L. A. S.; 22 mars (1792), 1 p. 1/2 in-4. — A. S.R, —S$. C
Le commandant général de la garde nationale n’ayant pu compléter le détachement qu'un décret de l’Assemblée avait ordonné de former, il croit qu’il serait préférable d'employer deux cents hommes de gendarmerie. « La tranquillité actuelle de Paris favorise cette mesure. »
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DUMOURIEZ (Charles-François), homme politique et homme de guerre, qui est sorti de l’histoire le jour où il a trahi son pays, n. à Cambrai, 1739, m. à Turville-Park (Angleterre), 14 mars 1823.
P. A. S.:; les Sables d'Olonne, 14 juillet 1791, 1 p. in-8 oblong. — A. 5. R. — S. R'. (Les pièces de l'époque révolutionnaire sont, de beaucoup, les plus recherchées.)
C’est l'original de son serment, ainsi conçu :
« Je jure d'employer les armes remises en mes mains à la défense de la patrie et à maintenir contre tous les ennemis du dedans et du dehors la constitution décrétée par l’Assemblée nationale, de mourir plustôt que de souffrir l'invasion des territoires français par les troupes étrangères, et de n’obéir qu'aux ordres qui seront donnés en conséquence des décrets de PAssemblée nationale.
« Aux Sables-d'Olonne, le 14 juillet 1791.
« CH.-Fr. DUMOURIEZ, è « M: de camp de la 12° div. des troupes de ligne. » Le fac-simile de ce curieux document est ci-contre.
. DUMOURIEZ (Charles-François).
L. A. S. (au comte Louis de Narbonne); Niort, 17 déc. 1791, T p. in-fol.
Félicitations sur ce qu’il a été appelé au ministère de la guerre; il faut tout son esprit et tout son courage pour vaincre les difficultés dont il est environné. Les officiers généraux qui aiment sincèrement la constitution et le roi doivent se rallier à lui. Il a demandé plusieurs fois à son prédécesseur/d’être employé sur les frontières, et articulièrement en Flandre, sa patrie, au lieu de le laisser relégué dans des départements où V est peu utile. On lui a répondu qu’il n’y avait aucune apparence de guerre, et qu’il devait rester attaché à la 12e division. Il réitère sa demande,
(Dumouriez ne tarda pas à voir ses vœux exaucés. Il fut appelé sur un plus grand théâtre, et put, grâce à l'appui du parti girondin, donner libre carrière à son funeste génie.)
DUMOURIEZ (Charles-François).
L. S., comme ministre des affaires étrangères, à la municipalité de Niort; Paris, 95 mars 1799, 1 p. 1/2 in-4. Déchirure n'atteignant pas le texte. — (Réservé.)
Il a reçu leur lettre le félicitant de son entrée au ministère; il lui sera toujours bien doux d’être compté parmi les citoyens de la ville de Niort, dont le civisme lui est connu. Le brevet qui lui confère ce titre de citoyen sera reçu avec reconnaissance ; il s’efforcera de s’en rendre
digne en servant la chose publique. I1 signe : Le ministre des affaires étrangères, votre concitoyen de votre choix, Dumourtez.
ROLAND DE LA PLATIÈRE (Jean-Marie), économiste, ministre de l'intérieur du parti girondin, député de la Somme à la Convention, proscrit au 31 mai, n. à Thizy (Rhône), 18 fév. 1734, se suicida à Bourg-Baudouin le 15 novembre 1793.
L. à à M. Coustou, à Montpellier ; Paris, 24 août 1792, 1 p. in-fol. — À. S. F.
Réponse à des démarches faites pour faire rayer de la liste des émigrés deux prêtres, nomnes Manen et Courtot.
ROLAND DE LA PLATIÈRE (Jean-Marie).
