MAÎTRE-AUTEL DE SAINT-JEAN-EN-GREVE
Maître-autel de Sainl-Jean-en-Grève .
97. Devis des ouvrages de maçonnerie pour la construction de l’autel de Saint-Jean-en-Grève que Messieurs les Marguilliers veulent faire bâtir suivant les dessins qui en ont été faits par M. de Cotte, intendant des Bâtiments du roi et architecte de Sa Majesté. 1700 [II] (520).
Les travaux sont minutieusement énumérés mais le prix est laissé en blanc. En marge on lit 4.400 1.
Plans 519. Plan et élévation du maître-autel de Saint-Jean-en-Grève à Paris. — 520. Profil dudit autel.
Notes. Quoiqu’on lise sur le plan 519 l’indication suivante signée de Mansart : « J’ay veu et examiné le présent dessein pour le maistre autel de la paroisse de Saint-Jean-en-Grève que j’ay trouvé bien pour estre exécuté. Fait à Paris, ce vingt septième juillet 1700, » ce maître-autel ne fut cependant pas exécuté sur les plans de R. de Cotte, mais en 1724 sur ceux de Blondel. — L’église Saint-Jean, d’abord chapelle baptismale de la paroisse Saint-Gervais, fut érigée en paroisse en 1212, et agrandie en 1255, I32^ et I735* Supprimée en 1790, elle fut en partie démolie quelques années plus tard.
98. Devis des ouvrages de sculpture et marbre pour le maître autel de Saint-Jean-en-Grève que Messieurs les Marguilliers désirent faire construire suivant les dessins de M. de Cotte... [II] (520).
Les travaux sont énumérés et les prix indiqués en marge au crayon.
99. Devis des sculptures de marbre pour le maître autel de Saint-Jean-
en-Grève [II] (520).
Le total s’élève à 6. 7 94 1.
Quartier Saint-Germain-des-Vrés et projets pour F hôtel des Mousquetaires.
100. Arrêt du Conseil d’État du roi relatif au quartier Saint-Germaindes-Prés et au quai de la Grenouillère, 18 octobre 1704. (Pièce imprimée ) [IIIJ (1044).
QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRÈS
Le rempart planté d’arbres destiné à former la nouvelle enceinte de Paris au quartier Saint-Germain-des-Prés sera continué en ligne droite depuis la rivière jusqu’à la rencontre au point milieu de la rue de Varennes. Le quai de la Grenouillère sera continué en ligne droite de 10 toises de large depuis le pont Royal jusqu’à la rencontre du rempart.
Plans 2648. Plan du quai de la Grenouillère et des rues avoisinantes. — 2663- 64. Plan du quai de la Grenouillère et des rues avoisinantes.
Notes. Après la construction du Pont Royal, on fit une refonte complète du quartier du bord de l’eau, rive gauche, entre le pont des Saints-Pères et l’extrémité de la rue de Bourbon, comme le montrent les pièces suivantes. Boucher d’Orsay était à ce moment prévôt des marchands : c’est alors que le quai prit le nom de quai d’Orsay. — Cet arrêt a été réimprimé en partie dans Duplomb : La rue du Bac, 1894, in-8, p. 98.
101. Arrêt du Conseil d’État qui ordonne la perfection du quartier Saint» Germain-des-Prés, la construction du quai d’Orsay, de l’hôtel des Mousquetaires de la première compagnie de garde de Sa Majesté, l’ouverture des rues de Bourgogne et autres, remparts et plants d’arbres depuis la rue de Varennes jusqu’à celle du Cherche-Midi, la construction de fontaines en différents endroits et l’imposition de contributions sur les propriétaires des maisons du faubourg Saint-Germain, tant pour la partie des dépenses à faire que pour être déchargés de la contribution à l’entretien et ustensiles du nouvel hôtel des Mousquetaires. Du 23 août 1707. (Pièce imprimée) [III] (1044).
