PROCÈS ET EXÉCUTION DES GIRONDINS
1° 3 brumaire an II (24 octobre 1793). L. A. S. de Pache, maire de Paris, à Hanriot, 1/4 de p. in-4.
I y a beaucoup de monde dans la grande salle du Palais de justice et aux environs : il l'invite à envoyer un renfort pour maintenir la tranquillité et le silence. (C’est le premier jour du procès.)
2° 6 brumaire. L. A. S. du même au même, 3/4 de p. in-4.
Ayant reçu avis du Comité de salut public que des hommes,rôdent autour de la Conciergerie depuis quelques jours et qu’il se prépare un mouvement tumultuaire de ce côté, il l’engage à y diriger particulièrement des patrouilles.
3° 9 brumaire. L. A. S. du même au même, 1/2 p. in-4.
Prière d’exercer une surveillance sévère autour du Palais et des prisons. « Il serait possible que les malveillants redoublassent d'efforts aujourd’hui pour occasionner du mouvement. »
(Le tribunal révolutionnaire devait prononcer son jugement dans la journée.)
4° 10 brumaire, une heure et demie du matin. L. A. S. du même au même 1/2 p. in-fol.
Il l’informe que le jugement vient d’être rendu. « Les circonstances exigent, général, que vous preniez des précautions pour assurer la tranquillité. »
50 10 brumaire (31 octobre). L. A. S. du mème au même, 1 p. in-4.
Les comités révolutionnaires (des sections) avaient décidé que des visites domiciliaires auraient lieu aujourd’hui; les Comités de salut public et de sûreté générale s’y opposent. Ils regardent ces visites comme ne pouvant être faites en ce moment.
(L’exécution des Girondins eut lieu le jour mème. Ces visites domiciliaires devaient, sans doute, avoir lieu avant, le matin de très-bonne heure, dans le but d'arrêter les individus auxquels on supposait l'intention de tenter un coup de main en faveur des condamnés.)
550. FOUQUIER-TIN VILLE (Antoine-Quentin), accusateur public du tribunal révolutionnaire, n. à Hérouel (Artois), 1747, décapité à Paris le 7 mai 1795.
P. A. $., adressée au Comité de salui public; 7 oct. 1793, 1 p. in-4 oblong. — À. S, R.—S$S. R!. (Avant la Révolution, il signait Fouguier de Tinville.)
Précieux document sur le procès des Girondins. En voici le texte :
« Dix-sept députés, décrétés d'accusation, et contre lesquels porte l’acte d'accusation de la Convention, ont été transférés et écroués à la Conciergerie. Les députés Lasource et Brulard sont restés au cy devant Luxembourg pour maladie grave et constatée, ce qui les rend intransportables. Notification de l’acte d'accusation et de l'ordonnance de prise de corps est faite aux derniers domiciles des députés contumaces; il est dressé procès-verbaux des perquisitions aux termes de la loi. Le jugement de cette importante affaire est attendu avec impatience de tous les vrais sans-culottes, et il m'est impossible de la présenter en jugement, si je n’ay les pièces formant la base du rapport même, fait par le citoyen Amar. J’invite et sollicite le Comité de me faire transmettre, sans
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