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172 inventaire général des tableaux DU ROY

de hauteur i5 pouces et demi sur i3 pouces de large; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.

Versailles . Petite gallerie du Roy.

Acheté, en 1687, à la duchesse de Créquy (1).

A Versailles en 1 6g5 [P.], dans la galerie du Roi [V.], où il se trouvait encore en 1787 [G. R.], et où il est également signalé par Piganiol de la Force.

Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La Vierge sur un nuage a le pied droit posé sur un chérubin, elle tient de la main gauche un linge qui lui sert à envelopper l'enfant Jésus; saint Antoine, à genoux, porte entre ses bras le Sauveur dont il reçoit les caresses; deux anges accompagnent ce grouppe : le fond du tableau représente un paysage. » — Se trouvait, en 1760, dans le deuxième cabinet particulier de l’hôtel de la Surintendance [J.] et, en 1784, dans le salon du directeur des Bâtiments en cet hôtel, avec cette note (1788) : « s’écaille en plusieurs endroits » [D. R.]

Actuellement au musée de Toul, auquel il fut envoyé par l’État le 1" mars i8g5 : H. o m. q3 — L. o m. 36.

170 Un tableau représentant une Vierge prenant de l’eau avec une coquille et tenant le petit Jésus; figures de 8àg pouces; ayant de hauteur i3 pouces et demi sur

Versailles. Petite gallerie du Roi.

Acheté, en 1 685, au sieur Garrigues, comme le prouve cette ordonnance de paiement en date du 2 5 mars : « au sieur Garrigues pour son payement d’un petit tableau du Dominicain, représentant une Vierge, un petit Christ, saint Jean et saint Joseph qu’il a livré pour le service de S. M., i65o livres » [Guifïrey. tome IJ. col. 583 et 662] (2).

( 1 ) Voir le n° 2 1 de l’article de Véronèse, p. 1 00. — On trouve également, en date du 4 janvier 1688, l’ordonnance de paiement suivante, qui sans doute se réfère à ce tableau : « A Vilaine, sculpteur, pour une bordure de bois, sculptée à jour et dorée, qu’il a fournie pour le tableau du Roy représentant une Vierge du Domjnicain placé dans la petite gallerie de S. M. à Versailles 168 livres, i5 sols » fGuiffrey. t. III. col. 102].

(2) Dans son catalogue du Louvre, Villot avance que ce tableau fut acheté en 1668 au sculpteur Marsy, sous le titre d'Une fuite en Égypte : l’inventaire Le Brun, en ne mentionnant ce tableau qu’après 1 683 , prouve

N° 447 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le petit cabinet du Roi [V.]. — En 1706 dans la galerie du château [Mans. 6].

Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Sur un fond de paysage la Vierge, assise auprès d’une source, prend de l’eau avec une coquille, elle tient tendrement l’enfant Jésus qui donne une pomme au petit saint Jean que le Dominiquin a représenté debout; derrière la Vierge on voit saint Joseph ôtant la charge de l’âne qui leur a servi... » — Se trouvait, en 1760, dans la première pièce de l’hôtel de la Surintendance [J.]. — Probablement mentionné par Du Rameau (1784) sous ce titre : un e, Fuite en Égypte , d’abord dans une armoire de la neuvième pièce, puis, dans la troisième pièce de la Surintendance, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.] (1).

Actuellement à l’hôtel de la Légation de France à La Haye, où il fut envoyé par l’État le 4 septembre 1894 : H. o m. 36 — L. o m. 48.

180 Un tableau de païsage dans lequel est représenté Hercule qui tire Bacus de sa caverne; figures de 5 à 6 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large, rehaussé de 7 pouces et élargi de 3 ; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

Se trouvait à Rome dans la vigne du cardinal Ludovisi [Lépicié], acheté ensuite par Louis XIV.

N° 371 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans l’appartement de Monsieur, où il faisait pendant au précédent n° 6 [V.]. — Au début du xvine siècle, placé à Meudon dans le grand cabinet frais : ses dimensions durent alors être modifiées dans le sens indiqué par Bailly [Meud. s. d.]. — A Paris en 1706 [Mans. 6].

Lépicié (1752) le signale sans le décrire spécialement. — Se trouvait en 1760 dans la deuxième pièce de l’hôtel de la Surintendance [J.].

Au Louvre, n" 496 du catalogue Villot : H. 1 m. 21 — I,. 1 m. 49.

bien qu il n est entré dans la collection de la Couronne que postérieurement à cette date, et nous avons déjà reconnu que c’est le précédent n° 1 1 qui fut alors acheté sous ce titre.

([) Du Rameau, il est vrai, lui donne les dimensions de 23 pouces sur 18, mais il doit y avoir une erreur de chiffres, et c’est i3 qu’il faut lire au lieu de 23.

Giovanni LANFRANCO

i° Un tableau représentant Agar dans le désert avec son fils et un ange qui leur apparoit; figures comme nature; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large, rehaussé de 4 pouces; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 1 1 3 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — Paillet (1695) le signale à Versailles avec les dimensions de 3 pieds 1 1 pouces sur 4 pieds 1 1 pouces, et cette note : « agrandi en 1680 » [P.] : il se trouvait alors dans le salon du petit appartement du Roi [V.]. — Au début du xvnr siècle, rnis à Mcudon dans le grand salon de l’appartement frais [Meud. s. d .] , où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].

Mentionné par Piganiol de la Force dans la chambre du roi à Versailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Agar, accablée par la douleur de voir périr de soif son fils Ismaël, se tourne vers l'Ange qui vient lui montrer une source d’eau vive. »

Actuellement au Louvre, no 1 3 36 : H. 1 m. 38 — L. 1 m. 59.

