O DISTRIBUTION DE LA GLACE DES GLACIERES ROYALES
s’est établie, en effet, de donner la présidence au chancelier dans ce cas; mais l’article X des statuts réserve cet honneur aux recteurs, et, à leur défaut, aux adjoints à recteurs. De là est né le conflit.
Note. On trouve un écho de cet incident dans les Procès-verbaux de l’Académie de peinture, séance du 25 octobre 1721 : « La place de Monsieur le Directeur s’étant trouvée vacante par l’absence de Monsieur Coypel, il s’est mis une dispute entre Monsieur Van Clève et Monsieur de Boullogne pour occuper cette place. Monsieur de Boullogne était fondé sur les statuts, et Monsieur Van Clève s’est retiré et a protesté contre, et jusqu’à ce qu’il ait prouvé son droit, les statuts seront exécutés dans leurs forme et teneur. » Le samedi 22 novembre on lit : « Sur le différend survenu... Monsieur le duc d’Antin a envoyé une lettre adressée à M. Coypel, directeur de la Compagnie, ou, en son absence, au recteur en quartier. Comme cela regarde directement M. de Boullogne, il l’a présentée à l’Académie, laquelle a été lue par le secrétaire, et M. le Protecteur a décidé, selon l’article X, des statuts qui donne la préséance au recteur en quartier ou à son adjoint »
824. Extraits des registres de l’Académie de peinture et de sculpture [Ms. 9447, p. 227] (1424).
Girardon a présidé quinze fois l’Académie avec le titre de chancelier, quoique n’étant pas recteur en quartier ; de La Fosse, Coysevox, Van Clève lui-même l’ont également présidée dans les mêmes conditions.
Note. Cet extrait a peut-être été fourni au surintendant par Van Clève, pour prouver son droit.
Distribution de la glace des glacières royales.
825. Lettre d’Orry à Jules Robert de Cotte. De Versailles, le 12 avril 1738 [Ms. 7801, p. 386] (non numér.).
Il lui annonce l’envoi d’une liste de personnes auxquelles le roi consent qu’on fournisse de la glace à Paris.
826. État des personnes à qui on distribuait de la glace des glacières du Louvre et du château de Vincennes [Ms. 7801, p. 387] (non numér.).
827. État des personnes auxquelles le roi trouve bon qu’on fournisse de la glace de ses glacières de Paris, seulement quand elles y seront, et non
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en leur absence. Fait à Versailles, le 10 avril 1738 [Ms. 7801, p. 388] (non numér.).
828. Description d’un feu d’artifice élevé et tiré par..., le... 1704, représentant la Gloire consommée, ou le Trône glorieusement affermi par l’illustre naissance de Mgr le duc de Bretagne [Ms. 7801, p. 310-311] (2404).
Note. Nous connaissons la description — imprimée — d’un autre feu d’artifice, ou plutôt d’un feu de joie, en l’honneur de la naissance du duc de Bretagne : « Description du feu de joye tiré à Versailles le mardy 8 juillet 1704 pour la réjouissance de la naissance de Monseigneur le duc de Bretagne, par Monsieur Lenoble. » Paris, 1704, in-40.
829. Toisé de marbres d’Écosse pour les Bâtiments du roi [Ms. 7801, p. 201-202] (1438).
A la fin, on lit : « De l’ordre verbal de Messire Jules Hardouin Mansart..., je soussigné architecte et expert des Bâtimens du Roy, en présence de Mons. de Beaufort, directeur des magasins du Roy, et de Mons. Ogilvie, pour et au nom de M. Jacques Ogilvie, seigneur de Boyne, gentilhomme écossais, ay toisé les soixante et dix blocs de marbre d’Ecosse qui sont au port de la Conférence, mentionnez dans ce présent Etat, lesquels, suivant les calculs par moy faits du contenu de chacque bloc, montent à cinq cent cinquante-sept pieds, trois pouces, dix lignes et demy cubes, cy 557 p. 10. Fait ce 17 juillet 1705. Delépine. Ogilvie. »
830. Alsace française ou Nouveau Recueil de ce qu’il y a de plus curieux dans la ville de Strasbourg, avec une explication exacte des planches en taille-douce qui le composent. Strasbourg, chez G. Boucher, marchand libraire, MDCCVI. (Pièce imprimée.) [III] (1219).
