ANTOINE-FRANÇOIS VERNET 50Q
Antoine-François VERNET
A Choisy.
En 1766, lors de la décoration de Choisy (1), cet artiste exécuta douze tableaux] pour la salle à manger du Roi; voici tes mémoires de neuf d'entr'eux (a) :
Mémoire de trois tableaux faits pour le service du Roi, par ordre de M. le marquis de Marigny, Commandeur des Ordres du Roi, directeur et ordonnateur général des Bâtiments de Sa Majesté, par le sieur Vernet le jeune pendant les années 1766 et 1767.
Ces trois tableaux achèvent la décoration des panneaux de la salle à manger du château de Choisy.
Ils représentent des paysages mélangés de /leurs, fruits et légumes, et sont entourés d'ornements arabesques.
Estimés ensemble 2,000 livres.
— Mémoire de six tableaux faits pour le service du Roy, par ordre de M. le marquis de Marigny, par le sieur Fernef le jeune pendant Tannée 1767.
(1) Cf. page «4 supra.
(a) A. N. O' 1934e. — Antoine-François Vernet mourait le i5 février 1779; le 20 août 1779, son frère Joseph écrivait au directeur des Bâtiments (A. N. O* 1437) :
■ C'est à regret que je me vois dans la nécessité de vous renouveller mes sollicitations relativement à feu mon frère. Les dépenses que m'ont occasionné sa maladie et l'entretien d'une famille qui n'a plus que moy pour appuy, les efforts que j'ay fait pour appaiser une partie de ses créanciers, tout enfin a concouru à épuiser mes forces et me fait recourir à vous pour vous supplier de vouloir bien vous faire remettre sous les yeux deux mémoires des ouvrages que mon frère a faits à Fontainebleau et à Choisy l'un de 4, 100 livres, l'autre de 2S1 livres 5 sols, qui sonts dans le bureau des Bâtiments. Au moyen du payement de cette somme, il ne luy serait plus rien dû et je pourrais arrêter les poursuites fâcheuses que les créanciers renouvellent avec chaleur. » C'est d'ouvrages de dorure qu'il s'agit ici.
5lO TABLEAUX COMMANDÉS POUR LE ROI
Ces six tableaux, dessus de porte, imitent des bas-reliefs de marbre blanc et représentent des Jeux d'en/ans. Ils sont placés dans la salle à manger du château de Choîsy . Estimés ensemble 2,000 livres.
Le paiement de ces tableaux est en date du « dernier février 1773 ». (Exercice 1767) :
Au sieur Vemet le jeune, peintre, la somme de 6,000 livres pour son payement de douze tableaux, dessus de porte, qu'il a faits en 1766 pour être placés dans la salle à manger du château de Choisy.
Joseph VIEN
A l'église de Crécy.
Madame de Pompadour, en 1746, avait acheté du fermier général Rousset la terre de Crécy, près de Dreux ; en 1752, elle faisait don de trois tableaux à l'église de ce village. La commande en fut faite à Vien (1); voici son mémoire (3) :
Mémoire de trois tableaux destinés pour l'église de Crécy, où est situé le château de M"" la marquise de Pompadour, peints par le sieur Vien pour MŒe la marquise de Pompadour, sous les ordres de M. de Vandières, pendant Tannée 1752.
i°La Visitation de la Sainte Vierge; de 8 pieds de haut sur
(1) Le 1" octobre 1752, Lépicié écrivait à ce sujet au directeur des Bâtiments (A. N. O' 1922) : « Je n'ai pas manqué de passer chez M. Vien, il compte exécuter pour le grand tableau de Crécy une Visitation, ce qui, selon lui, fera contraste aux deux tableaux ovales qui ne représentent que des hommes. Il est si touché de l'honneur que vous lui faites qu'il va interrompre tous ses autres ouvrages pour ne songer qu'aux vôtres, et je pense qu'il n'y aura pas de sa faute s'il ne se rend digne de vos bontés. •
JOSEPH VIEN
5 pieds de large
i ,200 livres.
