‹ Inventaire des autographes et documents historiquesChapitre 147 sur 242 · L. A. S.; Paris, 8 sept. 1788, 4 pl. in-4. — R · texte numérisé non relu

L. A. S.; Paris, 8 sept. 1788, 4 pl. in-4. — R

Relative aux difficultés qu’on lui suscite, à l’occasion d’une souscription qu’il avait été chargé, par le Roi, d'organiser, le 3 mars 1788.

494. BARNAVE (Antoine-Pierre-Joseph-Marie), député du Dauphiné à la Constituante, où il fut l’émule de Mirabeau, n. à Grenoble, 22 octobre 1761, décapité à Paris le 30 novembre 1793. P. A., 6 p. in-fol. — A. $S. R. — A.et $S., R7. (Les manuscrits ou fragments

autographes de Barnave se rencontrent plus fréquemment : ils sont R.) Manuscrit qui porte ce titre, écrit par la sœur de Barnave : Réfleæions sur la future asseniblée des Etats-Généraux, pour prouner la nécessité de La réunion des ordres.

495. MAURY (Jean-Siffrein), célèbre orateur du côté droit à l’Assemblée constituante, où 1l avait été envoyé par le clergé de Péronne, plus tard cardinal, n. à Valréas (Vaucluse), 26 juin 1746, m. à Rome, 11 mai 1817.

L. S., avec 4 lignes aut., à Jamme, directeur de l’école de droit de Toulouse; Paris, 3 juillet 1806, 1 p. 1/2 in-4, cachet armorié. Tache d'huile. — A. S. R. — $S. C

Il le remercie de l’envoi de deux .de ses ouvrages. « Votre bel éloge de Pie VI et de notre

rand empereur ont fait à mon âme un véritable bien, dont je ne sçaurois assez remercier votre éloquence. Je regrette sincèrement que vous ne vous soyez point fixé à Paris, pour y partager tous nos honneurs littéraires, et pour y être employe par notre gouvernement régénérateur, qui pourroit vous y placer utilement. » Félicitations de ce qu’il a su traverser la Révolution, sans avoir eu recours, comme lui, «au moyen vulgaire de l’émigration. » — Le post-scriptum est ainsi conçu : « Remerciez-moi d’avoir dicté cette lettre, au lieu de tourmenter vos yeux, en l’écrivant illisiblement de ma main. »

496. CAZALÉS (Jacques-Antoine-Marie de), député du bailliage de Rivière- Verdun à l’Assemblée constituante, éloquent défenseur de la monarchie, n. à Grenade-sur-Garonne, 1% fév. 1758, m. à Angalin (Gers), 24 novembre 1805. :

P. A. S.; Londres, 26 août 1799, 2/3 de p. in-4. — FF.

Curieux mémoire, présenté au comte de Provence pour obtenir la croix de Saint-Louis. Nomenclature de ses états de ser-

vice, où se lit ce passage : « A fait la campagne de 1792 dans la compagnie des chasseurs à che-

val des princes, et a été, depuis, employé par le Roy à différentes

époques, notamment à Toulon et f en Suisse. » pd res # 2if4 (A cousine

497. RABAUT DE SAINT-ÉTIENNE (Jean-Paul), pasteur protestant et écrivain, député du bailliage de Nimes aux Etats généraux, et de l’Aude à ’ la Convention, n. à Nimes, avril 1743, décapité à Paris le 5 décembre 1793.

L. A. S. (à Malesherbes) ; 8 déc. 1778, au soir, 4 p. pl. in-4.

Il est très-flatté de l'approbation que Malesherbes donne à son travail sur les pouvoirs intermédiaires, travail qu’il n’a osé adresser à M° de Rosanbo, parce qu’il y attaque indirectement les maximes du Parlement. Il lui donne des renseignements sur le mouvement de l’opi-

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nion dans le Midi, et constate que catholiques et protestants y sont généralement royalistes, tandis que les officiers des troupes ne voient pas avec plaisir la cocarde et le drapeau blanc, qui a été promené en pompe. « On sait la vérité sur le régiment de Bassigny ; on sait d’autres, anecdotes; on compare, on conclut et on se tient prêt en conséquence. » Il ne faut pas inviter (les pouvoirs intermédiaires) à s’opposer au despotisme; il faut les saper eux-mêmes. Quand il n’y aura qu’un despote, les peuples seront mieux en état de se faire faire droit. Les janissaires et les spahis sont aussi un pouvoir intermédiaire... »

GORSAS (Antoine-Joseph), journaliste, député de Seine-et-Oise à la Convention, qui, après le 31 mai, tenta vainement, avec Buzot, d'organiser l'insurrection dans le Calvados, n. à Limoges, 21 sept. 1751, décapité à Paris le 7 octobre 1793. | |

L. À. S. «à la vertueuse et patriote famille Palloy ; » 14 sept. 1791, 1 p. in-4, adresse. — FF.

Il s'excuse de partir sans pouvoir lui faire ses adieux.

GALLOT (Jean-Gabriel), médecin philanthrope, député du Poitou à la Constituante, secrétaire du conseil de salubrité, n. à Saint-Mauricele-Girard, 30 sept. 1744, m. à La Rochelle, 4 juin 1794.

