COLONIES SAINT-DOMINGUE
TOUSSAINT LOUVERTURE, chef des insurgés de Saint-Domingue, n. dans cette île, 1748, m. au fort de Joux (Doubs), 27 avril 1803.
L. S., en français, au Directoire exécutif ; les Gonaïves, 30 messidor an V (18 juillet 1797), 2 p. 1/2 in-4, tête impr. — A. S. R. — $S. FR.
« Citoyens représentans, la reconnaissance étant de l’homme sensible et vertueux le plus bel apanage, je doïs me faire un devoir d’en écouter la voix. La place à laquelle le hazard et une série de grands événements, que j'étais éloigné de prévoir, m'ont élevé, en me traçant la route de l'honneur, dont je tâche de ne jamais m'écarter, ne m'a pas fait oublier qu’il y a vingt ans que le fardeau pesant de l'esclavage me fut ôté par un de ces hommes qui calculent plus sur les devoirs à remplir envers l'humanité opprimée que sur le produit du travail d’un être malheureux. Je parle, ici, de mon ancien patron, le vertueux Bayon, âgé aujourd’hui de soixante-dix ans... » Suit la demande d’accorder, à ce dernier, l’autorisation de résider dans les colonies, où ses anciens esclaves lui donnent sa subsistance, pour le récompenser de qu’il les a jadis traités avec humanité.
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PC. juet
ANGLETERRE
. ALIENOR D'AQUITAINE, dite Zléonore de Guyenne, l'une des reines
les plus illustres du moyen âge, protectrice des arts et des lettres, n. à Poitiers en 1112, mariée en 1137 avec Louis le Jeune. Son divorce, prononcé en 1152, et son union avec Henri Plantagenet, comte d’Anjou, qui ne tarda pas à devenir roi d'Angleterre (1154), furent le point de départ de guerres nationales, perpétuées pendant plusieurs siècles. Elle mourut à Fontevrault le 31 mars 1204.
Pièce en latin, sur vélin; Fontevrault, 6 oct. l'an II du règne de son fils Jean
(1200), 1 p. in-4. — Chartes : R*.
Charte par laquelle la reine Aliénor décharge les abbés et religieux de Saint-Maixent des services auxquels ils étaient tenus envers le Roi et ses officiers, à la condition de nourrir tous les jours trois pauvres dans leur réfectoire, et de faire célébrer quotidiennement deux messes pour la rémission de ses péchés et de ceux de son fils, de ses prédécesseurs et de ses successeurs. — Ce document est un des plus précieux de la collection de M. Benjamin Fillon.
RICHARD F7, dit Cœur de lion, le héros de la troisième croisade, prince célèbre par sa bravoure, sa vie aventureuse et sa fin tragique, n. à Oxford, 15 sept. 1157, roi le 6 juillet 1189, m. des suites d’une blessure reçue devant le château de Chalus, en Limousin, le 6 avril 1199. Pièce, sur vélin ; Niort, 7 mai 1190, 1 p. in-4 oblong. Le sceau manque, mais on
voit encore le cordon de fil qui le soutenait. — Chartes : R°. — ( Réservé.)
Charte de confirmation de la fondation du petit monastère de Saint-André des Gourfailles, près Fontenay-le-Comte, et don à ce monastère de la terre du vieil Auzay. (Le monastère avait été fondé la veille, à Fontenay, par Richard.)
+ EDOUARD III, n. à Windsor, 13 nov. 1312, roi le 24 janv. 1327, m.
21 juin 1377.
Pièce, en français, sur vélin ; Westminster, 19 déc. 1372, 1 p. double in-fol. oblong, lacs de soie. Le sceau manque. — Chartes : R7. Traité d'alliance intervenu entre Edouard III et Jean V, duc de Bretagne (au moment même
où ce dernier envoyait des ambassadeurs au Roi de France, pour l’assurer de sa fidélité). Superbe pièce historique.
). EDOUARD, dit le Prince noir, prince de Galles et duc d'Aquitaine,
l'illustre vainqueur de Poitiers, n. en octobre 1330, due d'Aquitaine en 1360, m. 8 juin 1376.
