‹ Inventaire des autographes et documents historiquesChapitre 51 sur 242 · NAPOLÉON · texte numérisé non relu

NAPOLÉON

L. S. N., avec une correction autographe, au roi de Naples (Murat); Dresde, 7 oct. 1813, 6 heures du matin, 1 p. in-4.

Pièce historique, antérieure de neuf jours à la bataille de Wachau et de onze à celle de Leipzig. « Mon frère, je vous ai écrit à 1 heure du matin. Je pars pour Meissen. Toute l'armée ennemie de Silésie a débouché par Wartenbourg. Il n’y a plus personne de Dresde à Goritz, ni de Dresde à Berlin. Le maréchal Saint-Cyr reste à Dresde. Occupez les Autrichiens le plus Sy vous pourrez, pour que je puisse battre Blucher et les Suédois avant l'arrivée des Autrichiens... »

JOSÉPHINE (Marie-Josèphe-Rose TASCHER DE LA PAGERIE), première

se, DE vu

femme de Napoléon [*, n. aux Trois-[lets (Martinique), 23 juin 1763, impératrice le 18 mai 1804, répudiée le 16 décembre 1809, m. à la Malmaison, le 29 mai 1814.

L. A.S. ZLapagerie Bonaparte (à Barras) ; 14 fructidor, 1 p. in-8, papier à bordures rouges. Un nom a été coupé dans la lettre. — A. S. RS. —$, R1. ( Recherché.)

Elle le gronde de ne pas être venu la voir, « Si je n’étois bonne femme, je me serois piquée ; heureusement je n’ai pas de rancune ; ainsi j'accepte avec plaisir votre invitation pour demain: »

PREMIÈRE RESTAURATION (6 avril 1814 — 20 mars 1815)

LOUIS XVIII, n. à Versailles, 16 sept. 1755, reconnu pour roi le 6 avril 1814, chassé de France le 20 mars 1815.

L. À. S. à Charette ; (18 sept. 1795), 2 p. in-4. — Lettres comme comte de Provence ou avant son avénement au trône : À. S. R?. —S. C. — Lettres comme roi : À.5, 2,64 RE à

Original d’un document historique bien connu. Le comte de Provence, qui prenait alors le titre de roi de France, annonce au chef de la basse Vendée la défaite des émigrés à Quiberon, et la signature d’un traité de paix entre l'Espagne et la République. « Ce contre-temps, dit-il, loin de me rebuter, n’est qu’une preuve de plus que la Providence veut que je ne doive ma couronne qu'à mes braves sujets... Ce que je désire par-dessus tout, c’est que vous continu yez les démarches que vous avez déjà faites en Angleterre pour obtenir ma réunion avec mon frère et vous ; mais l'esprit de vertige et de terreur, qui a gagné la plupart des princes d'Allemagne, est cause que j'ai été forcé de recourir à l'Empereur pour obtenir un asile momentané..… Je travaille aussi à prolonger la guerre extérieure, que je regarde comme un mal nécessaire pour empêcher les rebelles de réunir trop de forces contre vous... Adieu, brave et fidèle Charette ; je sens que si je pouvais jamais être jaloux de mon frère (il croyait le comte d’Artois débarqué en Vendée), ce serait en ce moment ;, mais j'ai la ferme espérance que je n'aurai pas longtemps à l'être. » — (L'écriture de cette lettre, la façon dont les lignes sont inégalement espacées, parfois même interrompues, indiquent qu'elle a été écrite sur un vaisseau, dans un moment où la mer était agitée.)

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