Partie gauche du tableau où se trouve la date de i
ÉCOLE VÉNITIENNE g3
cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Houasse le signale à Paris (1691) [H.] où Coypel le retrouve en 1726 [Coyp.].
Restauré en 1749 comme l’atteste ce mémoire : « Mémoire de restaurations faites au grand tableau de Paul Veroneze du salon d’Hercule par la veuve Godefroid et Colins dans les premiers mois de 1749 après le second mariage de M. le Dauphin. Avoir ôté tous les blans chansy qui couvroient la surface du tableau représentant Notre Seigneur chez le pharisien occasionné par les festes et bal donnés; avoir été 4 journées à 24 livres 96 livres » (A. N. O' 1 933). — C’est, en effet, dans le salon d’Hercule à Versailles qu’il est signalé parPiganiol de la Force, qui déclare : « il est dans une bordure magnifique tant par le dessein et la beauté de la sculpture que par la richesse de la dorure; cette bordure est de feu Vassé, sculpteur excellent pour les ornemens, elle est incrustée dans le marbre et elle est soutenue par quatre consoles aussi dorées. » — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Cette composition est divisée en deux groupes principaux, partagés par l’entrée d’un salon enrichie de colonnes et de deux buffets. ior Grouppe. A la droite du tableau et sur le second plan, Notre Seigneur et Simon le Pharisien occupent les premières places d’une table en forme de fer à cheval. La Magdeleine, prosternée aux pieds de Jésus-Christ, les arrose de ses larmes et les essuie avec ses cheveux... Simon est vu de dos...., tous les autres Pharisiens qui sont à cette table témoignent leur étonnement... : au devant de ce grouppe, une grande femme debout, ordonne l’arrangement du festin, et reçoit un plat qu’un Nègre lui présente pour placer sur la table; plus bas un pauvre paralytique, se traînant à peine sur les genoux, semble implorer la charité du maître de la maison ; il a auprès de lui un gros chien. 2° Grouppe. Du côté opposé est une autre table de même forme que la première : un homme vêtu de pourpre et la tête couverte d’une calotte rouge, occupe la place principale...; les Apôtres, mêlés avec les amis de Simon le Pharisien, sont à la gauche de ce personnage distingué..., toutes les figures de ce second grouppe sont assises...; sur le devant une femme, debout contre une colonne, tient son enfant et avance la tête avec vivacité... Le fond représente des spectateurs, une magnifique architecture et deux Anges qui tiennent un rouleau. »
Actuellement au Louvre, n" 1193. H. : 4 m. 54. — L. : 9 m. 74.
io° Un tableau représentant le Crucifiement de Notre Seigneur sur la montagne au milieu de deux larrons avec la sainte Vierge et saint Jean au pied de la croix; figures de 16 à 18 pouces ; a 3 pieds un pouce en quaré dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des médaillés.
N° 36 de l'inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — Paillet (1695), le signalant à Versailles, lui donne comme dimensions 3 pieds un pouce sur 2 pieds 1 1 pouces et demi, et il ajoute en note : « il a été agrandi » [P.] : il se trouvait alors dans le Cabinet des médailles [V.] où Piganiol de la Force le mentionne également vers 1750.
Restauré et rentoilé en 1751 par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O1 1934*). — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Jésus Christ est crucifié entre les deux larrons, la tète penchée et la vue éteinte..., saint Jean soutient la Vierge évanouie... la Magdeleine embrasse le pied de la croix... ; deux saintes femmes sont placées sur le premier plan, l’une tient la main de la Vierge et l’autre se cache le visage... les bourreaux même paroissent attendris... on aperçoit la ville de Jérusalem sur la droite et dans l’éloignement le ciel est sombre... » — Placé ensuite au Luxembourg où il est signalé par Jacques Bailly. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].
Actuellement au Louvre, n° 1195 : 1 m. 02 en carré.
1 1° Un tableau représentant la Vierge qui tient l’enfant Jésus accompagnez de saint George, sainte Catherine et d’un religieux de saint Benoist; figures de 16 à 18 pouces; ayant de hauteur 3 pieds un pouce sur 3 pieds de large (1); dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des médailles.
Faisait partie de la collection du comte de Brienne et entra à sa mort dans celle de la Couronne.
Décrit ainsi dans le catalogue latin de Brienne (1662) : « Nihil intuentium oculos magis detinet Pauli Veronensis Virgine cum Puero Deo, cujus a dextra laevaque divus Georgius et sancta Catharina monachum numini consecrant, quod symbolum est Benedictinae congregationis, quae Venetiis in Georgianâ insulâ superbum coenobium incolit. » — N° 195 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — Paillet le signale à Versailles et ajoute : « il a été agrandi » [P.]; il se trouvait alors dans le Cabinet des médailles [V.] où Piganiol de la Force le mentionne encore vers 1750.
Très probablement restauré et rentoilé en 1751 parla veuve Godefroid et Colins (A. N. O’ 1934 A). — Décrit par Lépicié (1752), — placé ensuite au
(1) Par ses dimensions ce tableau faisait pendant au précédent n° 10.
Luxembourg, où il est signalé par Jacques Bailly. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].
Actuellement au Louvre, n° 1 190 : o m. 90 en carré.
i2° Un tableau représentant la Vierge qui tient l’enfant Jésus et saint Joseph dans le fond : sur le devant est une femme qui lui présente une corbeille de fleurs ; figures de petite nature ; ayant de hauteur 3 pieds un pouce sur 3 pieds de large; dans sa bordure dorée.
i3° Un tableau représentant la Vierge, l’enfant Jésus, saint Joseph et saint Jean; figures de petite nature; de mêmes dimensions que le précédent.
Versailles. Cabinet des médailles.
N03 3 3 8 et 277 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 2 pieds sur 2 pieds 10 pouces de large [L. B.]. — Paillet (1695) les mentionne à Versailles et les déclare agrandis : cette opération avait pour but de les rendre pendants des précédents nos 10 et 11 [P.]. — Se trouvaient en 1696 dans le Cabinet des médailles [V.].
Lépicié (1752) les décrit ainsi : « L’enfant Jésus, entre les bras de la Vierge, s’avance pour prendre des fleurs qu’une femme à genoux lui présente dans une corbeille; saint Joseph, placé dans le fond, regarde cet hommage avec complaisance. » — « La Vierge, tenant un voile et joignant les mains, regarde dans un respectueux silence l’enfant Jésus qui dort couché sur une draperie bleue; saint Joseph, placé auprès de la Vierge, n’est occupé que de l’action que fait le petit saint Jean, qui pose une pomme dans la main du Sauveur. »
Actuellement, tous les deux au musée de Bordeaux, auquel ils furent envoyés par l’État en i8o3 : le n° 12 : H. o m. 77. — L. o m. 96; — le n° i3 « attribué » seulement à Paul Veronèse (1) : H. 1 m. o5 — L. o m. 92.
140 Un tableau représentant une Vierge tenant l’enfant Jésus et une religieuse bénédictine avec saint Joseph et deux autres figures de femmes derrière ; figures de 8 à
(1) Dans l’état de i8o3, ia provenance de Munich était donnée par erreur à ce tableau qui faisait partie de l'ancienne collection de la Couronne.
io pouces; ayant de hauteur 20 pouces et demi sur 20 pouces de large ; il a été rehaussé d’un pouce et demi et élargi d’un pouce ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy.
Faisait partie de la collection du comte de Brienne cl entra ensuite dans celle du Roi.
Signalé dans le catalogue latin du cabinet de Brienne (1662). — N° 197 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 1 pied 9 pouces sur 1 pied 5 pouces de large [L. B.]. — Paillet (1695), le signalant à Versailles, le déclare agrandi [P.]. — En 1696, se trouvait à Versailles dans le Cabinet des médailles [V.]. — Compris en 1698 dans la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.] : il se trouvait alors dans l'antichambre du Roi à Versailles.
En 1737, était encore dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Piganiol de la Force le signale dans ce même château sur la cheminée de la eh ambre de Mars. — Lépicié (1762) le décrit ainsi : « La sainte Vierge, assise sur le devant du tableau, tient son fils sur ses genoux; une religieuse bénédictine est à ses pieds; la Magdeleine soulève la main de l’enfant Jésus et la donne à baiser à cette religieuse, que saint Joseph, qui est debout, présente au Sauveur ; derrière la Vierge on voit sainte Elisabeth qui forme une couronne d’une guirlande de fleurs : la scène se passe dans un appartement richement décoré, au fond duquel on voit un lit d’étoffe de soie couleur de rose. » — Se trouvait dans le salon du directeur des Bâtiments à l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir et remettre dans sa première grandeur en diminuant d’un grand pouce de haut et de bas » [D. R.]. — Restauré en 1789 par Martin, dont voici le mémoire : « Paul Veronèse. Sainte famille sur bois (1) de 19 pouces sur 16 avoit une crasse ancienne et des repeints difficiles à enlever, a été racordé à chaque place : 60 livres » (A. N. O’ 1931).
Actuellement au Louvre, n° 1191 : H. o m. 5i. — L. o m. 43.
1 5° Un tableau représentant l’Adoration des Roys ; figures de demi-nature ; ayant de hauteur 3 pieds 1 1 pouces sur 8 pieds 10 pouces de large ; dans sa bordure dorée. Versailles. Petite Gallerie du Roy.
Vendu en 1684 a Louis XIV par M. de Hauterive (2).
(1) Le tableau est sur toile collée sur bois.
(2) Voir le n" 3 de l’article du Tintoret.
ÉCOLE VÉNITIENNE
N° 345 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683), ainsi mentionné : « L’adoration des trois Roys avec chacun leur valet qui ont des armoiries sur leurs habits et à un des boutz du tableau il y a une mazure où est le bœuf et l’asne, et à l’autre bout il y a deux chevaux et un chien en manière de levrète » [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P], dans le petit cabinet. [V.] — En 1706, dans le cabinet de la Surintendance [Mans. 6],
Piganiol de la Force le signale à Versailles dans le cabinet du, billard. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Saint Joseph montre à un des Rois, qui est à genoux, la Vierge et l’Enfant-Jésus... ; les deux autres Rois sont debout, accompagnés de trois pages, deux portent des présens et le troisième tient par la bride le cheval de son maître : sur la gauche du tableau on voit les équipages de ces Princes, et dans le fond une étable avec des fabriques ruinées...; les têtes des trois Rois sont des portraits, car les vases qui renferment les présens sont chargés d’armes qui ne peuvent être que celles des Seigneurs peints dans ce tableau. » — Placé ensuite au Luxembourg" — et en 1785 au Louvre [Louv. 85],
Actuellement au musée de Lyon, auquel il fut envoyé par l’Etat en i8o3 avec la seule mention : d’après Paul Veronèse. H. 1 m. 28 — L. 2 m. 88.
i6° Un tableau représentant la Sainte Vierge enlevée par les Anges ; figures de petite nature; ayant de hauteur 7 pieds un pouce sur 4 pieds 4 pouces ; il a été rehaussé de 4 pouces et remployé de 3 pouces sur la largeur; dans sa bordure dorée.
N° 24g de l’inventaire Le Brun ( 1 683) avec les dimensions de 6 pieds g pouces sur 4 pieds 7 pouces de large [L. B.]. — Paillet (1695) le signale à Trianon et le déclare « agrandi en i6g5 » [P.] : il se trouvait alors dans l’antichambre de cette résidence [T. M. C.].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La Vierge sur un nuage, soutenue par trois anges, a les mains jointes et les yeux élevés vers le ciel, où l’on voit une gloire avec des chérubins. » — Se trouvait dans la deuxième pièce de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et remettre dans sa première grandeur » [D. R.].
Actuellement au musée de Dijon, auquel il fut envoyé par l’État en 181 1, avec attribution à Tintoret : H. 1 m. 70 — L. 1 m.
170 Un tableau représentant Vénus et Adonis ; figures
de petite nature ; ayant de hauteur 5 pieds sur 3 pieds 2 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N° 90 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.] — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Ce sujet représente un rendez-vous galant de Vénus et d’Adonis où l’Amour est en tiers; il essaie, malgré l’apparente opposition de la Déesse, de vouloir lui ôter une draperie qui la cache. » — Se trouvait dans la deuxième pièce de l’hôtel de la Surintendance, en 1760, avec cette mention : « attribué à Alexandre Veronèse » [J.] et en 1784, cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
i8° Un tableau représentant le Martyre de saint Marc; figures de demi-nature ; ayant de hauteur 6 pieds un pouce sur 4 pieds 9 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
N° 294 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec le titre : « Martyre de saint Maurice « [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96.].
