‹ Inventaire des autographes et documents historiquesChapitre 192 sur 242 · ÉTABLISSEMENT DU GOUVERNEMENT RÉVOLUTIONNAIRE À NANTES · texte numérisé non relu

ÉTABLISSEMENT DU GOUVERNEMENT RÉVOLUTIONNAIRE À NANTES

Lettre du Comité de salut public, sig. de Billaud- Varenne et de Collot d’Herbois ; Paris, 20 pluviôse an I (8 fév. 1794), 8 p. in-fol. — ( Réservé.) :

Le Comité charge Prieur (de la Marne), en mission dans le Morbihan, d'établir le gouvernement révolutionnaire à Nantes et de surveiller les mouvements réactionnaires de la endée. « Nantes est une ville modérantisée, pleine d’aristocrates : marchands, feuillants et royalistes. I1 faut la surveiller, l’électriser, et non l’accabler par une autorité sans mesuré et par des formes violentes. Carrier a été peut-être mal entouré. — Les intrigants sont le fléau des représentants. — Carrier a eu des formes dures ; il a employé des moyens qui ne font pas aimer l'autorité. — Le Comité a pensé que tes formes patriotiques et énergiques feront un effet très-heureux dans cette ville. » ;

FABRE D'ÉGLANTINE (Philippe-François-Nazaire), poëte dramatique, directeur de théâtre, secrétaire de Danton, élu député à la Convention par le département de Paris, n. à Carcassonne, 28 décembre 1755, décapité le 5 avril 1794.

P. $S., comme président de l'assemblée du district des Cordeliers ; lundi 8 mars 1790, 2 p. in-fol., sceau du dictrict, portant pour emblème un trophée d'armes, au milieu duquel est un drapeau orné d'un double nœud enlacé et de La devise : Concorde fraternelle. — À. S. R. — $S. FR. (Recherché.)

Délibération pour protester contre la répartition des 65,000 livres données aux indigents de Paris par la Caisse d’escompte, dans laquelle ceux du district des Cordeliers ont été oubliés.

DARTIGOEYTE (Pierre-Armand), député des Landes à la Convention, envoyé en mission dans le Gers et les Hautes-Pyrénées, où il fut accusé, après thermidor, d’avoir commis de nombreux excès, n. à Lectoure, m. vers 1820.

L: A. S. à Goupilleau (de Montaigu); 27 fructidor an IIL (13 sept. 1795), 2 p. 1/2 in-4. — Fÿ.

Dénoncé par son ennemi personnel (Pérès, du Gers), il a été incarcéré sans avoir été entendu, ainsi que Goupilleau le sait bien. « Lui qui n'a jamais mis de guillotine en permanence, ni créé de tribunaux et commissions révolutionnaires, ni donné à aucun tribunal des attributions extraordinaires ou spéciales, » il est traité comme un criminel. Sa santé est perdue, il meurt de phthisie ; sa jeune femme est enceinte pour la première fois. Forcé d’emprunter des sommes importantes pour faire vivre sa famille, il n’a que la misère en Pipes tive. — Voilà où il est réduit, et pourtant il s’est conduit comme un bon citoyen. Il souffre tout cela pour la cause de la liberté : son dernier soupir sera néanmoins pour elle. « Et les prêtres réfractaires, les Vendéens ont trouvé grâce aux yeux de la nation ! » — Il supplie ser plus au nom de sa femme qu’au sien, de faire en sorte qu’on le renvoie dans son

omicile.

(Dartigoeyte avait été arrêté le 1*% juin 179%5; il ne fut relaxé que le 5 octobre suivant.)

COLLOT-D'HERBOIS (Jean-Marie), ancien acteur et auteur dramatique, un des membres du Comité de salut public qui se prononcèrent pour les mesures révolutionnaires les plus acerbes, n. à Paris, 1750, déporté à Sinnamary, où il mourut le 8 janvier 1796.

L.S., sig. aussi de Robespierre, Prieur et Billaud- Varenne, à Prieur (de la Marne);

Paris, 15 floréal an IT (4 mai 1794), 1 p. in-fol., tête impr. du Comité de salut public. — À.S. I. —S.c.

Ils lui envoient un arrêté du Comité de salut public pour faire mettre le citoyen Desprès en liberté, et lui ordonner de se rendre à Paris. Prieur (de la Marne), ou l’un de ses collègues en mission à Nantes, devront envoyer les pièces qui ont motivé son arrestation.

(Desprès était impliqué dans l’affaire de la garnison de Mortagne-sur-Sèvre.)

BILLAUD-VARENNE (Jacques-Nicolas), ex-oratorien, député de Paris à la Convention, le membre le moins sympathique du Comité de salut public, n. à La Rochelle, 23 avril 1756, m. au Port-au-Prince, 3 juin

L. S. à M. Siegert, à Cayenne ; l’Hermitage, 29 février 1812, 4 p. pl. in-4. — AÀ.S. R.—S$.cC. £

Il le remercie avec effusion de ses bons procédés envers lui, de lui avoir prêté des livres, de lui permettre de puiser encore dans sa bibliothèque. A ces façons d'agir, il reconnait un compatriote de Jean-Jacques. Ce qui le touche le plus, c’est la promesse qu'il lui a faite de venir le visiter dans sa solitude. « Je conçois al y ait du courage à visiter l’asile d’un

réprouvé. Cependant vous n’y trouverez pas moins la droiture la plus complète et la cordialité la plus intime ; ce sera la réception de Jupiter chez Philémon et Baucis, et, ce qui me tranquillise, c’est que leur seul empressement fut ue agréable au maître du tonnerre que toutes les vaines somptuosités de la Phrygie. » Suit un post-scriptum où Billaud prie M. Siegert de faire parvenir à sa famille les lettres qu’il lui confie. Son père, vieillard plus qu'octogénaire, est sans cesse inquiet de son sort; il importe donc w'il soit rassuré. « Ainsi, en me rendant le service de lui procurer de mes nouvelles, vous SP Hbéres sensiblement trois êtres à la fois : un père aussi tendre que respectable, un fils qui le chérit de tout son cœur,

et mon frère, qui est, en même temps, mon meilleur ami. »

