JOSEPH-AMÉDÉE VANLOO
champêtre donnée par les odalisques, qu'il a faits pour la manufacture royale des Gobelins de 1772 à 1776.
En 1794, ces tableaux étaient rejetés par le jury de classement des modèles des Gobelins.
Actuellement les nu a et 3 au musée du Louvre (n" go5 et 906) : H. 3 m. 20. — L. 3 m. 80.
A Fontainebleau.
Mémoire de deux tableaux faits pour le service du Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Amédée Vanloo, pendant Tannée 1780 et 1781 (1).
Ces deux tableaux, de forme ovale, de 7 pieds 4 pouces de haut sur 4 pieds 6 pouces de large, font partie des quatorze destinés pour la chapelle de Fontainebleau.
Le premier représente Jésus-Christ, qui, consulté par les Pharisiens, ordonne de rendre à César ce qui appartient à César.
Estimé 1,600 livres.
Le deuxième représente Magdeleine pénitente aux pieds de Jésus che\ Simon le Pharisien.
Estimé 1,600 »
Ces deux tableaux furent exposés au salon de 1781 ; le parfait paiement est en date du 3 avril 1784 (3):
Au sieur Amédée Van Loo, peintre du Roy, 2,200 livres pour faire, avec 1,000 à lui ordonnés acompte sur l'exercice 1780, le parfait payement de 3, 200 livres à quoy montent deux tableaux, l'un représentant Jésus-Christ ordonnant de rendre à César ce qui appartient à César, l'autre la Magdeleine pénitente aux pieds de Jésus-Christ, qu'il a faits pour la chapelle de Fontainebleau, pendant les années 1780 et 1781 .
Actuellement, tous les deux, à Fontainebleau, dans la chapelle de la sainte Trinité : H. 2 m. 38. — L. 1 m. 48.
(2) Archives du Louvre. Registre d'ampliation (1762-1785).
L'Aurore et Céphale.
les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Amédée Vanloo, pendant les années 1776 et 1777 (1).
Ce tableau porte 7 pieds de large et 10 de haut. Il représente Y Aurore et Céphale.
Estimé 3,ooo livres.
Ce tableau fut exposé au salon de 1777; le parfait paiement est en date du 3o septembre 1778 (a) :
Au sieur Amédée Vanloo, 5oo livres pour faire, avec 2,5ooà lui ordonnées a compte sur l'exercice 1777, le parfait paiement de 3,ooo livres, à quoi monte un tableau, représentant Céphale et l'Aurore, qu'il a fait pour le service du Roi pendant les années 1776 et 1777.
Ce tableau passa ensuite aux Gobelins, d'où il fut rejeté, en 1794, par le jury de classement des modèles.
Flore et Zéphire.
Mémoire d'un tableau fait pour le Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Amédée Van Looy pendant les années 1782 et 1783 (3).
Ce tableau a 10 pieds quarrés.
Il représente Zéphire et Flore ou le Printems.
Estimé 4,000 livres.
Ce tableau fut exposé au salon de 1783 ; le paiement est en date du 24 janvier 1785 (2) :
Au sieur Amédée Vanloo, peintre du Roy, 4,000 livres pour
(2) Archives du Louvre, Registre d'ampliations («762-1785).
GÉRARD VAN SPAENDONCK
son payement d'un tableau représentant Zéphire et Flore, qu'il a fait pour le service du Roy, pendant les années 1782 et 1783.
Il passe ensuite aux Gobelins, d'où il fut rejeté, en 1794, par le jury de classement des modèles.
Actuellement au musée de Fontainebleau : H. et L. 3 m. 30. — Signé : Amédèe van Loo, tjS3.
Vœu de Jephté.
Mémoire d'un tableau fait pour le Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Amédée Vanloo, peintre du Roy, pendant les années 1784 et 1785 (1).
Ce tableau a 10 pieds de haut sur 8 de large.
II représente la fille de Jephté allant au devant de son père.