Restauré et remis sur châssis en 1750 par la veuve Godefroid et Colins (A. N. 0‘ 1934 A). — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Saint Maurice à genoux et les yeux fixés vers le ciel, ne paraît prêter aucune attention aux instances que lui fait un ministre des faux Dieux pour l’engager à sacrifier aux idoles ; auprès du saint on voit deux bourreaux, l’un a la main posée sur son épée tandis qu’un nègre lui relève la manche de sa chemise, l’autre dépouille le saint de ses habits et de ses armes; sur la droite du tableau Paul Véronèse a placé plusieurs figures et un officier à cheval qui fait un mouvement d’indication ; la statue d’Apollon avec un cavalier et un homme debout grouppent du côté opposé et ces figures sont placées dans un grand corps d’architecture; la Vierge, dans une gloire, tient l’enfant Jésus assis sur ses genoux; saint Pierre et saint Paul sont à la droite et à la gauche du Sauveur; et sur le devant du nuage on voit la Foi, l’Espérance et la Charité avec leurs attributs ; un ange part de cette gloire pour apporter au martyr une couronne et une palme. » — Placé en 1750 au Luxembourg, — au Louvre en 1785 [Louv. 85],
Actuellement au musée de Lille, auquel il a été envoyé par l’Etat en 1801 : H. 2 m. 02. — L. 1 m. 53.
i9°Un tableau représentant Jésus-Christ guérissant la belle-mère de saint Pierre ; figures de 5 à 6 pouces ; ayant
ÉCOLE VÉNITIENNE
de hauteur i5 pouces et demi sur 12 pouces et demi de large; peint sur du papier; il a été rehaussé d’un pouce et demi et élargi pareillement; dans sa bordure dorée.
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N° 198 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) avec cette mention : « Notre Seigneur qui visite une malade dans son lit, au-dessus duquel est un pavillon accompagné de 6 figures, hault de 16 poulces, large de i3 pouces » [L. B.]. — Signalé en i6g5 à Versailles, par Paillet avec les dimensions de un pied 2 pouces sur 1 1 pouces de large, et cette note : « il a été agrandi » [P.]; il se trouvait alors dans le Cabinet des médailles [V.].
Piganiol de la Force le signale dans le Cabinet des médailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Sous un pavillon de soie rouge, la belle-mère de saint Pierre, couchée dans son lit, a la tête soutenue par une jeune fille montée sur le chevet; Notre Seigneur, debout, tient la main de la malade; auprès du Sauveur on voit un vieillard... avec saint Pierre et saint Jean : le fond représente un portique d’une magnifique architecture. » — Jeaurat (1760) le mentionne comme esquisse dans la deuxième pièce de l’hôtel de la Surintendance [J.]. — En 1784, se trouvait dans cette même pièce avec cette note (1788) : « à rentoiler » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n° 1 191 bis : H. o m. 42. — L. o m. 36.
20° Un tableau représentant Moyse tiré des eaux et présenté à la fille de Pharaon; figures de 2 pieds; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 3 pieds 5 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Che\ M. le duc Dantin au château.
Acheté en x 685 par Louis XIV au sieur de La Ravoye, comme l’atteste cette ordonnance de paiement, inscrite aux comptes des Bâtiments en date du 12 mars : « au sr de la Ravoye pour un tableau de Paul Veronèze, représentant Moyse retiré des eaux par la fille de Pharaon qu’il a livré pour le service de S. M. 5,5oo livres » (Guiffrey, tome II, p. 662) (1).
N8 449 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le Cabinet aux trois portiques [V.], puis au magasin [Mag. 96.]
(1) Dans l’ordonnance en recette (p. 582), les dimensions sont ainsi indiquées : « de 4 pieds 9 pouces de hault sur 3 pieds et demi de large »; c'est vraisemblablement 3 pieds 9 pouces de haut qu'il faut lire.
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Placé ensuite au Louvre [Louv. 37] d’où il quitte en 1737 pour aller dans la chambre du Roi [C. R.] . — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La fille de Pharaon, vêtue d’une robe blanche à fleurs d’or et appuyée sur une de ses suivantes, écoute ce que cette suivante et deux autres femmes semblent lui dire en faveur du petit Moyse, qu’une de ces dernières lui présente à genoux; ce grouppe est accompagné d’une négresse, d’un nain qui tient deux chiens en lesse et d’un page qui porte la robe de la princesse : sur la droite du tableau, mais à quelque distance du principal grouppe, on voit la sœur de Moyse attentive à ce qui se passe; du même coté et sur différons plans, le peintre a placé deux gardes de la princesse dont l'un qui n’est vu qu’à mi-corps, tient une hallebarde d'une main et de l’autre fait un mouvement d’indication : le fond représente un lieu charmant, embelli par le cours du Nil et par un beau paysage..., le peintre a fait partir du Ciel des rayons de lumière qui tombent directement sur l’enfant. » — Placé ensuite au Luxembourg, — puis au Louvre [Louv. 85].
Actuellement au musée de Lyon, auquel il fut envoyé par l’Etat en i8o3 : H. 1 m. 26 — L. 1 m. 12.
2i° Un tableau représentant le même sujet Moyse tiré des eaux; figures de 2 pieds; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large ; il a été rehaussé de 9 pouces et demi et remployé de 7 pouces sur la largeur ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
Acheté en 1687 à la duchesse de Créquy, comme l'atteste cette ordonnance en recette des Comptes des Bâtiments, en date du 5 août : « du sr Du Metz, garde du trésor royal, pour délivrer à Mm“ la duchesse de Créqui pour deux tableaux, l’un de Paul Veroneze, représentant Moyse sur les eaues, et l’autre du Dominicain représentant une Vierge, des enfans et saint Antoine de Pade, et 43 livres, 6 sous, 8 deniers pour les taxations 5243 livres, 6 sous, 8 deniers » (Guiffrey, tome II, p. 1094) (1).
N° 487 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683) [L. B.]. — Paillet (1695) le mentionne à Versailles avec les dimensions de 3 pieds 5 pouces et demi sur 5 pieds 5 pouces [P.]. — Placé dans 'les premières
(1) Le paiement est en date du 21 août (p. 1143); de plus, à la date du 3 août, on relève l’ordonnance de paiement suivante : « au sr Ganeron, valet de chambre de M. le duc de Crequi, pour les soins qu’il a pris de deux tableaux vendus à S. M. par Mm“ la duchesse de Crequi 1 5o livres » (p. 1275).
années du xvir siècle à Meudon [Meud. s. d.] où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].
Lepicié (1752) le décrit ainsi : « La fille de Pharaon regarde avec plaisir le petit Moyse qu’elle a fait retirer de l’eau par un nègre placé sur le premier plan et que deux femmes lui présentent; la princesse, accompagnée d’un garde et de plusieurs dames de sa cour, a la main droite posée sur l’épaule gauche de sa principale suivante; toutes sont richement vêtues... l’une s’appuie sur un nain qui tient une flûte, tandis qu’une autre, qui est négresse, porte dans ses bras un chien : on voit sur le deuxième plan une jeune fille à genoux'qui paroit vouloir ramasser quelque chose au bord du Nil. » — Se trouvait dans la cinquième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir» [D. R.].
Actuellement au musée de Dijon, auquel il fut envoyé par l’État en 181 1 : H. 1 m. 22 — L. 1 m. 68.
220 Un tableau représentant la Nativité de Jésus-Christ au milieu des Pasteurs, avec une gloire d’anges au dessus; figures d’environ 20 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 10 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large; il a été rehaussé d’un pied et élargi de 9 pouces ; dans sa bordure dorée.
23° Un tableau représentant Jésus-Christ qu’on met au tombeau ; de mêmes dimensions que le précédent et même rectification.
Versailles. Petit appariement du Roy.
« Donnez par M (le nom en bianc) Nonce du Pape le 16 aoust 1696 » [P.].
Le même Paillet les signale à Versailles, avec les dimensions de 2 pieds 1 1 pouces et demi sur 4 pieds 2 pouces et demi de large. — Compris en 1698 dans la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.].
Piganiol de la Force les mentionne en dessus de portes du grand salon du Roi à Versailles, du côté de la salle du grand couvert. — Lépicié (1752) les décrit ainsi : « La Vierge, les bras étendus, et saint Joseph à genoux, s’appuyant sur son bâton, regardent l’enfant Jésus couché dans sa crèche ; des bergers sont placés sur le même plan...; dans la partie supérieure du tableau on voit une gloire d’anges; le fond représente un corps d'architecture avec du paysage. » — « La Vierge, debout, placée sur la gauche du
tableau, regarde avec saisissement le corps de son fils, que plusieurs de ses disciples vont mettre dans le sépulcre; la Magdeleine, à genoux, tient une main du Sauveur, qu’elle arrose de ses larmes; et, plus loin, en tirant vers la droite, on voit les saintes femmes et le reste de ses disciples. »
Le n” 22, actuellement à Bruxelles, au musée royal de Belgique, auquel il fut envoyé en i8o3 par l’État Français : H. i m. 22. — L. 1 m. g5 (i).
Le n°^33, meationné au Louvre par Villot, sous le n" 529 bis, et porte aux inconnus : H. 1 m. 5q. — L. 1 m. g5.
240 Un tableau représentant les Apôtres qui prient Notre Seigneur de guérir la femme hémoroïsse ; figures de grande nature ; ayant de hauteur 6 pieds 1 1 pouces sur 10 pieds 3 pouces de large ; dans sa bordure dorée. Versailles. Grand appartement du Roy.
Vendu en 1684 à Louis XIV par M. de Hauterive (2).
No 434 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683), où il est ainsi annoncé : « Notre Seigneur, habillé d’une robbe rouge et d’un manteau vert avec six de ses apôtres et sainte Marthe qui luy présente le Lazare guery, il y a aussy deux colonnes et un pied destal avec une boulle dessus et quelques anbres » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans « l’anticabinet des médailles » [V.].
Lépicié (1752) le dit « peint sur coutil » et le décrit ainsi : « Jésus-Christ, accompagné de ses disciples, écoute avec bonté les instances qu’ils lui font de guérir cette femme affligée ; dans le nombre de ces figures, l’artiste a placé sur la droite du Sauveur un apôtre vu par le dos... ; la femme hémorroïse est vêtue d’un habillement rouge avec une mante jaune; le fond représente d’un côté un corps d’architecture orné de colonnes cannelées et de l’autre un piédestal de pierre surmonté d’une grosse boule. » — Se trouvait au magasin de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784 [D. R.].
Actuellement au musée de Grenoble, auquel il fut envoyé par l’État en 1 8 1 1 : H. 2 m. 25. — L. 3 m. 32.
25° Un tableau représentant l’Apparition de Jésus- Christ à saint Pierre et à saint Paul ; figures de 20 pouces ;
(1) Dans l’état d’envoi, les dimensions sont ainsi données : 4 pieds sur 4 pieds 10 pouces de large.
(2) Voir le n° 3 de l’article du Tintoret.
ÉCOLE VÉNITIENNE
ayant de hauteur 2 pieds 1 1 pouces sur 2 pieds un pouce de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy.
N° 196 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.], dans la galerie du Roi [V.].
Piganiol de la Force le signale à Versailles dans le cabinet du billard. — Lépicié (1752) le dit peint sur toile et collé sur bois. — Se trouvait dans la sixième pièce de l’hotel de la Surintendance en 1760 [J.], dans la huitième pièce de ce même hôtel eni784, avec cettenote (1788) : « tableau mal collé sur bois, il faut le rentoiler et le nettoyer » [D. R.].
Actuellement au musée de Caen, auquel il fut envoyé par l’État en 181 1 ; H. o m. 95 — L. o m. 49. — On relève au bas de la toile cette inscription : Nicolaus Gestari Neapolitanus vestauvavit.
