DE FAR
de la main de Catherine de Parthenay, à laquelle ce manuscrit a appartenu : « Devis d’une grotte pour la Royne mère du Roy. »
Le manuscrit décrit ci-dessus et une quittance, découverte récemment à la Bibliothèque nationale et publiée par M. Ulysse Robert dans les Archives de l'art français, sont les seuls autographes qu’on connaisse de Bernard Palissy. Je reproduis cette signature parce qu’on y retrouve les éléments de l'écriture du devis.
RAMUS (Pierre LA RAMÉE, dit), philosophe, mathématicien et grammairien, qui, dans son enseignement, substitua l'autorité de la raison à celle des Anciens, n. 1515, massacré à Paris, lors de la Saint- Barthélemy, le 26 août 1572.
L. $., en latin, avec la souscript. aut., à Joachim Camerarius ; Francfort, 20 des
calendes d'octobre 1569, 1 p. in-4 oblong, traces de cachet. — A. S. et $S. R*.
Envoi de ses études sur les mathématiques. ,
CL Vo Pl dé D: Kms
PARÉ (Ambroise), créateur de la chirurgie moderne, n. à Laval, 1516, Im. à Paris, 22 déc. 1590.
P.S., sur vélin, 15 juill. 1573, 1 p. in-4 oblong. — $S. RT.
Quittance d’un quartier d’une rente de 100 livres tournois constituée par la ville de Paris.
LA BOETIE (Étienne de), conseiller au Parlement de Bordeaux, auteur de la Servitude volontaire, ami de Montaigne, n. à Sarlat, 1% nov. 1530, m. à Germinian, près Bordeaux, 18 août 1563.
Sa devise : Pax et lex, et sa signature Zstienne de la Boëtie, au bas du titre d’un exemplaire de l'édition des Constitutions et ordonnances faites el compilées pour le
bien et utilité des regnicoles de France, donnée, en 1527, par le fontenaisien Pierre Fouschier, sous le nom de Gilles Daurigny. — $S. R*. — (Xéservé.)
VIETE (François), le plus grand géomètre du xvI° siècle, inventeur des signes algébriques et le premier qui ait appliqué l'algèbre à la géométrie, n. à Fontenay-le-Comte, 12 avril 1540, m. à Paris, fév. 1603.
LR TT En Per P. S.; Fontenay, 19 déc. 1598, 2 p. 1/2 in-fol. — A. S. R°. — A. R7. — S, F7.
Ratification de la vente à sa sœur Jeanne, dame du Breuil, d’une maison sise en la grande
rue de sa ville ar ect 5 L li — EN EL TD #
12. SARPI (Pietro-Paolo), dit }ra Paolo, de l’ordre des Servites, adversaire déclaré de la suprématie romaine, un des esprits les plus universels et les plus hardis du xvr° siècle, précurseur de Bacon et de Locke en philosophie, de Harvey en médecine, de G. Gilbert par ses études sur le magnétisme, historien éminent, n. à Venise, 1552,
.m. dans la même ville, 1623.
L. A. S. à l'évêque de Bellune ; 1° juin 1604, 2 p. in-fol., trace de cachet. — R.
Lettre en partie relative aux affaires des Capucins. Curieux détails. Annonce de la publi- . cation du commentaire de Juste Lipse sur Sénèque. On a reçu de Londres le livre du roi d'Angleterre (Jacques I°r) en latin, sans nom de traducteur, ce qui fait croire à Fra Paolo
qu ’il est l’œuvre du roi lui-même, dont on dit chaque jour qu’il montre BUS d’érudition que e vertus royales.
À Vasle À.1. Gagne LR LP à D nr
Re Ga Are
13. BACON (Francis), chancelier d'Angleterre, illustre philosophe, précurseur, en métaphysique, de Galilée, Locke et Newton, n. à Londres, 1560, m. 1626.
L. aut. sig. Fr. Verulam, canc., au marquis de Buckingham ; 28 nov. 1619, 3/4 de p. in-fol. — A. S. R. — $. K.
14. GALILEO-GALILET, créateur de la philosophie expérimentale, n. à Pise, 18 fév. 1564, m. 1642.
L. A. S.; de sa prison d’Arcetri, 4 mars 1635, 1 p. in-fol. Légère déchirure en tête n atteignant pas le texte : quelques taches de rousseur. — R7.