20 Saint Jean-Baptiste; de 4 pieds de haut sur 3 pieds et demi
3° Saint Éloy ; même grandeur et même forme. . 400 »
Il n'existe dans les comptes des Bâtiments aucune ordonnance de paiement relative à cette commande, il est vraisemblable qu'elle fut payée directement par M"* de Pompadour.
Le 21 février 1753, le directeur des bâtiments prévenait le secrétaire de l'Académie du désir de la Reine d'avoir en hâte, comme dessus de porte pour son ■ laboratoire » (1), décoré déjà de sujets chinois (a), deux tableaux sur des sujets relatifs à l'évangélisation de la Chine (3) ; en quelques jours, les esquisses furent brossées, présentées à la Reine, qui fit ses observations (4) ; voici le mémoire de l'artiste :
(1) De Nolhac, Le château de Versailles sous Louis XV, p. 431. (3) Cf. page io3 supra.
(3) A. N. O* 1907 : ■ La Reine demande, avec tout l'empressement possible, deux tableaux pour être placés au dessus de deux portes de son cabinet, dont je vous envoyé cy-inclus le plan, l'un représentant saint Thomas en apôtre préchant les Indiens, et l'autre saint François Xavier en habit de jésuitte arrivant sur un vaisseau à la Chine. Sur le même plan sont les grandeurs et les formes des deux tableaux; on y a marqué aussy sur laquelle des deux portes du cabinet doit être placé celui de saint Thomas et celuy de saint François-Xavier : on y a également fait mention de la manière dont il faut que ces deux tableaux soient composés et peints. Comme la Reine en est extrêmement pressée, j'ay jetté les yeux sur le sieur Vien ; vous aurez agréable de luy donner le plan cy-inclus et vous le chargerez de ma part de ne pas perdre un moment pour commencer cet ouvrage et de commencer par faire deux petites esquisses sur papier, la Reine voulant les voir avant que les tableaux soient peints »...
(4) Le 1" mars 1753, le directeur des Bâtiments transmettait ainsi les observations de la Reine (A. N. O* 1907) : « M. Portail a présenté à la Reine, en mon absence, les deux esquisses de M. Vien, que je vous renvoyé cy incluses, avec les observations que Sa Majesté y a faites pour que le sieur Vien s'y conforme; la Reine a trouvé que la composition de ces deux tableaux est un peu trop serrée, notamment de celui qui représente l'arrivée de saint François-Xavier à la Chine. Sa Majesté désire qu'on apperçoive dans le fonds du tableau une petite partie d'orizon qui indique que
de large; forme ovale
A Versailles.
i° Cabinet de Marie Lec\inska .
Mémoire de deux tableaux pour le cabinet de la Reine à Versailles, faits pendant l'année 1753 (1) :
i° Saint Thomas préchant les Indiens ;
20 Saint François-Xavier qui débarque à la Chine.
Estimés chacun 600 livres 1,200 livres.
Le parfait payement eaten date du a juin 1755, sur l'exercice 1753 :
Au sieur Vien, peintre, 200 livres pour faire, avec 1,000 à lui ordonnés acompte sur l'exercice 1753 le 1er février de l'année dernière, le parfait payement de 1,200 livres à quoi montent deux tableaux représentant l'un saint Thomas préchant les Indiens , et le second saint François Xavier qui débarque à la Chine, qu'il a faits pour le cabinet de la Reine, au château de Versailles, pendant l'année 1753 (2).
20 Au petit Trianon.
Vien fut l'un des artistes qui travaillèrent en 1768, à la décoration du petit Trianon; il eut à faire un tableau pour la salle à manger du pavillon
le vaisseau vient de loin. Le saint ne doit pas avoir de manteau, il luy faut mettre un surplis par dessus sa robe ; quelques auteurs luy ont mis une étolc, la chose est arbitraire; néantmoins, il seroit bon de voir la vie de ce saint. Sa Majesté a aussy observé qu'il est désagréable de voir la principale figure de ce tableau sans pieds, elle imagine qu'il conviendrait mieux de les représenter descendue ou descendant du vaisseau, élevant les yeux et les mains vers le ciel en action de grâces d'être arrivée à bon port pour l'exécution de ses pieux desseins. Les principales figures sur le premier plan do devant seront d'une grandeur convenable, leur donnant 18 à ao pouces de proportion. A l'égard du tableau de saintThomas.il ne s'agit que délaisser une espace entre le bras du saint et le groupe du fonds, afin d'y appercevoir du paysage. Il faut aussy observer de donner à ces deux sujets toute la vaguesse et la fraîcheur possible, le lieu de leur destination étant, comme il a été observé dans la première note, très mal éclairé et sur un lambris blanc. Recommandés, je vous prie, au sieur Vien de faire, le plus exactement qu'il pourra et avec le plus de diligence, ces deux tableaux dans le goût que Sa Majesté les désire. » (1) A. N. O' 1934 a.
