INVENTAIRES DE MIGNARD ET DE DORBAY
Inventaires de Mignard et de Dorbay.
759. Inventaire des tableaux et dessins qui se sont trouvés chez feu Monsieur Mignard, premier peintre du roi [Ms. 9447, p. 190 à 201] (2543,).
Quatre parties : i° Tableaux faits depuis que M. Mignard est premier peintre. 2° Dessins faits depuis que M. Mignard est premier peintre. 30 Tableaux faits avant que M. Mignard ne soit premier peintre. 40 Dessins faits avant que M. Mignard ne soit premier peintre. — Des indications marginales indiquent la valeur des tableaux, leurs propriétaires et les amateurs qui les ont commandés. D’autres notes, d’une autre écriture, désignent les œuvres qui doivent rester à la famille, et celles qui reviennent au roi.
Notes. Il existe aux Archives Nationales (O1 1964) un fragment d’un autre exemplaire de cet inventaire, qui a été publié par M. J. -J. Guiffrey dans les Nouvelles Archives de VArt français , 1874-75. Ce fragment porte des indications marginales semblables à celles que nous avons signalées. M. Guiffrey écrit à leur sujet : « Ces notes sont de deux écritures différentes : les unes ont été très probablement mises par le rédacteur de l’état, tandis que les autres, d’une écrirure tremblée et à peine lisible, émanent, sans nul doute, d’un personnage qui occupait une haute position à la Cour, ou tout au moins dans l’administration des Bâtiments du Roi. Je me suis assuré que l’écriture n’avait pas d’analogie avec celle de Mansart, ni avec celle du ministre de la maison du Roi, Monsieur de Pontchartrain. Les attribuer à Louis XIV lui-même serait bien téméraire, et cependant les caractères rappelleraient assez l’écriture du roi à cette époque. » Je puis ajouter que l’écriture n’est pas celle de R. de Cotte, trop petit personnage encore, d’ailleurs, pour décider en maître des tableaux qui devaient revenir au roi ; mais pourquoi ne serait-elle pas du fonctionnaire qui a ordonné l’inventaire, de Villacerf? Cette attribution est d’autant plus vraisemblable qu’en tête de la pièce, on lit, d’une écriture tremblée : « Donner tous les tableaux et différents dessins qui sont au Roi à la garde du sieur Houasse », et que le titre de la pièce suivante (n° 760) porte que les tableaux de Mignard appartenant au roi ont été donnés en garde à Houasse « par l’ordre de M. le Marquis de Villacerf ».
760. Inventaire des tableaux et dessins appartenant au roi, trouvés sous le scellé de feu Monsieur Mignard, lesquels ont été retirés par l’ordre de M. le Marquis de Villacerf, et mis au Cabinet de Sa Majesté à Paris à la garde de M. Houasse [Ms. 9447, p. 202-204] (2544).
LOGEMENTS ACCORDÉS PAR LE ROI
Extrait de l’inventaire précédent, ne contenant plus que les pièces du roi.
Note. On lit dans le coin gauche, en haut de la première page : « Copie. L’original a été envoyé à Monsieur le surintendant. » Cet original se trouve aux Archives Nationales O1 1964. Il a été publié par M. Guiffrey, dans les Nouvelles Archives de l’Art français, 1874-75, p. 41 et suiv.
761. Extrait de l’inventaire qui a été fait des dessins de feu M. Dorbay, architecte ordinaire des Bâtiments du roi, qui se sont trouvés appartenir au roi. Du 4 au 13 septembre 1697 [Ms. 7801, p. 390-393] (non numér.).
Après inventaire il ne s’est trouvé qu’un portefeuille de dessins, modèles, mémoires, concernant les Bâtiments du roi.
Note. François Dorbay, architecte, élève de Leveau et son gendre, conduisit, sous la direction de son beau-père, les travaux du collège des Quatre-Nations, puis du Louvre et des Tuileries. Ses ouvrages personnels sont l’œuvre de Saint-Germain l’Auxerrois, le portail de la Trinité rue Saint-Denis, l’Église des Prémontrés réformés, le couvent des Capucins, l’hôtel des Comédiens français rue des Fossés-Saint- Germain. Il travailla aussi à Lyon et à Fontainebleau. Fut de l’Académie d’architecture dès sa fondation. Voy. Lance, t. I, p. 227.
Logements accordés par le Roi.
762. Lettre de Desmarest, intendant des finances, à M. Delaunay. De Versailles, le 19 novembre 1695 [Ms. 7801, p. 292] (2403).
Relative au logement que ce dernier tient du roi. Il n’a rien à répondre à la signification des chanoines de Saint-Thomas, sinon que la maison est au roi, et que c’est à Desmarest qu’il faut s’adresser.
