$. C.
Il lui mande que M. de Voltaire, ayant acquis pour sa nièce Mw° Denis la terre de Ferney, désire la confirmation des priviléges, exemptions et dimes inféodées, dont ont joui les préce-