ANTOINE RENOU 41 I
Antoine RENOU
A Trianon.
En 1768, lor$ de la distribution d'ouvrage relative au petit Trianon (t), trois tableaux destinés pour le cabinet sur le fleuriste du Pavillon Français avaient été commandés à Jacques François Amand, mais cet artiste mourut en 1769 et la commande fut reportée à Rcnou. Voici les sujets proposés (a) :
Renou, à lui ordonné deux tableaux dessus de porte : i° L'Amour qui cache ses armes afin d'être admis à la cour des grâces ;
20 L'Amour enchaîné avec des fleurs par les Grâces , il par oit s'impatienter.
Ayant chacun 5 pieds un pouce 6 lignes de large sur 2 pieds 3 pouces de haut.
Ils sont éclairés au jour droit.
Lesdits tableaux estimés 1,600 livres.
A lui ordonné un tableau représentant L'Amour, qui, après avoir rompu ses chaînes, poursuit les Grâces. Il a 4 pieds un pouce de large sur 2 pieds 3 pouces de haut. Jour de face.
Estimé 800 livres.
Nota. — Ces trois tableaux sont destinés pour le cabinet sur le fleuriste du Pavillon de Trianon (3).
(1) Cf. page 163 supra.
(a) A. N. O1 1933 : État des ouvrages commandés en 1768.
(3) Dans un autre état, on lit : « pour le cabinet sur le fleuriste avec table volante » (A. N. O' 1072). Au sujet de ces tables volantes, cf. page 3o supra.— En marge on relève les deux notes suivantes de Pierre: « pourront être faits au mois d'avril 1773 » — « faits à un petit changement pré» qu'il a cru à propos de faire à un et qui sera achevé dans peu de jour». •
412 TABLEAUX COMMANDÉS POCft LE ROI
Le parfait paiement est en date du 14 février 1779 (Exercice 1771) :
Au sieur Renou, peintre, 1,200 livres pour faire, avec 1,200 à luy ordonnés acompte sur 1768 le 23 avril 1776, le parfait payement de 1,400 livres à quoy montent trois tableaux qu'il a faits en 1768, le premier représentant V Amour qui cache ses armes afin d'être admis à la cour des Grâces; le second l'Amour enchaîné avec des fleurs par les Grâces; le troisième l'Amour qui, après avoir rompu ses chaînes, poursuit les Grâces.
A Fontainebleau.
Mémoires de deux tableaux faits pour le service du Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Renou pendant les années 1780 et 1781 (1).
Ces deux tableaux, de forme ovale, de 7 pieds 4 pouces de haut sur 4 pieds 6 pouces de large, font partie des quatorze destinés pour la chapelle de Fontainebleau.
Le 1" représente la Samaritaine.
Le 2« représente la Femme adultère.
Estimés chacun 1 ,600 livres .
Ce» deux tableaux furent exposés au salon de 1781; le parfait paiement est en date du 3o mars 1784 (2) :
Au sieur Renou, peintre du Roy, 1,200 livres pour faire, avec 2,000 à luy ordonnés acompte sur 1780, le parfait payement de 3,2oo livres à quoi montent deux tableaux l'un représentant la Samaritaine, l'autre la Femme adultère, qu'il a faits pour la chapelle du château de Fontainebleau pendant les années 1780 et 1781.
Actuellement, tous les deux, au château de Fontainebleau, dans la chapelle Sainte Trinité : H. a m. 38 — L. 1 m. 48.