2° Un tableau représentant Jésus-Christ dans une gloire qui couronne la Vierge et dans le bas saint Ambroise et saint Augustin; figures comme nature; ayant de hauteur 6 pieds 9 pouces sur 4 pieds 4 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 293 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — Mentionné, en 1695, par .Paillet à Meudon [P.], dans la chambre de la duchesse d’Orléans [Meud. s. d.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans 6].

Restauré, en 1751, par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O1 ig34A). — Mis ensuite au Luxembourg. — Lépicié (1752) le mentionne, sans que la description qu’il en donne ajoute quelque détail à celle de Bailly. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85],

Actuellement au Louvre, n° 1 3 3g : H. 2 m. 20 — L. 1 m. 44.

3° Un tableau représentant la séparation de saint Pierre et de saint Paul; figures de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large; il a été baissé de g pouces et élargi de 5 ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit appartement du Roy.

Ce tableau appartint au cardinal Mazarin. <1 Je me trouvois une fois, rapporte le comte de Brienne, à l’arrivée d’un tableau de Lanfranc qu’on lui avoit vendu (à Mazarin) pour être d’Annibal Carrache; il m’en demanda mon avis et je dis que je ne croyois pas qu’il fût de la main d’Annibal, mais qu’il ne laissoit pas d’être original et parfaitement beau. Jabach étoit présent et dit que le cavalier Lanfranc l’avoit fait; Mignard ajouta : Il est vrai, mais c’est sur le dessin de Carrache. Le cardinal ne savoit que penser. Cependant le dessin lui plaisoit; il prit donc le parti de le garder et nous défendit de dire qu’on l’avoit fourbé. Je riois sous cape de voir un homme si riche embarrassé pour si peu de chose. En effet, il balança longtemps pour savoir si, de gré ou de force, il feroit reprendre cette peinture à celui qui la lui avoit vendue trop cher. 11 y a, disoit-il, sur le prix, lésion de plus de moitié; et de plus, ajoutait-il, ce tableau n’est pas d’Annibal. Je pensai lui offrir de prendre ce tableau pour ce qu’il coûtoit; mais Jabach ayant fait ce que je n’osais faire, quoique j’en eusse fort envie, le cardinal l’auroit pris au mot, si Mignard, qui jugeoit la pièce excellente, ne l’eût assuré qu’elle valoit bien l’argent qu’elle lui coûtoit. Depuis cet arrêt prononcé, le tableau n’eut plus de prix ; et Son Eminence nous disoit d’un air content et satisfait: Je ne le donnerais pas pour 1,000 plstoles » ( Mémoires de Brienne , t. II, p. 21). A la mort du cardinal, il fut acquis par le duc de Nevers : « Depuis, continue Brienne, j’eus ce tableau en mon pouvoir par le moyen du duc de Nevers qui me le donna en paiement d’une somme assez considérable, que je lui avois gagnée au jeu. Je le vendis à Jabach lorsque je me défis de mon cabinet et il doit l’avoir encore. C’est un très beau tableau; il vaut 3, 000 liv. à bon marché » (id. ch. ix). — Jabach le revendit à Louis XIV.

Ainsi décrit dans le catalogue latin de la collection de Brienne (1662) : « Superius spatiosior tabula, audaciore Lanfranchi penicillo, repræsentat principes apostolorum hinc et inde pro mœnibus urbis ab irrîpia turba ultimum ad supplicium distractos (1). » — N° 202 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est mentionué avec les dimensions de 3 pieds 11 pouces sur 4 pieds 5 pouces [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la chambre du Conseil [V.], où Piganiol de la Force le signale également.

(1) Le catalogue de Brienne (1662), annoté par Edmond Bonnatl'é.

Remis sur toile, en 1 74g, par la veuve Godefroid, puis restauré par Colins : « il tomboit par écailles » [A. N. O' 1 g34A] . — Lépicié (1752) le décrit ainsi :

« Saint Pierre, accompagné de soldats et tiré avec violence par un bourreau, se retourne tendrement vers saint Paul, que des satellites entraînent aussi pour le conduire au lieu de son supplice : sur le troisième plan on voit les portes de la ville de Rome, des figures et du paysage et dans l’éloignement des montagnes. »

Actuellement au Louvre, n° 1 3 38 : H. 1 m. 87 — L. 1 m. 59.

40 Un tableau représentant Diane et Pan dans un païsage; figures de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces sur 2 pieds 10 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles . Cabinet des tableaux.

N° 3 1 4 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est mentionné avec les dimensions de 2 pieds 3 pouces et demi sur 2 pieds et demi de large [L. B.]. — A Versailles en 1 6g5 [P.], au magasin [Mag. 96].

Lépicié (1752) le décrit ainsi : «Diane, soutenue par un nuage, considère avec plaisir une toison que le Dieu Pan vient de lui donner; ce dieu a la main gauche appuyée sur sa flûte, il est assis à terre et semble inviter la déesse à renoncer à son insensibilité; le fond représente un paysage et des montagnes; auprès de Pan on voit le bouc qui est son attribut. » — Se trouvait dans la troisième pièce de l’hotel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir, un peu gercé dans les coins » [D. R.].

Actuellement au musée d’Angers, auquel il fut envoyé par l’État en 1872 : H. o m. 75 — L. 1 m.

5° Un tableau représentant Mars et Vénus; figures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur 3 pieds sur 3 pieds g pouces de large.

Versailles. Cabinet des tableaux.

« Tableau donné au Roy par M. Le Nostre en septembre 1693 » [P.].

Le même Paillet le signale à Versailles avec les dimensions de 3 pieds 3 pouces sur 4 pieds 4 pouces de large; il ajoute dans une note : « Est à Meudon », et dans une autre : « Il est à Versailles du i5 octobre 1699. Paillet. » — Remis ensuite à Meudon dans le cabinet de Monseigneur [Meud. s. d.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].

Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Vénus, accompagnée de deux Amours et couchée sur un lit orné d’un pavillon rouge, ordonne aux Ris et aux Jeux de désarmer Mars : un beau paysage achève d’enrichir la composition. » — Se trouvait, en 1760, dans la bibliothèque de l’hôtel de la Surintendance [J.] et, en 1784, dans le salon du directeur des Bâtiments, avec cette note (1788) : « laver, vernir et remettre dans sa première grandeur en supprimant 5 pouces de chaque côté » [D. R.].

Actuellement au musée de Rouen, auquel il fut envoyé par l’État en i8o3 H. o m. 83 — L. 1 m. 67.

Francesco ALBANI

i° Un tableau représentant Vénus à sa toilette servie par des nymphes; figures de 22 à 24 pouces; ayant de hauteur 6 pieds 2 pouces sur 7 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée (1).

20 — Vénus et Adonis accompagnés de plusieurs Amours; de mêmes dimensions.

25° — les Nymphes de Diane qui coupent les ailes aux Amours endormis et brisent leurs arcs; de mêmes dimensions.

26° — Vulcain auprès de Vénus avec des Amours, les uns forgent, les autres aiguisent des flèches; de mêmes dimensions.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Ces quatre tableaux appartinrent à Paolo Francesco Falconieri, qui les lit graver par Baudet [Villot] . Ils durent entrer dans la collection de la couronne en novembre 1 683 , car ce ne peut être qu’à eux que s’applique

(1) Ces quatre tableaux, qui font partie de la même suite, sont mentionnés séparément par Bailly au début et à la fin de l’article relatif à ce peintre : j’ai cru devoir les grouper, en leur conservant toutefois, pour la facilité des recherches, la numérotation qu'ils ont dans l’inventaire.

cette ordonnance de paiement, en date du 14 octobre 1 685 : « à Geslin, peintre, pour avoir raccommodé les tableaux de l’Albane et les deux du Poussin (1) venus de Rome, 25o livres » [Guiffrey. t. II. col. 773].

N°s 473, 472 474, 471 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683), où ils sont annoncés ainsi : « Vénus que l’on coëffe, accompagnée de petits Amours et de ses nymphes, un palais d’architecture environné d’eau et un char tiré par des Amours au-dessus, hault de 6 pieds 3 poulces sur 7 pieds 8 pouces et demi de large. — Vénus qui dor sur un lit accompagné de plusieurs petits Amours et deux qui sont en l’air tenant un voile et d’autres qui tirent un filet. — Les Amours endormis et les nimphes de Diane qui leur coupent les aisles et brisent leurs arcs et les flèches et Diane sur une nuée dans un paysage. — Vénus couchée sur un lit et des petits Amours qui luy portent un bouclier où il y a un cœur marqué dessus et d’autres enfans qui forgent des darts et d’autres qui en éguisent et Junon qui paroit en haut dans le paysage avec deux de [ses] nymphes [L. B.].» — A Versailles en 1695 [P.], les ng“ 1 et 2 dans le grand cabinet de Monseigneur, les n°s 25 et 26 dans l’appartement de Monseigneur [V.] où ils se trouvaient encore en 1706 [Mans. 6].

Lépicié (1752) les mentionne comme une suite relative à l’histoire d’Adonis, et les décrit ainsi : « Vénus se fait parer par les Grâces pour charmer Adonis (n° t). On voit sur le bord d’une mer tranquille un magnifique péristyle, au pied duquel Vénus assise se fait parer par les Grâces pour charmer Adonis et l’éloigner de la cour de Diane dont il suivoit les loix; l’une des Grâces, avec une éguille d’or, arrange les boucles de ses cheveux, une autre paroit en examiner la symmétrie, et la troisième apporte un fil de perles pour achever l’ornement de sa coiffure; Vénus se regarde avec complaisance dans un miroir qu’un Amour lui présente, tandis qu’un autre lui attache ses brodequins, les Ris et les Jeux sont occupés diversement auprès des Grâces : de l’autre côté du tableau, l’Albane a mis un superbe bassin, orné de figures et de dauphins, d’où l’eau jaillit de toutes parts. . ., au milieu de la mer et dans le lointain on découvre un palais enchanté, et dans le haut sont posés sur des nuages des Amours qui attellent le char de Vénus et donnent à boire de l’ambroisie aux cygnes qui doivent le tirer; au-dessous on voit l’Hyménée qui chante aux accords de sa lyre; il est écouté par un Amour. » — « Vénus ordonne aux Amours de forger de nouveaux traits pour blesser le cœur d' Adonis (n« 26). Deux Amours présentent à Vénus, couchée sur un lit à l’antique et richement orné, un bouclier dans lequel ils ont figuré un cœur pour leur servir de but..., l’un des Amours qu’elle caresse lui fait voir que sa flèche l’a percé dans le milieu, et l’autre lui montre qu’il en a approché de très près; à côté de la déesse, Vulcain, assis à terre et appuyé sur son marteau, regarde avec attention de petits Amours qui essaient

(1) Ces deux tableaux du Poussin (nos 18 et 19) étaient entrés dans la collection de la Couronne en novembre 1 683 (voir l’article relatif à cet artiste).