26° Un tableau représentant Jésus-Christ portant sa croix; figures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur 20 pouces et demi sur 2 pieds un pouce et demi de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite galerie du Roy.
N° 314 de l’inventaire Le Brun(i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.], où Piganiol de la Force le signalait encore vers 1750.
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « On voit le Sauveur abattu et comme anéanti sous le poids de sa croix que deux bourreaux soulèvent..., l’un d’entre eux fait un mouvement pour le frapper ; ce grouppe est accompagné de celui de la Vierge qui s’évanouit et de la Magdeleine qui la reçoit dans ses bras ; le fond représente la ville de Jérusalem. » — Se trouvait en 1784 dans la sixième pièce de l’hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n” 1 194 : H. o m. 58 — L. o m. 71 .
270 Un tableau représentant l’Entrée du Roy Henry trois dans la ville de Venise ; figures de 5 à 6 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds 6 pouces sur 4 pieds et demi de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
« Donné par M. de Chateauneuf au 1" janvier 1 69 5 » [P.].
Le même Paillet le signale à Versailles en i6g5; il se trouvait alors a« magasin [Mag. 96].
Lépicié ( 1752) décrit ainsi cette esquisse : « Sur le premier plan et au milieu du tableau, on voit une superbe colonnade précédée d’un arc de triomphe, au pied duquel est placé un pont de bois qui conduit à la mer; le patriarche de Venise, en habit de cérémonie, suivi de son clergé, vient au devant de Henri III, il est accompagné de six sénateurs qui portent un dais d’étoffe d’or; le patriarche a la main droite posée sur la poitrine ; le doge présente le dais au Roi vêtu d'un pourpoint, d’un haut de chausse et coiffé d’une toque ; il a le col orné d’une fraise, avec une médaille d’or qui lui tombe sur l’estomac, il est suivi de ses gardes et s’entretient avec un cardinal : une foule de spectateurs de toute condition borde le rivage et sur la droite du tableau on voit des trompettes placées sur la poupe d’un vaisseau ; au bout du pont de bois paroit le Bucentaure, avec une magnifique galère et plusieurs gondoles. » — Se trouvait en 1760 dans la troisième pièce de l’hôtel de la Surintendance [J.]. — Du Rameau (1784) le signale dans ce même hôtel, l’attribuant au Tintoret, et l’intitulant : « Une procession du doge de Venise » avec cette note (1788) : « laver, vernir » [D. R.].
Actuellement au musée de Fontainebleau, avec attribution à Andrea de Michieli, dit il Vicentino : H. o m. 85 — L. 1 m. 52.
28° Un tableau du maître de Paul Veronèse représentant le grand Yisir donnant audience à l’ambassadeur de Venise ; figures d’environ un pied ; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 6 pieds de large; dans sa bordure dorée .
Paris. Cabinet des tableaux.
Décrit par Boschini dans son poème la Carta del Navegar, où il est dit avoir été apporté en France par Raphaël Dufresne. — Guillet en parle en ces termes : « Il y a à Paris, dans le cabinet du roy, un tableau de la main de Belino, qui s’est peint lui-même, tel qu’il estoit lorsqu’il fut introduit dans le serrail ; on y voit le Baile des Vénitiens, vêtu en sénateur, qui présente Belino à deux visirs assis sur un sofa auprès d’une porte gardée par des janissaires » ( Histoire de Mahomet II, empereur des Turcs, 1681, t. I, p. 509, in-12). — N° 184 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) avec la même attribution que celle donnée par Bailly [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin, avec cette note ajoutée : « à Paris depuis» [Mag. 96]. — Envoyé à Paris en 1697 au Louvre [Par. 97].
Signalé par Duplessis au Louvre en 1785, avec attribution « style vénitien » et cet intitulé : « Entrée d’un ambassadeur turc à Venise » [Louv. 85}.
ÉCOLE VÉNITIENNE I 05
Actuellement au Louvre, n° 1 157, avec attribution à 1’ « école de Gentile Bellini, » et cet intitulé : « Réception d’un ambassadeur vénitien au Caire » : H. 1 m. 18 — L. 2 m. o3.
Giovanni LICINIO, dit il PORDENONE
i° Un tableau représentant saint Pierre qui tient un livre et des clefs ; figure comme nature; ayant de hauteur 2 pieds 10 pouces sur 2 pieds 5 pouces; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N° 61 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) avec cette indication : « Saint Pierre à mi-corps » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans l’appartement de Monsieur [V.].
Mentionné par Lépicié (1752). — Se trouvait dans la première pièce de l’hotel de la Surintendance en 1760 [J.] et, en 1784, avec cette note (1788) : « à rentoiler » [D. R.].
20 Un tableau représentant un portrait d’homme vêtu d’un habit fourré; figure de petite nature ; ayant de hauteur 21 pouces sur i5 pouces et demi de large ; peint sur bois; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N° 84 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « le portrait d’un homme habillé à la Suisse, hault d’un pied 7 pouces, large d’un pied 2 poulces » et cette note ajoutée : « Veu à Paris le 8 aoust 1690. » [L. B.]. — Houasse (1691) le mentionne à Paris avec cette note ajoutée : « 29 octobre 1692. Le sieur Paillet a donné un récépissé de ce tableau au sieur Houasse, il est dans la petite galerie de Versailles » [H.]. — Paillet (i6g5) le signale à Chaville [P.]. — En 1696, au magasin de Versailles [Mag. 96].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Il représente un homme en cheveux avec des moustaches et vêtu d’un habit de fourrures... dans une chambre avec une croisée ouverte, d’où l’on découvre dans la campagne une rivière et des fabriques. »
io6
Girolamo MUZIANO
Un tableau représentant saint Thomas portant ses doigts au côté de Jésus-Christ en présence des Apôtres; ligures de g à io pouces; ayant de hauteur 19 pouces et demi sur 23 pouces et demi de large ; peint sur bois; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet proche la petite Gallerie.
N° 345 de l’inventaire Le Brun (1682) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96]. — En 1706, se trouvait dans le Cabinet près de la petite galerie [Mans. 6], où il est encore signalé en 1737 [G. R.].
Piganiol de la Force le signale dans le Cabinet du billard à Versailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Saint Thomas, à genoux, met les doigts dans le côté du Sauveur, qui semble se prêter aux doutes de ce disciple, en lui soutenant le bras et le regardant avec tendresse; sur la droite et sur la gauche de Jésus-Christ sont placés les Apôtres... » — En 1760, posé dans le salon du directeur des Bâtiments à l'hôtel de la Surintendance [J.]. — Restauré en 1777 par Hacquin, dont voici le mémoire : « Avoir rassuré les couleurs qui tomboient par écailles à un tableau peint sur cuivre (?) par le Mucian, représentant l’Incrédulité de saint Thomas, 1 2 livres » (A. N. O’ 1 g3 3). — Du Rameau (1784) le mentionne dans la neuvième pièce de l’hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement à Saint-Denis, à la maison de la Légion d’honneur, où il fut envoyé par l’État le 12 mars 1872 : H. o m. 52 — L o m. 63.
Jacopo PALMA, dit il VECCHIO
i° Un tableau représentant la Vierge qui tient l’enfant Jésus et sainte Elizabeth qui lui présente saint Jean, un saint Antoine hermite est assis sur le devant, et saint Antoine de Pade sur un fond de paisage ; figures de petite
ÉCOLE VÉNITIENNE
nature; ayant de hauteur 4 pieds 8 pouces sur 6 pieds
2 pouces de large ; peint sur bois; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
Appartenait au cardinal Mazarin; à sa mort, acheté par Louis XIV à ses héritiers.
N° 1 3 3 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « la Vierge qui tient Notre Seigneur où est aussy un saint Antoine et un saint François, hault de 4 pieds 9 poulces, large de 6 pieds » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [V.J et [Mag. 96].
Piganiol de la Force le signale à Versailles dans la tribune de marbre de la salle de Mars « où l’on met les musiciens lorsqu’il y a concert dans les appartemens ». — Lépicié (iy52) le décrit ainsi : « Au centre du tableau et sur un plan plus élevé, la Vierge assise tient sur ses genoux l’enfant Jésus debout, qui a une main dans le sein de sa mère et de l’autre s’amuse avec son voile : le plan inférieur est occupé d’un côté par sainte Elisabeth, saint Joseph et le petit saint Jean, et de l’autre par saint Antoiue Hermite, saint Antoine de Pade et la Magdeleine ; cette dernière, placée auprès de la Vierge, paroit offrir à l’enfant Jésus une boîte de parfums : le fond, qui a noirci, représente du paysage, des fabriques et le débris d’un riche corps d’architecture. » — Du Rameau (1784) le signale dans la quatrième pièce de l’hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n° 1172, avec attribution à Bonifazio : H. 1 m. 55 — L. 2 m. o5.
2° Un tableau représentant Jésus-Christ qu’on met au tombeau; figures de demi-nature; ayant de hauteur
3 pieds un pouce sur 4 pieds 2 pouces de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N° 57 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) qui lui donne les dimensions de 3 pieds de haut sur 4 pieds 9 pouces [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
En 1748, le garde des tableaux, Portail signalait ainsi au Directeur des Bâtiments l’état de cette peinture (A. N. O' ig32) :
« Procès-verbal fait par ordre de M. de Tournehem, Directeur et Ordonnateur général des Batimens du Roy, d’un tableau peint par le vieux
Palme, lequel a été remis au sr Picault, pour être transmis du fond de bois sur lequel il a été peint par l’auteur sur une toile.
« Le tableau a 4 pieds un pouce d’arasement sur sa largeur, et 3 pieds un pouce sur sa hauteur; il représente un Christ que l’on met au tombeau; les parties de ce tableau les plus endommagées sont les fonds d’iceluy, particulièrement dans les bruns que l’on a reconnu avoir été dans la plus grande partie écaillées et repeint trois têtes de figure qui l’environne et la moitié de celle du Christ, ainsy que quelques parties du corps et des jambes, le linge blanc qui l’envelope et les mains des figures qui le soutiennent ont été aussi repeinte et endommagée ainsy que plusieurs petites parties que l’on aperçoit en differens endroits de ce tableau. Fait à Versailles au Cabinet des tableaux de Sa Majesté le 17 juin 1748. » Portail.
Il fut donc décidé que le tableau serait transporté sur toile; le travail en fut alors confié à Picault, dont voici le mémoire (A. N. O' 1934 A) :
« Un tableau peint sur un fond de bois de sapin de trois planches vermoulues par le vieil Palme, représentant J. -C. porté au tombeau et soutenu par quatre figures; dans l'éloignement on aperçoit les trois Maries et saint Jean.
« Ouvrage qui m’a tenu six mois sans y comprendre nombre de nuits qu’il a fallu passer pour parvenir à ne pas détacher le verni en levant la peinture comme MM. les supérieurs l’ont désiré. Ce tableau a été marouflé sur une toile neuve et mis sur un chassi à clef. Il a de hauteur 3 pieds 3 pouces sur 4 pieds 2 pouces de largeur.
« De plus il m’a fallu enlever, quantité de repeins, mastiques, cires qui remplissoient les parties perdues de ce tableau et qui formaient des inégalités d’une ligne; ce qui n’auroit pu supporter le maroufle avec lequel il est maintenant transmis sur la toile. Picault prend la liberté de représenter qu’il a passé deux mois à cette opération et qu’il ne lui a été accordé pour six mois employés audit tableau que la somme de 800 livres. »
Lépicié (1752) décrit ainsi ce tableau : « Trois disciples de Jésus-Christ le portent au tombeau ; sur la gauche du tombeau on voit la Vierge couchée et soutenue par une des Maries, tandis que la Magdeleine éplorée témoigne la plus vive douleur. »
Actuellement à Bruxelles, au musée royal de Belgique, auquel il fut envoyé par l’Etat Français en i8o3 : H. 1 m. — L. 1 m. 3o.
3° Un tableau représentant la Nativité de Jésus-Christ au milieu des Pasteurs ; ligures de demi-nature ; ayant de hauteur 3 pieds 2 pouces et demi sur 4 pieds 1 1 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
ÉCOLE VÉNITIENNE
N° 2o3 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) avec les dimensions de 4 pieds sur 4 pieds 5 pouces et demi de large [L. B.]. — A Versailles en 169D [P.], au magasin [Mag. 96].