763. Mémoire pour accompagner le plan des logements du Louvre, le l*r juillet 1708 [VI] (2565).
Contenant le détail des logements et locations de la cour du Louvre, de la place devant le Louvre, des dehors et alentours du Louvre.
764. Mémoire pour accompagner le plan des logements du Louvre, le 1er janvier 1716 [VI] (2565).
LOGEMENTS ACCORDÉS PAR LE ROI
Plan 2565. Plan des logements de la galerie du Louvre (non daté, mais antérieur à 1717, car il indique encore le logement de J. -B. Santerre, mort cette année-là).
765. Mémoire pour accompagner le plan des logements du Louvre, le 1er octobre 1721 [VI] (2565).
766. Mémoire pour accompagner le plan des logements du Louvre, le 1er mai 1724 [VI] (2565).
767. État des logements de la galerie du Louvre, ce 14 octobre 1744 [Ms. 7801, p. 291-297] (2738).
768. État des personnes qui sont logées aux galeries du Louvre, le 1er mars 1746 [VI] (2738).
769. Billet d’Orry à J.-R. de Cotte. De Versailles, le 26 août 1743 [Ms. 7801, p. 293] (2403).
Le roi accorde à l’arquebusier La Roche le logement du Louvre libre par la mort du Hollandais. Que de Cotte fasse installer La Roche.
Note. Voy. Nouvelles Archives de V Art français, t. II, p. 89, le brevet de logement au Louvre de l’arquebusier J. -B. La Roche en place de Renier fils, dit Hollandais, du 23 août 1743.
770. Billet d’Orry à J.-R. de Cotte. De Versailles, le 20 mars 1745 [Ms. 7801, p. 294] (2403).
Qu’il remette les clefs du logement au Louvre du sieur Martineau, décédé, à La Tour, en faveur de qui le roi en a disposé.
Note. Voy. Nouvelles Archives de V Art français, t. II, p. 90, l’indication du brevet de logement pour La Tour du 10 mars 1745. Martineau était valet de chambre horloger du roi. La Tour ne conserva pas ce logement. Par brevet du 7 avril 1750 (Nouvelles Archives de l’Art français , t. II, p. 915) il l’échangea contre celui du sieur Hermand ingénieur.
771. Mémoire du mathématicien Deparcieux, demandant la survivance du logement occupé au Louvre par la veuve du mathématicien Hermand [Ms. 7801, p. 295-296] (2403).
Il fait remarquer que les artistes s’efforcent d’accaparer les logements que les privilèges de 1608 ne leur ont pas réservé exclusi-
LOGEMENTS ACCORDÉS PAR LE ROI
vement. En 1671, il y avait encore, aux galeries, cinq personnes qui n’étaient pas artistes. Le titre d’académicien ne peut être une cause d’exclusion ; au contraire, les académiciens n’arrivent à la pension que dans leur vieillesse. Deparcieux expose ses titres scientifiques au nombre de dix.
Note. Deparcieux obtint son logement du Louvre, en même temps que le titre de censeur royal.
772. Copie d’une lettre de M. Seguin (capitaine du Louvre) à M. de Pontchartrain [Ms. 7801, p. 314] (2403).
Le sieur de La Grange, garçon ordinaire de la Chambre du Roi, affirme que S. M. lui a accordé deux petites chambres dans l’attique du Louvre. Il ne les occupe pas pour l’instant, étant logé et nourri en ville. Mais Seguin les emploie à loger des portiers qu’on ne peut laisser au corps de garde quand ils sont malades. Si le roi accorde l’augmentation de portiers absolument nécessaire, il faudra ces deux petites chambres pour les loger, sinon on sera contraint de louer en ville.
773. État des personnes qui sont logées au palais des Tuileries, le 1er mai 1726 [Ms. 7801, p. 287-290] (non numér.).
774. État des logements occupés par les officiers du roi, dans ses maisons royales à Paris (sans date) [Ms. 7801, p. 283-286] (non numér.).
État des officiers logés au palais des Tuileries, au jardin des Tuileries, dans des maisons particulièrés du roi, au vieux Louvre, à la Pépinière du Roule, à l’Observatoire, aux Gobelins, à la Savonnerie, au Jardin Royal, à Vincennes, à l’hôtel des Ambassadeurs, aux Capucines, au Cours la Reine, à Madrid, au Luxembourg.
775. État des maisons appartenant au roi à Paris, le 1er mars 1746 [VI] (2542).
Ce mémoire donne non seulement la liste des maisons, mais encore le nom des locataires.