sur un autre but leur adresse et la force de leurs traits; d’autres se sont emparé de la forge de ce Dieu et fabriquent les armes...; on en voit deux autres au pied du lit de Vénus, l’un accommode son arc et l’autre éprouve avec le doigt la pointe de sa flèche : Diane paroit dans le haut du tableau sur une nuée, armée d’un javelot. » — « Diane , irritée du triomphe de Vénus , profite du sommeil des Amours pour les faire desarmer (n° 25). Les Nymphes de la cour de Diane surprennent l’Amour et sa suite et profitent de leur sommeil pour les désarmer..., on les voit s’approcher en silence et d’un air satisfait, leur enlever d’une main timide et délicate leur carquois et leurs flèches et les porter avec empressement dans un feu qu’elles ont allumé; il y en a deux, dans le nombre, qui se distinguent par la vivacité avec laquelle l’une brise un arc et l’autre coupe les ailes à l’Amour lui-même; on voit deux autres nymphes auprès de cette dernière, l’une témoigne que l’Amour n’est plus à craindre, l’autre lui fait signe de se taire... : Diane, posée sur un nuage, préside à cette entreprise et paroit applaudir au succès.» — « Sommeil de Vénus ou nouveau piège qu'elle tend au cœur d' Adonis (n° 2). On voit d’un côté un paysage agréable et de l’autre une rivière qui forme plusieurs cascades : à l’abri d’un rideau attaché aux branches des arbres, Vénus, couchée d’une façon galante, attend dans les bras du sommeil l’effet que ses charmes produiront sur le cœur d’ Adonis; ce beau chasseur paroit céder à des attraits si ravissants..., plusieurs Amours, qui veillent autour de Vénus, semblent seconder ses desseins, l’un tient Adonis par sa draperie, et les autres lui font signe d’approcher mais sans bruit : des Amours jouent entre eux avec des fruits, d’autres nagent dans la rivière, d’autres pêchent et tirent un filet, deux sont en l’air et apportent un voile pour former un pavillon. » Lépicié déclare que dans ces quatre tableaux le paysage avait extrêmement noirci. — Le n° 1 fut placé à Trianon après avoir été restauré, en janvier 1760, par la veuve Godefroid, comme l’atteste ce mémoire : « Avoir nettoyé un tableau d’Albane représentant Vénus à sa toilette : l’avoir verny et passé un jour pour ledit ouvrage, 24 livres » (A. N. O' 1 g3 3) : ce tableau fut ainsi nettoyé pour être placé à Trianon. — Le n" 25 est mentionné par Jeaurat (1760) dans la quatrième pièce de l’hôtel de la Surintendance [J.]. — Les nos 25 et 2 furent restaurés, en 1768, par la veuve Godefroid; voici le mémoire de cette opération (A. N. O1 1933) :

«Deux grands tableaux d'Albane de 8 pieds sur 6, l’un représentant les nymphes de Diane brisant les arcs et les flèches et coupant les ailes aux Amours endormis; l’autre représentant Vénus au pied du mont Etna couchée près de son époux admirant la justesse des coups lancés par des Amours sur un cœur mis en but à leurs flèches.

« Ces tableaux étoient très sales, repeints anciennement et tout écaillés d’un bout à l’autre.

« Pour les avoir remis sur toile neuve, fait reprendre toutes les écailles, ôté les anciens repeints et les huiles qui rendaient les tableaux tout noirs, repointillé toutes les chairs, fourni deux châssis à clef de 24 livres pièce, prix convenu à 400 livres chacun 800 »

l8o INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY

— Les n°s 26 et 1 furent à nouveau restaurés, en 1776 et 1777, parle peintre Godefroid, dont voici le mémoire (A. N. O' ig33) :

« Le Sommeil de Vénus, l’un des quatre grands tableaux de l’Albane, portant 7 pieds 6 pouces de large sur 6 pieds de haut : ma mère avoit remis ce tableau sur toile; j’en ai affermi la couleur qui se détachoit, et que le verni avoit beaucoup sali 3oo liv. »

« La toilette de Vénus par l’Albane, de même grandeur et faisant suite au précédent: y avoir fait les mêmes travaux 3oo liv. »

— En 1784, les n°‘ 25 et 26 étaient signalés par Du Rameau dans la quatrième pièce de l'hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « à laver (1) les repeints » [D. R.].

Actuellement au Louvre n" 1107, 1110, 1109, 1108 : H. 2 m. o3 — L. 2 m. 5e et 55.

3° Un tableau représentant la Vierge qui tient l’enfant Jésus et des anges qui lui présentent des fleurs; figures de 10 à 12 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces et demi sur 2 pieds 1 1 pouces et demi de large; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Acheté, en 1 685 , à un marchand du nom de Belluchau, comme l’atteste cette ordonnance de paiement, en date du 3 juin : « au sieur Belluchau pour un tableau original d’Albane peint sur cuivre, représentant la Sainte Famille dans un paysage, 5, 000 livres » [Guiffrey. t. IL col. 58g, 665].

N° 459 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683 ), où il est ainsi annoncé : « La Vierge tenant le petit Jésus sur ses genoux qui prend des fleurs dans un vase que tiennent deux anges et d’autres en l’air qui cueillent des fruits et la Vierge qui reçoit un orange de la main droite » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le grand cabinet de Monseigneur [V.],où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].

Lépicié (1752) le décrit ainsi : « L’Enfant Jésus, sur les genoux de sa mère, s’empresse de prendre des fleurs que deux anges lui offrent dans un vase de porcelaine, tandis qu’un autre fait courber avec force une branche d arbre pour faciliter à la Vierge le moyen d’y cueillir un fruit. »

40 Un tableau représentant Cybelle accompagnée de trois Saisons sous la figure de Flore, Cérès et Baccus;

(1) Lire : lever.

figures de io à 12 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces sur 3 pieds un pouce de large ; peint sur cuivre ;

3° Un tableau représentant Mercure et Apollon avec l’assemblée des Dieux sur un nuage ; de mêmes dimensions.

Versailles. Cabinet des tableaux.

« Donnés au Roy par M. Lenôtre en septembre 1693 » [P.].

A Versailles en 1 6g5 [P.], dans le grand cabinet de Monseigneur [V.], où ils se trouvaient encore en 1706 [Mans 6].

