HÔTEL D’ARMAGNAC
Molue (?) sera ouverte sur les Champs-Elysées et qu’une barrière y sera construite aux frais des fermiers généraux.
Hôtel (T Armagnac.
219. État des bâtiments de l’hôtel d’Armagnac, sis à Paris, au Carrousel, près les Tuileries, appartenant au roi, et destinés pour le logement du Grand Écuyer, 1734 [Vï] (2331).
Les fondations n’ont plus aucune valeur. Les voûtes des caves ont suivi l’inclinaison des murs, ainsi que deux piliers de pierre destinés à les soutenir. Les murs de face ne sont plus au même alignement. Les murs de refend sont crevassés dans toute leur hauteur : on a dû étayer des planchers pour empêcher leur chute, étayer aussi la voûte du grand escalier. Les bois des combles sont pourris. Si la maison n’était pas soutenue de haut en bas, elle s’écroulerait.
Plans 2325 à 2327. Plan de l’hôtel du prince Charles, depuis hôtel de Brionne. — 2503. Plan de l’hôtel de Brionne, rez-de-chaussée, Ier et 2e étage. — 2504 à 2508. Élévations de l’hôtel de Brionne.
220. Début de brouillon du procès-verbal de la visite de l’hôtel d’Armagnac, situé à Paris, rue de l’Échelle, joignant le Palais des Tuileries, faite par Robert et Jules Robert de Cotte, le 28 novembre 1734, pour déterminer les réparations à effectuer [VI] (2331).
221. Détail des ouvrages à faire à l’hôtel d’Armagnac, à la place du Carrousel, à Paris [VI] (2331).
Le total du devis des réparations s’élève à 129.218 1.
222. Devis des ouvrages de maçonnerie pour la reconstruction de l’hôtel qu’occupe le Grand Écuyer de France, vis-à-vis la rue de l’Échelle, à Paris, que le roi a ordonné de démolir, étant de nulle valeur et prêt à tomber, conformément au procès-verbal qui en a été dressé par Monsieur de Cotte, premier architecte du roi, et par Messieurs les Officiers des Bâtiments de Sa Majesté, en date du dix-huit novembre mil sept
MANUFACTURE DES GOBELINS
cent trente-quatre, lequel devis a été dressé par mond. sieur de Cotte, suivant les plans, profils et élévations qui en ont été par lui faits [VI] (2331).
Manufacture des Gobelins.
223. Lettre d’Orry à Jules Robert de Cotte, relative aux tapisseries des Gobelins pour le roi de Pologne [Ms. 7801, p. 325] (2259).
Il le prie de passer à Meudon pour estimer la tapisserie et les quatre portières que désire le roi, et lui en remettre un mémoire.
224. Ordre au sieur Cozette, concierge des Gobelins, de livrer au roi de Pologne les douze tentures des mois Lucas et les quatre portières de Diane [Ms. 7801, p. 330] (2259).
Note. Non daté, mais du 15 mars 1737.
225. Ordre au sieur Duvivier, inspecteur de la manufacture de la Savonnerie, de délivrer au roi de Pologne un tapis de trois aunes de large sur trois aunes six seize de haut. Du 24 avril 1737 [Ms. 7801, p. 352] (2259).
226. Ordre au sieur Duvivier, inspecteur de la manufacture royale de la Savonnerie, de délivrer au roi de Pologne six grandes feuilles de paravent, six moyennes, six petites, quatre grandes banquettes et douze tabourets [Ms. 7801, p. 353] (2259).
227. Ordre d’Orry à l’inspecteur de la manufacture de la Savonnerie de délivrer, pour le roi de Pologne, quatre banquettes semblables à celles qui ont déjà été livrées [Ms. 7801, p. 349] (2259).
228. Lettre de M. de Mesckeck, grand maréchal du roi de Pologne, à Jules Robert de Cotte. De Lunéville, le 4 avril 1737 [Ms. 7801, p. 362] (2259).
