DESCARTES (René
1° Copie ancienne du testament fait par Descartes, sous forme de lettre, à Egmont le 30 août 1649, et adressé à l'abbé Picot, prieur de Rouvre, demeurant à Paris, 3 p. in-fol. — 2921. s. de Georges Cuvier à Alexandre Lenoir ; Paris, 15 et 19 mai 1821, 4 p.in-4.
Georges Cuvier prie Alexandre Lenoir de vérifier si le crâne envoyé de Suède est bien le crâne de Descartes. — Sur le verso de la première des lettres est la minute a. s. de la réponse
d'Alexandre Lenoir à Cuvier : elle contient des détails curieux sur les dépouilles mortelles de Descartes, et conclut contre l’authenticité du crâne en question.
21. FERMAT (Pierre de), conseiller au parlement de Toulouse, l’un des géomètres les plus illustres que la France s’honore d’avoir produits, émule et ami de Pascal, n. à Beaumont de Lomagne, août 1601, m. janv. 1665,
L. À. S. à M. de Carcavi ; Toulouse, 9 août 1654, 1 p. 3/4 in-4. — K.
Précieuse pièce, peut-être unique. En voici le commencement :
« Monsieur, j'ai esté ravi d’avoir eu des sentiments conformes à ceux de M. Pascal, car j'estime infiniment son génie, et je le crois très-capable de venir à bout de tout ce qu'il entreprendra. L'amitié qu’il m'offre m'’est si chère et si considérable que je crois ne devoir point faire difficulté d’en faire quelque usage à l'impression de mes traités. Si cela ne vous choquoit point, vous pourriés, touts deux, procurer cette impression, de la quelle je consens que vous soyés les maîtres. Vous pourriés esclaircir ou augmenter ce qui semble trop concis, et me descharger d’un soin que mes occupations m'empeschent de prendre. Je désire mesme que cet
en Po
ouvrage paroisse sans mon nom, vous remettant, à cela près, le choix de toutes les désigna:tions qui pourront marquer le nom de l’autheur, que vous qualifierez vostre ami... »
PS or ide 22. TORRICELLI (Evangelista), physicien italien, inventeur du baromètre, n. à Faenza, 1608, m. 1647.
L. À. S. à Angelo Ricci, à Rome ; Florence, 17 janv. 1645, 3 p. in-fol., traces de cachet. — R°£.
Lettre relative à ses travaux sur la spirale d’Archimède. Torricelli prie Ricci de demander
au père Mersenne quel est
; 4 l’auteur, en France, qui a pré-
è { tendu démontrer que la ligne cé bar } # courbe parabolique est égale
à une spirale d’Archimède. Il
donne la définition de cette
LA ZX ligne, telle qu’il la conçoit, et
rie Ricci de communiquer ses
D rernes au Père Mersenne.
23. PASCAL (Blaise), une des grandes gloires scientifiques et littéraires des temps modernes, mathématicien, théologien, écrivain de premier ordre, auquel on doit la découverte de la pesanteur de l'air et les Provinciales, n. à Clermont-Ferrand, 19 juin 1623, m. à Paris, 19 août 1662, |
L. A.S. «à mademoiselle Perier, la conseillère, à Clermont », sa sœur ; Rouen, « ce samedy, dernier janvier 1643 », 2 p. in-fol., adresse. — R*.
Elle a dû être en peine de ne pas recevoir de ses nouvelles et de celles de son père (alors intendant de Normandie). Celui-ci, étant à Gisors, l’a envoyé faire un tour à Paris, où il a trouvé une lettre d’elle, qui lui a appris qu’elle lui écrivait à Rouen toutes les semaines, bien qu’il n’ait reçu que très-peu de ses missives. Retourné à Rouen, M. Périer lui a annoncé, par sa dernière, qu’elle était malade, sans lui dire si c’était plus ou moins grave. Il ne tardera
as, du reste, à retourner à Paris. — Sur la seconde page se trouve un p. s. signé de quatorze ignes, de la main d’Etienne Pascal, père du futur auteur des Lettres provinciales, adressé également à Mw° Périer, dans lequel il s'excuse, à son tour, de ne pas lui donner plus souvent de ses nouvelles ; maïs il est accablé de travail.
(Blaise Pascal avait dix-neuf ans et quelques mois, lorsqu'il adressa cette lettre à sa sœur. Son écriture $e ressentait encore des traditions de l’école ; elle se modifia par la suite.)
24. SALLO (Denis de), conseiller au parlement de Paris, créateur du journalisme scientifique, n. à la Coudraie de Luçon (bas Poitou), 17 mars 1626, m. à Paris, 1669. Il fonda, sous le pseudonyme d'Hédouville,