Pièce, sur vélin; Poitiers, février 1363, 1 p. in-fol. oblong, grand sceau de cire GE suspendu à des lacs de soie, malheureusement à demi brisé. — Chartes : P$. — (Réservé.)
Lêttres octroyant à Jehan Brandin la charge de lieutenant du châtelain de Fontenay-le-
rare pour garder le château et la ville, le dit châtelain absent, en l’obéissance du roi d’Angleterre.
- JEAN PLANTAGENET, duc de Bedford, régent du royaume de France
au nom de Henri VI, n. 1389, m. 1435.
CHARTE D'ALYENOR D'AQUITAINE
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Collection Lenjamen Lrllan Belog T° Dujardin.
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L. S., en français, sur vélin; Rouen, 21 fév. 1429 (1430, n. s.), 1/2 p. in-fol. oblong. — $S. FR.
Lettres-patentes, données comme régent du royaume de France, et 4° 0h, par lesquelles il fait savoir que Jean d'Alençon lui a fait remettre par Bretaigne, son héraut, 8,350 saluts d’or restant dus pour parfait payement
dela somme de 80,000 saluts d’or à laquelle avait été fixée sa rancon.
EDOUARD IV, n. 1442, roi le 5 mars 1461, m. 9 avril 1482.
P. S., en français, sur vélin ; Westminster, 9 juin 1468, 1 p. gr. in-fol. oblong. — Fi Eee $
Prorogation des traités de neutralité et d'alliance, passés antérieurement entre l'Angleterre et le duché de Bretagne. Magnifique pièce, remplie de détails d’un grand intérêt sur la situation respective des deux pays.
RICHARD IT, n. 1452, roi le 22 juin 1483, prince lettré et d’une rare intelligence politique, auquel la légende, écrite par ses ennemis, tient lieu d'histoire, tué à la bataille de Bosworth, le 22 août 1488.
P. S., en français, sur vélin ; château de Pont-Fret, 10 juin 1484, 1/2 p. double in-fol. oblong.--$. R.
Pièce historique très-importante. Traité avec Francois, duc de Bretagne. En voici le commencement : « Richart, par la grace de Dieu roy d'Angleterre et de France et seigneur d’Yrland, à tous ceulx qui ces présentes lettres verront ou oiront, salut. Savoir faisons que, pour le honneur et révérénce de Dieu nostre créateur, et affin de éviter l’effusion du sang humain et autres grans maulx et péchiés qui par l'exploit de guerre se pevent commectre et exécuter, congnoissans le bien et utilité qui par le moyen de paix et abstinence de guerre s’ensuit à la chose publicque, pour ces causes et autres ad ce nous mouvans avons au jourduy fait traictié avecques très hault et puissant prince nostre très chier et très amé cousin Francoys, duc de Bretai-
ne, pour luy, ses hommes , vassaulx, féaulx, soubgectz et serviteurs, d’une part, | et nous et les nostres d'autre, seur estat, trèves et abstinencede guerre... »
HENRI VI, n. 28 juin 1491, roi le 22 avril 1509, auteur de la réforme religieuse en Angleterre, m. 28 janv. 1547. |
L. A. S., en français, à Marguerite d'Autriche (gouvernante des Pays-Bas), 1/2 p. in-fol., adresse et traces de cachet de cire rouge. — A. S. R°. — $. F,
Précieuse pièce, dont voici le texte : « Madame, à vous me recommande très-affectueusemant, et vous supplye de me faire savoire plus sufvant de vos bones novelles; car ill y a le. d longe temps que je ne les a ouye. Ausi, NN Ge Madame, je m’enmarvaile fort pur quoy on) Vs vous me estes plus estainge (estrange) en 8 vos escrips asteure que paravant, cha- Qt chante bien que de nostre part il ni a
cause purquoy, non plus pur asteure de
peure vous annuiere, si non que je vous
supplie de adjuter foy à ce porture VE comme à moy maimes, an toute qu’il
vous dira de ma part. Escripte de la maine de vostre bon frère, cousin et compère Henry R.