Placés, en 1715, dans la galerie de l’hôtel particulier du duc d’Antin à Paris [A.]. — Quittent le Louvre, en iy3y, pour rentrer à la Surintendance de Versailles [Louv. 37]. — Lëpicié (1752) les décrit ainsi : « Sur un piédestal de forme ovale Cybèle, assise et accompagnée de ses attributs, invite Apollon, que l’on voit au milieu de sa carrière, à donner à la Nature cette chaleur vivifiante qui anime et mûrit ses productions; Cérèsest la plus proche de Cybèle, à qui elle offre les prémices de la moisson; un peu plus loin et sur la droite Bacchus, appuyé contre un arbre, exprime dans sa coupe le jus d’une grappe de raisin et, de l’autre côté, paroit l’aimable Flore, que deux Amours couronnent des fleurs du printemps. » — « Le peintre a placé sur un nuage l’assemblée des Dieux; Mercure descend du Ciel et Apollon, assis sur le premier plan du terrein, paroit dans une attitude tranquille : sur le second plan on voit le Parnasse, les Muses, Pégase et des troupeaux. » — Se trouvait dans le deuxième cabinet particulier (90 pièce) de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette double note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].

Actuellement au musée de Fontainebleau : H. o m. 88 — L. 1 m. o3.

6° Un tableau représentant un bain de Diane; figures de 1 o à 11 pouces ; ayant de hauteur 23 pouces sur 2 pieds 7 pouces de large; il a été remployé de 2 pouces sur sa largeur; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 187 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est ainsi annoncé ; « Un tableau de l’Albanne représentant Diane au bain avec ses Nymphes et Actéon qui s’enfuit, hault de 2 pieds 2 pouces sur un pied 10 pouces de large, peint sur

toille avec sa bordure dorée » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le grand cabinet de Monseigneur [V.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans 6],

Du Rameau (1784) le mentionne dans la deuxième pièce de l’hôtel de la Surintendance, dans une note à la suite du n° 27 suivant : « Le petit repos de Diane qui fait pendant à ce dernier (n° 27) moyennant une ralonge qui a été assez bien peinte, mais qu’il faudrait supprimer pour le remettre dans sa forme primitive »; il s’agit très vraisemblablement du tableau qui nous occupe [D. R.].

Actuellement au musée de Rennes, auquel il fut envoyé par l'État en 1872 : H. o m. 67 — L. o m. 93.

70 Un tableau représentant le baptême de Notre Seigneur par saint Jean dans le fleuve du Jourdain et Dieu le Père au-dessus dans sa gloire; figures de 12 à i3 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 4 pouces sur 3 pieds de large; dans sa bordure dorée.

8° — saint Jean preschant dans le désert; de mêmes dimentions.

Versailles. Cabinet des tableaux.

« Donnez au Roy par M. le procureur général aux mois de mars, avril et juillet 1684 [L. B.] .

N"‘ 428 et 429 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683). — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.].

Placés, en 1715, dans la galerie du duc d’Antin, en son hôtel particulier à Paris [A.]. — Restaurés par Colins en 1750 (A. N. O' ig34A). — Piganiol de la Force les signale dans le cabinet du billard à Versailles : ils en quittèrent pour aller au Luxembourg. — Lépicié (1732) les décrit ainsi : « Saint Jean verse de l’eau sur la tète du Sauveur pour le baptiser...; deux anges sont auprès de Jésus-Christ, celui qui est en l’air soulève et tient sa draperie, et l’autre s’avance avec un linge pour l’essuyer : sur la droite du tableau on voit dans un grouppe de spectateurs une femme assise qui montre à son enfant ce qui se passe; de l’autre côté et sur le même plan plusieurs chérubins volent sur la surface du fleuve ; dans le haut de la composition, le Saint-Esprit avec Dieu le père dans sa gloire sont attentifs à cet événement. » — « On voit sur le premier, le second et le troisième plan des femmes, des enfans et des nourrices, mêlés indistinctement avec des hommes de tout âge et de tout état ; saint Jean est placé sur une petite terrasse ; sur le devant

du tableau un jeune homme assis, vu par le dos, fait contraste avec plusieurs figures dont la position est de face; un peu plus loin et tirant vers la droite, deux femmes sont assises, l’une est coëffée d’une espèce de turban et l’autre, accompagnée de deux enfans, en tient un troisième dans les bras; au-dessus de ce grouppe un vieillard est adossé contre un arbre. » — Signalés, en 1785, par Duplessis au Louvre [Louv. 85]. — Le n° 7 fut restauré, en 1785, par le peintre Godefroid, dont voici le mémoire : « Le Baptême de Jésus Christ par saint Jean-Baptiste, tableau d'Albane, couvert de repeins dans la gloire, dans les eaux et sur plusieurs endroits des figures, avoir repointillé les endroits indispensables avec soin et à l’outremer, 96 livres » (A. N. O' 1931). — Le n° 8 fut restauré en, 1789, par le sieur Martin : « d’Albane- Prédication de saint Jean, de 3g pouces sur 26, ôté beaucoup de crasse, les repeints, réparé les écailles et les gersures et repointillé légèrement à chaque place endommagée, 120 livres » (A. N. O' 1 g3 1 ).

Actuellement au musée de Lyon, auquel ils furent envoyés par l’Etat en i8o3 : H. o m. 75 — L. o m. 96.

90 Un tableau représentant la Charité accompagnée de trois petits enfans; figures de i5 à 16 pouces; ayant de hauteur 17 pouces 3 lignes sur 18 pouces et demi de large; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.

Mentionné pour la première fois par Paillet (i6g5) à Versailles [P.] : il se trouvait alors dans la galerie du Roi [V.].

Placé, en 1715, dans la galerie du duc d’Antin, en son hôtel particulier à Paris [A.]. — Remis dans la galerie de Versailles en 1737 [G. R.], où Piganiol de la Force le signale plus tard, sous ce titre : La Fécondité, ajoutant : « On croit que le Peintre a peint ici sa femme et ses enfans. » — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La Charité est représentée sous la figure d’une belle femme; elle est assise et appuyée sur le lit d’un enfant sur lequel elle pose la main droite tandis qu’elle lui donne sa mamelle; deux autres petits enfans, qui ont l’air d’être pressés par la faim, lui demandent avec ardeur une grenade ouverte qu’elle tient de la main gauche. » — Se trouvait dans le salon du directeur des bâtiments à l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784; la note suivante fut ajoutée postérieurement à l’inventaire Du Rameau : « Ce tableau a été emporté à Paris le 17 aoust 1792 par MM. Reboul et autres commissaires de l’Assemblée nationale » [D. R.].