Note. Cette pièce ne comprend que le texte, allemand et français, de l’opuscule. Les dix planches qui l’accompagnaient sont réparties dans la Topographie.
831. 1° Mémoire des planches de cuivre qui sont dans le bureau des plans des Bâtiments du roi.
2° Prise en charge desdites planches par Bizot, le 20 juillet 1706.
3° Transport de charge de Bizot à Coustillier, le 6 avril 1712.
4° Visa de R. de Cotte indiquant la répartition des planches [IV] (1415).
PIÈCES DIVERSES
196 planches ont été remises à Coustillier le 6 avril 1712, 6 à Le Pautre, 4 sont restées au bureau des dessins, 4 ont été perdues au bureau de R. de Cotte, à Paris.
Notes. Bizot était employé depuis 1703 au bureau des plans et dessins avec des appointements de 1.200 1. En 1711, les Comptes des Bâtiments le nomment garde des dessins, et en 1712, commis du sieur de Cotte. Les Coustillier sont assez nombreux dans les Comptes des Bâtiments. Il y avait un François-Louis, un Martin, un Pierre, un François Coustillier, tous jardiniers, un Coustillier, secrétaire du duc d’Antin, celui enfin que nous voyons ici, qui apparaît aux Comptes, avec son titre de garde des plans et dessins du roi, aux appointements de 1.800 1., en 1712.
832. Lettre du cardinal de Bouillon à Louis XIV. D’Arras, le 22 mai 1710 [I] (98).
Le cardinal donne sa démission de la charge de grand aumônier de France et de la dignité de commandeur de l’ordre du Saint- Esprit. Il se plaint des humiliations injustifiées dont on l’abreuve depuis dix ans, et reprend la liberté que lui confère sa naissance de prince étranger, fils d’un souverain indépendant, et de cardinalévêque de la Sainte Église, doyen du Sacré-Collège, évêque d’Ostie, premier suffragant de l’église romaine.
Note. Cette lettre a été imprimée en 1710, dans le Recueil de quelques lettres écrites depuis le 14 de juin tjoç jusqu'au 24 de may tjio , concernant Son Altesse Èminentissime le cardinal de Bouillon, doyen du Sacré-Collège , in-40, p. 15.
833. Liste des tableaux distribués par caisses que M. le duc de Brachiane (Bracciano) a vendus à S. A. R. Mgr le duc d’Orléans, Régent [Ms. 9447, p. 205-209] (1439).
Note. Il s’agit de la collection de tableaux de la reine Christine de Suède, proposée à Louis XIV en 1685 déjà, du vivant de la reine, et au sujet de laquelle les négociations avaient été plusieurs fois reprises avant d’aboutir. On trouvera l’histoire de cette collection, depuis la mort de la reine jusqu’à son entrée au Palais Royal, dans Champier et Sandoz, Le Palais Royal , t. I.
834. Arrêt du Conseil d’État du 10 février 1720, sur requête des entrepreneurs et ouvriers adjudicataires des ouvrages pour les Bâtiments de Sa Majesté [Ms. 7801, p. 316] (1434).
PIÈCES DIVERSES
La résiliation des marchés conclus à partir du Ier janvier 1720 et la conclusion de marchés nouveaux sont ordonnées, le prix des matériaux, les journées d’ouvriers, etc., ayant augmenté dans de telles proportions depuis le début de 1719 que les adjudicataires ne peuvent plus remplir leurs engagements. Les travaux exécutés en 1719 seront évalués et toisés selon le prix courant de l’année, et le roi donnera un dédommagement aux entrepreneurs.
Note. L’ancien répertoire (Ye 36) porte, sous le n° 1434 : « Arrêts du Conseil du 3 septembre 1714 concernant la place de Premier architecte du Roi. »
835. Mémoire concernant l’incendie arrivé au chantier du sieur Boulle, le 30 août 1720 [Ms. 7801, p. 374-385] (1440).
Note. Cette pièce a été publiée sans commentaires dans le Cabinet historique de Louis Pâris, 2e année, 1856, p. 175 à 188, et avec d’excellents commentaires de Montaiglon dans les Archives de l’Art français , t. IV, p. 334 et suiv.
