‹ Inventaire des autographes et documents historiquesChapitre 205 sur 242 · Zemple de la Piété filiale (Saint-Étienne du Mont · texte numérisé non relu

Zemple de la Piété filiale (Saint-Étienne du Mont

1° Deux rapports des officiers de paix Spicheé et Petit, à la municipalité du XIIe arrondissement ; 2 et 11 frimaire an VI (22 nov. et 1°" déc. 1797), 2 p.in-4.

Tout a été paisible, dimanche, dans les églises et oratoires catholiques de l’arrondissement. Décadi (4er juin), le culte théophilanthropique a été célébré avec tranquillité à Saint-Etienne du Mont. « On y a célébré un mariage suivant leur rite, et l'on a reçu un enfant dans cette secte par une espèce de baptême. C'est l’ex-général Santerre et la citoyenne veuve Augereau (sans doute la mère du général de ce nom) qui furent ses répondants ou parrains, Après quoi,

il y a eu fête à boire chez Cardinaux, où les libations furent prodiguées. » 90 Lettre des administrateurs catholiques de Saint-Étienne du Mont, sig. Zeblanc,

Jacquinot, Bandelot, Levasseur et Cacheleux, à la municipalité du XII° arrondissement ; 11 vendémiaire an VII (5 oct. 1798), 1 p. in-4.

Un citoyen, se disant membre de la Société théophilanthropique, est venu hier placer un signe de ce culte dans un local auquel la société avait renoncé lorsqu'elle fut admise à partager la jouissance de l’église. Les catholiques ont enlevé ce signe, eten ont référé à la municipalité.

3° Pétition des mêmes à la même municipalité, sig. Cacheleux et Bandelot ; 19 frimaire an VII (9 déc. 1798), 4 p. in-fol.

Plaintes nouvelles et fort vives contre les théophilanthropes, qui prétendent s’emparer d’une pièce dépendante des bâtiments de l’église et de la sacristie, pour y établir des écoles et un vestiaire, bien que le partage déjà fait entre les sectateurs des deux cultes ait été tout à l'avantage des théophilanthropes. Les catholiques accusent ceux-ci de faire de l’enseignement une spéculation, et disent que, d’ailleurs, les églises sont destinées à l'exercice du culte, et non à servir de salles d’étude.

4 Autre pétition des mêmes à la même administration, sig. Delile, Levasseur, Oudot, Savoye, etc. ; 24 ventôse an VII (4 mars 1799), 3 p. in-fol.

Les théophilanthropes avaient cessé, depuis plus de trois mois, l’exercice de leur culte dans le temple de la Piété filiale ; ils n’y venaient plus que le quintidi (15 de chaque mois) pour faire des instructions aux enfants ; les voilà qui annoncent Lattes de recommencer leurs exercices à compter de décadi prochain, en prétendant avoir, avec les catholiques, la jouissance en commun de la sacristie. Et quel moment choisissent-ils? Celui où les offices des catholiques sont les plus longs et leurs cérémonies les plus nombreuses.

50 Lettre des administrateurs du culte théophilanthropique du temple de la Piété filiale, à la municipalité du XIL arrondissement, sig. Drouet, Reboulet, etc.; 8 messidor an VII (26 juin 1799), 1 p. in-4.

Ils demandent à se servir, pour leur culte, du socle qui se place devant les membres de la municipalité les jours décadaires. — En marge : Accordé, avec condition de prendre soin.

6° Lettre des administrateurs catholiques de Saint-Étienne du Mont, à la même municipalité, sig. Zevassewr, Delile, etc. ; 28 thermidor an VII {15 août 1799), 2 p. in-4.

Nouvelles plaintes des catholiques, à propos de la prétention des théophilanthropes de s’emparer de leur sacristie.

1° Lettre des administrateurs de la religion naturelle (théophilanthropie) du même temple, à la même municipalité, sig. Reboulet, Lawrisset, Drouet, Brebier, Vaæeiller, Jeanne et Chemin (fondateur de la secte); 5 fructidor an VII (22 août 1799), 1 p. 1/2 in-4.

La municipalité, dans la conférence qui a eu lieu en sa présence, le 2, entre les sectateurs des deux cultes, a proposé aux théophilanthropes d’abandonner leurs prétentions sur la sacristie, et d'accepter la salle où ils s’assemblent les décadis. « Nous avons vu dans cette offre une nouvelle preuve de votre esprit de conciliation, et nous ne pouvons qu'accepter avec reconnaissance... »

8° Délibération des mêmes administrateurs, sig. d'eux ; 5° jour complémentaire de l'an VII (21 sept. 1799), 3 p. in-4.

« Le conseil de direction et d'administration du culte de la religion naturelle dans le 12e arrondissement, considérant qu’il s’est écoulé, depuis l’établissement public de ce culte, assez de temps pour en connaître les véritables amis, a arrêté de leur faire un appel et de les inviter à concourir avec lui au soutien d’une institution si propre à rendre les hommes heureux, par la douce influence de la raison et de la morale. » En conséquence, des réunions auront lieu, chaque mois, dans le but de rapprocher les sectateurs de la religion naturelle, de manière que tous les membres puissent compter sur l’appui les uns des autres. «Il est bien entendu que, conformément aux principes de la théophilanthropie, on ne s’occupera jamais, dans les dites assemblées, de questions politiques. »

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