ROMME (Gilbert
L. À. S. à Dillon, dessinateur du Comité de salut public ; Paris, 3 brumaire an III (24 oct. 1794), 1/2 p. in-8, adresse.
Il lui donne rendez-vous pour traiter une question d'intérêt public.
. Dillon avait fait pour Romme le dessin d’une gravure ayant pour titre Z@ Vie répubiicaine. Ce dessin représente un intérieur de maison d'agriculteurs, occupés à prendre leur repas. Par la porte entr’ouverte, on aperçoit des chevaux auxquels on donne à manger. Un vieillard, assis dans un fauteuil, lit un journal, tandis qu’un jeune homme fourbit les pièces d’un fusil. Sur les murs sont accrochées des images patriotiques et la déclaration des droits de l’homme. Un rayon lumineux, partant du ciel, éclaire la scène.)
609. DAVID (Jacques-Louis), l’illustre chef de l’école classique de peinture française, député de Paris à la Convention, n. à Paris, 30 août 1748, m. en exil à Bruxelles, 29 décembre 1825.
L. A. S. à Wicar, à Florence ; (Paris), 17 septembre 1789, 3 p. in-4, adresse. — R!. (Recherché.) |
Lettre de recommandation en faveur du sculpteur Giraud, qui se rend à Florence. Cet artiste est son ami, celui de tous les artistes. Il est plein de talent et d’aménité, est fort instruit et possède soixante-dix-mille livres de rentes, dont il fait le plus noble usage. Il désire faire mouler les plus beaux antiques à Florence et à Rome, et Wicar pourrait lui être utile en cette circonstance. Son hôtel de la place Vendôme renferme déjà une vingtaine de superbes antiques, qu’il permet aux artistes d'étudier. David vient d'exposer son tableau de Brutus au Salon. On en fait les plus grands éloges ; mais il a soin de n'en prendre que ce qu’il faut, Il
y a du florentin dans la tournure de son Brutus. — Girodet a remporté le premier prix. Il se’ promet bien d'embrasser Wicar à son pue à Florence, et d’être son ami à Rome. « Tant
mieux, ajoute David, car c’est un bien habile et aimable garçon. »