Notes. C’est au moment de la refonte du quartier qu’on songea à reconstruire l’hôtel des Mousquetaires. Piganiol [Description de Paris , éd. de 1742, VII, p. 296), rapporte les incidents et les difficultés que souleva ce projet. Pour comprendre les pièces suivantes, il faut reproduire ici toutes les indications qu’il donne, malgré leur longueur :
« Dans cette même rue (rue de Beaune) est aussi Y Hôtel de la première Compagnie des Mousquetaires du Roi, bâti dans l’endroit ci-devant nommé la Halle Barbier et isolé entre les rues de Beaune, de Verneuil, du Bac et de Bourbon. Cet hôtel se trouvoit en si mauvais état que sur la représentation du Prévôt des Marchands et des Échevins de la Ville de Paris il intervint un Arrêt du Conseil d’État du Roi, du 7 Août 1707, par lequel Sa Majesté ordonna qu’il seroit construit un nouvel Hôtel pour le logement de ladite compagnie, sur le Quai d’Orsay, près le Pont Royal, en face de la rivière de Seine. Les difficultez qui se trouvaient à faire l’acquisition du terrein firent suspendre ce dessein. Cependant la caducité de l’Hôtel ayant augmenté à un point de dépérissement, Sa Majesté, par Arrêt de son ÇçriseU du 21 May 1715, permit au Prévôt des Marchands et Échevins de la Ville
HOTEL DES MOUSQUETAIRES
de Paris d’emprunter jusqu’à la somme de deux cens mille livres, pour être employée aux réparations dudit Hôtel, à quoi l’on a travaillé depuis sans avoir fait aucun emprunt. Enfin, sur ce qu’on s’est apperçu que toutes ces réparations deviendroient inutiles, à cause que toutes les fondations, les voûtes des caves et partie des gros murs, planchers et combles que l’on s’étoit proposé de pouvoir conserver se trouvoient totalement ruinez et hors d’état de servir, lesdits sieurs Prévôt des Marchands et Échevins firent leurs remontrances au Roi et à S. A. R. Monseigneur le duc d’Orléans, Régent du Royaume, et indiquèrent une place dans le même quartier , même rue et même aspect que celle ordonnée par le feu Roi pour bâtir à neuf ce nouvel Hôtel. Sur ces remontrances, S. A. R. donna ses ordres par écrit au duc d’Antin, Surintendant des Bâtimens du roi, d’en faire l’acquisition pour dans la suite y faire bâtir le nouvel Hôtel des Mousquetaires. Ce fut en conséquence de ces ordres que le duc d’Antin acheta de Jean-Jacques Descombeaux, Prêtre, Docteur en Théologie de la Faculté de Paris, etc., une place située à Paris, rue de Bourgogne, et sur le Quay d’Orsay, contenant en superficie cinq mille deux cens quatre-vingt-seize toises, à raison de 50 livres la toise superficielle. Le contrat en fut passé en l’Hôtel du Duc d’Antin, le 31 d’octobre de l’an 1717. Ce contrat de vente fut approuvé, confirmé et homologué par Lettres Patentes du Roi, données à Paris le 12 février 1718 et registrées au Parlement le 19 mars de la même année. Par ces Lettres, le Roi ordonna aussi qu’il seroit incessamment procédé à la vente et adjudication des bâtimens de l’ancien hôtel des Mousquetaires de la première Compagnie, appelé ci devant Halle Barbier , au Bureau et par-devant le Prévôt des Marchands et Échevins de la Ville de Paris, au plus offrant et dernier enchérisseur, en la forme et manière accoutumée, avec pouvoir à ceux qui en seront adjudicataires d’y établir un marché public avec douze étaux de boucherie et des échoppes et étalages convenables pour en jouir à l’instar des autres marchez et étaux de la Ville de Paris, suivant le tarif qui en a été arrêté au Conseil, etc.
Sur ce qu’il fut représenté au Roi que dans l’obligation où l’on avoit été d’assujétir à ladite place le plan que Sa Majesté avoit pour lors ordonné de dresser dudit Hôtel, il ne se trouvoit pas encore assez de profondeur pour distribuer tant de bâtiments, cours et écuries, avec les proportions convenables aux différens usages auxquels ils sont destinez, Sa Majesté ordonna, au mois de juillet 1719, aux sieurs de Cotte et Beausire, ses Architectes, d’en faire un nouveau plan. Ce plan ayant été fait et approuvé du Roi, les deux Architectes que je viens de nommer représentèrent à Sa Majesté qu’il ne pouvoit s’exécuter qu’en l’étendant vers l’Occident et en prenant des places appartenantes à la Duchesse Douairière de Bourbon que l’on pourrait échanger avec d’autres appartenantes à Sa Majesté au même lieu. Le Roi, par Arrêt de son Conseil d’État du 10 Août 1719, ordonna que lesdites places seraient toisées et estimées par les deux architectes ci-dessus nommez, lesquels trouvèrent que trois mille trente trois toises appartenantes à Madame la Duchesse dévoient nécessairement entrer dans l’emplacement dudit Hôtel et les estimèrent cent cinquante-un mille cinq cens cinquante livres à 50 livres la toise. Us firent pareillement toiser une place appartenante au Roi, inutile au dessein dudit Hôtel, suivant le nouveau plan, contenant trois mille trois cens douze toises qu’ils estimèrent cent quatre-vingt-dix-huit mille sept cens vingt livres, à raison de soixante livres la toise, et conclurent que pour rendre cet échange égal Madame
QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRES
la Duchesse Douairière de Bourbon devrait au Roi la somme de quarante-six mille sept cens quatre vingt deux livres. Le Roi, étant en son Conseil, ordonna que le plan seroit exécuté et approuva et homologua l’échange réglé par lesdits Architectes par Arrêt du conseil d’État tenu à Paris le premier de Septembre 1719 et par ses Lettres Patentes données à Paris le 2 de Septembre et enregistrées au Parlement le 6 du même mois de la même année. Tous ces beaux projets n’ont point eu d’exécution. On a tellement restauré l’ancien Hôtel qu’on l’a presque rebâti à neuf et on n’a plus pensé à en bâtir un à la Grenouillère, ni aux autres changements qui dévoient en être la suite. »