‹ Inventaire des autographes et documents historiquesChapitre 151 sur 242 · JOURNÉE DU 10 AOÛT · texte numérisé non relu

JOURNÉE DU 10 AOÛT

1° Etat des personnes auxquelles il a été délivré des fusils, pièce aut. de Zullien, sig. de Santerre et des individus qui ont reçu les armes ; 10 août 1792, 2 p. in-fol., cachet de la mairie.

2° Interrogatoire de M. Chatriat, capitaine du bataillon de Saint-André, pièce aut. de Zallien ; 30 août 1792, 1 p. in-4. :

Cette pièce donne des renseignements sur l’état des esprits lors de la prise d'armes du 10 août, le matin, et sur la revue passée par Louis XVI.

3 Déclaration de Dallier, de la section des Tuileries; 18 septembre 1792, 3 p.in-4.

Curieuse pièce relative à la fausse patrouille arrêtée dans la matinée du 10 août, menée à la section des Tuileries, et que Ar (plus tard adjoint de Bouchotte) reprochait au bureau de la section de vouloir faire évader. Il y est question aussi d'un paquet d’assignats saisis après la victoire du peuple et que l’on accusait d’Aubigny d’avoir volé.

40 L. S. Robert, vice-président de la municipalité de Paris, Murtin et Jullien, secrétaires ; 10 août 1792, 1 p. in-fol.

« L'assemblée générale conjure, au nom de la patrie, au nom de ce que la fraternité a de plus cher, nos frères les citoyens de Sèvres et lieux circonvoisins, de nous envoyer sur-lechamp le plus de forces possible. Le Carrousel est couvert de cadavres de patriotes. Aux armes, à nous, citoyens! »

5° L. S. Robert, vice-président, Martin et Coulombeau, secrétaires ; 10 août 1792, 3/4 de p. in-fol.

Le texte est le même que celui de la pièce précédente; mais la tête imprimée porte déjà :

« SR UE de la majorité des sections, réunis avec pleins-pouvoirs pour sauver la chose publique. »

6° P. S. par Pidaux, juge de paix de la section de l'Oratoire ; Paris, 10 août 1792, 1 p. in-8, vig. et tète impr.

Reçu, délivré au citoyen Levasseur, de diverses pièces d’argenterie qu'il avait sauvées au château des Tuileries.

DANTON (Georges-Jacques), député de Paris à la Convention, le grand tribun de la république bourgeoise et l’une des colonnes de la Révolution, n. à Arcis-sur-Aube, 28 octobre 1759, décapité à Paris le 5 avril 1794.

P.A.S. D'Anton, avocat ez-conseils; Paris, 31 janvier 1788, 1 p. in-4 oblong. — A.S. R*. — S. R#. (Danton, pendant le temps de son ministère, se servit d’une griffe,

mais surtout pour les lettres circulaires.)

Recu de 96 livres, à valoir sur l'affaire dont il est chargé pour la communauté de Balinghem.

(Cette pièce est précieuse, en ce que, indépendamment de la rareté des autographes de Danton, elle fournit un spécimen indiscutable de son écriture. D'autre part elle montre que Danton, avant la Révolution, usait de la particule.)

DANTON (Georges-Jacques).

L. S., comme ministre de la justice, aux administrateurs du département du Loiret, à Orléans ; Paris, 2 septembre 1792, 1 p. in-fol. Fortement rognée dans le bas. Légères taches d'humidité.

Envoi de l'expédition de la loi relative à la translation, dans les prisons de Saumur, des prisonniers détenus dans celles de la haute cour nationale.

(On sait que ces prisonniers ne furent pas conduits à Saumur, mais dirigés sur Paris, et qu’ils furent massacrés, le 9 septembre, à Versailles. — Cette pièce semble dégager la responsabilité de Danton dans l’odieuse issue de l'affaire qu’elle concerne, puisque c’est le contraire

de ses ordres officiels qui fut exécuté.)

DANTON (Georges-Jacques).

L. S., comme ministre de la justice, à Servan ; 12 sept. 1792, 1/2 p. in-fol.

Il ne voit aucun inconvénient à ce qu’il soit fourni des chevaux aux gardes des tribunaux qui désirent aller servir la ‘patrie aux frontières. « J'applaudis à leur zèle et je ferai en sorte de remplacer leur service près des tribunaux. » — Servan a écrit au-dessous ces mots : « D’après l'avis de M. Danton, il est bon de suivre cette affaire sans délai. »

(Cette lettre a été longtemps considérée comme autographe de Danton, mais la comparaison de l'écriture avec celle d’une lettre adressée la même année par Danton à sa femme, et dont l’original est dans la collection révolutionnaire de feu M. Alfred Sensier, me fait croire que ladite pièce est de la main d’un secrétaire.) Fu

MANUEL (Pierre-Louis), écrivain, procureur de la Commune, député de Paris à la Convention, n. à Montargis, 1751, décapité le 14 nov. 1795. L. A. S.: 6 déc.1790, 4 p. in-4. — À.S. R2 — S.C.

On a dressé procès verbal contre un libraire qui vendait les Etrennes aux grisettes, libelle de nature à troubler le repos des familles. Il espère que le tribunal de police fera un exemple à cette occasion. Le Palais-Royal est le lieu où se trouvent « toutes les ordures des mauvais génies »; il convient de le surveiller.

MANUEL (Pierre-Louis).

L. S., comme procureur de la Commune, aux administrateurs des districts ; Paris, 1er septembre 1792, 1 p. in-4.

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L'abbé SICARD, arrache aux massacres de Septembre 1792,

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