836. Lettre du cardinal de Rohan à R. de Cotte. De Fontainebleau, le 28 septembre 1727 [III] (non numér.).
Il lui recommande le fils de son serrurier, qu’il a amené de Saverne pour le faire entrer chez un serrurier du roi. Que de Cotte lui trouve une place le plus tôt possible pour qu’il ne mange pas son argent.
Note. Sur le cardinal de Rohan, voy. pièce n° 553.
837. Règles pour l’agréable jeu de passes [Ms. 7801, p. 442-444] (non numér.).
838. Mémoire constatant l’état alarmant du commerce [II] (non numér.).
Les remises que l’on fait à Lyon perdent 5 6 %. Les fabricants ne consentent à vendre qu’au comptant. Les officiers ne peuvent pas habiller leurs troupes. Bien des marchands sont acculés à la faillite. On ne trouve plus d’argent. Il n’y a qu’un remède à cet état de choses, c’est de fabriquer, à l’instar des Hollandais, des esca-
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lins. Le roi pourrait ainsi lancer un type de monnaie d’alliage d’argent et de cuivre qui aurait cours dans tout le royaume, et permettrait de retirer les billets de monnaie. Par l’arrêt qui créera cette monnaie, le roi pourra indiquer qu’il la retirera de la circulation dans un temps limité.
Notes. L’escalin est une monnaie d’origine germanique. Le mot escalin est le même que le mot schilling en allemand moderne, schelling en flamand, shilling en anglais. — L’indication « Projet d’un canal de Saint-Maur à Paris », de l’écriture de R. de Cotte, qu’on lit sur cette pièce, indique qu’elle servait de chemise aux documents concernant le canal Saint-Maur.
839. Mémoire pour prévenir les incendies et donner les premiers secours [Ms. 7801, p. 366 à 373] (1441).
i° Précautions à prendre pour la construction et la réparation des maisons. 2° De la nécessité d’une exécution rigoureuse des ordonnances de police concernant les incendies. 30 Des dispositions à prendre en cas de sinistre pour porter les premiers secours. 40 Des modifications à apporter à la disposition des ports et chantiers pour remédier aux malheurs qu’ils peuvent causer. On trouve dans ce mémoire un projet de compagnie d’assurances qui répondrait des maisons sinistrées moyennant une petite partie des loyers, la centième par exemple, et qui serait chargée de la visite des maisons pour s’assurer de leur bonne construction, etc.
840. Mémoire sommaire pour le sieur Beausire [III] (non numér.).
Présenté à la ville par l’architecte Beausire pour obtenir un relèvement de traitement. Il oppose ses appointements à ses charges et s’efforce de prouver que les charges sont supérieures aux appointements.
Note. Beausire était « maître général, contrôleur et inspecteur des Bâtiments de la ville, garde et ayant charge des eaux et fontaines publiques ». Cette pièce est intéressante parce qu’elle donne le détail de ces fonctions.
841. Fragment de devis dont le début manque [I] (non numér.).
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Les papiers suivants nont été retrouvés qu après V impression de notre inventaire ; aussi n occupent-ils pas leur place normale dans le classement général. Les pièces nos 842 à 840 devraient suivre immédiatement la pièce n° 204, et les pièces nos 841 à 884, la pièce n° 204.
Ces manuscrits , relatifs à l’hôtel de Nevers et à la Bibliothèque du roi, sont reliés en deux petits in-folio portant les anciennes cotes du Cabinet des Estampes Hc 12 d et Hc 12 e. Ils ont disparu de tous les inventaires depuis 186 4, étaient conservés récemment encore aux archives de T administration de la Bibliothèque nationale, mais ont repris leur place, maintenant, au Cabinet des Estampes.
842. État des bâtiments de l’hôtel de Nevers, sis rue de Richelieu, à Paris, en l’état qu’ils sont présentement, le 10 novembre 1717 [Hc 12 d] (2352).
Indication, en détail, du mauvais état des bâtiments. En marge, indications de valeur.
Plans à ajouter à la liste donnée pièce n° 204. 1504. Plan ancien de l’hôtel de Nevers, rue de Richelieu. — 1505. Autre plan dudit hôtel, avec projet pour en faire la Bibliothèque du roi, rez-de-chaussée et premier étage. — 1506. Réduction du n° 1505. — 1507-1508. Coupes et profils dudit hôtel avec les décorations. —
1510. Autres projets idem pour une imprimerie, et pour y placer les globes. —
1 5 1 1 . Profil et coupe de la partie où sont les globes. (La plus grande partie de ces plans, et de ceux qui sont énumérés à la pièce n° 204, se trouve au Cabinet des Estampes, recueil Hc 15.)
