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grièvement, se sont trouvés de ce nombre. — Il désirerait vivement que Goupilleau (de Montaigu) pût lui donner de pareilles nouvelles de son épouse et de son frère, toujours au | ea lotd des brigands. — Les échecs éprouvés par Leygonnier et Gauvillier ne feront que retarder leur délivrance. Il faut, pour agir, attendre l’arrivée des troupes de ligne. « Le Conseil exécutif n’a pas attaché assez d'importance à cette guerre, qui prend le caractère le plus grave, et dont les suites seront peut-être plus dangereuses pour nous que la guerre éxtérieure. »
« Eussiez-vous jamais cru que l’infâme Dumouriez eût porté la scélératesse jusqu’à trahir ainsi son pays et violer le droit des gens! De pareils érimes indignent l’honnète homme contre l'humanité entière, et l’on est fâché de partager la lumière du jour avec de pareils êtres. »
GOUPILLEAU (Jean-François).
P. A.S., sig. aussi de Voulland, Vadier, Legendre, A. Dumont et Merlin (de Thionville); 16 thermidor an IL (3 août 1794), 1 p. in-fol., tête et sceau du Comité de sûreté générale.
Arrêté mettant la citoyenne Marie-Jeanne Richard, femme Texier, en liberté, et ordonnant la levée des scellés apposés sur ses papiers par le comité révolutionnaire de Tours.
(M.-J. Richard avait été traduite devant la commission militaire de Tours comme-ayant favorisé les troubles de la Vendée, et avait été acquittée le 26 ventôse.)
GOUPILLEAU (Philippe-Charles-Aïmé), dit de Montaigu, député de la Vendée à la Législative et à la Convention, où il siégea parmi les montagnards dantonistes, n. à Montaigu, 19 novembre 1749, m. dans le même lieu, 1° juillet 1823. Goupilleau (de Montaigu) avait réuni plusieurs milliers de pièces manuscrites et imprimées sur la Révolution, et spécialement sur l'insurrection vendéenne. Elles sont passées plus tard, entre les mains de M. B. Fillon et de M. Dugast-Matifeux, son collaborateur, et forment aujourd'hui, avec une foule d’autres documents qui y ont été ajoutés depuis, une collection spéciale, d’une importance considérable, au point de vue historique.
L. A. S. à son collègue Maignen, à Paris ; Niort, 27 mai 1793, 3 p. in-fol., adresse et cachet de représentant du peuple. — A. S. R. — S. C. — (Æéservé.) Long récit de la défaite de l’armée républicaine par les Vendéens à Fontenay, et de la prise
de cette ville. Lui et ses collègues sont réfugiés à Niort, avec les débris de l’armée et la presque totalité des membres des administrations. Le reste a gagné La Rochelle. « C'est la douleur dans l’âme et la honte sur le front que je t’écris. On a persisté, malgré toutes nos réclamations, à traiter cette guerre comme une simple révolte. Je te dis, moi, que c’est un volcan qui CHR ANR la entique entière, si l’on ne parvient à l’éteindre. Il y a de grands coupables, ou de grands aveugles dans le sein de la Convention, et, dans le moment de crise suprême où nous sommes, c’est être criminel que d’être aveugle, quand on a le pouvoir en mains. » + 2”
FAYAU (Joseph-Pierre-Marie), dit des Bretinières, député de la Vendée à la Convention, où il siégea à la Montagne et proposa d’aliéner les biens nationaux par parcelles et par voie d'arrentement, n. à Roche-Cervière, 1766, m. au même lieu, 28 mars 1799.