Il le prie de faire envoyer le tapis de la Savonnerie dont le roi n’avait pas voulu d’abord.
229. Copie de la lettre écrite à M. de Mesckeck le 10 avril 1737 [Ms. 7801, p. 361] (2259).
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Le sieur Pescheur, chargé de l’expédition à Lunéville des objets choisis par le roi de Pologne, tant aux Gobelins qu’à la Savonnerie, les a fait partir. Seul, le tapis de la Savonnerie, dont n’a pas voulu le roi, n’a pas été joint au ballot. Si le roi le désirait, le total de ses commandes à la Savonnerie s’élèverait à 9.737 1. 11 s. Que M. de Mesckeck s’informe du mode de payement que le roi entend adopter.
230. Lettre de M. de Mesckeck à Jules Robert de Cotte. De Lunéville, le 15 avril 1737 [Ms. 7801, p. 360] (2259).
Il le prie de faire envoyer à Lunéville le tapis de la Savonnerie dont le roi avait paru ne pas vouloir d’abord, et qu’il prend au prix de 2.227 1. 10 s., ce qui fait avec les ouvrages mentionnés au premier mémoire 9.737 1. n s.
231. Copie de la lettre écrite le 30 avril 1737 à M. de Mesckeck, grand maréchal du roi de Pologne [Ms. 7801, p. 359] (2259).
Le tapis de la Savonnerie souhaité par le roi arrivera incessamment.
232. Copie de la lettre adressée le 18 juillet 1737 à M. de Mesckeck pour lui demander les 9737 1. dues au sieur Noinville pour travaux de la Savonnerie livrés au roi de Pologne [Ms. 7801, p. 358] (2259).
233. Lettre de M. de Mesckeck à Jules Robert de Cotte. De Lunéville, le 15 août 1737 [Ms. 7801, p. 356] (2259).
Le paiement des ouvrages des Gobelins et de la Savonnerie a été retardé par un voyage qu’il a dû faire en Allemagne.
234. Lettre de M. de Mesckeck à Jules Robert de Cotte. De Lunéville, le 17 août 1737 [Ms. 7801, p. 350] (2259).
Il lui demande de vouloir bien envoyer le plus vite possible quatre banquettes semblables à celles que son maître a déjà. Qu’il en dise le prix en même temps, pour qu’on le fasse payer sans retard. Les commandes précédentes doivent être complètement payées.
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235. Lettre d’Orry à Jules Robert de Cotte. De Versailles, le 22 août 1737 [Ms. 7801, p. 348] (2259).
Il l’autorise à fournir au roi de Pologne quatre banquettes de la manufacture de la Savonnerie.
236. Lettre de M. de Mesckeck à Jules Robert de Cotte. De Lunéville, le 9 décembre 1737 [Ms. 7801, p. 354] (2259).
Si le payement des quatre banquettes de la Savonnerie a été retardé, ce n’est pas par oubli, c’est faute d’occasion d’envoyer les fonds. Si de Cotte ne trouve pas l’occasion de se prévaloir de cette somme sur M. Retel, trésorier du roi Stanislas, on comprendra le mémoire, soit 1155 1., dans la première lettre de change sur Paris.
237. Copie de l’engagement d’Audran et de Monmerqué d’exécuter les douze Mois Lucas et quatre tentures de Diane moyennant 63.0521. 10 s., suivie d'un ordre à Cozette, concierge des Gobelins, de rendre le bon qui lui a été donné pour sa sûreté quand il a livré les pièces au roi de Pologne, aussitôt qu’Audran et Monmerqué auront achevé leur travail [Ms. 7801, p. 333-334] (2259).
Note. Il s’agit ici de Mathieu Monmerqué, chef d’atelier de basse lisse de 1730 à 1736, et de haute lisse de 1736 à 1749, et de Michel Audran, chef d’atelier de haute lisse, de 1733 à 1772.