Signalé par Duplessis (1785) au Louvre, avec les dimensions de 3 pieds 6 pouces sur 4 pieds 2 pouces [Louv. 85].
40 Un tableau représentant une femme tenant des bijoux, nommée la Jouaillière ; figure de petite nature; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces sur un pied 10 pouces de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N° 38 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) avec cette attribution : « estimé de la main du vieux Palme » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
Signalé par Duplessis (1785) au Louvre, sous ce titre : « La belle Joaillière, maîtresse de François Ier », et avec cette note : « très gâté » [Louv. 85].
Actuellement au Louvre, n° 1673, avec attribution à l’école vénitienne du xvi° siècle : H. o m. 69 — L. o m. 53.
5° Un tableau représentant la Vierge et l’enfant Jésus, saint Joseph auprès et un jeune homme à genoux sur un fond de païsage ; figures de petite nature ; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 6 pieds 3 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Grand appartement du Roy.
Acheté en 1 685 d’un marchand de tableaux nommé Benoist; l’ordonnance de paiement est en date du 24 février : « Au sieur Benoist pour un grand tableau du vieux Palme représentant la Sainte Famille et un Pelerin 2,200 livres » (Guiffrey, tome II, p. 58 1 et 661).
N° 448 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.] dans la grande antichambre [V.]. — Compris en 1698 dans la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : «La Vierge et saint Joseph regardent avec complaisance un jeune berger qui, dans une attitude respectueuse, adore l’enfant Jésus : le reste de la composition représente une femme à genoux
sur UI1 prie-Dieu, ce qui caractérise l’ex-voto. » — Du Rameau (1784) le mentionne dans la quatrième pièce de l'hotel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n" i3gg, sous ce titre : « L’Annonce aux bergers » : H. i m. 40 — L. 2 m. 10.
Jacopo PALMA, dit il GIOVANE
Un tableau représentant un Christ couronné d’épines et deux soldats auprès; figures plus de demi-nature; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 3 pieds 2 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N° 66 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Le Christ, couronné d’épines, assis et couvert d’un manteau couleur de pourpre, a les bras liés et tient un roseau de la main droite; il est accompagné de trois soldats, l’un soulève le coin de son manteau avec mépris, l’action des deux autres ne paroit indiquer que leur férocité : dans le fond et sur le dernier plan, on aperçoit encore une autre figure. » — Se trouvait dans la quatrième pièce de l’hôtel de la Surintendence en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir » ]D. R.].
Actuellement au musée de Rouen, auquel il fut envoyé par l’État en i8o3 : H. 1 m. 3q. — L. 1 m. 04 — Signé : Jacobus Palma f.
Jacopo DA PONTE, dit le BASSAN
i° Un tableau représentant Jésus-Christ qui porte sa croix; figures de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 4 pieds un pouce sur 5 pieds 8 pouces de large.
Versailles. Cabinet des tableaux.
ÉCOLE VÉNITIENNE
N" 3g de l’inventaire Le Brun ( 1 683) avec la dimension de 5 pieds un pouce en largeur [L. B.]. — A Versailles en i6g3 TP.], au magasin [Mag. 96]. — En 1706, au Cabinet des tableaux de Versailles [Mans. 6].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : «Jésus-Christ à genoux est accompagné de deux bourreaux qui le maltraitent, plusieurs satellites forcent Simon le Cyrénéen à soulager le Sauveur, en lui aidant à porter sa croix; la Vierge, couchée et presque évanouie, est soutenue par les saintes femmes..., audessus de ces femmes, on voit dans le chemin qui conduit au Calvaire, un homme portant une échelle et plusieurs cavaliers précédés de la foule du peuple : le fond représente du paysage et des montagnes. » — Se trouvait dans la première pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n“ 1426 : H. 1 m. 33 — L. 1 m. 87.
2° Un tableau représentant le corps de Jésus-Christ qu’on met au tombeau ; figures comme nature; ayant de hauteur 4 pieds 10 pouces sur 7 pieds de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N° i5o de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en i6g5
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Le corps du Christ étendu de son long est accompagné de chaque côté d’un nombre de disciples à peu près égal...; la privation de jour dans ce souterrain, éclairé seulement d’une lampe placée au centre du tableau, contribue à introduire dans ce lieu la tristesse et l’horreur...; on voit dans la figure de la Vierge tout ce que la tendresse d’une telle mère peut avoir de juste et de touchant; les trois Maries témoignent leurs regrets par les larmes qu’elles versent abondamment; saint Jean et Joseph d’Arimathie regardent le Christ mort... » — Placé ensuite au Luxembourg — puis au Louvre en 1785 [Louv. 85],
Actuellement au Louvre, n" 1427 : H. 1 m. 5i — L. 2 m. 25.
3° Un tableau représentant Noé faisant construire l’arche; figures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 10 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit appartement du Roy.
n Vendu au Roy par M. d’Hauterive » [L. B.]. C’est donc à ce tableau que se réfère l'ordonnance de paiement suivante, inscrite aux Comptes des Bâtiments de 1 685 , à la date du 22 avril : « à M. le marquis d’Hauterive, pour deux grands tableaux l’un du vieux Bassan représentant l’Arche de Noé, l’autre de Rubens représentant une Nopce de village 3,85o livres » (Guiffrey, tome II, p. 663).
N° 453 du susdit inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683). — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96], d’où il est tiré pour être placé à Trianon [T. M. C .] , en dessus de porte dans l’antichambre de l’appartement du Roi [Tri. 95]. — En 1706, à Versailles, dans le petit appartement du Roi [Mans. 6].
Piganiol de la Forcé le signale en dessus de porte du Cabinet des Termes à Versailles.
Actuellement au musée de Grenoble, auquel il fut envoyé par l’État, sous ce titre : « Un atelier de construction » : H. 1 m. t3 — L. 1 m. 62.
40 Un tableau représentant Noé qui fait entrer les animaux dans l’arche; figures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 10 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large; dans sa bordure dorée; il a été raccourci de 2 pouces par le haut et rétréci de 2 pouces sur la largeur.
Versailles. Petit appartement du Roy.
N° 254 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) avec les dimensions de 4 pieds sur 5 [L. B.]. — « Reployé en 1695 pour mettre à Trianon par ordre du Roy » [P.] : cette opération avait pour but de le rendre pendant du précédent n" 3; il se trouvait auparavant à Versailles dans l’antichambre du petit appartement du Roi [V.]. — Quitta donc le château de Versailles pour être placé à Trianon [T. M. C.], en dessus de porte dans l’antichambre du Roi [Tri. 95]. — En 1706 se trouvait à Versailles dans le petit appartement du Roi [Mans. 6],
Choisi en 1737 pour être placé dans la chambre du Roi et intitulé « une ménagerie » [C. R.]. — Piganiol de la Force le signale en dessus de porte du cabinet des Termes à Versailles.
Actuellement au Louvre, n" 1426 : H. 1 m. 02 — L. 1 m. 21.
5° Un tableau représentant les Noces de Cana ; figures de demi-nature ; ayant de hauteur 4 pieds 9 pouces sur 6 pieds 7 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
ÉCOLE VÉNITIENNE
Faisait partie de la collection de Mazarin et acheté à ses héritiers par Louis XIV.
N° 44 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) qui l’annonce « avec ses follets peints d’ornemens rehaussez d’or » [L. B.]. — Paillet, qui le signale à Versailles, le dit « agrandi en 1 685 » [P.] : il se trouvait alors au magasin, d’où il quitta pour aller à Meudon [Mag. 96], [T. M. C.], où il était encore au début du xviii” siècle [Meud. s. d.] — En 1706, au cabinet des tableaux à Versailles [Mans. 6J.
Piganiol de la Force le mentionne dans la salle de Mercure à Versailles.
— Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Jésus-Christ, placé sur le devant de la table, paroit dans l’action de changer l’eau en vin, en donnant sa bénédiction sur deux vases qui sont à ses pieds; tous les domestiques arrangent d’autres vases et annoncent à une espèce de maître d’hôtel ce qui vient de se passer; vis-à-vis du Sauveur on voit la Sainte Vierge auprès de la nouvelle épouse et sur la gauche du tableau le peintre a mis deux autres domestiques dont l’un porte un plat et l’autre regarde l’assemblée : je ne parlerai point, par rapport au costume, d’un jeune homme qui joue de la guitarre... » — Se trouvait dans la deuxième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « laver, vernir et rentoiller » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n° 1425 : H. 1 m. 52 — L. 2 m. 14.
6° Un tableau représentant la Nativité de Jésus-Christ au milieu des pasteurs ; ligures de demi-nature ; ayant de hauteur 4 pieds 5 pouces sur 3 pieds 4 pouces de large; dans sa bordure dorée; il étoit octogone, il a été rehaussé de 3 pouces et élargi de trois.
Versailles. Petit appartement du Roy.
N° 267 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), qui le dit « en huit pans » de 4 pieds sur 3 pieds 2 pouces de large » [L. B.]. — Paillet (1695), le signalant à Versailles, mentionne qu’ « il a été agrandi et réduit en forme carrée » [P.] : il se trouvait alors dans le vestibule des petits appartements du Roi [V.].
Piganiol de la Force le mentionne dans le cabinet du billard à Versailles.
— Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La Vierge à genoux auprès de l’enfant Jésus couché dans sa crèche, lève une partie du linge qui le couvre, pour le montrer aux bergers, tandis que saint Joseph le regarde avec admiration ; les pasteurs expriment d’une manière naïve les différens sentimens dont ils sont pénétrés, l’un d’eux dans une altitude respectueuse, tient un agneau qu’il semble vouloir présenter au Sauveur, un autre debout mais incliné
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témoigne sa surprise et sa foi, un troisième, monté sur une espèce de parapet, porte un tiambeau allumé... : dans le haut du tableau, le peintre a placé une gloire d’anges ; le fond représente une étable avec des fabriques ruinées. » — En 1752, se trouvait à Paris « pour être nettoyé » ; l’année suivante, il réintègre Versailles [Coch.]. — Restauré en 1776 par Godefroy dont voici le mémoire : « La Nativité de Jésus-Christ peint par le Bassan, tableau de 4 pieds de haut sur 3 de large, l’avoir remis sur toile et chassi neuf, nettoyé et raffermi les couleurs, 96 livres [A. N. O1 1933].
Actuellement au musée de Fontainebleau : H. 1 m. 24 — L. 1 m. o5.
70 Un tableau représentant la Fabrication de l’arche; figures de 12 à 14 pouces; ayant de hauteur 3 pieds sur 5 pieds un pouce de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit appartement du Roy.
N° 3oo de l’inventaire Le Brun ( 1 683) avec cette mention : « Un tableau de Jacob Bassan représentant des charpentiers et menuisiers qui travaillent à la construction de l’arche de Noé, hault de 3 pieds 2 pouces sur 3 pieds g pouces de large « [L. B.] — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, le dit « allongé » [P.] : se trouvait alors au magasin [Mag. 96]; en 1706 dans le petit appartement du Roi à Versailles [Mans. 6].
C’est vraisemblablement l’un des deux tableaux que Piganiol de la Force signalait en dessus de porte dans le grand salon du Roi à Versailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Le Bassan a placé Noé sur le dernier plan, tandis que les premiers sont occupés par des ouvriers, par des animaux et par une femme conduisant un âne chargé de bois. » — Signalé dans la seconde pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « sur bois, à parqueter et remettre dans sa grandeur première » [D. R.].
Actuellement au musée de Marseille, auquel il fut envoyé par l’Etat en 1802 (1) : H. 1 m. — L. 1 m. 20.
8° Un tableau représentant Noé faisant entrer les animaux dans l’arche ; figures de 12 à 14 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds sur 5 pieds un pouce de large ; peint
(1) Les indications du catalogue de Marseille (édition de 1877) à ce sujet sont complètement erronées.
ÉCOLE VÉNITIENNE
sur bois ; dans sa bordure dorée ; il a été racourci de 2 pouces et demi et élargi de 17 pouces.
Versailles. Petit appartement du Roy.
