‹ Inventaire des autographes et documents historiquesChapitre 52 sur 242 · LOUIS XVIII · texte numérisé non relu

LOUIS XVIII

L. S. à son cousin... ; Paris, 30 nov. 1814, 1 p. in-4. — ( Réservé.)

« Mon cousin, mes sentiments pour les Vendéens sont toujours ce que vous les avez connus ; les circonstances seules ner DAC bout de les leur témoigner, à bref délai, par les grâces qu'ils attendent de moi et auxquelles ils ont droit. Le Roi acquittera les dettes de la monarchie ; mais ses fidèles sujets lui feront crédit, sur l'amour et 1 respect qu'ils lui portent, jusqu’au jour où il lui sera permis d’agir selon son cœur. J'ai délibéré de conférer le titre de maréchal à cinq des plus vaillants défenseurs de la royauté, morts au champ d’honneur, afin que leurs veuves ou leurs familles jouissent des prérogatives attachées à cette dignité, sans que les chefs de l’armée en prennent ombrage, autant que si cette faveur échéait à des vivants. Vous ferez connaître cette résolution à M la marquise de la Rochejacquelein, et lui ferez entendre qu'elle ne peut demander au delà.»

EMPIRE. — CENT JOURS (20 mars — 8 juillet 1813) NAPOLÉON I*, s'empare du trône le 20 mars 1815, renversé une

seconde fois par les souverains alliés le 8 juillet suivant, m. prisonmer de l’Angleterre, à Sainte-Hélène, 3 mai 1821.

Suns

L. S. Napoléon, ‘au roi de Sardaigne ; Paris, 4 avril 1815, 1 p. pet. in-fol., cachets et soies. — (Les lettres de Napoléon pendant la période des Cent-Jours sont trèsrares. De la captivité de Sainte-Hélène, on trouve des notes et des fragments autographes, la plupart relatives à l’histoire des campagnes de Napoléon.)

Importante lettre historique par laquelle il lui fait part de son retour à Paris, où il a été porté par l'amour de ses peuples. Les Bourbons n'ayant voulu s’associer ni aux sentiments ni aux mœurs de la France, elle s’est séparée d’eux et l’a rappelé comme un libérateur. Sa plus douce pensée est le repos de l’Europe. Assez de gloire a illustré les drapeaux des diverses nations. « Après avoir présenté au monde le spectacle de grands combats, il sera plus doux de ne connaître désormais d’autre rivalité que celle des avantages de la paix, d'autre lutte que la lutte sainte de la félicité des peuples... »

DEUXIÈME RESTAURATION (8 juillet 1815 — 30 juillet 1830)

LOUIS XVIII, rétabli sur le trône le 8 juillet 1815, m. à Paris, 16 sept. P. À. S.; 21 juillet 1815, 1/2 p. in.

Vigoureuse protestation contre les violences commises en France par les armées alliées. Le fac-simile de ce précieux document est ci-derrière.

CHARLES X, n. à Versailles, 9 oct. 1757, roi le 16 sept. 1824, renversé du trône le 29 juillet 1830, m. en exil à Goritz, 6 nov. 1836.

P. A. S., (1791), 1 p. in-4. — Lettres comme comte d'Artois : A. S. R. — $S. C. — Lettres comme roi : À. S. R. — S. R'.

Pièce signée trois fois le ce d'Artois (signature fort rare, car le comte d’Artois signait ordinairement Charles-Philippe). C’est une autorisation de lever des troupes donnée au vicomte de Mirabeau.

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