MERLIN (Philippe-Antoine), dit de Douai, célèbre jurisconsulte, député du bailliage de Douai à la Constituante, et du département du Nord à la Convention, membre du Comité de salut public après le 9 thermidor, rapporteur du C'ode des délits et des peines, ministre de la justice sous le Directoire et, enfin, Directeur aprèsle coup d'Etat du . trie n, à Arleux, 30 octobre 1754, m. à Paris, 26 décembre

L. A. S., sig. aussi de son collègue Gwüllet, au comité central des corps adminis-

tratifs de Nantes ; Niort, 5 juillet (1793), 9 heures du soir, 1 p. 1 [2 in-4. — C.

Tandis que, réunis au général Canclaux, ils avisent au moyen de balayer les bri ands des bords de la Loire, ils apprennent avec étonnement que Île comité central vient de décider qu'aucun commissaire de la Convention ne serait plus ni reçu ni reconnu dans Nantes. Is l’invitent à leur faire passer la teneur de l’arrêté pris à cet égard. — Niort a beaucoup souffert de l'invasion des brigands, et les campagnes n'ont pris aucune part à l'attaque de Nantes, qui a été uniquement tentée par une armée d'Angevins et de Poitevins.

CARNOT (Lazare-Nicolas-Marguerite), député à la Législative et à la Convention, membre du Comité de salut public, où il fut spécialement chargé de diriger les opérations militaires, ce qui le fit qualifier d'o7ganisateur de la victoire, n. à Molay, 13 mars 1753, m. en exil à Magdebourg, 2 août 1823. :

P.S., sig. également de Billaud- Varenne et de Barère ; 14 frimaire (1794), 1 p.

3/4 in-fol., vig. et tête impr. — À. S. R'. — S. C. (Les pièces de l'époque révolution-

naire sont les plus recherchées.)

Arrêté du Comité de salut public sur lenvoi dans les départements de cinquante-huit représentants, chargés d’y établir le gouvernement révolutionnaire.

CARNOT (Lazare-Nicolas-Marguerite).

P.S., sig. aussi par Cowthon et Büllud- Varenne ; Paris, 4 pluviôse an IL (23 janvier 1794), 4 p. in-4.

Instructions imprimées, envoyées à chacun des commissaires de la Convention chargés d'établir, sur les divers points de la République, le gouvernement révolutionnaire. — Document important.

CARNOT (Lazare-Nicolas-Marguerite).

L. S. comme ministre de la guerre, au cit. Le Brigant, homme de lettres ; 6 fructidor an VII (24 août 1800), 1 p. in-fol., tête impr. du ministère de la guerre.

Relative au monument à élever à La Tour d'Auvergne, premier grenadier de France, ami de Le Brigant.

CARNOT (Lazare-Nicolas-Marguerite).

L. S., comme ministre de l’intérieur, au préfet du département des Deux-Sèvres ;

Paris, 22 juin 1815, 1 p. in-fol., tète imprimée ainsi conçue : « Le ministre de l’intérieur, comte de l’Empire.»

I1 l’engage à continuer ses efforts pour ramener l’ordre dans son département. Le gouvernement a la volonté et le pouvoir de réprimer les menées des agitateurs. Les succès des

insurgés ne seront que momentanés ; ils tiennent à l'insuffisance des dispositions générales prises pour étouffer en totalité ces commencements de guerre civile.

CARNOT (Lazare-Nicolas-Marguerite).

Les Ravages du temps, pièce de vers aut., 3 p. 1/4 in-8.

CARNOT (Lazare-Nicolas-Marguerite).

L. A. S. Ze général Carnot, à son cher docteur ; Magdebourg, 14 mai 1823, 1 p. 1/4 in-4.

I] le remercie des vœux que lui et sa famille font pour sa santé. (Carnot mourut deux mois et demi après avoir écrit cette lettre.)

MULOT (François-Valentin), littérateur, ex-chanoïne de Saint-Victor, un des commissaires médiateurs entre les habitants d'Avignon et ceux du Comtat, député de Paris à l’Assemblée législative, secrétaire de la commission des monuments sous la Convention, n. à Paris, 29 octobre 1749, m. dans la même ville, 9 juin 1804.

L. À. &. au comité civil de la section de l'Observatoire ; Paris, 18 frimaire an IT (8 déc. 1793), 1 p. in-fol. — FR.

La commission des monuments a appris avec le plus vif plaisir, par la bouche du citoyen Mercier, qui la présidait, que le comité avait pris soin de préserver de toute détérioration le tableau de La Hire, ornant l’église de Saint-Jacques du Haut-Pas. On le fera enlever le jour qu'il voudra bien indiquer. — Îl recommande ensuite au zèle du comité la statue placée sur le pignon de la chapelle des Carmélites, statue ancienne, qui a servi de sujet à nombre de dissertations, et une petite statue äu prophète Elie, en bois, surmontant la porte de la même église, du côté du faubourg.

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