N° 3oi de l’inventaire Le Brun ( 1 683) avec les dimensions de 3 pieds 2 pouces et demi sur 3 pieds 9 pouces de large [L. B.] . — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, déclare qu’ « il a été agiandi » [P.] ; il se trouvait dans l’antichambre du petit appartement du Roi [V.].
C’est vraisemblablement l’un des deux tableaux que Piganiol de la Force signalait en dessus de porte dans le grand salon du Roi à Versailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Ce sujet est partagé dans le tableau en trois grouppes principaux ; celui du milieu fait voir une vieille femme qui rassemble l’espèce volatile; celui de la droite représente tous les animaux quadrupèdes, mâles et femelles, qui passent deux à deux sur une planche pour entrer dans l’Arche; et le grouppe de la gauche n’est composé que d’une femme qui accommode des balots. » — Du Rameau (1784) le mentionne dans le salon du Directeur des Bâtiments à l’hôtel de la Surintendance, avec celte note (1788) : « Ce tableau élargi des deux côtés est fendu au milieu, demande à être parqueté et remis dans sa première grandeur » [D. R.]. — Restauré en 1789 par Martin, dont voici le mémoire : « De Jacques Bassan, l’entrée des animaux dans l’arche de Noé, tableau sur bois de 45 pouces sur 3y, enlevé la crasse, les repeints et racordé les trous, 80 livres » (A. N. O' 1 g3 1 ).
Actuellement au musée de Boulogne-sur-Mer, auquel il fut envoyé par l’Etat en 1872 : H. r m. 12 — L. 1 m. 5o.
8° bis ( 1). Un tableau représentant le Commencement du déluge ; figures de 12 à 14 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 5 pieds de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée; il a esté rehaussé d’un pied et élargi de 1 5 pouces.
Meudon. Appartement frais.
N° 3o3 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) avec cette mention : « Le commarrcement du déluge, une femme assise sur le devant qui pleure et un petit garçon auprès, hault de 3 pieds 2 pouces et demi sur 3 pieds 9 pouces de
(1) Ce tableau a été omis par Bailly dans son inventaire de 1709; comme il faisait partie de cette série du Déluge, j’ai cru devoir le remettre à la place qui lui est logiquement assignée, et d’après le texte de l’inventaire de 1706 [Mans. 6].
large » [L. B.]. — Paillet (1695), le signalant à Versailles, le dit « agrandi » [P.] : il se trouvait alors dans l’antichambre du petit appartement du Roi [V.]. — Placé à Meudon au début du xviu° siècle [Meud. s. d.].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Tout est singulier dans la disposition et la variété des objets qui remplissent les différens plans; les hommes, les femmes, les animaux domestiques, les ustensiles de ménage, moitié dans l’eau, moitié sur terre, les occupent tous confusément, et ne forment, pour parler juste, qu’un seul grouppe;au milieu de ce désordre on découvre un homme noyé, un Cavalier lutant contre les flots, et sur le devant du tableau on voit un vieillard décrépit, moins occupé de son propre danger, que de la crainte de perdre un ballot qui flotte : le fond représente d’un côté un riche portique rempli de figures et de l’autre l’Arche et du paysage. »
Actuellement au musée de Nancy, auquel il fut envoyé par l’État, sous le premier Empire, sur la demande de l’impératrice Joséphine : H. o m. 99 — L. t m. 20.
90 Un tableau représentant Noé offrant un sacrifiée à Dieu après sa sortie de l’arche ; figures de 12 à 14 pouces; ayant de hauteur 3 pieds sur 5 pieds un pouce de large ; peint sur bois; dans sa bordure dorée ; il a été racourci de 2 pouces et demi et élargi de 17 pouces (1).
Versailles. Petit appartement du Roy.
N° 3o2 de l’inventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 3 pieds 2 pouces et demi sur 3 pieds 9 pouces [L. B.]. — A Versailles en 1695, avec la note : « agrandi » [P.].
Piganiol de la Force le signale en dessus de porte du cabinet des Termes à Versailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Cette composition rend d’une manière sensible tous les embarras d’un déménagement; meubles, bétail, batterie de cuisine, tout est dans la confusion ; on ne distingue bien de toutes les espèces de figures qu’une femme qui tire du linge d’une espèce de coffre, et une autre qui porte une charge de bois : dans l’éloignement on voit un autel rustique, où Noé offre à Dieu un sacrifice en action de grâces. » — Du Rameau (1784) le mentionne dans la troisième pièce de l’hôtel de la Surintendance avec cette note (1788) : « A remettre dans sa première grandeur, il y a une fente et plusieurs écailles à remplir » [D. R.].
Actuellement au musée de Bordeaux, auquel il fut envoyé par l’État en i8o3 t H. t m. o5 — L. 1 m. 2 1 .
(1) Ce tableau et les trois précédents faisaient partie de la même suite; et, après comme avant ces modifications, tous les quatre se faisaient pendant.
ÉCOLE VÉNITIENNE
g bis (i). Un tableau représentant le Fragment (sic) du rocher lorsque Moïse frape dessus avec sa verge ; figures de 12 à 14 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large; il a été rehaussé de 17 pouces et eslargi d’un pouce et demi et dans sa bordure dorée.
Meudon. Appartement frais ;
N° 74 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) avec les dimensions de 2 pieds 8 pouces sur 3 pieds 4 pouces [L. B.]. — Paillet (.1695), qui le signale à Versailles, le déclare « agrandi en 1 685 » [P.] ; il se trouvait alors dans l’antichambre du petit appartement du Roi [V.]. — Mis à Meudon au début du xviii’ siècle [Meud. s. d.].
Piganiol de la Force le signale en dessus de porte du cabinet des Termes à Versailles, faisant pendant aux précédents n°‘ 3, 4 et 9. — Lépicié le décrit ainsi : « Un vieillard à cheval, accablé par l’âge et l’ardeur de la soif, reçoit avec avidité de l’eau que lui apporte un jeune homme... : le Peintre a placé Moyse dans l’éloignement, afin d’avoir plus de champ pour enrichir ses premiers plans d'animaux et de volatiles » : il lui donne comme dimensions 3 pieds 9 pouces et demi sur 4 pieds 3 pouces et demi de large. — Se trouvait dans la quatrième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « à remettre dans sa première mesure » [D. R.] j
Actuellement au Louvre, n° 1424 : H. o m. g3. — L. 1 m. 1 1 (2).
io° Un tableau représentant la Vierge tenant l’enfant Jésus avec sainte Elizabeth, saint Jean et saint Joseph; figures plus de demi-nature ; ayant 2 pieds 7 pouces de diamètre; rehaussé de 7 pouces et peint sur bois ; dans sa bordure dorée.
Fontainebleau . Appartement de Monseigneur.
Ce tableau fut inscrit par Bailly sous le nom du Bassan; c’était là une erreur manifeste, car dans tous les inventaires, depuis celui de Le Brun jusqu'à celui de 1706, l’attribution à André del Sarte avait été toujours pro-
(1) Ce tableau, comme le n" 8 bis, a été omis par Bailly dans son inventaire de 1709 ; le texte ci-dessus est pris de l’inventaire de 1706 [Mans. 6].
(2) En i8o3, il fut compris dans le lot de tableaux réservé au musée de Nantes ; il en fut ensuite retiré.
posée. Bailly convint de son erreur, par une note au crayon qui doit se trouver sur la copie de son inventaire que possède le Louvre et que M. Villot déclare ainsi conçue : « Je l’ai rapporté de Fontainebleau; il est d’André del Sarte et non du Bassan. » M. Villot déclare cette note postérieure à 1731.
N° 7 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 3 pieds
II pouces de haut sur 3 pieds de large [L. B.]. — Signalé ensuite à Fontainebleau dans le cabinet de l’alcôve [Font. s. d.].
Au Louvre en 1737 [Louv. 37]. — Lépicié (1752) le déclare semblable au n° 1 d’André del Sarte (p. 35) sauf que saint Joseph y remplace les deux anges; il le dit de 3 pieds 4 pouces de haut sur 2 pieds 8 pouces de large et de forme ovale. — Signalé par Jacques Bailly (1766) au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restauré en 1789, au prix de 220 livres, par Martin, dont voici le mémoire (A. N. O’ 1 g3 1 ) : « D’André del Sarte, une Sainte Famille de 3g pouces sur 34 qui avoit été enlevé de dessus bois, réparé des trous, des écailles et des gersures et enlevé une crasse très ancienne, cet ouvrage a été fort long et fort difficile. »
Actuellement au Louvre, n° i5i6 : H. 1 m. 08 — L. o m. 88. — Signé Andrea del Sarto Florentine) faciebat ; on y relève en outre le monogramme AV.
ii° Un tableau représentant les Pellerins d’Emaus à table avec Jésus-Christ ; figures plus de demi-nature; ayant de hauteur 6 pieds sur 8 pieds de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N° 290 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans l’antichambre du petit appartement du Roi [V.]. — En 1706, dans le cabinet des tableaux au même château [Mans. 6],
Placé au Louvre, dans la galerie d’Apollon en 1737 [S.]. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Le Bassan a pris le moment de la fraction du pain et celui où les deux disciples reconnaissent le Sauveur; ces trois figures et celle d’un jeune homme qui va servir un plat, sont d’un assez bon goût de dessein, etc...; on voit sur la droite du tableau un autre grouppe de trois figures, composé d’une espèce de maître d’hôtel assis, d’une femme portant une assiette où sont des fruits et d’un spectateur; le devant de la table est occupé par un spectateur à genoux, qui tient deux flacons de vin : la scène se passe dans un salon orné d’un grand rideau rouge ; dans l’éloignement on voit du paysage. » — Se trouvait dans la sixième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « Ce tableau a une couture très apparente, ce qui obligera à le rentoiler m [D. R.].
ÉCOLE VÉNITIENNE
Actuellement au musée de Dijon, auquel il fut envoyé par l’Etat en 1811, sous ce titre : « Leandre Bassan. L’Institution de l’Eucharistie « : H. 1 m. 97 — L. 2 m. 60.
12° Un tableau représentant la Flagellation de Notre Seigneur ; ligures de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 4 pieds sur 2 pieds 10 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux .
N° 337 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
Lépicié (1752) le décrit ainsi: « Sur le devant du tableau on voit un satellite faisant une poignée de verges, et sur le même plan un juge qui ordonne de fustiger le Sauveur attaché à la colonne ; auprès de ce grouppe sont deux bourreaux armés de fouets; vers la gauche du spectateur, le Peintre a placé un vieillard occupé de l’évènement et un jeune homme qui tient un flambeau allumé : il ajoute que « ce tableau est si noir et si mal conservé qu’il n’est pas possible de juger de l’effet ni de la couleur. » — Se trouvait dans la cinquième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « à rentoiler » [D. R.].
Actuellement au musée de Dijon, auquel il fut envoyé par l’Etat sous le premier Empire : H. 1 m. 5o — L. o m. 97.
i 3° Un tableau représentant une Vendange; ligures de 12 à 14 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large; rehaussé et élargi de 14 pouces; dans sa bordure dorée.
Meudon. Appartement frais .
N° 43 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) avec les dimensions de 3 pieds sur 3 pieds 8 pouces et demi de large [L. B.]. — Paillet ( 1 6g5) le signale à Versailles et le dit « élargi » [P.] : il se trouvait alors dans l’antichambre du petit appartement du Roi [V.]. — Mis à Meudon au début du xvme siècle [Meud. s. d.].
Posé dans la chambre du Roi à Versailles en 1737 [C. R.]. — Restauré par Colins en iy5o (A. N. O' 1934 A). — Placé ensuite au Luxembourg. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Différentes figures sont dans des attitudes relatives à la vendange; les unes coupent des raisins, d’autres en ren-
versent dans des vaisseaux, on voit une femme qui tire du vin à une cuve, un jeune enfant qui boit dans une tasse et sur le même plan des ouvriers qui accommodent des tonneaux. » — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].
Actuellement au Louvre, n° 1428 : H. o m. 97 — L. 1 m. 20.
140 Un tableau représentant le Voyage d1 Abraham en Chanaan; figures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur 5 pieds 4 pouces sur 7 pieds 4 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Mendon. Appartement frais.
N” 25o de l’inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans l’antichambre du petit appartement du Roi [V.]. — A Meudon en 1706 [Mans. 6].