Actuellement au Petit Luxembourg, dans les appartements du président du Sénat, où il fut placé le 29 mars 1 853 : H. o m. 49 — L. o m. 57.

io° Un tableau représentant une Sainte Famille avec quatre anges ; ligures de i o à 1 2 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds 4 pouces sur 2 pieds un pouce de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Acheté, en i685, à un sieur Branjon, comme l’atteste cette ordonnance de paiement en date du 22 avril : « au sieur Branjon pour un petit tableau de l’Albane représentant la Sainte Famille qu’il a livré pour le service de S. M. 2.200 livres » [Guiffrey. t. II. col. 585.663].

N" 455 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683), où il est ainsi annoncé : « Une Sainte Famille où le petit Jésus et saint Jean s’embrassent et deux anges au dessus qui répandent des fleurs, hault d’un pied 7 poulces et demi sur un pied 3 pouces et demi de large, dans sa bordure de bois sculptée et dorée » [L. B.]. — A Versailles en 1695, avec l’indication que ce tableau avait été donné par le Roi à Monseigneur le 2 août 1 685 , la mention peint sur cuivre et les dimensions données par Le Brun [P.].

Signalé, en 1737, dans la galerie du Roi à Versailles [G. R.]. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « L’Enfant Jésus embrasse avec affection saint Jean que la Vierge et sainte Élisabeth lui présentent; à la gauche de la Vierge, l’Albane a placé saint Joseph paroissant méditer... : quatre anges forment le reste de la composition; deux sont en l’air, l’un regarde avec transport cette sainte union et l’autre tient un panier rempli de fleurs. » Il déclare le tableau peint sur cuivre et de 2 1 pouces de haut sur 1 3 et demi de large. — Se trouvait, en 1760, dans le premier cabinet particulier de l’hôtel de la Surintendance [J.] et, en 1784, dans le salon du directeur des Bâtiments, en ce même hôtel, avec cette note (1788) : « s’écaille le long de la draperie qui couvre la jambe de la Vierge » [D. R.].

Actuellement au musée de Besançon, auquel il fut envoyé par l’État le 1" mars 1895 : H. o m. 57 — L. o m. 43.

ii° Un tableau représentant l’Annonciation de la Vierge; figures de 10 à 12 pouces; ayant de hauteur 20 pouces un quart sur i5 pouces et demi de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Acheté, en 1 685 , à un marchand de tableaux, nommé Moule, comme le prouve cette ordonnance de paiement, en date du 27 mai : « au sieur Moule, savoir 2.750 livres pour un petit tableau du Poussin représentant la Sainte

Famille et i65o livres pour un autre de l’Albane représentant l’Annonciation, 4400 livres. » [Guiffrey. t. II. col. 587.665].

N“ 463 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1 6g5 et signalé comme ayant été donné à Monseigneur en août i685 [P.] : il se trouvait dans la galerie du Roi [V.]. — En 1706 à Meudon, dans l’appartement frais [Mans. 6].

En 1737 dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard à Versailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La Vierge à genoux et le bras gauche appuyé sur un prié-Dieu reçoit avec surprise et humilité la salutation angélique; le saint Esprit, sous la figure d’une colombe, paroit dans le haut de la composition; trois anges sont au dessous... : l’ange Gabriel est posé sur un nuage, il a les bras croisés sur la poitrine et il tient de la main droite un lis. » — Mentionné par Du Rameau (1784) dans le salon du directeur des Bâtiments, avec cette note (1788) : « il faut le rentoiler pour faire disparaître les gerçures et le coin du châssis qui paroit » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 1102 : H. o m. 57 — L. o m. q3.

i2° Un tableau représentant un bain de Diane; figures de 1 1 à 12 pouces; ayant de hauteur 18 pouces et demi sur 22 pouces et demi de large ; peint sur cuivre, dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

« Donné au Roy par M. Lenôtre en septembre 1693 » [P.].

Le même Paillet (1695) le mentionne à Versailles : il se trouvait alors dans la galerie du Roi [V.].

Placé, en 1715, dans la galerie du duc d’Antin en son hôtel particulier à Paris [A.]. — Remis, en 1737, dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Diane montre Actéon à ses nymphes et deux étendent avec empressement un grand voile pour la dérober aux yeux de ce téméraire qui l’envisage avec un extrême plaisir; les autres nymphes que l’effroi a saisies cherchent en désordre leurs habits pour se couvrir ; l’Albane a exprimé la colère et la surprise dans une qui est debout, et la pudeur naturelle au sexe dans une qui se cache avec sa draperie. » — Se trouvait dans le salon du directeur des Bâtiments à l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.], et en 1784, avec cette note (1788) : « en bon état » [D. R.]. — Restauré néanmoins, en 1 790, par Martin, dont voici le mémoire : « d’Albane, Diane au bain, tableau de 17 pouces sur 21, couvert d’une ancienne crasse

et des repeints, nettoyé et réparé plusieurs trous et gerçures, 100 livres » (A. N. O' i93 i).

Actuellement au Louvre, n° 1 1 1 1 : H. o m. 5o — L. om. 6i.

1 3° Un tableau représentant Dieu le Père dans sa gloire; figures de 4 à 5 pouces; ayant de hauteur 12 pouces sur 1 5 pouces et demi de large ; de forme ovale ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit cabinet proche la petite galleriedu Roy.

« Donné au Roy par M. le p. pl de Novion » [L. B.].

N” 479 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à i683). — « Nettoyé « en i685 par le peintre Cany qui en fit une copie [Guiffrey. t. II. col. 772].