P. A.; Toct. 1793, 1 p. 1/4 in-fol. — A.S. R. — (Réservé.)
Minute d'arrêté ordonnant l'expulsion des femmes de mauvaise vie de Fontenay-le-Peuple. Instruit par une lettre du général en chef et par les rapports de plusieurs officiers, qu'un grand nombre de femmes de mauvaise vie se sont établies à Fontenay; qu’elles engagent les soldats à la débauche et se font les recéleuses des objets enlevés dans leurs expéditions ; considérant que les républicains doivent donner l'exemple des bonnes mœurs et des vertus; que l’ancien régime n’a pas été aboli pour que le peuple prenne les vices des ci-devant aristocrates; qu'il doit, au contraire, se distinguer de ses ennemis par sa bonne conduite; considérant que le recel des objets provenant du pillage est assimilé au vol ; le représentant
arrête que les femmes de mauvaise vie seront expulsées de Fontenay dans les vingt-quatre heures ; que celles, trouvées nanties d’effets volés, seront arrêtées et livrées aux tribunaux comme recéleuses et voleuses.
FAYAU (Joseph-Pierre-Marie).
L. A. S. au cit. Gérard, aux Sables; Paris, 27 germinal an II (16 avril 179,4), 3 p. in-4. ”
Il s’est longtemps entretenu avec les membres du Comité de salut public, qui, en présence des rapports en sens inverse L. leur fait, ne peuvent se former une opinion sur la guerre de la Vendée. Ce ne sont que dénonciations contradictoires. Ne voulant agir qu’en connaissance de cause, le Comité a enjoint aux représentants en mission dans l'Ouest de se rendre immédiatement en Vendée, et, là, de faire une enquête approfondie sur les causes de la révolte et sur celles qui l’alimentent et la perpétuent. Il a remis une liste des citoyens capables de fournir d’utiles renseignements. Le nom de Gérard n’a pas été oublié. «J'espère, ajoute-t-il, que ta conduite justifiera mon opinion. Point de commisération pour les ennemis de la patrie; point de considérations favorables aux modérés ou aux intrigants….. Faites connaître aux représentants quels sont les remèdes que vous croyez propres à guérir les maux dont est affligée la portion de la République que vous habitez. » — La Convention nationale, toujours à la hauteur des circonstances, prend toutes les mesures propres à assurer le bonheur du peuple : tous les ennemis de la patrie seront atteints. Ça va.
(On sait qu’au moment où cette lettre a été écrite, la République était partout victorieuse, et que le décret contre les suspects était en voie d'exécution.)
DELMAS (Jean-François-Bertrand), député de la Haute-Garonne à l’Assemblée législative et à la Convention, d’abord montagnard et ensuite réactionnaire, fit successivement partie des Comités desalut public et du Comité de la guerre, n. aux environs de Toulouse, 1754, m. vers
L. S., sig. aussi de Gossuin, Choudieu et Charles Cochon, membres du Comité de la
guerre, à Goupilleau (de Montaigu) ; Paris, 7 frimaire an [1 (27 nov. 1793), 1 p. 1/2
in-fol. — A.S. PR. — S$,. C.
Lettre relative à la mission pour l’achat de chevaux, dont il avait été chargé, et qui devait être terminée le 10 frimaire, mais avait été prorogée jusqu’au 20.
YSABEAU (Claude-Alexandre), ex-oratorien, député d'Indre-et-Loire à la Convention, collèoue de Tallien dans la Gironde, n. à Gien, 14 juillet 1754, m. à Paris, 30 mars 1831.
L. A. S. à ses collègues en mission près de l’armée des Pyrénées; Pau, 17 juillet 1793, 1 p. 1/2 in-fol. — FR.
Détails sur le déplorable état des choses dans les Basses-P yrénées.
YSABEAU (Claude-Alexandre).
L. A. S. à Goupilleau (de Montaigu); Agen, 26 vendémiaire an III {17 oct. 1794), 1 p. in-fol., tête impr.
Il lui recommande les frères Pazzi, dits d’Aubignan, nés dans le département de Vaucluse, l’un et l’autre bons patriotes. Il s’occupe, quant à lui, à donner la chasse aux anciens partisans du triumvirat (Robespierre, Couthon et Saint-Just.)
JEANBON-SAINT-ANDRÉ (André), ex-ministre protestant, député du - Lot à la Convention nationale, où 1l siégea à la Montagne, envoyé en mission à Brest et à Cherbourg pour réorganiser la marine, se conduisit avec courage au combat naval du 1% juin 1794, n. à Montauban, 25 février 1749, m. à Mayence, 10 décembre 1813.
