‹ Inventaire des autographes et documents historiquesChapitre 73 sur 242 · LS ON · texte numérisé non relu

LS ON

210. ELISABETH, dite a Grande, illustre princesse, qui à fondé la grandeur politique et commerciale de l'Angleterre, n. 7 sept. 1533, reine le 17 nov. 1558, m. 3 avril 1603.

L. S., en français, avec la souscription aut., au Roi très-chrétien (Charles IX) ; Greenwich, 29 mai 1568, 1/2 p. in-fol. oblong, sceau privé. — À. S. R, —S. F. (Recherché.) — (Les autographes de la grande Elisabeth offrent des différences notables dans l'écriture. Les uns sont d’une main rapide ; les autres, plus rares, ont été écrits à main posée et abondent en fioritures.)

Elle a appris avec plaisir du sr de Beaumont, ambassadeur du Roi, la pacification des troubles du royaume de France. Avec son autorisation, le dit sr de Beaumont, après s'être acquitté de sa mission près d'elle, s’est transporté en Ecosse, où il a pu juger par lui-même de l’état des choses, et de la situation de Marie Stuart vis-à-vis de ses sujets, qu'il ne man-

quera pas de faire connaître au Roi.

941 ELISABETH, dite la Grande.

L. A. S., en français, « à ma bonne sœur et cousine la Royne mère du Roy très chrestien, mon bon frère » (Catherine de Médicis) ; (1574), 3/4 de p. in-fol.

Précieuse pièce, dont voici le texte :

« Madame, combien que, par plussieurs bones moyens, il vous a pleu monstrer la singulière affection et grand amour qui me portés, si est ce que la dernière offre quant à la pacification de l’ingratitude entre la Royne d'Escosse et moy ne se doibjent mettre en dernier lieu, pour ce qu’en icelle monstrés le grand soing qui vous tient de mon repos et l'envie qu’avés de mon bien; et, pourtant, je vous supplye croyre (quelque chose qu’orrez au rebours) qu’il n’a tenu à moy que nostre amytié ne demourast firme et solide, et ma conscience me rende ere nage de n’avoÿr donné occation, quelque peu que ce fust, qu’elle me pençast aultre que telle qui la promestois. Et, nonobstant, je me contentois, selon la requeste du Roy, de finir au pis aller, les différences entre ses subjects et Elle ; à la quelle offerte elle n’y a voulu entendre, et, pourtant, je n’en ay plus à dire sinon chi fa quello che puo non è tenuto & far più. Le sieur de Maurissière a si bien quitté la charge qui ly fuct donné qu’il mérite bien d'en estre loué, non seulement vers moy, mais aussy vers la Royne et ces subjectz; voyre il a manyé les affayres là si sagement et de si bonne grace que, de tous costés, il en est fort prisé, vous priant, Madame, de ne luy imputer sa demeure ca en mal pour les occations déclarées par vostre Ambassadeur, et, de peur de vous trop fascher, je fineray ces lignes barbouillées, après mes trés-affectionnées recommendations, priant le Seigneur Dieu vous tenir tousjours en sa

saincte garde.

Ne Fe os re Arcta (agé ie

(Cette missive, écrite avec un soin tout particulier, est assurément l’une des belles pages de calligraphie, dues à la plume d’Elisabeth. Rien qu’à la voir, on sent qu’elle a mis une sorte de coquetterie maligne à tracer ce qu’elle appelle son barbouillage, comme si elle eut voulu que

le contraste entre son écriture magistrale et le grimoire tragique de Catherine de Médicis fût plus frappant. Jamais, peut-être, la pointe crochue des entrelacs qui agrémentent certains de ses mots, ne s’est redressée avec plus de roideur. On dirait autant de têtes d’aspic prêtes à mordre qui s’aventure à leur portée. — Le style vaut l'écriture. À l'intervention, peu sincère, de Catherine en faveur de Marie-Stuart, Elisabeth répond en femme qui sait à qui elle a

affaire. Il serait curieux de retrouver la lettre qui a motivé cette réplique.)

AT: Roues ELISABETH, dite {a Grande.

Lettres patentes, sur vélin, en latin ; Westminster, 19 juin 1600, 1 p. double in-fol.

ee accordés à Laurent Hyde, écuyer. — Cette pièce est des plus remarquables par sa calligraphie et par les ornements dont le secrétaire a enjolivé la première ligne. Ainsi la lettre initiale du nom d’Elisabeth contient un charmant portrait de la Reine, dessiné à la plume.

CHARLES Ie, n. en Ecosse, 19 nov. 1600, roi le 6 avril 1625, décapité le 9 février 1649.

P.S., en tête; (vers 1640), 1 p. in-fol., cachet. — A. S. R5. — S. Re.

Le Roi accorde des licences de pêche à dix bateaux-pêcheurs espagnols. — Au dessous se trouvent sept lignes aut. sig. de Balthasar Gerbier, diplomate, peintre et architecte flamand, n. 1592, m. 1662, lequel était alors envoyé de Charles Ie° auprès de l’archiduchesse-infante. (Les autographes de Balthasar Gerbier sont très-rares.)

OLIVIER CROMWELL, l’un des plus grands politiques des temps modernes, n. à Huntingdon, 3 avril 1603, nommé lord protecteur d'Angleterre le 26 déc. 1653, m. à Whitehall, 3 sept. 1658.

P.S. O. Cromwell ; 20 juillet 1649, 3/4 de p. in-fol. — A. S. R$. — S. FF.

Ordre de payer 2,250 livres sterling au colonel Daniel Axtell pour les troupes qu’il commande en Irlande.

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