BON BOULOGNE
Bon BOULOGNE (1) A l'église des Invalides.
En 170g, les Bâtiments achevèrent de payer les peintres qui avaient travaillé à la décoration de l'église des Invalides: Nocl Coypcl, Jouvcnct, La Fosse, Corneille, les deux Boulogne, et les peintres verriers, Le Vieil et Michu.
Le paiement de Bon Boulogne est en date du 10 février 1709 :
A Boulogne l'aîné, 9792 livres pour faire, avec i6,5oo qu'il a reçus, le parfait payement de 26,292 livres pour ses fresques aux chapelles de St-Ambroise et de St-Jérôme à l'église royalle des Invalides.
Voici, d'après d'Argenvillc (3), le détail de ces peintures des coupoles des dites chapelles, relatives à la vie des saints auxquelles elles sont dédiées :
Invention du corps de Saint Na\aire. — Conversion d'un célèbre Arien. — Saint Ambroise fait archevêque de Milan. — Saint Ambroise dépendant à Théodose l'entrée de l'église. — Saint Ambroise guérissant un possédé. — Sa mort. — Son apothéose.
Saint Jérôme dans les catacombes. — Son baptême. — Son ordination. — // est repris d'avoir lu les livres profanes. — Son effroi des jugements de Dieu. — Sa mort. — Son apothéose.
A la chapelle de Versailles.
En 1710 eut lieu le règlement de compte des peintres qui avaient travaillé à la chapelle du château de Versailles : les Boulogne, Antoine Coypcl, Jouvenet, La Fosse, Santerre, Silvestre et Audran.
Les tableaux, exécutes par Bon Boulogne, représentaient le Ravissement
(1) Cf. notre Inventaire général des tableaux du Roy, par Bailly, p. 441 .
(2) Voyage pittoresque de Paris, 1738, p. 422.
de Saint Paul, un Concert d'Anges musiciens, Saint Pierre, le Martyre de Saint André, la Vocation de Saint Philippe, Saint Simon, une Gloire d'anges, Saint Mathias, Saint Thomas ( i ) ; le payement est en date du 25 septembre 1710 :
A Boulogne l'aîné, 14,000 livres, tant par gratification à cause de la peinture qu'il a faite aux trois voûtes de la grande tribune au dessus du maître-autel et à six autres voûtes de la grande tribune du côté de l'Évangile à la chapelle du château de Versailles, que pour le soin qu'il a eu de conduire ledit ouvrage.
A Trianon et à Meudon.
A la date du 10 décembre 1710, on relève à l'actif de cet artiste la mention du payement suivant :
A Boulogne l'ainé, peintre du Roy, 400 livres pour, avec 800 qu'il a reçus, faire le parfait payement de 1,200 livres à quoy montent deux tableaux de Flore et Vénus, qu'il a peints pour Trianon et Meudon en 1701 et 1702.
Le tableau destine à Meudon est assurément celui que nous avons signale à la page 443 de notre Inventaire général des tableaux du Roy par Nie. Bail ly comme figurant dans ce château ; quant à celui de Trianon, on pourrait peut-être le reconnaître dans le n* 2 de l'article consacre à ce même artiste, et il devrait alors être distrait de la commande de 1687 et 1688, dans laquelle nous l'avions compris.
(1) Piganiol donne la description détaillée de ces diverses peintures (Nouvelle description des châteaux et parcs de Versailles et de Marly, 1 764, t. I, pp. ?2 et s., 68 et s.) — Cf. notre Inventaire général des tableaux du Roy, par Nie. Bailly, p. 441.