238. Mémoire indiquant la valeur totale des douze Mois de Lucas [Ms. 7801, p. 331-332] (2259).
Ils valent 53.287 1. 10 s. Les quatre tapisseries de Diane valent 9.765 1., les transformations à accomplir valent 979 1. Total 64.031 1. 10 s. — Au dos, indication des accomptes donnés à Audran et Monmerqué pour l’exécution de ces pièces du 3 avril 1737 au 23 février 1740.
239. Mémoire des pièces des Mois de Lucas que le sieur Monmerqué a faites pour être remplacées dans les magasins du roi de la part du roi de Pologne [Ms. 7801, p. 327] (2259).
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Le prix de six Mois, y compris celui de deux portières, est de 29.305 1. 18 s. 6 d. — A la fin se trouve un reçu de Monmerqué pour la somme ci-dessus du 28 janvier 1741.
Note. Voir la pièce n° 238.
240. État de la dépense qu’il convient faire pour les changements des douze Mois de Lucas et des quatre portières de Diane [Ms. 7801, p. 329] (2259).
Ces changements consistent en transformations d’armes et de chiffres. Le total est de 979 1. qui furent payées à Audran le 6 avril
Note. Voir pièce n° 238.
241. Mémoire des pièces des Mois de Lucas faites par le sieur Audran pour être remplacées dans les magasins du roi , de la part du roi de Pologne [Ms. 7801, p. 328] (2259).
Le prix total de six mois, y compris celui de deux portières est de 33.825 1. 16 s. 11 d. A la fin se trouve un reçu d’ Audran pour la même somme, du 28 janvier 1741.
Note. Voir la pièce n° 238.
242. Copie de l’engagement du sieur Noinville, maître tapissier de la manufacture royale de la Savonnerie, de faire les ouvrages de tapisserie contenus dans l'ordre remis au sieur Duvivier le 1er avril 1737 [Ms. 7801, p. 347] (2259).
Ces ouvrages sont six grandes feuilles de paravent à 2.378 1. 6 s. 3 d., six moyennes à 1.532 1. 13 s. 6 d., six petites à 1.082 1. 16 s. 3 d., quatre grandes banquettesà 1.155 1., douze tabourets à 1.361 1. 5. s. Total : 7.5 10 1. 1 s. (?)
243. Indication des dates de payement du mémoire précédent à M. de Noinville [Ms. 7801, p. 336] (2259).
244. Ordre de payement de 3.000 1. à Noinville, à compte de ses travaux pour le roi de Pologne. Du 30 décembre 1737. — Signé : J. R. de Cotte [Ms. 7801, p. 337] (2259).
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245. Quittance de Noinville pour ladite somme. Du 10 janvier 1738 [Ms. 7801, p. 338] (2259).
246. Ordre de paiement de 2.000 1. à Noinville, à compte sur ses travaux pour le roi de Pologne. Du 27 août 1738. — Signé : J. R. de Cotte [Ms. 7801, p. 340] (2259).
247. Quittance de Noinville pour ladite somme. Du 3 septembre 1738 [Ms. 7801, p. 341] (2259).
248. Ordre de paiement de 3.000 1. à Noinville, à compte sur ses travaux pour le roi de Pologne. Du 3 mars 1739. Signé J. R. de Cotte [Ms. 7801, p. 342] (2259).
249. Quittance de Noinville pour ladite somme. Du 3 mars 1739 [Ms. 7801, p. 343] (2259).
250. État des ouvrages reçus de M. de Noinville pour remplacer ceux que le roi de Pologne avait tirés du magasin de la manufacture royale de la Savonnerie suivant les ordres du roi. Le présent état fait et rempli le 28 août 1739 [Ms. 7801, p. 335] (2259).
Ces ouvrages se composent de six grandes feuilles de paravent, six moyennes, six petites, d’un tapis, de douze tabourets, huit grandes banquettes pour le prix total de 10.892 1. n s.