Estimé 3,ooo livres.
Ce tableau fut exposé au salon de 1785; il passa ensuite aux Gobelins, d'où, en 1794, il fut rejeté par le jury de classement des modèles.
Actuellement au musée de Dijon, où il fut envoyé par l'État en 1872 : H. 3 m. 18. — L. a m. 5a.
Gérard VAN SPAENDONCK
Mémoire d'un tableau fait pour le service du Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Van Spaendoncky peintre du Roy, pendant l'année 1785 (2).
Ce tableau a 4 pieds 3 pouces de haut sur 3 pieds et demi de large.
Il représente un piédestal d'albâtre, enrichi de bas-reliefs,
(1) A. N.O' 1933.— Pour ce salon, Van Loo avait demandé aux Bâtiments de traiter l'un des trois sujets suivants : i*Curtius qui se précipite dans le gouffre ; a* Le vœu de Jephté ; 3* Psiché conduite à la montagne pour être livrée au monstre (A. N.O" 1913).
sur lequel est posée une corbeille de fleurs, et à côté un vase de bronze.
Estimé 6,000 livres (i).
Ce tableau fut exposé au salon de 1785.
Actuellement au musée de Fontainebleau : H. 1 m. 17. — L. o m. 91. — Signé : Van Spaendonck, iy85 (a).
Guy-Louis VERNANSAL
Aux Gobelins.
Le i,r juiller 1710, les Bâtiments payaient à cet artiste un tableau exécuté vraisemblablement pour la tenture des Enfants jard iniers, d'après Le Brun:
Au sieur Vernansal, peintre, 225 livres pour un tableau pour les Jéux d'Enfants, pour être exécuté en tapisserie à la manufacture des Gobelins.
— Vernansal fut encore l'un des artistes auxquels les B&timents commandèrent une pièce de f Histoire de Louis XIV (3); il en fut payé le 16 février 1716 (Exercice 1715) :
Au sieur Vernansal, peintre, 3, 800 livres pour, avec 200 à lui ordonnés le 10 mai 1710, faire le parfait payement de 4,000 livres pour un tableau représentant Louis XIV en actions de grâces au retour de sa maladie, qu'il a fait pour la suitte de l'histoire de Sa Majesté pendant 1710.
(1) C'est certainement 600 livres qu'il faut lire et non 6,000.
(2) Au salon de 1787, ce même artiste exposait un nouveau tableau, fait pour le Roi, et ainsi mentionné au livret :
« Un tableau représentant un piédestal de marbre, enrichi de bas-reliefs et sur lequel est posée une corbeille remplie de différentes fleurs. A côte se trouve un vase rempli de roses. Ce tableau, de 4 pieds 3 pouces de haut sur 3 pieds et demi de large, est pour le Roi. »
(3) Cf. page Q7 supra.
JOSEPH VKRNET 501
Aux Tuileries.
En 1720, il exécutait l'un des morceaux du plafond de la Salle des machines des Tuileries (1).
L'État général des ouvrages de peinture faits pour le Roi depuis 17 16 jusqu'et compris 172g (a), indique que le tableau de Vernansal avait 5 pieds de diamètre et représentait la Tragédie.
L'artiste en demandait 58o livres; les Bâtiments ne lui en donnèrent que 3oo. Le paiement est en date du i5 novembre 1731 (Exercice 1720) :
Au sieur Vernansal, peintre, 3oo livres pour son payement d'un tableau qu'il a fait pour le plafond de la salle des machines <Ju palais des Tuileries pendant Tannée dernière.
Joseph VERNET
Les ports de France (3).
Au mois d'octobre 1753, les Bâtiments commandèrent à Veract une suite de tableaux représentant les grands ports de France (4) ; l'artiste exécuta
(1) Cf. page 39 supra.
(3) Cf. Archives de Fart français, IV, 139-167 et Revue de l'art français, X, 5-68.
