L. À. S.; 28 oct. 1814, 4 p. pl. in-fol. — FR
Apologie de sa conduite pendant la Révolution et l'Empire, afin de s’en faire un titre pour être nommé conseiller à la cour de cassation, ou à la cour royale de Paris.
LE PELETIER DE SAINT-FARGEAU (Louis-Michel), ex-président à mortier au parlement de Paris, député de la noblesse de cette ville à la Constituante, et du département de l'Yonne à la Convention, n.
29 mai 1760, assassiné au Palais-Royal, pour avoir condamné Louis XVI à mort, le-20 janv. 1793.
P. A. S; 21 juillet 1791, 1 p. in-4. — A. S. R7. — S. Re.
Annotation de six lignes sur la quittance d'imposition ordinaire de la ville de Paris, à lui délivrée, pour l’année 1790.
542. BOYER-FONFRÉDE (Jean-Baptiste), député de la Gironde à la Conven-
tion, n. à Bordeaux, 1766, décapité à Paris le 31 oct. 1793.
L. A. S. au ministre de la guerre ; Paris, 14 février 1793, 1 p. in-fol. — A. $S. FF. — $. R'.
Il lui recommande le citoyen Sevaitre, lieutenant-colonel de cavalerie au 17° régiment de ligne. Il signe : J.-B. Boyer-Fonfréde, député, rue de l'Isle, n° 52.
543. ISNARD (Maximin), député du Var à la Convention, où il siéga parmi
les Girondins, n. à Grasse, 18 fév. 1758, m. 1830.
L. $S., sig. aussi de Chambon et de Cadroy, au commandant du 9° dragons; quartier général d'Ollioules, sous les murs de Toulon, 9 prairial an III (28 mai 1795), 1 p. in-4, tête imprimée des représentants envoyés près de l’armée des Alpes. — A. S. FR. — $. Rf.
Étant sur le point d’entrer dans Toulon, ils désirent que son régiment y entre avec eux. Ils l’invitent donc à venir le plus tôt possible.
b44. VALAZÉ (Charles-Éléonor DUFRICHE DE), député de l'Orne à la Con-
vention, membre du parti girondin, n. à Alençon, 23 janv. 1751, se suicida en entendant son arrêt de mort, 30 oct. 1793.
L. A. S. à la Société patriotique d'Alençon; Paris, 4 mai 1793, 2 p. 1/4 infol. — Fÿ.
Il a reçu son adresse pleine d’énergie, et a fait tous ses efforts pour qu’on la mentionne à la tribune, dans le rapport général sur les adresses et pétitions ; mais tel est l’état d’oppression dans lequel les députés se trouvent présentement, qu’il ne sait s’il en sera ainsi. Suit le tableau le plus sombre de la situation qu’il compare à celle du parlement anglais, après la mort de Charles I+. Le jour de la catastrophe n’est pas loin. « (En Angleterre) on chassa une partie du Parlement; l’on fit périr quelques-uns des membres les plus courageux; puis, enfin, parut l’usurpateur qui cassa le reste... Aujourd’huy, mes amis, on ne cache plus sa marche... Aujourd’hui, ou demain, on doit venir demander en armes à la Convention nationale l'expulsion de trois cents membres environ, et qu’on livre à la vengeance du peuple les vingtdeux proscrits, parmi lesquels mon courage m'a fait ranger. Alors, la Commune de Paris ue sans obstacle et les tyrans se montrent sans danger... Paris va devenir le tombeau de la liberté de l’univers. — Que cette idée est désespérante! Ah! concourez'à sauver la patrie ; consultez-vous, mais surtout agissez. » La lettre se termine par une pressante invitation à marcher en armes contre Paris, à la nouvelle du premier attentat qui sera commis contre la représentation nationale. « Mes amis, j'ai tout dit, et, après ce dernier conseil, que je donne pour le bien de mon pays, je retourne à mes occupations, l'esprit calme sur ce qui m'est personnel, mais le cœur navré des maux de ma riche et puissante patrie. »