251. Ordre de paiement de 2.892 1. 11 s. à Noinville pour parfaire le prix de ses travaux pour le roi de Pologne. Du 6 septembre 1739. Signé J. R. de Cotte [Ms. 7801, p. 344] (2259).
252. Quittance de Noinville pour ladite somme. Du 6 septembre 1739 [Ms. 7801, p. 345] (2259).
253. Régie de la manufacture royale des Gobelins, telle qu'elle a toujours été administrée depuis Monsieur de Colbert jusqu’à présent, 1er décembre 1745 [Ms. 7801, p. 319 à 323] (2259).
La manufacture des Gobelins et de la Savonnerie a toujours été, depuis Colbert, sous le contrôle direct du surintendant des Bâtiments, sans que le premier architecte ni l’inspecteur général des bâtiments
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puissent s'en mêler. Le contrôleur général du département de Paris dirige la manufacture sous le surintendant. Il a sous ses ordres un inspecteur qui garde en même temps les travaux, un concierge qui garde les tentures, quatre maîtres tapissiers (deux hautliciers, deux basliciers), un teinturier et des apprentis peintres, sculpteurs, orfèvres, graveurs, bijoutiers, vernisseurs, menuisiers, serruriers et un portier. Il y a en outre un chapelain attaché à la manufacture. Le rapport détermine le rôle de chaque fonctionnaire et les sommes affectées aux travaux. Les hautliciers ont 29.000 1. de fonds, les basliciers 2.000 1. chacun. La consommation des laines est de 3.000 à 3.500 1., celle des soies est de 4.000 1. à 5.000 1. Le teinturier touche 1.000 à 1.200 1., le maître de dessin 120 1. par semestre. Tous les ouvriers sont logés aux Gobelins. Neuf pensions de 200 1. sont réservées aux vieux ouvriers. Autrefois les maîtres tapissiers et les teinturiers touchaient 150 1. de pension comme commensaux du roi ; cette distinction les attachait à leur devoir : il serait bon de la rétablir.
Note. Ce rapport est de Jules-Robert de Cotte, directeur de la manufacture, comme contrôleur général de Paris. — M. Gerspach, dans La Manufacture nationale des Gobelins, 1892, in-8, p. 241, où il publie la liste des directeurs des Gobelins, indique Robert de Cotte comme directeur, de 1709 à 1735, et Jules Robert, de 1735 à 1747. Or, dans ce rapport, Jules Robert écrit : « M. de Cotte, mon père, qui était premier architecte du Roy et qui dans l’interrègne de Monsieur Mansart à Monsieur le duc d’Antin avait fait le règlement des Bastimens du Roy par ordre de Sa Majesté, tel qu’il a cru le devoir faire et désirer pour luy même, ne s’est jamais cru autorisé à devenir non seulement l’ordonnateur de ces manufactures et il n’y a même jamais pensé, mais encore il n’a jamais donné d’ordres à qui que ce soit de ces manufactures... M. de Cotte, intendant et contrôleur des Batiments du Roy au département de Paris, affirme que du moment qu’il a été nommé par le Roy contrôleur du département de Paris en 1709, Monsieur son père ne s’est jamais meslé directement ny indirectement de ces manufactures »
254. État général de toutes les dépenses qui ont été faites dans les manufactures des Gobelins et de la Savonnerie pendant l’année 1745 [Ms. 7801, p. 324] (2259).
Le total pour les Gobelins est de 75.831 1. 10 s. 5 d. ; pour la Savonnerie, de 21.890 1. 13 s. 10 d. Le total général, de 97.722 1. 4 s. 5 d.
255. Fragment de compte relatif à la manufacture des Gobelins [Ms. 7801, p. 326] (2259).
Expropriation de terrains derrière la Chancellerie.
256. Arrêt du Conseil d’État du 24 avril 1742 relatif à l’expropriation de terrains voisins du Luxembourg, appartenant aux sieurs Crozat et Castagnier [VI] (2312).