(4) Lépicié, au nom de l'Académie, approuvait ainsi le projet (A. N. O' i934 B) :
n Mémoire pour le sieur Vernct, peintre de Marines, présenté à M. de Vandières, par Lépicié, chargé du détail des Arts, 1754.
« Le sieur Joseph Vernet, natif d'Avignon, s'est consacré à la peinture et a passé plus de vingt années en Italie pour s'y perfectionner. L'étude particulière, qu'il a fait pour tout ce qui concerne la marine, lui a concilié les sufrages de tous les connoisseurs de l'Europe et lui a mérité une approbation générale et sa réception à l'Académie de la manière la plus distinguée et la plus unanime, ces talens uniques sont d'une très grande utilité dans un état tel que la France qui renferme dans son sein les ports les plus beaux et les plus commodes; ils doivent faire désirer à Sa Majesté d'attacher à son service l'artiste le plus capable d'en exprimer sur la toile leurs scitua-
d'abord les tableaux du Port de Marseille, V Arsenal de Toulon et la Piche du thon (i), qui parurent au salon de 1755, et dont voici le mémoire (a) :
Mémoire des tableaux de marine faits pour le service de Sa Majesté pendant les années 1753, 1754 et 1755, de l'ordre de M. le marquis de Marigny, par le sieur Vernety peintre du Roi et de son Académie.
Le premier tableau représentant l'Intérieur du port de Marseille, vu du pavillon de l'Horloge du parc, de 8 pieds de large sur 5 de haut, orné de figures de différentes nations des Echelles du Levant, de Barbarie, d'Afrique et autres, de manière à caractériser un port marchand qui a un commerce très étendu avec le Levant et l'Italie. Estimé 6,000 livres.
Autre tableau, de même grandeur, de l'Entrée du même port de Marseille, vue prise à mi-côte de la montagne appelée Tête de mort, de laquelle on apperçoit le fort Saint-Jean et la citadelle Saint-Nicolas qui en défendent l'entrée; en outre, ce tableau offre divers amusemens des habitans de la ville, entr'autres le portrait d'un homme qui a 1 1 7 ans, se portant bien. Ce tableau estimé comme le précédent 6,000 »
tions et leurs forces avec cette vérité que l'inspection de la chose même peut seule égaler. »
(1) En mars 1755, Vemet adressait aux Bâtiments le mémoire suivant (A. N. O' 1934 B) :
• Vernet, peintre ordinaire du Roy et de son Académie, a l'honneur de représenter à M. le marquis de Marigny qu'il sera en état, dans le mois de juillet prochain, de faire transporter à Paris quatre tableaux de ceux qu'il luy a commandés pour le Roy, scavoir: deux représentant le Port de Marseille, un autre représentant l'Intérieur du Port de Toulon et l'autre la Pêche du thon; que, pour donner plus d'éclat aux dits tableaux, il seroit à propos de les faire paraître avec leurs bordures, et qu'il n'y a pas de tems à perdre pour qu'elles soyent faittes d'icy au tems où les tableaux arriveront à Paris; il supplie M. le marquis de Marigny de lui permettre qu'il observe, à l'égard desdites bordures, qu'on devrait éviter des contours et ornements barroques, qu'on peut les enrichir de formes quarrées, qui ont toujours été et seront toujours de mode, comme |es bordures à la romaine, et qu'enfin il paraîtrait convenable qu'il y eût, au haut de chaque bordure, un cartouche où l'on pût écrire, en peu de mots, ce que représente chaque tableau. »
En marge on lit : • M. Cochin donnera les ordres nécessaires en conséquence de la notte, M. (Marigny) 8 mars. •
JOSEPH VERNET
Un troisième tableau de l'Exposition du Port neuf ou l'arsenal de Toulon, pris dans l'angle du parc d'artillerie, lieu d'où se découvre le mieux les objets principaux qui forment ce port militaire, caractérisé tel par le parc d'artillerie qui orne le devant du tableau, qui est de pareille grandeur que les précédens. Estimé la môme somme de 6,000 livres.