— A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.J.

Placé, en 1715, dans le cabinet de la duchesse, en l’hôtel particulier du duc d’Antin à Paris [A]. — Remis, en 1737, dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard à Versailles.

— Restauré, en 1751, par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O' 1934 A). — Lépicié (1752) le dit peint sur toile collée sur bois et le décrit ainsi : « Il représente le Père Éternel dans sa gloire, tenant un globe de la main droite et donnant des ordres de la gauche à un ange, qui les reçoit avec un zèle respectueux ; au dessous on voit quatre vertus, d’un côté sont la Justice et la Paix qui s’embrassent, et de l’autre la Foi et la Persévérance : le reste de la composition est rempli de chérubins et d’anges, dont l’un tient un lis et un autre porte une inscription où sont ces mots : Osculatæ sunt. » — Mis ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Actuellement au Louvre, n° 1 101 : H. o m. 32 — L. o m. 42.

140 Un tableau de forme ronde représentant Adam et Eve chassés du Paradis terrestre; figures de 10 à 11 pouces; ayant 2 pieds 7 pouces de diamètre; il a été rehaussé de 6 pouces et élargi de 4 ; dans sa bordure dorée.

N° 378 de l’inventaire Le Brun (i683) où il est annoncé comme peint sur bois avec les dimensions de 2 pieds un pouce de haut sur 7 pieds (il faut plutôt lire : pouces) de large [L. B.]. — A Versailles, en i6g5 [P.], dans la

chambre du billard, où il fait pendant au suivant n“ i5 [V.] et où Piganiol de la Force le signale également.

Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Adam et Eve couverts de peaux de bêtes fuient avec précipitation la présence du Seigneur; le Père Éternel porté par des chérubins, ordonne à un ange qui tient une épée flamboyante de garder l’entrée du Paradis terrestre. » Il le déclare peint sur bois.

Actuellement au musée de Montpellier, auquel il fut envoyé par l’État en i8o3 : H. o m. 66 — L. 4 m. 5o. — Il est porté au catalogue comme peint sur toile.

i5° Un tableau de forme ronde représentant la fable de Latone, avec les paysans de Licye métamorphosés en grènouilles; figures de 8 à io pouces; ayant 2 pieds 7 pouces de diamètre.

Versailles. Petit appartement du Roy.

N° 3 1 3 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.], dans la chambre du billard [V.], où Piganiol de la Force le signale également.

Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Latone, livrée à la douleur, tient entre ses bras Diane et Apollon, elle regarde le ciel d’une manière touchante... la vengeance suit de près sa prière : on voit ces paysans dont les uns sont déjà changés en grenouilles ou ne le sont qu’en partie; d’autres sont dans différentes attitudes avec variété de l’horreur que leur inspire cette affreuse métamorphose. »

Actuellement au musée de Dole, auquel il fut envoyé par l’Etat en 1872 : H. o m. 75 — L. o m. 70.

1 6° Un tableau représentant l’Annonciation de la Vierge ; figures de 3 à 4 pouces; ayant de hauteur 7 pouces sur 5 pouces de large; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.

190 — l’Apparition de Jésus-Christ à la Magdeleine; de mêmes dimensions (1).

Versailles. Cabinet des tableaux.

(1) Ces deux tableaux ayant la même provenance et se faisant pendant, j’ai cru devoir les réunir, en leur conservant toutefois pour la facilité des recherches, la numérotation qu’ils ont dans l’inventaire Bailly.

Achetés, en 1 685 , à un marchand de tableaux nommé Bersan Bauïn(i).

N°s 467 et 468 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683) [L. B.]. — Paillet (i6g5) les mentionne avec cette indication : « Le Roy a donné ces deux tableaux à Mgr. le 2 aoust x 685 (2) [P.]. — Signalés à Meudon, au début duxvnr siècle, dans le petit cabinet de l’appartement frais[Meud. s. d.].

Lépicié (1702) déclare que le n° 16 est une réduction du précédent n* n, et décrit ainsi le n" 19 : « Jésus-Christ debout et tenant une bêche fait un mouvement pour s’éloigner de la Magdeleine qui est à genoux et qui avance les mains pour le toucher; dans l’éloignement on aperçoit deux anges assis sur le sépulcre. » — Se trouvaient dans le deuxième cabinet particulier (9« pièce) de l’hotel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].

Le n° 16 au musée de Dijon, auquel il fut envoyé par l’État le 18 juin 1896 ; le n° 19 au Louvre, n» 7 du catalogue Villot; les deux: H. o m. 19— -L. o m. 14.

170 Un tableau estimé de l’Albane représentant Ulisse avec ses compagnons qui va trouver Circé ; ligures de 8 à 9 pouces ; ayant de hauteur 1 5 pouces et demi sur 20 pouces et demi de large; peint sur cuivre; dans sa

Versailles. Petit appartement proche la petite gallerie du Roy.

N° 379 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est annoncé : « Un tableau de l’Albane représentant Circé qui change les compagnons d’Ulisse en pourceaux » [L. B] . — A Versailles en 1 69 5 [P.], dans le petit cabinet près de la galerie du Roi [V.].

Se trouvait, en 1737, dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard en ce château. — Lépicié (1752) le dit peint « dans la manière » d’Albani et le décrit ainsi : « Ulysse, l’épée à la main et secouru par Mercure, entre dans le palais de Circé pour se venger du traitement fait à ses compagnons transformés en bêtes féroces; la crainte de cette magicienne est aussi sensible que la frayeur de ses suivantes, à la vue de ce héros. » — Mentionné, en 1760, par Jeaurat dans le salon du directeur des Bâtiments, à l’hôtel de la Surintendance [J.] et par

(1) Voir le n° 9 de Zampieri.

(2) L’ordonnance de paiement est bien en date du 12 août 1 685, mais l’ordonnance en recette est du 25 juillet.