Se trouvait dans la cinquième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « nettoyer légèrement » [D. R.].
Actuellement au musée de Strasbourg, auquel il fut envoyé par l’Étal Français en t8o3.
Lambert ZUSTRIS
i° Un tableau représentant Judith qui tient la tête d’Holopherne, accompagnée d’Abra, sa servante ; figures comme nature ; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 3 pieds 4 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Pa.rLs. Appartement de Mme la duchesse du Berry.
N° 56 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — En 1 6g5 à Versailles [P.], dans le cabinet doré [V.]. — En 1706, dans l’appartement de Monseigneur audit château [Mans. 6].
Lépicié (1752) le décritainsi : «Judith, debout, accompagnée d’une esclave, tient de la main droite la tête d’Olopherne et semble par son action remercier Dieu de sa victoire : ce grouppe a pour fond la tente et le camp du général assyrien. » — Se trouvait dans la première pièce de l'hotel de la
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Surintendance en 1760 [J.] et, en 1784, avec cette note : « rentoiler, laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au musée de Lille, auquel il fut envoyé par l’Etat en 1801, avec attribution à Allori : H. 1 m. i3 — L. o m. g5.
2° Un tableau représentant la Magdeleine aux pieds de Jésus-Christ après sa Résurrection qu’elle prit pour un Jardinier ; figures de petite nature ; ayant 5 pieds 9 pouces en quaré et dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N° 252 de l’inventaire Le Brun (i683) avec les dimensions de 6 pieds sur 5 pieds 10 pouces de large [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans l’antichambre du petit appartement du Roi |V.].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Ce sujet, composé de deux figures, représente Jesus-Christ sous la forme d’un jardinier, qui apparoit à la Madeleine : la scène se passe dans un jardin décoré à la moderne, c’est-à-dire embelli de treillages et d'autres ornemens. »
Actuellement au musée de Lille, auquel il fut envoyé par l’Etat en 1801 avec attribution à Dossi : H. 1 m. 34 — L. 1 m. g3 (1). Marqué d’armoiries qui font supposer qu’il appartint à la maison de Fugger d’Augsbourg.
3° Un tableau représentant le Baptême de Notre Seigneur par saint Jean sur le Jourdain; figures de 1 5 à 1 6 pouces ; ayant de hauteur 4 pieds sur 7 pieds 4 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles . Cabinet des tableaux.
N° 1 56 de l’inventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 4 pieds sur 6 pieds un pouce [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans l’appartement de Monsieur [V.]. — En 1706, dans le cabinet des tableaux dudit château [Mans. 6].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Le Peintre a choisi le moment où le saint Esprit, en forme de colombe, descend sur le Sauveur, et où le Père Eternel fait entendre sa voix pour manifester la gloire de son fils ; cette
(1) Dans l’état d’envoi les dimensions indiquées sont celles de l’inventaire Bailly.
voix du Ciel semble donner le mouvement à toutes les figures; les unes regardent en l’air avec admiration et les autres frappées d’étonnement paroissent s’entretenir de ce miracle ; au centre du tableau et tout à fait sur le devant, on voit saint Jean qui baptise Jesus-Christ et deux Anges qui tiennent ses vêtemens : je ne conçois pas le goût de Lambert Zustris d’avoir placé sur une roche isolée une femme toute nue, exposée aux regards de la multitude...; on voit au bas du tableau un bas-relief représentant un Pélican qui se perce la poitrine pour nourrir ses petits. » — Restauré en 1770 par Godefroy, dont voici le mémoire : « Le Baptême de Barjezu (sic) peint par Lamberti de Venise, tableau de 4 pieds de haut sur 7 de large, l’avoir remis sur toile et chassi neuf et revu dans nombre d’endroits écaillés, 160 livres » (A. N. O' ig33).
Actuellement au musée de Caen, auquel il fut envoyé par l’État en 1804 : H. 1 m. 32 — L. 2 m. 40. — Signé : Lambertus de Amsterdam.
40 Un tableau représentant un Paysage sur le devant duquel paroit un saint Philippe baptisant l’Eunuque de la Reine d’Éthiopie; figures de 6 à 7 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 2 pouces et demi sur 4 pieds un pouce de large; dans sa bordure dorée.
Versailles . Cabinet des tableaux.
N° 266 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695
5° Un tableau représentant Venus couchée tenant deux pigeons avec un Cupidon qui tient un carquois et une flèche ; figures comme nature ; ayant de hauteur 4 pieds sur 5 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Paris. Cabinet des tableaux.
N” 186 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) avec cette note ajoutée : « veu à Paris le 6 aoust 1690 » [L. B.]. — A Paris en 1691 [H.], et en 1726 [Coyp.].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La Déesse, couchée sur un lit richement sculpté, tient par les ailes un pigeon dont elle semble exciter les caresses pour sa compagne ; l’Amour, assis sur le devant du tableau, regarde malignement l’action de sa mère et badine avec une flèche ; sur le troisième plan on voit Mars qui arrive, le casque en tête, armé de son bouclier et de la lance : le fond représente un jardin, dans l’éloignement duquel on aperçoit
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plusieurs personnes à table. » — Du Rameau (1784) le mentionne dans la deuxième pièce de l’hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n° 2640 : H. 1 m. 34 — L. 1 m. 85.
Andrea SCHIAVONE
Un tableau représentant saint Jérome dans un Paysage ; figure de 3 à 4 pouces ; ayant 6 pouces et demi de diamètre ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N° g5 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette note ajoutée : « veu à Paris le 6 aoust 1690 » [L. B.]. — Houasse (1691) le mentionne à Paris, ajoutant en note : « Le sieur Paillet en a donné son récépissé au sieur Houasse le 29 octobre 1692 et ce tableau est à Versailles » [H.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag.].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « 11 représente sur un fond de paysage saint Jérome devant un crucifix, se frappant la poitrine avec un caillou. » — Se trouvait à l’hôtel de la Surintendance en 1760, dans la quatrième pièce [J.], en 1784, dans la neuvième pièce, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Johan von CALCKER
Un tableau représentant un portrait d’homme, ayant la main droite appuyée sur un piédestal et la gauche sur le côté; figure comme nature; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 2 pieds 6 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N" 48 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) où il est ainsi annoncé : » un tableau de Van Calcar, disciple du Titien, représentant un portrait d'homme
qui tient la main gauche au coté et appuie la droite dont il tient un billet sur un pied destal, hault de 3 pieds sur 2 pieds 7 poulces de large » [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.], au magasin [Mag. 96].
Placé en 1715 dans la galerie de l’hôtel particulier du duc d’Antin à Paris [A.].
Actuellement au Louvre, n° 1 x 85 : H. 1 m. 09 — L. o m. 88.
Lorenzo LOTTO
Un tableau représentant la Femme adultère présentée à Jésus Christ ; figures comme nature (?); ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large ; rehaussé de i3 pouces et élargi d’onze pouces dans sa bordure dorée.
N° 296 de l'inventaire Le Brun ( 1 683) avec cette mention : « L’histoire de la femme adultère qui a les bras croisez en présence de Nostre Seigneur et de plusieurs scribes et pharisiens qui rendent des témoignages contre elle, hault de 3 pieds un pouce sur 3 pieds 1 1 pouces de large » [L. B.]. — A Versailles en 1 6g5 [P.], au magasin [Mag. 96]. — Au début du xvm* siècle, placé à Meudon dans le grand salon de l’appartement frais [Meud. s. d.] où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La femme adultère est amenée liée à Jésus Christ par un soldat qui la tient par les cheveux; le Sauveur, placé au centre du tableau, écoute avec tranquillité ce que les accusateurs de cette femme déposent contre elle... : ce qu’il y a de singulier dans cette composition, c’est d’y voir un moine parmi les spectateurs. » — Placé ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].
Actuellement au Louvre, n° 1249 : H. 1 m. 24 — L. 1 m. 56.
Paris BORDONE
10 Un tableau représentant un portrait d’homme vêtu d’une robbe fourée tenant une lettre dans sa main ; figure
ÉCOLE VÉNITIENNE
comme nature; ayant de hauteur 3 pieds sur 2 pieds 6 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N° 93 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1 6g5 [P.], au magasin [Mag. 96]. — En 1706, au cabinet des tableaux de Versailles [Mans 6].
En 1715, placé dans la galerie de l’hôtel particulier du duc d’Antin à Paris [A.]. — En 1737, mis dans la petite galerie du Roi à Versailles [G. R.]. — Choisi ensuite pour la chambre du Roi [C. R.]. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Il représente un homme vêtu d’une robe fourrée, ayant la main gauche posée sur une table et tenant de la droite une lettre; cette figure a pour fond un morceau d'architecture, avec un rideau verd » ; il le dit de forme ovale, de 3 pieds 7 pouces et demi sur 3 pieds de large. — Mentionné en 1760 au magasin de la Surintendance [J.], en 1784 en ce même hôtel dans le salon du Directeur des Bâtiments avec cetle note (1788) : « laver et vernir et remettre dans sa première grandeur » [D. R.]. — Restauré en 1789 par Martin dont voici le mémoire : « de Paris Bordone, école du Titien, portrait d’homme de grande nature de 38 pouces sur 33, étoit fort sale d’ancienne crasse et de repeints qu’il a fallu enlever avec difficulté et racordé, 70 livres » (A. N. O1 1931).
Actuellement au Louvre, n° 1179. D’après l’inscription qu’on lit sur une enveloppe de lettre, ce portrait serait celui d’un certain Jeronimo Crofft : H. 1 m. 07 — L. o m. 86.
2° Un tableau représentant saint Sébastien tenant une flèche ; figure comme nature ; ayant de hauteur 18 pouces sur 1 5 pouces de large ; sur bois ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N° 359 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) sous ce titre : « un buste de saint Sébastien » [L. B.]. — En 1695 à Versailles [P.], au magasin. — En 1706, au cabinet des tableaux dudit château [Mans. 6].
Antonio ALLEGRI, dit le CORRÈGE
i° Un tableau représentant la Vierge tenant le petit Jésus qui présente un anneau à sainte Catherine, dite l’Epousaliste, et sur le fond saint Sébastien tenant des flèches; figures comme nature ; ayant 3 pieds 2 pouces en quaré (1) ; orné de sa bordure dorée.
Versailles. Petite gallerie du Roy.
Peint en 1 5 1 g. Acheté par Louis XIV aux héritiers du cardinal Mazarin, à qui il avait été donné par le cardinal Barberini (2).
N° 149 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — En 1695 à Versailles [P.], dans la galerie du Roi [V.].
Mis en 1715 dans la chambre du duc d’Antin en son hôtel particulier à Paris [A.]. — Replacé en 1737 dans la galerie de Versailles [G. R.] où Piganiol de la Force le signale encore. — Lépicié (1752) le décrit ainsi :
« La Vierge, avec affection, présente à son fils la main droite de sainte Catherine, dont il tient le quatrième doigt pour y passer Panneau nuptial..., sainte Catherine est supposée à genoux; on voit derrière elle saint Sébastien qui regarde avec joie cette divine alliance : le peintre a placé dans l’éloignement et dans un fond de paysage, le martyre de saint Sébastien. » — Se trouvait dans le salon du Directeur des Bâtiments à l’hôtel de la Surin-
(1) Bai ! 1 ly a oublié d’ajouter : « peint sur bois ».
(2) Voir la note 2 du n° 5 du chapitre de Tiziano Vecelli.
ÉCOLK LOMBARDE
tendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « en bon état » (1) [D.R.].
Actuellement au Louvre, n° 1 147 : H. i m. o5 — L. 1 m. 02.
20 Un tableau représentant l’Énigme de la Flaterie, sous la figure d’un homme entouré de plusieurs femmes qui lui font divers maux; figures de demi-nature; ayant de hauteur 4 pieds 4 pouces sur 2 pieds 7 pouces et demi de large ; peint à gouaste avec des glaces dessus dans une bordure dorée;
3° Un tableau représentant l’Énigme des Vertus sous la figure de plusieurs femmes assises sur des nuages tenant des trophées et des couronnes; de mêmes dimensions et nature que le précédent.
Versailles. Petite gallerie du Roy.