Un quatrième de Y Aspect de la Madrague ou la Pêche du thon, pris dans le golfe de Bandol, dans l'éloignement duquel on voit le château et le village depuis la côte jusqu'auprès de Marville. Le peintre a supposé le spectateur sur un vaisseau mouillé de laMandrague, orné sur le devant de plusieurs canots, remplis de plusieurs personnes venues pourvoir cette pêche; divers bâtiments maritimes faisant différentes routes par le même vent, la surface de l'eau indiquant les effets variés et occasionnés par les vents, les fonds et les accidents du ciel ; ce tableau est éclairé par le lever du soleil, heure à laquelle se fait ordinairement cette pêche ; de pareille grandeur que les précédents. Estimé sur le même pied 6,000 »
Le parfait payement de ces quatre tableaux est en date du 6 novembre 1756 (Exercice 175 5) :
Au sieur Vernet, peintre, 1,000 livres pour faire, avec 23,ooo à lui ordonnés acompte, scavoir : 12,000 sur l'exercice 1754 les Ier juin et 3i décembre audit an, et 11,000 sur l'exercice de l'année dernière les 24 juin et 3i décembre de ladite année, le parfait payement de 24,000 livres, à quoi montent quatre tableaux représentant l'un VIntérieur du port de Marseille, le deuxième l'Entrée du même port, le troisième le Port neuf de Toulon, le quatrième la Pêche du thon, qu'il a faits pour le service du Roy pendant les années 1753, 1754 et 1755.
Les quatre tableaux, exécutés ensuite, le Port d'Antibes, le Port vieux de Toulon, la Ville et la rade de Toulon, le Port de Cette, furent exposés au Salon de 1757 et sont mentionnés dans le mémoire de Vernet {1) ;
Mémoire de quatre tableaux faits pour le service du Roi, sous les ordres de M. le marquis de Marigny, par Vernet pendant l'année 1757.
Ces quatre tableaux sont de môme grandeur ; ils ont 5 pieds de hauteur sur 8 pieds de largeur :
Le premier est le Port cTAntibes en Provence, vu du côté de la terre. Comme ce port est une place frontière de la France du côté de l'Italie, le devant du tableau présente des troupes qui y vont en garnison. La campagne est enrichie d'orangers et de palmiers, qui sont assés communs dans cette province. Les fleurs et les fruits, qui se trouvent en môme tems sur les orangers, caractérisent la saison, qui est la fin du printemps. On y voit les Alpes encore couvertes de neige. La vue des montagnes du fond est depuis Nice et Villefranche jusqu'à San Remo ; l'heure du jour est au coucher du soleil. Ledit tableau estimé.. 6,000 livres.
Le deuxième est le Port vieux de Toulon. La vue en est prise du côté des magazinsaux vivres, et le devant du tableau est orné de l'embarquement qui s'en fait pour les vaisseaux du Roi. On voit dans le fond une partie du Port neuf. L'heure du jour est au coucher du soleil. Ledit tableau estimé... 6,000 livres.
Le troisième est la Vue de la ville et rade de Toulon. Cette vue est prise d'une maison de campagne à mi-côte de la montagne qui est derrière la ville. On y a représenté les amusemens des habitans et les voitures dont ils se servent pour aller aux maisons de campagne, qu'on nomme Bastides. L'heure du jour est le matin. Ledit tableau estimé 6,000 livres.
Le quatrième est la Vue du port de Cette en Languedoc. Cette vue est prise du côté de la mer, derrière la jettée isolée; comme ce port est au fond du golfe de Lyon et que la mer y est souvent agitée, surtout par le vent du sud, on y a représenté un tems orageux, avec des bâtiments qui font une manœuvre extraordinaire mais convenable pour l'entrée de ce port et au vent par lequel ils entrent. Sur le devant un brigantin Maltois, surpris par le vent dans ces parages et n'ayant pu gagner ce port, ni doubler la pointe de la jettée, prend le parti d'aller échouer sur le sable et fait une manœuvre en conséquence. L'heure est vers les dix heures du matin. Ledit tableau
JOSEPH VERNET
Les deux vues du Port de Bordeaux parurent au salon de 1759; voici le mémoire de l'artiste (1).