Les propriétaires de ces terrains situés entre la me Neuve du Luxembourg et l’hôtel du Chancelier de France, ayant manifesté l’intention d’y élever des constructions, ce qui rendrait l’hôtel à peu près inhabitable, le roi veut savoir s’il convient d’acheter ces terrains. Jules Robert de Cotte est chargé d’en lever le plan. Provisoirement, toute construction est interdite aux propriétaires. Suit le procès-verbal de signification de l’arrêt à Crozat et Castagnier, le 15 février 1743.
Plans 2308 à 2311. Plans des terrains avoisinant l’hôtel de la Chancellerie.
— 2313. Plan d’un petit bâtiment sur la rue Neuve du Luxembourg (c’est le Ier étage du n° 2477). — 2314. Plan d’un petit bâtiment occupé par M. de Cotte, sans doute à la Chancellerie. — 2315-16. Plan et élévation de la chambre de M. le chancelier. — 2317 à 2324. Plans et élévations d’un bâtiment à élever sur le terrain de M. de Tugny, derrière la Chancellerie, rue Neuve du Luxembourg.
— 2474 à 2476. Plan de l’hôtel de la Chancellerie, rez-de-chaussée, Ier et 2e étage.
— 2477. Plans du terrain avoisinant l’hôtel de la Chancellerie. — 2753. Plusieurs plans de l’hôtel de la Chancellerie.
Notes. Par Luxembourg, dans le titre, il faut 'entendre l’hôtel du Luxembourg sur l’emplacement duquel avait été percée, de 1720 à 1725, la rue Neuve du Luxembourg, après achat par des entrepreneurs à François Frédéric, duc de Piney Luxembourg. L’hôtel de la Chancellerie se trouvait place Louis le Grand, aujourd’hui place Vendôme. Piganiol écrit à son sujet, Description de Paris , t. II, p. 403 : « Luillier, un des fermiers généraux, fit élever une autre belle maison en 1702, laquelle, en 170 6, fut vendue à Paul Poisson Bourvalais. Celui-ci en a joui jusqu’en 1717 que le Roi l’a}Tant prise en payement d’une partie de la taxe, à laquelle la Chambre de Justice avoit condamné ce Traitant, de même que la maison voisine qui appartenoit à un autre Traitant nommé Vilïemarec. De ces deux maisons on n’en fit qu’une, sur la porte de laquelle est un marbre noir avec cette inscription : Hôtel du Chancelier de France. »
257. Lettre de Trudaine à Jules Robert de Cotte. Du 17 février 1743 [VI] (2312).
Inventaire de R. de Cotte .
Il lui envoie l’arrêt du Conseil le chargeant de lever le plan des terrains voisins de la Chancellerie et le prie de venir se concerter avec lui sur les mesures à prendre.
Note. Il s’agit de Daniel-Charles Trudaine, conseiller d’État depuis 1734, qui devint intendant des finances et directeur des Ponts et Chaussées en 1744.
258. Procès-verbal de la visite faite par Jules Robert de Cotte, en vertu de l’arrêt précédent, aux terrains des sieurs Crozat et Gastagnier [VI] (2312).
Les deux terrains réunis mesurent 890 toises £ qui, à raison de iéo 1. la toise, valent 142.440 1. Les constructions projetées auraient été fort préjudiciables à l’hôtel du chancelier. D’autre part, celui-ci manque de basse-cour, d’écurie, de remise, de cuisine, d’office, de cour pour le fumier. Il serait donc bon que le roi achète les terrains qui se trouvent « dans l’étendue » du jardin du chancelier, soit 5 63 toises 4 pieds 4 pouces de superficie qui valent 90.195 1. 11 s. 1 d.
