‹ Inventaire des autographes et documents historiquesChapitre 156 sur 242 · SUPPRESSION DU CHŒUR DANS LES ÉGLISES · texte numérisé non relu

SUPPRESSION DU CHŒUR DANS LES ÉGLISES

1° Délibération de la Commune, sig. Méhée ; 10 septembre 1792, 1 p. im-fol.

« Considérant que sous le règne de la liberté et de l’égalité, il ne doit plus y avoir de lignes de démarcation entre les citoyens, » le conseil rapporte l’arrêté par lequel 11 conservait les grilles de Saint-Médard, et décide que toutes les grilles des églises sont mises à la disposition des sections pour en fabriquer des piques.

90 Arrôté de la section des Quatre-Nations, sig. Saucède, secrétaire ; 13 sept. 1792, 1 p.in-4.

Les balustrades en fer enlevées par ordre du conseil de la Commune, dans les parties latérales du sanctuaire (de l’église de la section), seront remplacées par des balustrades en bois,

et l’on conservera celles des fonts baptismaux et de la chapelle Saint-Symphorien. 3 Arrêté de la Commune, sig. Cowlombeau ; 14 sept. 1792, 1 p. in-fol. Le conseil général, « considérant qu’il ne doit plus exister de signe de demarcation entre

les citoyens, » arrête que les grilles et balustrades en fer intérieures des églises, supprimées par l'arrêté du 2 septembre, ne seront remplacées par aucune barrière, quelle qu’elle soit.

(C’est le commencement des mesures de la Commune de Paris contre le culte catholique.)

534. GRÉGOIRE (l'abbé Henri), député du clergé lorrain aux États généraux, et de Loir-et-Cher à la Convention. (Voir son article à la série des Znitiateurs.)

L. A. S. au Comité de salut public ; Paris, 13 germinal an II (2 avril 1794), 1 p. in-4, timbre du Comité de salut public.

Il envoie, à chacun des membres du Comité, un exemplaire de son Essai sur les arbres de la Liberté. Quelques-uns de ses collègues ont pensé qu'il est utile de faire circuler cet opuscule dans les sociétés populaires, comme propre à vivifier le patriotisme.

535. ORLEANS (Louis-Philippe-Joseph, duc d’), dit Z'galité, député de Paris à la Constituante et à la Convention, n. à Saint-Cloud, 13 avril 1747, décapité à Paris Le 6 nov. 1793.

P. A. S. Z. D. Joseph Faalité, à son intendant; Paris, 6 nov. 1792, l’an Ier de la République, 1/2 p. in-12 oblong. — A. S. I.— A. R'. — $. R'. (Les pièces signées Egalité sont KR.)

Ordre de payer à M. Le Maire la somme de 3,700 livres, dont il lui tiendra compte en payement de loyers et d’une acquisition à Monceaux.

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536. SILLERY (Charles-Alexis BRULART-GENLIS, marquis de), député de la noblesse du bailliage de Reims à la Constituante, et du département de la Somme à la Convention, où il se montra le partisan et l'ami du duc d'Orléans, n. à Paris, 20 janv. 1737, décapité avec Les Girondins, le 31 oct. 1793.

P. A. $., avec ratures et corrections, 6 p. 1/4 in-fol. — KR.

Projet de loi présenté à la Convention, pour fixer les récompenses et les indemnités dues aux officiers et soldats de la République, suivant la gravité des blessures qu’ils ont reçues. Très-curieux document. :

537. SANTERRE (Antoine-Joseph), commandant général de la garde nationale de Paris, n. à Paris, 16 mars 1752, m. dans la même ville, : 6 fév. 1809.

L. A. $S. au conventionnel Goubpilleau {de Montaigu) ; Paris, 8 ventôse an III (26 fév. 1795), 1 p. in-4. — À. S. À. — $. C. Le général Nouvion ayant été destitué, il lui recommande cet officier, dont l'instruction fait

exception dans les états-majors. Il a vu, à Orléans, la femme et les enfants de Goupilleau ‘de Fontenay). Il signe : Santerre, brasseur, faubourg Antoine.

EDGEWORTH DE FIRMONT (l'abbé Henri-Allen), n. à Edgeworthtown, en Irlande, 1745, m. le 29 juillet 1807. Confesseur de Me Élisabeth, il offrit à Louis XVI de l’assister dans ses derniers moments, et l’accompagna jusque sur l’échafaud.

L. A. à la comtesse du Roure ; 10 octobre 1792, 3 p. in-4, cachet. — A. $. R. — À. F.

Il reçoit avec une vive reconnaissance de ses nouvelles, « Que d’horreurs se sont passées, depuis qu'il a eu l’honneur de la voir! que d'hommes précieux de moins! Quant à moi, j’existe encore; Dieu ne m’a pas jugé digne de mourir pour lui. Mais, s’il m’eût accordé cette grâce, comptez, madame, que vous aviez un ami de moins sur la terre, et un ami de plus dans le ciel. » — Il est très-fâché du dénuement dans lequel elle se trouve, après avoir eu toutes les jouissances de la vie. Dieu le permet sans doute. Sa présence à la cérémonie de l’arbre de la liberté lui paraît la chose du monde la plus simple; tout au plus, contraste-t-elle avec ses opinions politiques; mais la conscience ne peut y être que faiblement. Conseils sur des scrupules qui assiégent madame du Roure.

. BEAUFRANCHET-D'AVAT (Louis-Charles-Antoine), bâtard, dit-on, de

Louis XV, maréchal de camp, chef d'état major du camp retranché sous Paris, n. à Saint-Hilaire-d'Ayat, près de Riom, 1757, im. 1812. C'est lui qui commanda le roulement de tambours qui couvrit la voix de Louis XVI lorsqu'il voulut parler au peuple, étant monté sur l’échafaud. |

L. À. S. (à Goupilleau de Montaigu, membre de la Convention) ; Choisy-Marat, 12 germinal an II (1° avril 1794), 4 p. in-4. — KR.

Il l'invite à assister à une fête en l’honneur de Marat, qui doit avoir lieu à Choisy, le 20 germinal, et le prie d'intervenir en faveur de la citoyenne Le Normant, sa mère, arrêtée le 20 ventôse dernier, et enfermée à Sainte-Pélagie, par ordre du Comité de süreté générale.

(Tandis qu’il était attaché à l’armée de la Vendée, en mai 1793, Beaufranchet fit à Mercier du Rocher, administrateur de ce département, qui l’a consigné dans ses Mémoires, rédigés en l'an IT, le récit de la mort de Louis XVI, et lui dit avoir donné aux tambours le signal du roulement qui empêcha l’ex-roi de se faire entendre. C’est donc avec raison que Santerre déclara, plus tard, que l’ordre ne venait pas de lui.)

MORISSON (Charles-Louis-Gabriel), n. dans les Marches communes de Bretagne et de Poitou, 1741, m. à Bourges, 1816. Député de la Vendée à l’Assemblée législative et à la Convention, il refusa de voter dans le procès de Louis XVI, ne le considérant pas comme justiciable de la Convention.

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