L. A. S. à Moreau, maire de Fontenay-le-Comte; Paris, 17 sept. 1790, 3 p. in-4, adresse et cachet. — FR. — {Réservé.)

Détails sur les travaux de l’Assemblée nationale. Il a fait part à ses collègues Bouron, Ballard et Pervinquière de la demande qu’il lui a adressée d’un homme instruit et intelligent pour mettre à la tête du collège de Fontenay, Il s’est adressé aussi à M. Lebrun, qui lui a signalé M. Tossat; mais M. Ballard, qui s’est entretenu avec celui-ci, le trouve trop jeune et peu propre à cet emploi. Il s'occupe de trouver un sujet plus sérieux.

BOUILLE (François-Claude-Amour, marquis de), chef militaire du parti de la cour, n. au château de Cluzel (Auvergne), 19 nov. 1739, m. 14 novembre 1800.

L. S. au ministre de la guerre ; Metz, 1er fév. 1790, 2 p. in-fol. — A. $S. FR. — $. C.

Il lui rend compte de l’antagonisme qui existe entre la garnison de Metz et la milice bourgeoise de la ville. Des officiers ont été insultés au théâtre, et plusieurs des miliciens, qui sont pour la plupart « des comédiens, des commis, des pâtissiers, des cabaretiers, » leur ont proposé des cartels. Afin d'éviter des rixes sanglantes, l'abonnement au théâtre a été suspendu. Il prie le ministre de donner son approbation à cette mesure.

BOUILLÉ (François-Claude-Amour, marquis de).

L. À. à Arthur Dillon ; Metz, 30 juillet (1790), 2 p. 1/2 in-8.

Il voulait partir de Metz sous peu de AOUTRe mais les habitants l'ont prié instamment de ne pes s’éloigner. Il y a consenti, à la condition qu’ils l’aideraient à maintenir l’ordre, ce qu'ils ui ont promis. Bien qu’on soit relativement calme à Metz, il désire que l’état de choses présent ait promptement un terme, qu’on donne au pays une constitution « quelconque, à l’abry de laquelle on puisse vivre heureux et paisible. » Il est impossible qu’on reste plus longtemps dans la situation où l’on est. Bouillé insiste pour que Dillon vienne le voir, car ils ont beaucoup de choses à se dire. Ille charge de voir le duc de Biron, au sujet d’une affaire particulière.

(Cette lettre fut écrite le 30 juillet, et le 31 août suivant eurent lieu l’affreuse lutte et les massacres de Nancy.)

JOURDAN (Mathieu JOUvE), dit Coupe-tête, ex-muletier, chef des massacreurs d'Avignon d'octobre 1791, n.en Vivarais, 1749, décapité à Paris le 27 maï 1794.

L. $. à Goupilleau (de Montaigu), alors en mission à Avignon; Lisle, 6 frimaire an II (26 nov. 1793), 2 p. in-4. — F.

Jourdan, qu’on avait fait chef d’escadron de gendarmerie nationale, et chargé d'achat de

chevaux, dénonce à Goupilleau le tribunal criminel du dép‘ de Vaucluse, qui s’est montré trop indulgent, selon lui, à l'égard de certains accusés.

JOURDAN (Mathieu JOUVE).

L. S. au même; Avignon, 12 frimaire an II (2 déc. 1793), 3 p. 1/4 in-4.

Curieuse lettre, où Jourdan donne d’amples détails sur ses achats de chevaux, et sur sa façon de procéder dans ses opérations.

. DUPRAT (Benoît), dit l’Aîné, chef du parti militaire dans Avignon,

lors des massacres du 16 octobre 1791, n. à Avignon vers 1756, tué à la bataille d'Essling, 1809.

Trois L. A. S. à Goupilleau (de Montaigu); Avignon, 26 frimaire, 9 nivôse et 11 pluviôse an II (16 et 29 déc. 1794 et 30 janv. 1795), 9 p. in-fol. et 2 p. 1/2 in-4. — Documents biographiques des plus complets sur Duprat. Bien qu’il se taise prudemment sur

les faits les plus graves de sa vie politique, on y trouve néanmoins une foule de renseignements qu’il importe de noter. C’est, en quelque sorte, une autobiographie.

BRISSOT (Jean-Pierre), dit de Warville, député de Paris à l’Assemblée législative et d'Eure-et-Loire à la Convention, un des chefs du parti de la Gironde, n. à Warville, près de Chartres, 14 janv. 1754, décapité à Paris le 31 octobre 1793.

L. A. S.à Bernardin de Saint-Pierre ; Paris, 23 avril 1788, 1 p. in-4, adresse et cachet avec chiffre et devise en anglais. — A. S. R'. — A.et S., PR.

Il le remercie de l'envoi de Paul et Virginie, et s’enquiert de l'exemplaire des Etudes de la nature, qu’il lui avait adressé. Il espère le voir à la prochaine réunion des membres de la société

pour l'abolition de l'esclavage, « cause qui demande la confédération de tous les gens de bien. »

. BRISSOT (Jean-Pierre).

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