259. Autre procès-verbal de Jules Robert de Cotte, relatif à la même visite [VI] (2312).
Variante dans les conclusions. Au lieu de conseiller l’achat de la partie du terrain qui se trouve dans l’étendue du jardin du chancelier, de Cotte propose l’acquisition du tout. Le surplus, inutile à l’hôtel du chancelier, pourra être revendu pour le compte du roi, dont la dépense ne s’élèvera ainsi qu’à 90.240 1.
260. Autre procès-verbal de Jules Robert de Cotte relatif à la même visite. Le 1er avril 1743 [VI] (2312).
Variante dans les conclusions. De Cotte propose l’achat d’une bande de terrain bien plus petite, évaluée seulement à 33.360 1., mais, pour empêcher qu’à l’avenir les propriétaires ne projettent des constructions nuisibles à l’hôtel du chancelier, il demande que le roi leur impose l’obligation de ne construire, sur le terrain qui leur restera, à plus de 20 pieds de haut, et seulement des bâtiments qui ne
EXPROPRIATION DE TERRAINS DERRIERE LA CHANCELLERIE 6j
pourront être couverts que d’un toit à la française et ne prendront pas vue sur le jardin du chancelier.
Note. D’après le mémoire des sieurs Crozat et Castagnier (voy. pièce n<> 262), c’est ce procès-verbal qui fut définitivement adopté.
261. Estimation de deux places appartenant aux sieurs Crozat de Tugny et au sieur Castagnier, adossées au jardin de monsieur le Chancelier [VI] (2312).
Les terres, de 865 toises de superficie, valent 103.800 1. On pourrait en revendre pour 71.300 1. Reste une dépense de 32.500 1. environ. Les frais ne seraient pas considérables, tandis qu’il faudrait abandonner tout projet si on laissait les propriétaires construire librement.
262. Mémoire des sieurs Crozat et Castagnier relatif aux terrains situés entre le mur de clôture du jardin de la Chancellerie et la rue Neuve du Luxembourg dont le roi veut les exproprier [VI] (2312).
Ce mémoire rappelle et analyse l’arrêt du 24 avril 1742 et le rapport de J. R. de Cotte relatif à la solution à intervenir. Ce rapport se divise en deux parties. De Cotte, dans la première, conseille l’achat d’une partie du terrain pour l’agrandissement du jardin de la Chancellerie. Mais est-ce bien la question posée par l’arrêt du 24 avril, puisque, ce terrain acheté, il faut encore imposer des servitudes aux propriétaires ? Si l’intérêt du roi est d’augmenter ce jardin, les propriétaires s’y soumettront, demandant seulement que les angles du terrain dont on les exproprie soient arrondis, car ils y trouveront commodité pour la construction de bâtiments qui n’ont rien à voir avec la Chancellerie. Quant à la seconde partie du rapport, elle propose une chose parfaitement injuste. Il est impossible que le roi, après avoir acheté le quart d’un terrain à des propriétaires, veuille rendre les trois autres quarts inutilisables en les grevant de lourdes servitudes. Si le roi avait voulu agir ainsi, il n’aurait eu besoin de l’avis d’aucun expert, car il aurait commis un acte arbitraire. Deux partis seuls sont raisonnables : que le roi achète tout le ter-
rain, ou qu’il n’en achète que la partie faisant suite au jardin de la Chancellerie ; mais qu’il ne charge pas de servitudes des terres dont il ne veut pas et auxquelles il enlève ainsi toute valeur. Quelle que soit la solution à intervenir, les propriétaires demandent, dès maintenant, levée de l’interdiction de bâtir dont l’arrêt du 24 avril 1742 a inutilement frappé toute une partie du terrain qui n’a rien à voir avec le jardin de la Chancellerie.
263. Lettre de Trudaine à Jules Robert de Cotte. Du 3 août 1743 [VI] (2312).
Il envoie à de Cotte le mémoire précédent pour qu’il en juge. Qu’il examine le plus vite possible la demande des intéressés de construire sur les terrains dont, dans aucun cas, les jardins de la Chancellerie ne peuvent être agrandis.