(a) Ce paiement fut réordonnancé sur l'exercice 1758, en date du 10 décembre 1760 (cf. page 3i5 infra).
JOSEPH VIKN
sur te sujet de La Chasse; les dimensions étaient de 9 pieds 3 pouces 6 lignes sur 7 pieds 3 pouces 6 lignes de large (1).
Ce tableau fut livré et placé en 1772; le paiement est en date du 7 mai 1775 (Exercice 1769) :
Au sieur Vien, peintre, 4,000 livres pour son payement d'un tableau, représentant la Chasse, qu'il a fait en 1768 pour être placé dans la salle à manger du petit Trianon.
— En 1767, le Roi, résolut de faire exécuter deux tableaux de sainteté pour les chapelles des châteaux de Saint-Hubert, de Marly ou de Choisy; Louis XV eut soin d'indiquer lui-même les sujets, comme l'atteste une note écrite de sa main et qui se trouve aux Archives nationales (2) :
« Note du Roy.
« Saint Thibaud de Marly, abbé des Vaux de Cernay ; il étoit de la maison de Montmorency et c'est à ses prières que la France s'est cru redevable de la postérité de Saint Louis. Mort le 8 décembre 1247.
• Les Mages. »
Vien et Doyen furent choisis pour exécuter ces deux tableaux ; le premier fut réservé à Vien et le sujet indiqué par le Roi fut ainsi précisé par le marquis de Marigny :
a Saint Thibaud, abbé de Vaux de Cernay, reçoit saint Louis et la reine Marguerite, son épouse, dans le jardin où il travaille avec ses religieux. Il est accompagné de Bouchard VI (ou Mathieu III), chef de la maison de Montmorency, son cousin. Le saint Abbé fait voir à Leurs Majestés, au travers d'un nuage mistérieux, sa postérité et principalement la maison de Bourbon. On y verra Robert, tige de cette maison, et ses descendans destinés au trosne, c'est-à-dire Henri IV, Louis XIII, Louis XIV et le Roy. »
Le t«* janvier 1768, il fut décidé que le tableau de l'Adoration des Mages serait destiné pour la chapelle du château de Bel le vue et celui de saint Thibaud pour celle du Nouveau Trianon.
Le tableau de Vien ne fut exposé qu'au salon de 1775 ; ses dimensions étaient de 8 pieds 6 pouces de haut sur 5 pieds 9 pouces de large ; le paiement est en date du 9 avril 1776 (Exercice 1774) (3) :
(1) Cf. page 162 supra.
(2) A. N. ()' 1072. — En note on lit : « La notte cy incluse est écritte de la main du Roy qui Ta remise à M. le marquis de Marigny, le ib octobre 1767, à Fontainebleau, en le chargeant de faire exécuter deux tableaux dont la notte indique les sujets; le premier pour Saint-Hubert; le second pour Marly ou Choisy ».
(3) L'ordonnance de paiement de ce tableau, comme celle des deux tableaux
Au sieur Vien, peintre, 3,ooo livres pour son payement d'un tableau, représentant saint Thibaut, qu'il a fait, en 1 774, pour être placé dans la chapelle du Nouveau Trianon.
Actuellement dans la chapelle du Petit Trianon : H. a m. 83. — L. 1 tn. 80. — Signé : Jos. M. Vien.
Aux Gobelins.
En 1 757, Vien exécutait, pour la manufacture des Gobelins, un tableau sur le sujet de Pluton et Proserpine, destiné à prendre rang dans la tenture des Amours des Dieux; il fut exposé au salon de 17^7. en voici le mémoire (1):
Mémoire d'un tableau fait pour le service du Roy, ordonné par M. le marquis de Marigny, par Vien pendant Tannée 1757.
