‹ Inventaire des papiers manuscrits du cabinet de Robert de Cotte, premier architecte du roi (1656-1735) et de Jules-Robert de Cotte (1683-1767) conservés a la Bibliothèque nationaleChapitre 64 sur 116 · PALAIS DES ÉTATS, A DIJON · texte numérisé non relu

PALAIS DES ÉTATS, A DIJON

et, à une question de R. de Cotte sans doute, répond que les matériaux en usage à Orléans sont la pierre de Briard et la pierre d’Apremont.

392. Lettre de Didier Brillon à R. de Cotte. Du 27 juillet 1725 [I] (295).

Il a reçu les nouveaux plans que de Cotte lui a envoyés pour Bonne-Nouvelle. Tous les architectes se sont mis d’accord pour les approuver.

Palais des États , à Dijon.

393. Lettre de l’architecte Martin de Noinville à R. de Cotte. De Dijon le 23 décembre 1709 [II] (260).

Il envoie différents plans pour la reconstruction du palais des Etats de Dijon, indique l’état des travaux et demande son avis à R. de Cotte.

Plans 258. Plan du palais du Roi et de la place royale de la ville de Dijon. — 295-260. Plan d’une partie dudit palais. — 263. Façade dudit palais. — 264. Façade d’une des ailes dudit palais avec la coupe du corps de logis.

Notes. Les travaux de reconstruction de la partie du palais des États donnant sur la place furent commencés en 1682 par Noinville et Gettard, élèves de Mansart, qui élevèrent le bâtiment principal. La colonnade du fronton et le vestibule de la Salle des Ltats furent exécutés de 1685 à 1689, sur les plans de Mansart qui continua à diriger les travaux. Si Noinville s’adresse à de Cotte, en 1709, c’est que Mansart était mort l’année précédente. Plus tard, la direction des travaux passa à Gabriel. De Cotte ne semble pas avoir donné de caractère bien personnel à cette œuvre, ni même s’y être beaucoup intéressé.

394. Lettre de Martin de Noinville à R. de Cotte. De Dijon, le 13 janvier 1710 [II] (260).

Il répète les questions de sa lettre du 30 décembre, à laquelle de Cotte n’a pas répondu. On a le choix pour la nouvelle aile que l’on va bâtir entre un plan de Gettard, qui n’est que solide, et un plan de Mansart, solide et élégant à la fois.

Note. S’agit-il ici de Daniel Gittard, né le 14 mars 1625, architecte et ingénieur du roi, un des huit premiers membres de l’Académie d’architecture qui travailla à

ÉGLISE SAINT-JEAN, A ÏDIJON ÎÔ9

Saint-Sulpice, à Saint-Jacques du Haut-Pas, à l’hôtel de Saint-Simon, à l’hôtel de la Meilleraie, à la maison de Lulli, au château Saint-Maur, et qui mourut à Paris en 1686; ou de Pierre Gittard, son fils, membre de l’Académie d’architecture le 5 mai 1699, qui, en 1712, était ingénieur en chef pour le service du roi à Philippeville, et en 1713 à Lille où il mourut en 1746.

395. Lettre de Martin de Noinville à R. de Cotte. De Dijon, le 7 mars 1711 [II] (260).

Il envoie une partie des plans du logis du roi au Palais des Etats et les mesures intérieures de plusieurs pièces de S. A. R. le duc de Bourgogne à décorer. Il donne à de Cotte toutes les explications nécessaires concernant ces plans et lui demande de lui envoyer des dessins de cheminées, de balcons, de serrures. Qu’il lui indique aussi les parties que l’on doit boiser.

396. Fragment de lettre de Martin de Noinville à R. de Cotte [II] (260).

Il s’agit des constructions du logement du roi. Il est surtout question des cuisines. Le début et la fin manquent.

Église Saint- Jean , à Dijon.

397. Lettre de Conrard?à R. de Cotte. De Dijon, le 29 mai 1724 [II] (271).

Cette lettre accompagnait des observations faites par les marguilliers de l’église Saint-Jean sur les dessins de R. de Cotte pour les travaux de l’église.

Plans 2 66. Plan de l’église Saint-Jean de ladite ville de Dijon. — 267. Projet de portail au crayon. — 268. Plan du maître autel de ladite église. — 269. Autre plan dudit autel avec l’élévation. — 270. Élévation des croisées et de la rose de derrière ledit hôtel.

Notes. Sur l’église Saint-Jean de Dijon, vov. Noellat, Guide de V Amateur et du Voyageur à Dijon, ou Statistique monumentale de la Capitale de V ancienne Bourgogne , Dijon, p. 37 et suiv. — Courtépée, Description du duché de Bourgogne, Dijon 1777, II, p. 203 et suiv. Dans Dijon à travers les âges, par H. Chabeuf, 1897, p. 11, on lit : « Quand vint la Révolution, la décoration de Saint-Jean était toute moderne. » Aucun de ces ouvrages ne donne d’ailleurs de renseignements précis sur les travaux de R. de Cotte.

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