L. À. S.à ses collègues à Avignon; Port-la-Montagne , 5° sans-culottide an Il (21 sept. 1794), 1 p. in-fol., tête impr. — C.
Il les prévient qu'un nommé Devèze, demeurant à Avignon, est parti de Gênes avec une forte somme en faux assignats, qu’il veut mettre en circulation en France.
DUBOIS DE CRANCÉ (Édouard-Louis-Alexis), député à l’Assemblée constituante et à la Convention, ministre de la guerre sous le Directoire, n. à Charleville, 1747, m. à Rethel, 29 juin 1814.
L. S$. au district de Châteaubriant ; Rennes, 27 germinal an ET (16 avril 1794),
1 p. 1/2 in-4. — À. S. R. — $. C.
Il ne croit pas à la conspiration que le district lui dénonce. Le départ des réquisition$, qu s'opère sans résistance à peu près partout, semble démontrer le contraire.
. TREILHARD (Jean-Baptiste), député de Paris à la Constituante et de
Seine-et-Oise à la Convention, n. à Brives (Auvergne), 3 janvier 1742,
m. à Paris, 1% décembre 1810.
L. À. $. à Goupilleau, membre du Comité de sûreté générale ; Blaye, 30 nivôse an IL (19 janvier 1794), 2 p. in-4. — C.
Arrêté à Blaye par le mauvais temps, qui ne lui permet pas de continuer sa route vers Bordeaux, il AE le parti d'employer son temps à prendre des renseignements sur les administrations du pays où il se trouve. I1 prie Goupilleau de lui envoyer un collègue sociable, lorsque la mission de Bordas sera terminée.
CHABOT (François), ex-capucin, député d'Eure-et-Loir à la Législative et à la Convention, qui s'est fait une triste célébrité par l’intempérance de son langage et son imprudente participation à des spéculations véreuses, n. à Saint-Geniez (Rouergue), 1759, décapité à Paris, 5 avril 1794.
L. À. au directeur de {4 Chronique; Paris, 18 mai an IV (1792), 2 p. in-fol. —
11 proteste contre divers passages de la Chronique, où on lui prête des opinions qu'il est loin d’avoir, particulièrement sur les conséquences de la déclaration qu'on devrait, selon lui, exiger de tout individu dont vingt citoyens attestent l’incivisme, et sur ’abrogation des décrets concernant la constitution civile du clergé, qu’il considère comme nécessaire, afin d’étouffer tous les germes de division qui menacent de troubler l’ordre public. ,
CHAUMETTE (Pierre-Gaspard, dit Anaxagoras), procureur de la Commune de Paris, l’apôtre de l’athéisme, n. à Nevers, 24 mai 1765, décapité à Paris le 13 avril 1794.
P. A.; (août 1792), 3/4 de p. in-4, tête impr. et vig. de la municipalité de Paris. —
Pièce écrite par Chaumette et signée par Léonard Bourdon et Coulombeau. Pleins pouvoirs donnés à Chaumette par la Commune de Paris pour visiter les hôpitaux et constater la manière dont sont traités, pansés et nourris les blessés patriotes de la journée du 10 août ; faire transporter à la Charité ceux qui sont transportables, et placer ceux qui ne le sont pas dans des lieux aérés et commodes, et dans des lits où ils seront seuls ; il apportera, en outre, 1mmédiatement remède aux abus qui lui seront dénoncés.
CHAUMETTE (Pierre-Gaspard).
L. S. au comité révolutionnaire de la section de l'Unité; Paris, 6 frimaire an I (26 nov. 1793), 2 p.in-4.
Le citoyen Saucède ayant été arrêté pour avoir publié une lettre, à propos de la réquisition
de la Vendée, où Chaumette a été violemment attaqué, il insiste auprès du comité pour que Saucède soit mis de suite en liberté. « Je me croirais, dit-il, déshonoré et indigne du nom d'homme, si je ne faisais tous mes efforts pour empêcher qu’une affaire où il ne serait question que de moi fût la cause des souffrances d’un citoyen. »