843. Début d’un brouillon du procès-verbal de la visite de R. de Cotte, le 10 novembre 1717, à l’hôtel de Nevers, fait par Louis Fagon, conseiller d’État et au conseil des Finances [Hc 12 d] (2352).
Louis Fagon avait été, par arrêt du Conseil du 21 septembre 1717, nommé commissaire chargé de suivre la visite de l’hôtel de Nevers, abandonné au roi par Charles Châtelain.
Notes. Les négociations pour l’acquisition de l’hôtel de Nevers avaient donc été commencées avec Charles Châtelain qui avait acheté la maison au duc de Nevers. Mais, comme il n’avait pu la payer intégralement, le marché fut rompu, et, c’est
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avec le duc lui-même que les mandataires de Law poursuivirent l’affaire. Voy. pièce no 847.
844. Mémoire de M. l’abbé de Louvois, relatif à l’hôtel de Nevers [Hc 12 d] (2352).
Pour mettre de Cotte en état de faire ses dessins, il a minutieusement examiné le plan de l’hôtel. Si l’on pouvait obtenir la portion de galerie occupée par Mme de Lambert, toute la bibliothèque du roi pourrait tenir à l’hôtel de Nevers. On peut transformer en une seule galerie tout l’espace contenu entre le grand escalier et le bout de l’appartement de Mme de Nevers. Pour placer la Bibliothèque du roi, il faut 900 toises de livres in-folio, 600 toises d’in-quarto et 640 toises d’in-octavo. Tout cela peut tenir dans la même galerie, à condition d’adopter la disposition qu’indique en détail l’abbé de Louvois. Pour placer les deux gros globes (de Coronelli), il faudrait construire un salon beaucoup plus large que la galerie. Si l’on n’obtient pas l’appartement de Mme de Lambert, il faudra diviser la bibliothèque en deux, une partie dans la galerie haute, l’autre qu’on placerait sous les voûtes qui servent maintenant d’écuries. L’abbé indique ensuite les appartements où on pourrait loger les bibliothécaires et les commis, ainsi que l’emplacement possible de l’imprimerie royale. La petite cour de Mme de Lambert pourrait servir pour les relieurs et doreurs. Dans les combles, on logerait de bas domestiques, et on placerait des magasins de papiers, de livres en blanc, de maroquins, etc.
Note. Au sujet de l’appartement de Mme de Lambert, voy. pièces nos 847, 870,
845. Détail des ouvrages à faire à l’hôtel de Nevers, au sujet de la Bibliothèque du roi, suivant le dernier projet du mois de novembre 1717 [Hc 12 d] (2352).
Devis de la dépense par étages. Total général, compris 20.000 L pour les galetas, la couverture et le plomb : 136.794 1. En marge, on lit : « En cas qu’on fasse de la sculpture 15.000 L, et pour le total 15 1.794 w
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846. État de la dépense à faire pour l’établissement de la Bibliothèque dans l’hôtel de Nevers, sis rue de Richelieu [Hc 12 d] (1512).
Ce projet comporte la construction de trois bâtiments neufs, dont le pavillon destiné aux globes de Coronelli. Le total général est de 416.000 1.
847. Copie de l’acte de vente de l’hôtel de Nevers à Law, le 10 mai 1719 [Hc 12 d] (2352).
Sont compris dans la vente le local occupé par la marquise de Lambert, et qui doit revenir au duc de Nevers ainsi que les glaces, tableaux, ajustements, ornements, etc., posés par la marquise, et acceptés en échange d’une somme de 8.000 1. due par elle au duc de Nevers. Les droits de propriété du vendeur sont minutieusement établis. Le contrat d’échange, passé antérieurement entre Charles Châtelain et le duc de Nevers, qui avait cédé l’hôtel audit Châtelain, moyennant 8.000 1. de rente au denier 25, soit en capital 200.000 1., et 5.000 1. de rente au denier 20, soit 100.000 1. de capital, ayant été annulé par arrêt du 9 avril 1718, Châtelain n’ayant pas tenu ses engagements. L’acquéreur prend à sa charge le cens et les droits seigneuriaux depuis le Ier janvier 1719. Il s’engage à payer 400.000 1., dont les conditions de versement sont indiquées ; il donne en garantie au vendeur une hypothèque sur tous ses biens meubles et immeubles. Il s’engage à respecter le contrat passé avec la marquise de Lambert. Le vendeur s’oblige à acquitter sur le prix de la vente un certain nombre de dettes hypothécaires qui sont stipulées.