Proserpine ornant la statue de Cérès, sa mère, avec des fleurs qu'elle et ses compagnes viennent de cueillir : Pluton en devient amoureux.
Ce tableau est destiné pour être exécuté en tapisserie à la manufacture royale des Gobelins. Il a 10 pieds en quarré. Estimé 3,6oo livres.
Pour compléter ce modèle, Vien, exécutait Tannée suivante deux tableaux, dont voici le mémoire (2) :
Mémoire des ouvrages de peinture faits pour la manufacture royale des Gobelins, sous les ordres de M. le
des cabinets de la Reine, fut réordonnancéc en date du i5 avril 1776, comme le prouve cette inscription du registre du trésorier pour 1775 (A. N. O* 277H'3) :
• Au sieur Vien, peintre, 4,980 livres pour le tableau de saint Thibault, fait en 1774 pour ta chapelle du Nouveau Trianon, et celui d'un Ermite dans un paysage, fait en 1775 pour être placé dans la collection des tableaux du Roi et pour ses appointemens. »
Il est assez difficile d'interpréter exactement cette ordonnance de paiement; faut-il voir dans le second tableau V Ermite endormi (n* 965 du Louvre), qui fut acheté à Randon de Boissct et qui porte la date de 1750?
JOSEPH VIEN
marquis de Marigny, par le sieur Vien pendant l'année 1758.
Deux tableaux, destinés pour des panneaux de tapisserie, représentant des enfants avec des attributs relatifs et faisant suite au sujet de l'Enlèvement de Proserpine, peint par le môme auteur pour ladite manufacture.
Le premier a 10 pieds de hauteur sur 5 pieds de largeur.
Estimé 1,800 livres.
Le second a 10 pieds de haut sur environ 3 pieds de large.
Estimé 1,000 »
Plus deux bandes augmentées pour élargir ces tableaux, lesquelles font ensemble 3 pieds de largeur sur 10 pieds de hauteur. Estimées 600 »
Ensemble 3,400 livres.
Le parfait payement de cette commande est en date du 10 décembre 1760 (Exercice 1758) :
Au sieur Vien, peintre, 3,ooo livres en contrats à 5 0/0 sur les États de Bretagne pour faire, avec 5,200 à lui ordonnés acompte, sçavoir 1,200 sur l'exercice 1757 le 17 octobre audit an, et 4,000 sur l'exercice 1758 le n septembre 1759, en contrats à 4 0/0 sur les aides et gabelles, le parfait payement de 8,200 livres à quoi montent cinq tableaux, représentant le Ier saint Thomas apôtre préchant les Indiens; le 2« saint François-Xavier qui débarque à la Chine; le 3* Proserpine ornant la statue de Cérès, sa mère et les 4* et 5« des enfans avec des attributs relatifs et faisant suitte au sujet de ^Enlèvement de la même déesse, lesquels tableaux, dont les trois derniers sont destinés à être exécutés en tapisserie, ont été faits par ledit sieur Vien pour le service du Roy, les deux premiers en 1753, le troisième en 1757 et les deux derniers en 1758.
Actuellement le tableau de l'Enlèvement de Proserpine est au musée de Grenoble, où il fut envoyé par l'État en 187a : H. et L. 3 m. 20; l'un des tableaux accessoires au Louvre (n» 637 du catalogue Villot) : H. 1 m. 20. — L. 1 m. 80. — Signé : Vien, i ?58.
A Choisy.
En 1764, Vicn reçut une commande lors de la distribution d'ouvrages faite pour Choisy (1); son tableau parut au salon de 1765; en voici le mémoire (2) :
Mémoire d'un tableau fait pour le service du Roi, sous les ordres de M. le marquis de Marigny, par le sieur Vient pendant l'année 1765.
Ce tableau, de 9 pieds 8 pouces de haut sur 8 pieds 4 pouces de large, est destiné pour les appartemens de Choisy.
Le sujet représente Marc-Aurèle faisant distribuer des alimens et des médicamens dans un tems de peste et de disette.
Estimé 4,000 livres.
