NICOLAS BRENET
Il représente le Combat des Grecs contre les Troyens pour le corps de Patrocle.
Ce tableau fut exposé au Salon de 1779; le parfait payement est en date du 7 mars 1783 (1) :
Au sieur Brenet, peintre, 2,000 livres pour faire, avec 4,000 à lui ordonnés sur les exercices 1780 et 1781, le parfait payement de 6,000 livres, à quoy monte un tableau représentant le Combat des Grecs contre les Troyens pour le corps de Patrocle, qu'il a fait pour le service du Roy pendant les années 1780 et
Ii passa ensuite aux Gobclins, d'où le jury de classement des modèles, en 1794, le rejetait o sous le rapport de l'art ».
Actuellement au musée de Reims, où il fut envoyé par l'État en 1873 : H. 3 m. 23 — L. 4 m. 22.
Virginius.
Mémoire d'un tableau fait pour le service du Roi sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Brenet, pendant les années 1782 et 1783 (2).
Ce tableau a 8 pieds de large sur 10 de haut.
Il représente Virginius prêt à poignarder sa fille.
Estimé 3,ooo livres.
Ce tableau fut exposé au Salon de 1783 ; le parfait payement est en date du 21 janvier 1785 (3) :
Au sieur Brenet, peintre du Roy, t,5oo livres faisant, avec i,5ooà lui ordonnés acompte sur l'exercice 1783, le parfait payement de 3. 000 livres, à quoi monte un tableau représentant Virginius prêt à poignarder sa fille, qu'il a fait en 1782 et i-83 pour le service de Sa Majesté.
(1) Archives du Louvre. Registre d'ampliations (17G2-1783).
En 1794, le jury de classement des modèles des Gobelins le rejetait • sous le rapport de l'art tout en déclarant que le « sujet républicain était à conserver ».
Actuellement au musée de Nantes, où il fut envoyé par l'État en 1872 : H. 3 m. 24 — L. 2 m. 5g. — Signé : Brenet, 1 7 83.
Piété des Dames romaines.
Pour le Salon de 1785, Brenet proposa aux Bâtiments les sujets suivants (1) :
« i« Après le combat de Rcnty, le brave Tavannc entre dans la tente du Roy l'cpée à la main, le prince attache de ses mains au col de Tavannc le collier de ses ordres;
• 3° Le maréchal de Brissac, après avoir fait condamner le jeune Boissi pour son manque à la discipline, lui fait grâce et lui met au col une chaîne dor plus pesante que celle dont il avait gratiné les autres braves.
« 3° Pieté des dames Romaines pour aider la Patrie, en concourant aux présens destinés à Apollon de Delphes.
« 4* Le courage de Lucius Métcllus, grand prêtre, qui se jette au milieu des flammes pour sauver le Palladium. »
Le troisième sujet fut choisi ; voici le mémoire (a).
Mémoire d'un tableau fait pour le service du Roi, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Brenet, peintre du Roi, pendant les années 1784 et 1785.
Ce tableau a 10 pieds de haut sur 8 de large.
11 représente les Dames romaines qui se dé/ont de leurs bijoux pour fournir la matière nécessaire au présent que l'on fait vœu d'offrir à Apollon.
Estimé 3,ooo livres.
En 1794, le jury de classement des modèles rejetait ce tableau « sous le rapport de l'art », tout en déclarant le sujet « vraiment républicain
Générosité d'Antioohus.
Mémoire d'un tableau, fait pour le service du Roy,
NICOLAS BRENt.T
sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Brenet, peintre du Roy, pendant les années 1786 et 1787(1).
Ce tableau a 8 pieds de large sur 10 de haut. Il représente le jeune fils de P. Scipion rendu à son père par Antiochus.
Ce tableau fut exposé au Salon de 1787 ; ensuite, il alla aux Gobelins, d'où le jury de classement des modèles le rejetait, en 1794.
Actuellement au musée de Nantes, où il fut envoyé par l'État en 1872 : H. 3 m. 34 — L. a m. 59. — Signé : Brenet, 1787.
Henri II et le vicomte de Tavanne.
Pour le Salon de 1789, Brenet traite le premier des sujets qu'il avait proposés pour le Salon de 1785 (2); voici son mémoire (3) :
Mémoire d'un tableau, fait pour le service du Roy, sous les ordres de M . le comte d'Angiviller, par le sieur Brenet, peintre du Roy, pendant les années 1788 et
Ce tableau a 10 pieds de haut sur 8 de large. Il représente Henri II décorant du collier de son ordre le vicomte de Tavanne.
Estimé 3,ooo livres.
Ce tableau fut exposé au Salon de 1789 et passa ensuite aux Gobelins, d'où le jury de classement des modèles le rejetait, en 1794, comme « contraire aux idées républicaines » :
Actuellement au musée de Versailles (n* 62) : H. 3 m. 81 — L. 2 m. 36.
{2) Voir page 68, supra.
Gabriel BRIARD A Versailles.
Cet artiste exécuta, en 1770, deux tableaux pour le Salon de jeu des petits cabinets du Roi à Versailles (1); dans un État des commandes, dresse en 1774 (2), ces tableaux sont ainsi mentionnes à la date de 1770 :
Deux tableaux, dessus de portes, devant faire pendant à deux autres tableaux, de mime grandeur, de M . Natoire, destinés pour la salle du jeu des petits cabinets du Roy au château de Versailles.
Les sujets sont pris de la vie champêtre, 4 pieds et demi en quarré.
Estimés t, 600 livres.
Le parfait paiement est en date du 14 février 1779 (Exercice 1771) :
Au sieur Briard, peintre, la somme de 800 livres pour faire, avec 800 à luy ordonnés acompte sur l'exercice 1770 le 23 avril 1776, le parfait payement de 1,600 livres à quoy montent deux tableaux qu'il a faits en 1770, représentant des sujets champêtres.
Ces deux tableaux sont signales en ces termes par Du Rameau, en 1784, au magasin de la Surintendance (?) : • Nymphe jouant du tambour de basque. — Berger jouant avec deux hautbois. Chacun de 3 pieds 6 pouces sur 3 pieds de large ».
ii) C'était l'ancien cabinet des Médailles (cf. de Nolhac. Le château de Versailles sous Louis AT, p. ut".
(2) A. N. O' iq33.
(31 Inventaire des tableaux de la Surintendance [Archives du Louvre).