‹ Inventaire des autographes et documents historiquesChapitre 204 sur 242 · Temple du travail (Saint-Médard · texte numérisé non relu

Temple du travail (Saint-Médard

1° Pétition de citoyens du 12° arrondissement et autres circonvoisins, à la municicipalité de cet arrondissement, pièce revêtue de quarante-cinq signatures, en tête desquelles se trouve celle du citoyen Drowlot, commissaire de police de la division du Finistère ; 5° jour complémentaire de l'an V (21 sept. 1797), 3 p. in-4.

Tous sectateurs du culte des CN or ee ils demandent à être mis en possession de l’église de Médard, concurremment avec leurs frères les catholiques, tous les jours, de onze heures du matin à trois heures, et les jours de fètes nationales, de dix heures à deux heures. }

90 Arrêté de l'administration départementale de la Seine, du 8 vendémiaire an VIT (29 sept. 1798), avec une lettre d'envoi à la municipalité du XII° arrondissement, sig. Trévilly et Sauzay, 1 p. 1/2 in-fol. ou in-4.

Décision par laquelle il est fait droit à la pétition pros mais qui n’accorde Saint- Médard aux théophilanthropes que de onze heures à deux heures. Ils pourront se servir de l'orgue pendant les cérémonies.

(Il est à remarquer que cette décision n'arrive qu'un an après la pétition.)

3° Lettre du curé de Saint-Médard, Awg. Baïlliet, et des administrateurs catholiques de l’église, à la municipalité du XII° arrondissement ; 5 frimaire an VII (25 novembre 1798), 1 p. in-4. | ;

Les théophilanthropes devant partager avec eux la possession de l’église, ils demandent que, préalablement, ils puissent s'entendre ensemble pour le bien de la paix, dans une conférence, en présence de la municipalité. — Une note en marge porte : Convocation le 8, à midi.

4° Deux rapports du commissaire de police de la division du Finistère, Drowlot ; 12 et 13 frimaire an VIL (2 et 3 déc. 1798), 3 p. in-4.

Annonce de l'installation des théophilanthropes dans le temple du Travail, ci-devant Médard, le 40 courant. Ils se sont comportés avec beaucoup de modération, jusqu’à ne point se servir du maître-autel, pour ne point contrarier les ministres catholiques, qui en avaient eu la plus grande peur. Le ministre (curé) Bailliet, qui affiche le fanatisme, loin de se montrer reconnaissant de ce bon procédé, a suscité des tracasseries aux théophilanthropes, les entravant dans l'exercice de leur culte. « D’après ce, il pourrait en résulter de violents débats, qui pourraient troubler la tranquillité publique... »

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