L. S. au substitut du procureur général syndic des Deux-Sèvres ; Paris, 19 sepeinmbre 1792, 1 p. 1/2 in-4. \
Le Conseil général des Deux-Sèvres ayant ordonné la, formation d'un bataillon destiné à maintenir la tranquillité dans ce département, il demande qu'on lui envoie copie de l'arrêté oris à ce sujet, avant de le soumettre à l’Assemblée nationale. « Au reste, ajoute-t-il, l’Assemblée se déterminera-t-elle difficilement à accueillir la demande du département des Deux- Sèvres : nos ennemis du dehors étant, dans ce moment, les plus à craindre, c’est contre eux que doivent se porter toutes nos forces. Ceux de l'intérieur du royaume sont dans limpuis-
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sance de nous nuire, depuis que la déportation des prêtres a été ordonnée, et qu’il & été pris des précautions pour désarmer les citoyens suspects, Ainsi, il y a lieu de croire que, tant que les corps administratifs les surveilleront avec attention, ils ne tenteront contre nous aucune entreprise. »
(On voit, par cette lettre, combien peu Roland et la Gironde entière, qu’il représentait au ministère, savaient ce qui se passait dans les départements de l'Ouest dès lors en pleine fermentation. La Convention se réunissait deux jours après qu’elle a été écrite, et, six mois plus tard, éclatait la plus formidable insurrection, préparée de longue main, qui ait menacé la République.)
ROLAND (Marie-Jeanne PHLIPON, femme), l'inspiratrice de la Gironde et l’une des plus nobles figures de la Révolution, n. à Paris, 17 mars 1754, décapitée dans li mème ville le 8 novembre 1793.
L. A.à Mie Cannet, à Amiens ; jeudi au soir 27 janvier 1780, 3 p. 1/4 in-4, cachet brisé. — A. S. R6. — À. R‘. (Recherché.) — (Mme Roland servit souvent de secrétaire à son mari : aussi trouve-t-on des lettres écrites par elle et signées par Roland.)
Lettre des plus curieuses, où elle annonce son mariage. Elle a épuisé les douleurs, mais un nouvel horizon se découvre. « Le bonheur me sourit et ma situation change. Pénétrée intimement, sans être enyvrée, étourdie, j'envisage ma destination d’un œil paisible et attendri; des devoirs touchans et multipliés vont remplir mon cœur et mes instans. Je ne serai plus cet être isolé, gémissant de son inutilité, cherchant à déployer son activité d’une manière qui prévint les maux de la sensibilité aigrie. La sévère résignation, le fier courage, qui servent d'appui dans le malheur aux âmes fortes qu'il éprouve, seront remplacés par la jouissance pure et modeste des vrais biens du cœur. Femme chérie d’un homme que je respecte et que j'aime, je trouverai ma félicité dans le charme inexprimable de contribuer à la sienne. Enfin, j'épouse M. Roland. Le contrat est passé. Les publications se font dimanche, et avant le carême je suis à lui. Je vais former cet engagement si saint à mes yeux et si doux, lorsqu'une estime profonde, suivie d’un sentiment plus tendre encore, fait de ses obligations autant de plaisirs... »
ROLAND (Marie-Jeanne PHLIPON).
L. A. S. au citoyen Dulaure; de la prison de l'Abbaye, le 9 juin an II (1793), 3 p.
1/2 in-4. Terminée par dix lignes aut. de Dulaure, sur la translation de Me Roland à l’échafaud.
Important document, où elle se plaint à Dulaure d’un article inséré par lui dans le Thermomètre, sous le titre de : Interrogatoirede Philippe d'Orléans, et où elle se défend d’avoir jamais fait partie de cette faction. « Je suis moi-même détenue; détenue depuis huit jours en vertu d’un mandat qui ne porte aucun motif d’arrestation; je n'ai pas été interrogée, je n’ai pu faire entendre mes plaintes à la Convention. L’on s'intéresse aux détenus par ordre du tribunal de Marseille, et moi, détenue ici par un comité révolutionnaire, je n’ai plus de droits? Et la Commune fait répéter par les journaux que les prisons de Paris ne renferment que des assassins, des voleurs et des contre-révolutionnaires..…. PES NL Roland, ni moi, n’avons jamais vu Philippe d'Orléans. Je dois ajouter que j'ai toujours entendu les dé-
utés (nommés dans ’interrogatoire )}, professer pour ce person-
nage un mépris sem- RS f) le ele 4 blable à celui qu’il m’ins- or À pire. »