Ces deux tableaux appartenaient au duc de Mantoue, qui les vendit à Charles Ior d’Angleterre ; à la mort de ce dernier, achetés par Jabach qui céda le n° 3 à Louis XIV et le n° 2 au cardinal Mazarin; à la mort de celui-ci ce tableau entra dans la collection de la Couronne.
Félibien, dans la première partie de son livre sur les Estampes du Cabinet du Roi, décrit ainsi ces deux tableaux : « N° 2. Le fond est un paysage très-agréable : au pied d’un arbre qui fait un couvert délicieux, on voit un homme nu et environné de trois femmes aussi presque nues ; l’une de ces femmes qui est assise lui lie les jambes et les bras aux branches de l’arbre pendant qu’une autre femme, qui est debout du même côté et qui s’approche de son oreille, semble le charmer par le son d’une flûte dont elle joue; la troisième femme est de l’autre côté, elle tient des serpents qui s’allongent pour mordre l’estomac de cet homme qui, pour ne pas les voir, tourne la tète du côté d’où vient le son de la flûte... : au-dessous de toutes ces figures est un jeune enfant qui rit et qui d’une main tient une grappe de raisin (2). » — « N° 3. Le Corrège a voulu représenter la Vertu héroïque
(1) Lépicié déclarait qu’il était difficile de trouver un tableau du Corrège en meilleur état que celui-ci.
(2) Félibien explique ainsi le symbolisme de cette composition : « Le Corrège a voulu peindre l’image d’un homme sensuel dont les vices se rendent maîtres : car cette femme qui joue de la flûte est la Volupté qui l’enchante; la mauvaise habitude est figurée par cette autre fçmme qui lui lie les pieds
victorieuse des Vices; il est aisé de la reconnoître à sa contenance et à ses vêtemens; elle tient d’une main une lance brisée, et de l’autre un casque; elle foule sous ses pieds les Vices, qui paroissent sous la forme de divers monstres : à ses côtés sont deux figures de femmes, dont l’une représente les Vertus morales, savoir : la Prudence, par le serpent qui est dans sa coëffure, la Force par une peau de lion sur laquelle elle est assise, la Justice par l’épée qu’elle tient d’une main et la Tempérance par une bride qu’elle tient de l’autre main; l’autre figure de femme, qui est accompagnée d'un jeune enfant et qui, d’une main, montre le Ciel et, de l’autre, semble avec un compas prendre des mesures sur un globe, est vraisemblablement mise là pour l’encyclopédie des Sciences. Derrière la Vertu héroïque est une jeune femme qui a des ailes au dos; d’une main, elle tient une palme et de l’autre une couronne de laurier qu’elle met au-dessus de la tète de la Vertu ; cette figure représente la Gloire... » — N,s 12 i et 55 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) qui les annonce ainsi : « Un tableau de la main du Corrège représentant un Martias que l’on écorche (1), peint sur toille de mignature; avec sa bordure dorée et ses volletz peints d’ornements rehaussez d’or. » « Un autre de la main du Corrège représentant un emblesme des vertuz, peints de mignature sur toille... avec sa bordure dorée et ses volletz peints d’ornements rehaussez d’or » [L. B.]. — Paillet (1695), qui signale ces deux tableaux à Versailles, déclare en note : « L’on a mis des glaces devant au lieu des voletz restez au magasin » [P.] ; ils se trouvaient alors dans la galerie de ce
sans qu’il y résiste; et quant à celle qui tient des serpens, on peut aisément connaître que c’est la Syndérèse qui le tourmente, parce que le voluptueux, au milieu de tous ses plaisirs, n’est jamais entièrement content; au contraire, si d’un côté il se laisse charmer par la douceur des pernicieux appas qui le flattent, d’un autre côté il sent le remords de sa conscience qui le bourrèle. Le Peintre a ingénieusement mis toutes les marques qui peuvent faire comprendre le sens allégorique de cette peinture : les trois femmes ont les cheveux environnés de serpens, qui ont toujours été la figure de la sensualité et des infâmes voluptés ; le vêtement de peau sur lequel cet homme est assis et qui représente les habits dont les premiers hommes se couvroient, signifie, dans les images symboliques, l’homme sensuel et les sales actions. L’enfant qui tient une grappe de raisin, marque ce vin du siècle dont il est parlé dans l’Ecriture : Il entre agréablement, mais il mord à la fin comme un serpent, c’est-à-dire qu’il est doux d’abord, mais qu’il empoisonne à la fin... En considérant aussi l’une de ces femmes qui s’avance près l’oreille de cet homme pour le charmer et l’autre qui tient des serpens et qui semble se détourner de lui et le quitter, on pourroit croire que le Corrège a eu dessein de signifier par là ce qu’Aristote a dit des plaisirs, qu’ils s’approchent de l’homme agréablement, mais qu’en s’en allant ils ne lui laissent que de la douleur et du repentir. »
(1) Cette même identification était également proposée au catalogue de la collection Mazarin.
château [V.]. — Signalés à nouveau en 1737, dans la petite galerie de Versailles [G. R.] et par Piganiol de la Force. — Mentionnés par Lépicié (1752). — Se trouvaient dans le salon du Directeur des Bâtiments à l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784 [D. R.].
Actuellement au Louvre, département des dessins, n” 18 et 17, sous les titres : Le Vice — La Vertu : H. 1 m. 42 — L. o m. 83.
40 Un tableau représentant Antiope endormi accompagné d’un Amour et Jupiter transformé en satyre; figures grandes comme nature ; ayant de hauteur 5 pieds 9 pouces sur 3 pieds 9 pouces de large ; dans sa bordure dorée. Versailles. Cabinet de la Surintendance.
Acheté par Charles I" d’Angleterre du duc de Mantoue; à la mort de ce roi, acquis par Jabach, qui le céda au cardinal Mazarin ; ses héritiers le vendirent à Louis XIV.
N° 122 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), qui l’annonce ainsi : « Une Vénus avec un satir et un amour » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96]. — En 1706, au cabinet de la Surintendance [Mans. 6],
Mis en 1716 dans le grand cabinet du duc d’Antin en son hôtel particulier à Paris [A.]. — Placé au Louvre, d’où il quitte en 1737 pour rentrer à la Surintendance [Louv. 37]. — En 1750, au Luxembourg. — Lépicié (1702) le décrit ainsi : « Dans un antre frais, Antiope, couchée nonchalamment sur une draperie bleue, a la tête appuyée sur le bras droit et la main gauche posée sur son arc ; aux pieds de la nymphe on voit l’Amour endormi, il a sous lui une peau de lion ; Jupiter, transformé en satyre, soulève la draperie qui couvre Antiope et la regarde d’un air satisfait. » — Nettoyé vers 1780, par Hoogstoel, dont voici le mémoire : « L’Antiope endormie par le Corrège, avoir occupé six jours pour nettoyer ledit tableau, 100 livres » (A. N. 0‘ 1933). — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restauré en 1786 par le peintre Godefroid dont voici le mémoire : <1 L’Antiope du Corrège, pour l’avoir netoyé et levé les anciens repeins en grande quantité sur les parties lumineuses, avoir gratté le plus de gersures possibles et les plus apparentes pour éviter d’y refaire des repeins qui ont été seulement obligés à la hanche et à quelques parties du col et au corps de l’enfant, 200 livres » (A. N. O' 193 1).
Actuellement au Louvre, n° 1 1 8 : H. 1 m. 90 — L. 1 m. 14.
5° Un tableau estimé du Corrège représentant la Vierge tenant le petit Jésus accompagné d’un saint Jean et saint
l3o INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
Joseph dans le fond; figures plus de demi-nature; ayant de hauteur 23, pouces sur 19 pouces de large; dans sa
Versailles. Petite gallerie du Roy.
N» 94 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), qui l’annonce ainsi : « Un tableau manière du Corrège représentant une Vierge assise qui tient le petit Jésus tout nud sur ses genoux, auquel saint Jean présente une croix qu’il prend et saint Joseph derrière » [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.], dans la galerie du Roi [V.].
Piganiol de la Force le signale à Versailles dans le cabinet du Billard. — Lépicié (1752) le déclare peint sur bois et « fort endommagé par le temps et les prétendues restaurations ».
Au Louvre, n° 53o du catalogue Villot et porté aux inconnus de l’école lombarde : H. o m. 64 — L. o m. 53.
6° Un tableau estimé du Corrège représentant saint Jérome sur un fond de paysage; figure de 1 4 à 1 5 pouces; ayant de hauteur un pied 6 pouces et demi sur 14 pouces et demi de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite gallerie du Roy.
N° 236 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), qui l’annonce ainsi : « Un petit tableau du Corrège qui représente un saint Hierosme faisant pénitence dans un désert un lyon auprès » [L. B.]. — Paillet l’attribue seulement « manière du Corrège » et le mentionne à Versailles [P.] : il se trouvait alors au magasin [Mag. 96].
Lépicié (1752) fait des réserves sur l’attribution au Corrège et décrit ainsi le tableau : « Le Saint est représenté un genou en terre et se frappe la poitrine avec un caillou... ; il regarde un crucifix environné de rayons; à ses pieds on voit d’un côté un lion et de l’autre une tête de mort. »
Actuellement au musée de Strasbourg, auquel il fut envoyé par l’État Français en i8o3.
70 Un tableau estimé du Corrège, représentant un Satyre auprès d’une femme nue endormie avec un petit Amour derrière; figures de demi-nature; ayant de hau-
teur 21 pouces sur 20 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite gallerie du Roy.
N* 271 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), qui l’attribue « manière du Corrège » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [V.]. — Se trouvait en 1706 au cabinet de la Surintendance [Mans. 6].
8° Un tableau estimé du Corrège, représentant la Vierge tenant le petit Jésus , la Magdeleine qui lui baise les pieds et un saint Jérome debout sur le devant qui tient dans sa main un roulleau de papier écrit; figures de 7 à 8 pouces ; ayant de hauteur 1 7 pouces sur 1 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit cabinet proche la petite gallerie du Roy .
« M. le comte de Tessin, seigneur suédois, si connu par son amour pour les Arts et par son inclination particulière pour la Peinture, a dit à M. Portail, garde des tableaux du Roi dans le département de Versailles, que ce morceau étoit un présent du comte de Tessin son père à Louis XIV » (Lépicié).
Signalé dans l’inventaire de 1706 [Mans. 6].
Quitte le Louvre en 1737 pour l’hôtel de la Surintendance à Versailles [Louv. 37]. — Restauré en 1748 par Picault, dont voici le mémoire : « Avoir levé la peinture d’un tableau du Corrège, peint sur toile, représentant une Vierge, l’enfant Jésus et quatre autres figures (1), lequel tableau a été marouflé sur une toile neuve et mis sur un chassi à clef ayant de hauteur un pied 6 pouces sur un pied de large. Cette opération m’a tenu quinze jours » (2) (A. N. O' 1934*). — Lépicié (1752) ajoute à la description de Bailly ce détail que « l’enfant Jésus regarde dans un livre ouvert qu’un Ange tient devant lui » ; il ajoute que cette peinture est l’esquisse du tableau de ce maître qui se trouve dans l’église de Saint-Antoine à Parme et qui a été gravé par Augustin Carrache. — Se trouvait en 1760 dans le deuxième cabinet particulier de l’hôtel de la Surintendance avec cette mention :
« dans la manière du Corrège mais de peu de valeur » [J.].
90 Un tableau représentant un Ecce homo couronné d’épines, assis sur une draperie changeante, tenant un
(1) Lépicié déclare que ce groupe n’est composé que de cinq personnes.
(2) 11 n’y a pas de prix indiqué dans le mémoire.
roseau entre ses mains posées sur ses genoux ; figures de 5 pouces ; ayant de hauteur 6 pouces sur 4 pouces et demi de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
Signalé dans l’inventaire de 1706 [Mans. 6].
Lépicié (1752) le dit peint sur cuivre et le décrit ainsi : « Autour de la tète du Christ on voit une gloire en or; il est couronné d’épines et tient un roseau entre ses mains... il est assis sur une espèce de manteau couleur de pourpre et il a la cuisse droite couverte d’un linge. » — Se trouvait en 1760 dans le deuxième cabinet de l’hôtel de la Surintendance, sous cette désignation : « un tableau peint dans la manière du Corrège » [J.].
