RANSON
Aux Gobelins.
Cet artiste exécuta, en 1785 et 1786, des bordures nouvelles pour la tenture de YHistoire de Jason, qui était alors remise sur le métier aux Gobelins ; il livra en même temps un modèle d'écran, qui lui avait été pareillement commandé. Voici son mémoire (1) :
Mémoire de dix tableaux pour la manufacture royale des Gobelins formant ensemble la bordure des pièces de la Toison de Jason. Ces tableaux, peints à l'huile en fin d'or, composant une bordure très riche, faits par ordre de M. le comte d'Angivillers et sous la direction de M. Pierre, premier peintre du Roi et Directeur de la Manufacture des Gobelins, par Ranson, peintre, élève de laditte Manufacture, demeurant rue • Saint-Martin à Paris, pendant 1785 et 1786.
Lesdits tableaux contiennent 12 pieds de large sur 8 pieds et demi de hauteur, forment le tout ensemble 41 pieds sur 17 pouces d'épaisseur. Le tout compris fait 52 pieds et un tiers, à raison de 36 livres le pied, font cy 1,394 livres.
Plus un écran peint à l'huile, représentant un grand bouquet de /leurs sur un fond de damas cramoisi, estimé cy . 220 livres.
Total 1 ,6 1 4 livres ( 2) .
(a) L'artiste demandait 1884 livres pour les tableaux, et 288 pour l'écray.
Demoiselle RE AD (i)
Portraits.
En 1764, cette artiste exécutait les portraits au pastel de deux des petitsfils de Louis XV, le comte d'Artois et Madame Elisabeth ; voici son mémoire (3) :
Mémoire de deux portraits, peints d'après nature au pastel par ordre de Mgr le Dauphin sous les ordres de M. le marquis de Marigny, par la Demoiselle Read pendant l'année 1 764.
Le portrait de M. le comte d'Artois^ grandeur de buste. Le portrait de Afme Elisabeth de France, de même grandeur. Lesdits deux portraits estimés à raison de 20 louis chacun, pour les deux 960 livres.
Le paiement est en date du 1 a octobre 1 764 :
A la demoiselle Read, peintre, 960 livres pour son payement de deux tableaux, l'un représentant M. le comte d'Artois et l'autre Mmt Elisabeth de France, qu'elle a faits en la présente année pour le service du Roi, à raison de 480 livres chacun.
(1) Cette artiste, de nationalité anglaise, fut amenée en France par le duc de Nivernois qui l'avait connue en Angleterre; elle logeait à Paris à l'hôtel de Châtillon, rue de Tournon, et eut quelque réputation comme pastelliste (A. N. O' 1909).
(a) A. N. O' 1934 B. En marge de ce mémoire, on relève la curieuse note suivante : « Nota. Il est bon que M. Cochin sache que M. Dar-
thenay est une f bete, puisqu'il a annoncé cette proposition et qu'il
ne l'a pas envoyée •.