GE
Voici la traduction de cette précieuse pièce : « Les froids excessifs de la saison ; ceux de mon vieil âge; la fin prochaine du présent
considérable, d’il y a deux ans, de cent bouteilles ; celle des autres présents, moins importants, de mon sérénissime maître, d'il y a deux mois; de celui de l’éminentissime Cardinal : de ceux des sérénissimes Princes, et des deux autres, l’exce S, D. de Guise (Ghisa) ; de plus, la perte de deux petits tonnneaux de vins de ce pays, qui se sont gâtés, me mettent dans la nécessité de recourir à votre obligeance et à la Leon du S' Sisto, usant, en cela, des gracieuses offres de service que vous m'avez faites si généreusement. Je désirerais donc que, avec toute la diligence possible, vous voulussiez bien me faire une provision de 40 bouteilles, c'est-à-dire de deux caisses de liqueurs assorties, des plus exquises qu’on pourra trouver là-bas, et, cela, sans aucun égard à la dépense; car je suis du reste si économe, en ce qui touche les autres dépenses de mon corps, que je puis bien me relâcher un peu en faveur de Bacchus, sans préjudicier à ses compagnes Vénus et Cérès. Là-bas, on ne doit pas manquer de Scillo, de Carino, — peut-être serait-il mieux de dire Scylla et Carybde, — des vins de la patrie de mon maitre le Syracusain Archimède, des vins grecs et des clairets. Il vous sera facile, je l’es-
Ce so Î. TA s 2 père, de me les TVA Jar LA gOMNarLI (65 5 envoyer par le re G L- tour des caisses de
l'Office. Je rem—
t FPE bourserai immédia- E ; tement la dépense, 1h. sans pouvoir m’ac-
quitter de l’obligation qui me liera à vos SS'iss; car elle sera infinie. Mais, si le pouvoir me manque, je AT Fo tâcherai d’y suppléer, en partie, par ma bonne À Z/at volonté et la promptitude que je mettrai à J al 7 Je vous servir, lorsque vous m’honorerez de - , Ê quelque commission.
« La neige, cette nuit, s’est élevée à une 4 * palme; elle continue encore et pourra bien DA € s'élever à une demi-brasse.
ME t « Je vous baise affectueusement les mains. « De ma prison d’Arcetri, le 4 mars 1635. »
KEPLER (Johann), astronome, qui formula les lois des révolutions : planétaires, n. à Magstatt (Wurtemberg), 27 déc. 1571, m. 15 nov.
Pièce d'album a. s.; 5 des ides de mars 1594, 1 p. in-8. — À. S. F7.
Vers latins extraits de l'album de Jacques Roller, son condisciple à l’école de Tubingue. Ils furent écrits au moment du départ de Kepler pour Gratz, où il avait été nommé professeur de mathématiques. ;
. VINCENT DE PAUL (saint), bienfaiteur de l’humanité, fondateur de
l’œuvre des Enfants trouvés, n. à Ranquines (Landes), 24 avril 1576,
m. à Paris, 27 sept. 1660.
L. A. S. à M. de Comet, avocat, à Dax; Avignon. 24 juill. 1607, 3 p. pet. in-fol., d’une écriture fine et serrée, traces de cachet en cire rouge. — A. S. R. — S. K. (Recherché.) — (Réservé.)
C’est la célèbre lettre dans laquelle Vincent de Paul raconte à son protecteur, dans les plus grands détails, sa captivité de Tunis.
VINCENT DE PAUL (saint).
L. A. S. à un membre de la famille Comet ; Paris, 16 août 1636, 1 p. in-8, traces de cachet. — (Réservé.) | Il lui envoie une miniature exécutée sur vélin par le peintre Frédéric Brentel et représen-
RO
tant la fuite en Égypte. — La miniature est encore jointe à la lettre : au dessous est cette légende caractéristique, tracée en lettres d’or sur fond pourpre : Aimez Diev et vostre provchain. La signature porte : F. Brente, 1636.
18. RENAUDOT (Théophraste), médecin, conseiller à la Cour des monnaies, qui créa le journalisme politique en fondant, le 1% mai 1631, la Gazette de France, n. à Loudun (Haut-Poitou), 1584, m. à Paris, 25 oct. 1653.
P. S. sur vélin, avec deux petites lignes autographes ; Paris, 15 sept. 1653, 1/2 p. in-fol. oblong. 2 $ | \ L — À. S. R.—S. ER. ÿ
Reçu de 375 livres pour un quartier de la somme de 1500 livres d'augmentation de taxations, attribuées à sa SRE
dite commission de conseiller du Roi en sa cour des monnaies.
19. DESCARTES (René), rénovateur des bases de la philosophie moderne, n.. à La Haie (Indre-et-Loire), 30 mars 1596, m. à Stockholm, 11 fév. 1650.
L. A. S. à Huygens de Zuylichem, « chevalier, conseiller et secrétaire de Son Altesse, en l’armée; » Egmond, 4 août 1645, 3 p. in-4, cachets et soies. — FR. ( Recherché.)
Il ne peut lui envoyer quelque discours touchant la chimie, car, dans la quatrième partie de ses principes, il a écrit tout ce qu’il savait sur cette matière. « Il ne m’est pas possible d’en rien escrire davantage sans me mettre en hasard de me mesprendre, à cause que je n’ay point fait les expériences qui m’auroient esté nécessaires pour venir à la connoissance particulière de chasque chose, et, n'ayant point la commodité de les faire, je renonce dorénavant à cet estude et à toutes les autres semblables touchant lesquels je ne pourrois entièrement es OI sans l’ayde d’autruy... » Il parle ensuite de ses disputes avec
oetius.