Lodovico CARACCI
i° Un tableau représentant l’Adoration des Rois avec une gloire d’anges au dessus; figures de 7 à 8 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 4 pieds 3 pouces de large ; il a été rehaussé de 8 pouces dans sa bordure de sculpture blanche non dorée.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
N° 124 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin d’où il sort pour être placé à Trianon sous bois [T. M. C.]. — Au cabinet de la Surintendance en 1706 [Mans. 6].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La Vierge, assise, tient son fils, saint Joseph debout paroit pénétré de joie...; aux pieds de la Vierge, un des trois Rois, à genoux, présente au Sauveur de l’or; les deux autres sont dans des attitudes respectueuses; le prince Maure, qui offre de l’encens, est coëffé d’un turban orné de plumes ; au-dessus de ces differens grouppes, le Peintre a placé une Gloire et des anges : le reste de la composition représente les équipages des trois Rois, un étable et un bâtiment ruiné. » — Se trouvait dans la première pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec la mention « estimé de Louis Carrache » et cette note (1788) : « à remettre dans sa première forme et à laver et vernir» [D. R.].
Actuellement au musée de Lyon, auquel il fut envoyé par l’Etat.
2° Un tableau représentant la Nativité de Jésus-Christ au milieu des Pasteurs avec une gloire d’anges au-dessus; figures de 9 à 10 pouces ; ayant de hauteur 1 3 pouces et demi sur 19 pouces de large; peint sur cuivre dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite gallerie du Roy.
Acheté en 1 685 au sieur de Briancourt, comme l’atteste cette ordonnance de recette en date du 6 février : « Du sieur Du Metz, 11,000 livres pour délivrer au sieur de Briancourt pour le payement de deux tableaux qu’il a livrez à S. M., l’un ovale du Dominicain représentant l’Histoire de Timoclée, et l’autre carré, long de 19 pouces et demi, du Carrache, représentant une Nativité » [Guiflfrey, tome II, col. 58o et 661].
N° 452 de l'inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le petit cabinet du Roi [V.]. — En 1706, dans la petite galerie [Mans. 6].
Placé en 1715 dans la galerie de l’hôtel particulier du duc d’Antin àParis [A.]. — Se trouvait, en 1737, dans la petite galerie de Versailles [G. R.]. — Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du Billard à Versailles. — Lépicié (1732) le décrit ainsi : « Le grouppe principal de ce tableau nous montre la Vierge en adoration auprès de l’enfant Jésus que saint Joseph fait voir aux Pasteurs en soulevant un linge qui le couvre ; sur la droite du tableau deux Anges d’un ordre supérieur paroissent s’entretenir de cet évènement et dans le haut du tableau d’autres Anges répandent des fleurs sur le nouveau-né; plusieurs bergers viennent adorer le Sauveur, l’un d’eux tient un agneau et un autre porte son enfant sur ses épaules. »
Actuellement au musée de Fontainebleau: H. o m. 3j — L. o m. 5i.
3° Un tableau représentant Omphale; figure comme nature ; ayant de hauteur 2 pieds 5 pouces et demi sur 2 pieds un pouce et demi de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite gallerie du Roy.
Acheté en 1686 au marchand de tableaux Garrigue, comme le prouve cette ordonnance de paiement en date du 3 novembre : « Au sieur Garrigue pour un tableau de Louis Carrache représentant Omphale, maîtresse d’Hercule, i,5oo livres » [Guiffrey, tome II, col. 870, 917].
A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.].
Placé en 171 5 dans la chambre du duc d'Antin en son hôtel particulier a Paris [A.]. — Quitte le Louvre en 1737 pour être remis dans la galerie de Versailles [G. R.] où Piganiol de la Force le signale. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Omphale a les cheveux tressés et le front ceint d’un diadème orné de pierreries ; elle a les épaules couvertes d’une peau de lion et les deux mains appuyées sur la massue d’Hcrculc. » — Se trouvait en 1760 dans le salon du Directeur des Bâtiments à l’hôtel de la Surintendance [J.], et en 1784, avec cette note {1788) : « s’écaille, demande à être remis dans sa première grandeur » (1) [D. R.].
Actuellement au musée de Genève, auquel il fut envoyé en 1804 par l’État Français, avec attribution à « Luigi Cagnani ».
40 Un tableau estimé de Louis Carrache représentant la Nativité de Jésus-Christ au milieu des Pasteurs; ligures de 6 à 7 pouces ; ayant de hauteur 1 1 pouces sur 8 pouces de large ; peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite gallerie du Roy.
N° 217 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), qui l’annonce ainsi : « Une nativité, saint Joseph et cinq ou six figures de bergers » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le petit cabinet du Roi [V.], puis au magasin [Mag. 96].
Signalé en 1760 par Jeaurat dans la troisième pièce de l’hôtel de la Surintendance [J.].
5° Un tableau estimé de Louis Carache représentant l’Annonciation de la Vierge ; figures de 5 à 6 pouces ; ayant de hauteur 10 pouces sur 7 pouces et demi de large; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite gallerie du Roy.
Appartint au cardinal Mazarin, puis au duc de Mazarin, et entra ensuite dans la collection de Louis XIV [Vil lot] .
N” 218 de l’inventaire Le Brun ( 1 683 ) [L. B.]. — A Versailles en ibg5 [P.], dans le petit cabinet du Roi [V,], puis au magasin [Mag. 96].
Lépicié (1732) l’attribue à Annibale Carracci, lui donne comme dimensions 19 pouces et demi sur 12 pouces et demi de large et le décrit ainsi :
(1) Piganiol donne à ce tableau les dimensions de 2 pieds et demi en carré; Lépicié 2 pieds 5 pouces sur 2 pieds de large.
« La Vierge à genoux devant un prie-Dieu sur lequel paroit un livre, reçoit la salutation de l'Ange; dans le haut du tableau on voit le père Éternel avec le Saint-Esprit ; la Vierge a une robe rouge et un manteau bleu, l’Ange est sur un nuage, il tient de la main droite un lis, il a une tunique de lin, retroussée sur le bras avec une agraffe d’or, sa draperie est de couleur violette rehaussée de jaune, elle est attachée sur l’épaule par un nœud de pierreries; le fond représente la chambre de la Vierge. » — Se trouvait en 1760 dans le deuxième cabinet particulier de l’hôtel de la Surintendance [J.]. — Restauré en 1777 par Hacquin dont voici le mémoire : « Avoir rassuré les couleurs qui tomboient par écailles à un tableau représentant l’Annonciation peint sur cuivre par le Carrache, 12 livres » [A. N. O' 1733]. — Mentionné en 1784 par Du Rameau dans la neuvième pièce de la Surintendance, avec les dimensions de 18 pouces sur 1 1 pouces et cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Au Louvre, n° 1 3 3 du Catalogue Villot, avec attribution à Annibale Carracci : H. o m. 34 — L. o m. 27.
Annibale CARRACCI
i° Un tableau représentant un Paysage sur le devant duquel paroit Armide tenant une houlette discourant avec un Pasteur ; figures de 6 à 7 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 10 pouces et demi sur 5 pieds 2 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N8 70 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 3 pieds 8 pouces sur 5 pieds et demi de large [L. B.]. — Paillet, qui le signale à Trianon, déclare qu’il fut « agrandi en i6g5 » (1) [P.] ; à Trianon il était placé dans l’antichambre de l’appartement du Roi [T. M. C.]. — En 1706 il se trouvait au cabinet des tableaux à Versailles [Mans. 6].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Herminie tient de la main droite une lance et conte ses aventures à un vieillard assis, trois enfans sont placés près de lui, l’un joue de la flûte, l’autre du chalumeau et le troisième ne
(1) Cette opération avait pour but de le rendre pendant au n° 9 du Dominiquin.
paroit n’avoir d’autre sentiment que celui de la crainte; on voit des moutons parqués sur la gauche du tableau avec une femme qui leur donne à manger et, dans l’éloignement, on aperçoit le fleuve du Jourdain qui forme plusieurs cascades. » — Signalé en 1760 dans la troisième pièce de l’hotel de la Surintendance [J.] et en 1784 au magasin de ce même hôtel [D. R.].
Actuellement au Louvre, n° 1618, avec attribution à Zampieri : H. 1 m. 2 3 — L. 1 m. 81 .
20 Un tableau de paysage représentant un Retour de pêche; ligures de 22 à 24 pouces; ayant de hauteur 4 pieds sur 7 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure
3° Un tableau de paysage représentant un Retour de chasse ; de mêmes dimensions.
Paris. Cabinet des tableaux .
N0’ 191 et 190 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) avec les dimensions de 4 pieds 4 pouces sur 7 pieds 8 pouces [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P. J, dans l’appartement de Monseigneur [V.]. — En 1706 à Paris au cabinet des tableaux [Mans. 6].
Placés en 1715 dans l’antichambre de l’hôtel particulier du duc d’Antin à Paris [A.]. — Quittent le Louvre en 1737 pour entrer à la Surintendance [Louv. 37]. — Lépicié (1752) les décrit ainsi : « Vers le centre du paysage, deux bateliers et une femme arrivent de la pêche dans un bateau ; l’un de ces bateliers fait un mouvement avec sa rame pour s’approcher plus près de la terre et l’autre survuide un grand panier rempli de poissons dans un autre posé sur le bord de la rivière : sur le devant et à la gauche du tableau, on voit deux chasseurs qui se reposent et qui regardent le gibier qu’ils ont tué ; et sur d’autres plans le Peintre a placé différentes figures dont les actions sont relatives à la pêche. » — « Sur la droite du tableau des domestiques tirent de deux paniers les apprêts d’un déjeuner et les arrangent sur un bout de terrasse, au pied de laquelle coule un ruisseau; un jeune homme y met raffraîchir le vin ; en suivant la même ligne et vers le milieu du tableau un valet, assis dans un chemin creux, semble indiquer de la main gauche à un cavalier et à une dame le sort de la chasse ; auprès de ce grouppe, un paysan en camisole rouge et coëffé d’un chapeau de paille, tient d’une main deux chiens en lesse et de l’autre un grand bâton, auquel un lièvre est attaché ; le reste de la composition représente un cavalier avec des chiens et un jeune homme sonnant d’un espèce de cor. » — Signalés dans la quatrième pièce de l’hotel de la Surinten-
dance en 1760 [J.] et en 1784, mentionnés comme « peints au premier coup par Annibal Carrache », et avec cette note (1788) : « laver et vernir »
Actuellement au Louvre, n°‘ 1232 et 1 233 : H. 1 m. 36 — L. 2 m. 53.
40 Un tableau représentant Jésus-Christ que l’on met au tombeau ; figures de 10 à 12 pouces; ayant de hauteur 16 pouces sur 11 pouces et demi de large; peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.
Versailles . Petite gallerie du Roy.
N° 1 36 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.], dans la galerie du Roi [V.], où il se trouvait toujours en [G. R.] et où Piganiol de la Force le signale également.
Lépicié (1722) le décrit ainsi : « La Vierge soutient avec la Magdeleine le corps du Sauveur que ses disciples vont placer dans le tombeau ; sur un autre plan Joseph d’Arimathie, la main droite appuyée sur la poitrine, et saint Jean qui regarde le ciel... : le fond représente un paysage. » — Signalé dans le salon du directeur des Bâtiments à l’hotel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784 avec celte note (1788) : « en bon état » [D. R.]
Actuellement au Louvre, n" 1122: H . o m. 43 — L. o m. 3 1 .
5° Un tableau représentant la Nativité de Jésus-Christ au milieu des Pasteurs, avec une gloire d’anges au dessus ; figures de 20 à 22 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 5 pouces sur 3 pieds 8 pouces ; il a été rehaussé de 5 pouces et élargi de 16 ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite gallerie du Roy.
« Donné au Roy par M. le procureur général aux mois de mars, avril et juillet 1684 (1). »
N° 43 1 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683), où il est ainsi annoncé : « Un autre tableau d’Ann. Carrache représentant la Nativité de Notre-Seigneur autour duquel il y a plusieurs anges et pasteurs qui viennent l’adorer et en haut dudit tableau il y a des anges qui jouent
(1) Le même personnage donna également le n° i3 suivant, et les n°s 7 et 8 de l’Albane.