Mémoire de deux tableaux, suitte des Ports de France, faits pour le service du Roy sous les ordres de M. le marquis de Marigny, par Vemet pendant l'année 1 759.
Ces deux tableaux, de même grandeur, ont 5 pieds de hauteur sur 8 de largeur.
Le premier est la Vtie des port et ville de Bordeaux. Cette vue est prise du coté des Salinières, où l'on découvre les deux pavillons qui terminent la Place Royale, dans l'un desquels est l'hôtel des Fermes, dans l'autre la Bourse, une partie du Château Trompette, ensuite le faubourg appelé les Chartrons, et la Palue dans le lointain. A l'extrémité, Lormon, village à une lieue au-dessous de Bordeaux au pied d'une montagne qui termine le tableau. Ledit tableau estimé 6,000 livres.
Le deuxième est une autre Vûe du port de Bordeaux. Cette vue est prise du Château Trompette, d'où l'on voit partie de ce château, la Bourse, la Place royale et la statue équestre du Roi, l'hôtel des Fermes, les Salinières et partie des chantiers.
Ledit tableau estimé 6,000 »
Le parfait paiement de ces six tableaux est, en date du 10 décembre 1760
Au sieur Vernet, peintre, 2,000 livres en contrats à 5 0/0 sur les États de Bretagne pour faire, avec 34,000 à luy ordonnés acompte, sça voir: 6,000 sur l'exercice 1755 le ^décembre 1756» 6,000 sur l'exercice 1756 le 11 août audit an, 6,000 sur 1757 le 14 juillet de ladite année, et 16,000 sur 1758 dont 4,000 comptant le 21 juillet de la même année et 12,000 en contrats sur les aides et gabelles à 4 0/0 le 11 septembre 1759, le parfait payement de 36,ooo livres à quoy montent six tableaux dont quatre des vues du port d'Antibes, du vieux port, des ville et rade] de Toulon et du port de Cette en Languedoc, et deux des vues des villes et port de Bordeaux, faits pour le service du Roy, estimés chacun 6,000 livres et livrés les quatre premiers en 1757, et les deux autres en 1759.
Les deux vues de Bayonne parurent au salon de 1761 ; voici le mémoire de l'artiste (1) :
Mémoire de deux tableaux (les onzième et douzième) de la suitte des ports de France, faits pour le service du Roi par le sieur Vernet, etc., pendant Tannée 1761.
Le premier, Vue de Bayonne à mi-côte du glacis de la citadelle; le deuxième, autre Vue de Bayonne, prise de r allée de Bouflers.
Ces deux tableaux, de même grandeur, ont 5 pieds de haut sur 8 de largeur. Estimés ensemble 12,000 livres.
Le parfait payement est en date du 39 juin 1763 (Exercice 1761) :
Au sieur Vemet, peintre, 3, 000 livres pour faire, avec 9,000 à luy ordonnez acompte, sçavoir : 6,000 sur 1760 le 10 décembre de ladite année, et 3,ooo sur 1761 le 29 novembre 1762, le parfait payement de 12,000 livres à quoy montent deux tableaux représentant deux Viles de Bayonne, qu'il a faits pour le service du Roy pendant 1761 .
Les mes des Ports de Rochefort et de La Rochelle furent exposés au salon de 1763; voici le mémoire de l'artiste (2) :
Mémoire de deux tableaux faits pour le service du Roy, sous les ordres de M. de Marigny, étant les treizième et quatorzième de la suite des ports et vues des côtes de France, peints par le sieur Vernet, et livrés en 1763.
