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565. LA CHEVARDIÉRE (Auguste-Louis), vice-président de la commission
du département de Paris, qui provoqua, de la part de sections, la demande de l'expulsion des Girondins de la Convention, commissaire national en Vendée, n. à Paris, vers 1760, m. 15 octobre 1828.
L. A. S. aux administrateurs du département de Paris ; Saumur, 7 septembre 1793, 3 p. in-4. — Rt.
« L'heure des brigands est venue; de toutes parts les troupes de la République les cernent. et marchent sur eux. » L'armée de Mayence est à Nantes, et va se porter sur les repaires des rebelles ; celle de Saumur est partie, la nuit précédente, pour les chasser de leurs postes de la rive gauche de la Loire, jusqu'aux ponts de Cé. Les autres armées se mettent aussi en mouvement. Hier, le château de Laugrenière, à six lieues de Doué, occupé par deux cents brigands, a été enlevé et réduit en cendres. Quant à lui, il part à l’instant pour Poitiers, avec le c. Bruslé et les représentants du peuple. Ils vont couper la trame des complots qui s’ourdissent dans cette ville. On fait courir le bruit, jusqu’à Saumur, que le département de Paris n’est plus animé, comme autrefois, de cette ardeur patriotique qui lui a fait soutenir, avec tant de fermeté, les droits du peuple. Il ne peut le croire.
A‘'la lettre de La Chevardière est jointe la copie de la réponse de l’administration départe- 0 de Paris, en date du 11 septembre, qui lui explique sa conduite, depuis qu’il est séparé
eux.
PHILIPPEAUX (Pierre), député de la Sarthe à la Convention, une des plus regrettables victimes de la Révolution, n. à la Ferrière-aux- Etangs, 1759, décapité à Paris Le 5 avril 1794, comme complice des mesures désastreuses prises dans la Vendée, bien qu'il fût, en réalité, innocent des crimes qu'on lui imputait.
L. A. $. au président (de l’Assemblée constituante) ; Paris, 29 déc. 1789, 3/4 de p. in-4. — A.S.R'. -$S. PR.
Il fait hommage à l’Assemblée constituante d’un projet de législation « sur les hommes et les choses, où le droit romain et les coutumes sont rapprochés dans un ordre simple. »
CAMBON (Joseph), l'organisateur des finances de la République, député de l'Hérault à l’Assemblée législative et à la Convention, n. à Montpellier, 17 juin 1754, m. en exil à Bruxelles, 15 février 1820.
1° L. AÀ., à la troisième personne, au ministre des contributions publiques; 2 mai 1792, 1/2 p. ia-4, adresse. — A. S. R.
Relative à la dette américaine.
29 P. A. S$. ; Paris, 23 juin 1792, 1/2 p. in-fol.
Bordereau des dons patriotiques reçus ou annoncés dans la séance de l’Assemblée législa-
tive du samedi soir, 23 juin 1792.
GOUPILLEAU (Jean-François), dit de Fontenay, député de la Vendée à la Constituante et à la Convention, n. à Apremont-sur-Vie, 25 juillet 1753, m. à Montaigu, 11 octobre 1825.
L. A. S. à son cousin Goupilleau (de Montaigu); Angers, 27 avril an IT (1794), 3 p. 1/2in-4. — A. S. R!. —S$. C.
Il était en mission, pour le recrutement, dans les départements de Loir-et-Cher et d'Indreet-Loire, lorsque éclata l'insurrection de la Vendée. Ayant ARPE que les brigands étaient maîtres de Cholet, où étaient sa femme et l’un de ses enfants, il demanda à la Convention de l’autoriser à se rendre sur le théâtre de la guerre, afin d’être plus à portée de les secourir. Il se réunit donc à Richard et à Choudieu, qui se trouvaient à Angers, et dirigea une attaque sur Chemillé, Coron et Saint-Florent. Aussitôt les rebelles ont abandonné momentanément Cholet, et les patriotes, qui y étaient renfermés, ont pu se réfugier à Vezins, où la garnison républicaine les a reçus. Sa femme, son fils et ses trois beaux-frères, tous les trois blessés