CONSULAT
(25 décembre 1799 — 18 mai 1804)
179. BONAPARTE (Napoléon), premier consul, le 25 décembre 1799, consul à vie le 2 août 1802.
L.S., sur vélin, contre-sig. Maret et Talleyrand, au pape (Pie VII) ; Saint-Cloud, 5 prairial an XI (25 mai 1803), 1 p. gr. in-fol. oblong, sceau. — A. S. R5, —S. C.
Il lui annonce qu’il envoie comme ambassadeur près de sa personne, son oncle, le cardinal Fesch, en remplacement du cit. Cacault.
180. CAMBACÉRÉS (Jean-Jacques-Régis de), n. à Montpellier, 18 oct. 1753, second consul le 25 déc. 1799, m. à Paris, 8 mars 1824.
L. S., avec une ligne autographe, au cit. Bouron, président du tribunal criminel de
la Vendée; Paris, 24 nivôse an VIII (14 janv. 1800), 1 p. in-4, cachet de cire rouge. — À. S. 5, — $S. C. — (Réservé.)
Il le remercie de lui avoir écrit à l’occasion de sa nomination au consulat et de lui avoir adressé ses souhaits de nouvelle année. Le post-scriptum est ainsi conçu : « Je m’occuperai de l'affaire du citoyen Pichard ; vous pouvez l’en avertir. »
LEBRUN (Charles-François), troisième consul de la République le 25 déc. 1799, n. à Saint-Sauveur, 19 mars 1739, m. à Saint-Mesme le 16 juin 1824.
L. À. S. au cit. Jean-Baptiste Delacoste, sous-préfet de Melle (Deux-Sèvres)
Paris, 26 frimaire an IX (17 déc. 1800), 2 p. in-4, tête imp. — A.S.et S. C.
Il lui reproche amicalement de n’avoir pas accepté de l’avancement. « La Vendée vous voulait; vous l'avez refusée ; il a fallu la donner au citoyen Merlet, qui n’y portera ni votre réputation ni vos moyens. »
PREMIER EMPIRE (18 mai 1804 — 11 avril 1814)
NAPOLÉON I*, empereur des Français le 18 mai 1804, renversé du trône par la coalition européenne le 11 avril 1814.
L. S. Napoléon, à son cousin...; (mai 1805), 2 p. in-4. — A. S. R*. A. R&. —S$. en toutes lettres, R5. — S. Napol., R2. — $, Nap., R'. — $S. N., C. — Ces distinctions sont importantes, car Napoléon, pendant les dix années qu'il fut empereur, écrivait très-rarement de sa main ses lettres, même les plus intimes, et, dans ce dernier cas, ne signait que d’une initiale. Les lettres adressées aux souverains ou aux princes sont ordinairement signées en toutes lettres ; les ordres et les communications, envoyés aux généraux ou aux ministres, portent soit Vapol., soit Nap.; enfin un grand nombre de missives ou d’apostilles en marge de rapports, demandes ou décrets, ne sont signées que d’une A. dont la forme — si forme il y a — est des plus variées.)
Relative à la pyramide à élever sur le champ de bataille de Marengo, et aux monuments
qui doivent être placés sur ceux de Dego, de Montenotte et de Mondovi. — Cette intéressante pièce donne exactement la mesure du goût de Napoléon en matière d'art,
NAPOLÉON 1®. L. S. Napoléon, à un souverain ; Paris, 3 avril 1810, 1/2 p. in-4.
Il annonce que l’acte civil de son mariage avec l’archiduchesse Marie-Louise d'Autriche a q 8
été arrêté et signé à Saint-Cloud le 1e avril, et que les cérémonies religieuses ont eu lieu le lendemain dans la chapelle impériale du Louvre.