Le premier représente la Vile du port de Rochefort, prise du magasin des colonies.
Le deuxième la Vile du port de la Rochelle, prise de la petite rive.
Lesdits deux tableaux estimés 1 2,000 livres.
Le parfait paiement est en date du 7 novembre 1765 (Exercice 1763) : Au sieur Vernet, peintre, 3, 000 livres pour faire, avec 9,000
JOSEPH VERNET
à luy ordonnés acompte sur l'exercice 1763 les 4 décembres 1764 et 26 may 1765, le parfait payement de 12,000 livres à quoi montent deux tableaux, l'un représentant la Vue du port de Rochefort et l'autre celle de La Rochelle, qu'il a faits pour le service de Sa Majesté pendant l'année 1 763.
Enfin le dernier tableau de cette suite, le Port de Dieppe, fut exposé au salon de 1765; voici le mémoire de l'artiste (1) :
Mémoire d'un tableau pour le service du Roi, étant le quinzième de la suitte des ports de France, fait sous les ordres de M. le marquis de Marigny, par le sieur Vemet, pendant l'année 1765.
Ce tableau représente la Vue du Port de Dieppe.
Estimé 6,000 livres.
Le paiement en fut effectué sur l'exercice 1774, en même temps que celui de plusieurs autres tableaux que nous retrouverons plus loin (2).
Actuellement, tous ces tableaux sont au musée du Louvre (n«* 940 à 954): H. 1 m. 65. — L. 2 m. 63.
Mémoire de quatre tableaux, représentant les Heures du jour, pour le cabinet de la bibliothèque de Monseigneur le Dauphin ; de 4 pieds 2 pouces sur 2 pieds 6 pouces de haut (3).
i° Le Matin, lever du soleil ; — 20 Le Midi, une tempête ; — 3° Le Soir, le coucher du soleil; 4° — La Nuit, un clair de lune.
Estimés chacun 1,200 livres.
Ensemble 4,800 »
Ces quatre tableaux furent exposés au salon de 1763 ; le parfait paiement est en date du 7 décembre 1763 (Exercice 1762) :
(2) Cf. page bo8 tn/ra.
Au sieur Vernet, peintre, 2,400 livres pour faire, avec pareille somme à lui ordonnée acompte sur l'exercice 1 762 le 1 2 août audit an, le parfait payement de 4,800 livres, à quoi montent quatre tableaux, représentant les Quatre heures du jour, qu'il a faits pour être placés dans la Bibliothèque de M. le Dauphin, au château de Versailles, pendant l'année dernière.
Ces quatre tableaux figurent actuellement au Louvre (n°« 914 à 917) : H. o m. 83. — L. 1 m. 35. — Signés : J. Vernet,/. 1762.
A Choiay.
Vernet fut un des artistes, choisis, en 1764, pour la décoration nouvelle des appartements de Choisy (1); voici son mémoire (2) :
Mémoire de quatre tableaux faits pour le service du Roi, sous les ordres de M. le marquis de Marigny, par le sieur Vernet, pendant l'année 1765.
Ces tableaux, de chacun 5 pieds de large sur 3 pieds de haut, sont destinés pour les appartements de Choisy. Ils représentent les Quatre parties du jour. Estimés 4,800 livres.
Le parfait payement est en date du 27 décembre 1775 (Exercice 1774):
Au sieur Vernet, 4,600 livres pour faire, avec 6,200 à lui ordonnés acompte, le parfait payement de 10,800 livres à quoy montent cinq tableaux, représentant les Quatre parties du jour, et le cinquième la Vue du port de Dieppe, qu'il a faits pour le service du Roi pendant 1765.
Ces quatre tableaux sont actuellement au musée du Louvre (nM 918, 919, 917, 928) : H. 1 m. 08, o m. 77. — L. t m. 43, 1 m. 47, 1 m. 56. — Le n» 919, signé : J. Vernet,/, fj65.