Le paiement de ce tableau est en date du 1*' avril 1771 (Exercice 1765) :
Au sieur Vien, peintre, 4,000 livres en contracts à 4 0/0 sur les aides et gabelles, pour son payement d'un tableau, représentant Marc-Aurèle faisant distribuer des alimens et des médicamens en tems de peste et de disette, qu'il a fait pour être placé dans les appartemens du château de Choisy, en 1765.
Ce tableau fut peu après retiré de Choisy et transféré à Lucienne chez Madame du Barry.
Actuellement au musée d'Amiens, où il fut envoyé par l'État en 1802 : H. 2 m. 99. — L. 2 m. 29.
L'Iliade.
Mémoire d'un tableau fait pour le service du Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Vieny pendant les années 1780 et 1781 (3).
Ce tableau a i3 pieds de large sur 10 de haut.
(1) Cf. pages 224 et suiv. supra.
JOSEPH VIEN 5l7
H représente Briséïs remise par Patrocle entre les mains des hérauts d'Agamemnon.
Estimé 6,000 livres.
Ce tableau fut exposé au salon de 1781; le parfait paiement est en date du 7 mars 1783 (1) :
Au sieur Vieny peintre, 2,000 livres pour faire, avec 4,000 à luy ordonnés acompte sur l'exercice 1779, le parfait payement de 6,000 livres à quoi monte un tableau représentant Briséis remise par Patrocle entre les mains des hérauts fAgamemnon, qu'il a fait pour le service du Roy pendant les années 1780 et
Il passa ensuite auxGobelins, d'où il fut rejeté, en 1794, par le jury de classement des modèles.
Actuellement au musée d'Angers, où il fut envoyé par l'État en 1872 : H. 3 m. 3o. — L. 4 m. 3o.
— Mémoire d'un tableau fait pour le Roi, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Vien, pendant les années 1782 et 1783 (2).
Ce tableau a 10 pieds de haut sur i3 de large. Il représente le Départ de Priam pour suplier Achille de lui rendre le corps de son fils Hector.
Estimé 6,000 livres.
Ce tableau fut exposé au salon de 1783; le parfait paiement est en date du 21 janvier 178* (3) :
Au sieur Vien% peintre du Roy, 3,ooo livres faisant, avec 3,ooo à lui ordonnés acompte sur 1783, le parfait paiement de 6,000 livres, à quoi monte un tableau représentant le Départ de Priam pour suplier Achille de lui rendre le corps d'Hector, qu'il a fait pour le service du Roy pendant les années 1782 et t783.
(3) Archives du Louvre. Registre d'ampliations (1762-1785).
Il passa ensuite aux Gobelins, d'où il fut rejeté, en 1794, par le jury de classement des modèles.
Actuellement au musée d'Alger, où il fut envoyé par l'État en 187a.
— Mémoire d'un tableau fait pour le Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Vien, peintre du Roy, pendant les années 178401 1785 (1).
Ce tableau a i3 pieds de large sur 10 de haut. II représente Priant revenant du camp d'Achille avec le corps d'Hector.
Estimé 6,000 livres.
Ce tableau fut exposé au salon de 1785 (2) ; il passa ensuite aux Gobelins, d'où il fut rejeté, en 1794, par le jury de classement des modèles.
Actuellement au musée d'Angers, où il fut envoyé par l'État en 1798 : H. 3 m 3o. — L. 4 m. 3i. — Signé : Jo. Vien, 1785.
— Mémoire d'un tableau fait pour le Roy sous les ordres de M. lç comte d'Angiviller, par le sieur Vien* peintre du Roy, pendant les années 1786 et 1787.
Ce tableau a i3 pieds de long, sur 10 pieds de haut. Il représente les Adieux d'Hector et d'Andromaque. Estimé 6,000 livres.
Ce tableau fut exposé au salon de 1787 et réexposé à celui de 1791 ; il passa ensuite aux Gobelins, d'où il fut rejeté, en 1794, par le jury de classement des modèles.
Actuellement au musée d'Épinal, où il fut envoyé par l'État en 1872.
(2) Vien avait demande d'abord comme sujet, pour ce salon, la Mort de Darius (A. N. O' 191 3).