264. Réponse au mémoire présenté par les sieurs Crozat et Castagnier en observation sur le procès-verbal d’avis, en exécution de l’arrêt du Conseil du 24 avril 1742... [VI] (2312).
La demande que forment les propriétaires au sujet de l’arrondissement des angles du lot de terrain dont le roi veut les exproprier peut leur être accordée sans peine. Quant à la suppression des servitudes, de Cotte ne croit pas, pour les raisons exposées dans son procès-verbal, qu’elle soit possible. Aussi la seule solution qui contenterait tout le monde serait l’achat par le roi de la totalité du terrain à 120 1. la toise.
265. Lettre de Trudaine à Jules Robert de Cotte. De Paris, le 24 août 1743 [VI] (2312).
Le rapport de J. R. de Cotte ne répond pas au point principal du mémoire de Crozat et Castagnier qui est la demande de permission provisoire, formulée par les deux propriétaires, de bâtir sur le terrain qui n’est pas dans l’alignement de celui du chancelier. Que l’architecte veuille bien examiner ce point et ajouter son avis au rapport que lui renvoie Trudaine.
266. Second rapport de Jules Robert de Cotte sur le mémoire de Crozat et de Castagnier [VI] (2312).
De Cotte répète que la meilleure solution pour tout le monde est l’achat du terrain complet. On peut accorder aux propriétaires la levée de l’interdiction de construire sur les terrains qui ne sont pas en question.
267. Mémoire pour servir à l’acquisition des terrains à bâtir qui sont à l’extrémité du jardin de l’hotel de la Chancellerie de Paris, ayant face sur la rue du Luxembourg [VI] (2312).
La superficie totale des terrains est de 1.078 toises 2 pieds, dont 706 toises 3 pieds au président Crozat de Tugny, et 371 toises
5 pieds à M. de Castagnier. Une partie est grevée de servitudes, soit 392 toises 1 pied 6 pouces qui ne peuvent servir qu’à des jardins et doivent être estimées 60 1. la toise environ; les 686 toises 6 pieds libres de charges valent 160 1. la toise, soit en tout 133.308 1.
6 s. 8 d. Si le roi ne veut acquérir que la partie qui continue le jardin de la Chancellerie, soit 564 toises 2 pouces, dont 360 toises libres de servitudes, la dépense sera de 69.443 1. 6 s. 8 d.
268. Lettre de Trudaine à Jules Robert de Cotte. Du 13 décembre 1743 [VI] (2312).
Comme on a accordé à MM. d’Auriac et de Tugny, mainlevée des défenses qui leur ont été faites de bâtir sur les emplacements qu’on n’a pas en vue pour l’agrandissement du jardin de la Chancellerie, il faut, dans l’arrêt concernant cette mainlevée, déterminer exactement les limites de ces emplacements. On ne peut le faire sans un plan qu’on annexera à la minute de l’arrêt. Trudaine envoie à de Cotte celui que M. de Tugny a fait lever. Qu’il veuille bien le vérifier, et, s’il y a lieu, le certifier véritable.
Note. Il n’a pas encore été question dans toutes ces pièces de M. d’Auriac. C’est sans doute un autre nom de M. de Castagnier.
269. Fragment de mémoire indiquant exactement les terrains sur lesquels le roi a permis aux sieurs Crozat et Castagnier de bâtir [VI] (2312).
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COUVENT DE LA VILLE-l’ÉVEQUE
270. Lettre de Le Normant de Tournehem à Jules Robert de Cotte. De Versailles, le 28 septembre 1747 [Estampes. Topog., Paris, Va 234] (2478).
Le roi ayant consenti à l’acquisition du terrain derrière la Chancellerie, Gabriel et J. R. de Cotte sont chargés conjointement de l’estimation : comme Gabriel est obligé d’être à Choisy quand le roi y sera, il faut faire cette opération un jour de chasse.