LA COLONNE DE LA BASTILLE, DITE DE LA LIBERTÉ
1° L. S. du patriote Palloy au comité d'instruction publique de l’Assemblée législative ; 5 juin 1792, 3 p. in-fol.
Il presse le comité de faire son rapport sur le projet, soumis par lui à l’Assemblée législative, d'élever une colonne à la liberté sur l'emplacement de la Bastille, avec les matériaux provenant de cette forteresse. Il y a six mois qu’on a fait, dans ce but, l'acquisition de ces matériaux. Le fossé de la Bastille sera comblé pour la fête du 14 juillet; ce jour-là on pourra poser la première pierre de la colonne, et il s’engage à l’achever pour le 1* mai 1793. « C’est dans cette législature que vous devez fixer l’époque qui assure pour jamais notre liberté, par un monument à la gloire d’un peuple libre... »
(L’érection de cette colonne fut décrétée le 16. Une députation de l’Assemblée législative devait en poser la première pars le 14 juillet. Le décret donnait à l'emplacement de la Bastille le nom de Place de la Liberté.)
20 Procès-verbal de la cérémonie pour la pose de la première pierre de la colonne de la liberté, copie sig. de Palloy, patriote; Paris, 14 juillet 1792, 16 p.gr.in-fol.
Très-curieuse pièce où sont consignés tous les détails de cette fête her qui eut lieu le matin avant la cérémonie du Champ-de-Mars. — On plaça dans une boîte de cèdre la déclaration des droits gravée sur une table d’airain; une copie authentique de la constitution; des médailles fondues avec du fer de la Bastille; des monnaies et des assignats; la liste des patriotes morts au siége de la Bastille, ete. — Tous les outils employés pour l'opération étaient faits avec les débris de la forteresse; ceux en bois ont été fabriqués avec les arbres du jardin, le mastic, dont on se servit pour sceller, était composé avec les cendres des anciens titres de no-
blesse.—Description du costume pittoresque des ouvriers.—Pose de la pierre. « La députation de l'Assemblée nationale observe à M. Palloy qu’on avait gravé sur la pierre servant de couvercle, ces mots : £n présence de Louis XVI; et, vu qu’il ne s’y était pas rendu, quoique invité, il était convenable de leffacer. En conséquence, il prit la ripe, qu'il présenta au président, qui l'effaça… » Texte de l'inscription ; discours de Palloy, du président de la députation, de l’orateur des hommes du 14 juillet 1789 ; noms des principales personnes qui ont assisté à la céremonie, parmi lesquelles on remarque Fauchet, Dusaulx, Thuriot, Talleyrand. « Ensuite le cortége particulier de la pose se met en marche pour aller au champ de la Fédération; un détachement des vainqueurs de la Bastille se place entre la municipalité et le dérartement, ayant leur drapeau au centre, le modèle de la Bastille porté par les hommes du 14 juillet. »
90 Procès-verbal de la même cérémonie pour la pose, rédigé par ‘ «Administration du département de Paris, le 14 juillet 1792, copie sig. Dauno, g "de général des archives du royaume, 4 p. 1/2 in-fol.
40 Arrêté de la municipalité de Paris, sig. Méhée ; 26 septembre 1792, 1/2 p. in-fol. ‘
Elle renvoie Palloy au directoire du département ou au ministre de l’intérieur pour le payement d’une somme de 4,014 livres qu’il demande, pour une partie des frais de la pose de la première pierre de la colonne de la liberté.
50 Décret de la Convention, contre-sig. Gohier, ministre de la justice ; 25 avril 1793, 4 p. gr. in-fol.
Il est accordé 38,464 livres à Palloy « pour solder les dépenses faites pour la pose de la première pierre de la colonne de la liberté qui doit être élevée sur les ruines de la Bastille... » Suit la liste de tous les citoyens qui ont travaillé à cette fête, avec le montant de leurs mémoires particuliers.
6° Rapport (imprimé) de Pastoret, avec des notes autogr. de Palloy ; 6 juin 1792, 6 p. in-8.
LE CHAPELIER (Isaac-René-Guy), député du bailliage de Rennes à l'Assemblée constituante, qu’il présida pendant la fameuse séance du % août 1789, et où il fut un des chefs de la majorité royaliste constitutionnelle, n. à Rennes, 12 juin 1754, décapité à Paris le 22 avril 1794.
P. s., sig. aussi par Æabaul Saint-Etienne, Adrien Duport, Le Peletier Saint- Fargeau et Beaumez ; 3 fév. 1791, 1 p. in-fol. — A. S. R: —$S. R°.
Avis donné par les comités réunis de jurisprudence et de constitution, dans une question de procédure des conseils de guerre.
MOUNIER (Jean-Joseph), député du Dauphiné
tuante, où il fut le chef du parti des 2#décts, 1758, m. à Paris, 26 janvier 1806.
L. À. S. au citoyen Perregaux, à Paris; Weimar, 17 juillet 1801, 2 p. 3/4 in-4, adresse. — FR.
Il remercie Perregaux des nouvelles démarches qu'il vient de faire pour obtenir la radiation de son nom de la liste des émigrés, et lui annonce qu’il se prépare à rentrer en France vers la fin d'octobre. — Comme il n’a pas l'intention de continuer à se charger de l'éducation de son fils, une fois revenu à Paris, il le détourne de laisser, après son départ, celui-ei en Allemagne, où il ne pourrait que corrompre ses MŒœurs, Sans développer son intelligence. « Vous savez, ajoute-t-1l, qu'il importe beaucoup moins d’instruire votre fils dans les sciences que de lui donner des principes de conduite qui puissent, à l'avenir, faire son bonheur et le vôtre... Pour ne vous rien déguiser, les Allemands sont, en général, un‘bon peuple; mais la philosophie, qui prévaut maintenant dans toute l'Allemagne, est une philosophie désespérante, qui porte à tout révoquer en doute... Philosophie dangereuse, surtout pour les Français, qui deviennent si malheureux et si nuisibles aux autres, dès qu’on déprave leurs sentiments par de faux systèmes. »
MALOUET (Pierre-Victor), député du bailliage de Riom à la Consti-
à l’Assemblée constin. à Grenoble, 12 nov.
tuante, l’agent d'affaires du parti des Zadécis, n. à Riom, fév. 1740, m. à Paris, 7 septembre 1814.