848. Copie de lettres patentes concernant le logement de la Bibliothèque royale. Versailles, mai 1724 [Hc 12 e] (2352).
La Bibliothèque royale est l’assemblage le plus complet « de ce qui peut contribuer au progrès des sciences les plus utiles en un Etat. » Le roi a jugé à propos, pour lui donner un logement digne d’elle, d’acquérir l’hôtel de Nevers, avec une autre maison qui en dépend faisant l’encoignure de la rue de Richelieu et de la rue
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Neuve-des-Petits-Champs, pour servir à l’avenir exclusivement à placer les livres et à loger les bibliothécaires, sans cependant déroger au droit que possèdent la marquise de Lambert et le marquis, son fils, de jouir, leur vie durant, d’une partie de ces bâtiments. Signé : Louis. Par le Roy : Phelypeaux ; avec paraphe et visa, signé : Fleuriau. Enregistrées par le Parlement le 16 mai 1724. Signé : Isabeau. Enregistrées par la Chambre des Comptes le 13 juin 1724. Signé: Beaupied. — Copie certifiée conforme le 30 juillet 1724. Signé : Bignon.
849. Procès-verbal de la visite faite à l’ancien hôtel de la Banque royale, récemment acheté par le roi pour y transporter sa Bibliothèque par Charles-François de l’Espée, expert ordinaire des Bâtiments du roi, en présence de M. de Cotte, le 20 août 1725 et jours suivants [Hc 12 e] (2352).
Description et dimensions du terrain (2.078 toises § de superficie). Description, dimensions et décoration de tous les appartements, pièce par pièce.
850. Mémoire de Robert de Cotte sur la distribution de la Bibliothèque du roi dans l’hôtel de Nevers, selon les indications à lui fournies par l’abbé Bignon, suivi d’un devis de frais d’aménagement. Septembre 1727 [Hc 12 e] (2352).
Autre exemplaire de la pièce n° 204.
Note. La pièce n° 204 est une copie; la pièce n° 850 est l’original.
851. Devis et conditions des ouvrages de menuiserie et assemblages de charpente que le roi veut faire construire pour sa grande Bibliothèque, à Paris, dans l’ancien hôtel de Nevers, suivant les ordres de Monseigneur le duc d’Antin..., et les dessins et devis de Monsieur de Cotte, lesdits ouvrages pour être commencés en l’année 1728 (Pièce imprimée) [Hc 12 e] (2352).
Désignation et description des armoires et des tablettes nécessaires. Cahier des charges imposé aux soumissionnaires. — A la fin, engagement manuscrit de l’entrepreneur Leschaudelle d’exécuter le travail à raison de 600 livres la toise. Le 2 avril 1728.
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852. Lettre du duc d’Antin à R. de Cotte. De Bellegarde, le 27 avril 1728 [Hc 12 e] (2352).
Il espère que de Cotte est du même avis que l’abbé Bignon et lui-même relativement à la suppression du grand salon de la Bibliothèque. Rien n’en imposera plus aux curieux que la masse des livres. En tous cas, qu’il se conforme aux idées de l’abbé Bignon.
853. Mesures que M. Marteau doit observer dans la construction des nouvelles tablettes à faire dans la galerie de la Bibliothèque du roi. Fait à Paris, le 30 avril 1728, par l’abbé Bignon [Hc 12 e] (2352).
854. Devis des ouvrages de sculpture en bois qu’il convient faire sur la menuiserie des armoires pour les livres de la Bibliothèque du roi, à Paris, suivant les modèles et dessins qui en ont été faits et arrêtés par M. de Cotte..., suivant les ordres du duc d’Antin... Lesdits ouvrages pour être faits dans l’année 1728 [Hc 12 e] (2352).
Les prix ne sont pas indiqués.
855. Devis de Lelong père et fils pour les mêmes ouvrages. Le 29 juin 1728 [Hc 12 e] (2352).