Du Rameau, en 1784, dans la huitième pièce de ce même hôtel, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].

Actuellement au musée de Moulins, auquel il fut envoyé par l’État en 1872 : l/(J^/c f~ ~ 2?

180 Un tableau estimé de d’Albane représentant Cybelle accompagné de Bacchus et de Cérès ; figures de io à 12 pouces; ayant de hauteur 2 pieds demi-pouce sur 23 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Chaville.

N° 425 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — Paillet (1695), qui le mentionne à Versailles, ajoute : « ce n’est que copie » [P.]. — Placé à Chaville en 1696 [T. M. C.].

20° Un tableau représentant Vénus et Adonis arrêtez par l’Amour; figures de 16 à 18 pouces; ayant de hauteur 4 pieds un pouce sur 5 pieds de large; il a été rehaussé de 3 pouces et élargi de 6 ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 204 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est ainsi annoncé : « Vénus et Adonis avec quantités d’Amours qui traînent un char, hault de 3 pieds

10 poulces sur 4 pieds 4 pouces de large » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].

Placé, en 1715, dans le cabinet de la duchesse, en l’hôtel particulier du duc d’Antin à Paris [A.]. — Lépicié (1752) en déclare la composition semblable à celle du suivant n° 28. — Se trouvait probablement dans la deuxième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.], ainsi qu’en 1784 : Du Rameau, à cette date, lui donne les dimensions de 2 pieds 2 pouces sur 2 pieds

11 pouces de large, et le déclare pendant du suivant n° 27; cette indication est-elle exacte et le tableau a-t-il subi cette opération ? aucun document positif ne vient l’établir (1) [D. R.].

Actuellement au musée de Toulouse, auquel il fut envoyé par l’État, avec attribution à Luca Giordano.

(1) En 1750 la veuve Godet'roid et Colins présentaient bien un mémoire de 32 livres « des restaurations faites à un tableau d’Albane » (A. N. O' 1977); mais le tableau n’est pas nommé.

2i° Un tableau représentant Joseph et la femme de Putiphar, figures de 6 à 7 pouces; ayant de hauteur 8 pouces et demi sur 11 pouces de large; peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petite gallerie du Roy.

« Donné au Roy par M. Lenôtre en septembre 1 69 3 » (1).

En 1695 il se trouvait à Versailles dans la galerie du Roi [V.], où Piganiol de la Force plus tard le signale également.

Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La femme de Putiphar, assise sur le bord de son lit et dans un désordre qui marque l’agitation de son âme, fait tous ses efforts pour retenir Joseph qui veut s’éloigner d’elle et qu’elle tient par l’extrémité de son manteau. » — Se trouvait dans le salon du directeur des Bâtiments, à l’hôtel de la Surintendance, en 1760 [J.], et, en 1784, avec cette note (1788) : « en bon état » [D. R.].

22° Un tableau représentant l’Annonciation de la Vierge; figures de 7 à 8 pouces; ayant de hauteur 12 pouces et demi sur 10 pouces de large; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit cabinet proche la petite gallerie du Roy.

« Donné au Roy par M. Lenôtre en septembre 1693 » [P.].

A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.].

Signalé par Jeaurat (1760) dans le salon du directeur des Bâtiments à l’hôtel de la Surintendance [J.].

23° Un tableau représentant Apollon et Daphnée; figures de 3 pouces et demi; ayant de hauteur 5 pouces et demi sur 12 pouces et demi de large, peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.

(1) Brienne possédait un semblable tableau d’Albani, qu’il signale ainsi dans le catalogue latin de sa collection : « Putipharis lasciva conjux, diffugicnte Josepho injicit libidinosas manus : improbi amoris et sancti amoris dignum Albano certamus. » Est-ce le même tableau que celui qui fut donné au Roi par Lenôtre?

ÉCOLE LOMBARDE I g I

240 — Biblis et Cosne ; figures de 3 pouces et demi; ayant de hauteur 4 pouces et demi sur 1 1 pouces de large, peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit cabinet proche la petite gallerie du Roy.

« Donnez au Roy par M. Lenôtre en septembre 1693 » [P.].

En 1695, ils se trouvaient à Versailles dans la galerie du Roi [V.].

Placés, en 1716, dans le cabinet de la duchesse, en l’hôtel particulier du duc d’Antin à Paris [A.]. — Remis, en 1737, dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Piganiol de la Force les signale en pendants dans le cabinet du billard à Versailles. — Lépicié (1752) les déclare pendants, identifie le sujet du n" 24 non point à la légende de Biblis et de Caune, mais à celle de Salmacis et d’Hermaphrodite, et les décrit ainsi : « Daphné court avec rapidité pour échapper aux poursuites d’Apollon, qui la suit avec ardeur, la nymphe est armée d’un dard, et le Dieu, prêt à l’atteindre, lui reproche d’un air animé son indifférence et sa cruauté : dans le haut du tableau on voit l’Amour content de sa vengeance, qui rit malignement. » « Le peintre a pris le moment où Hermaphrodite, tranquille et déshabillé, va se baigner dans une rivière qui arrose le pied de la terrasse sur laquelle il est placé : de l’autre coté de cette rivière, Salmacis, cachée par une masse d’arbres, le regarde avec avidité. » — Mis ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Le n° 23 actuellement au Louvre, n* 1112 : H. o m. 17 — L. o m. 33. — Le n“ 24 au musée de Saint-Quentin, auquel il fut envoyé par l’État en 1874 : H. o m. 14 — L. o m. 3i.

270 Un tableau représentant Diane dans le bain avec ses nymphes; figures de 10 à 11 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 4 pouces sur 3 pieds de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet de la Surintendance.

N» 3i 1 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.] . — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].

Placé en 1715 dans le cabinet de la duchesse en l'hôtel particulier du duc d’Antin à Paris [A.]. — Piganiol de la Force l’indique dans le cabinet du billard à Versailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Actéon effrayé fuit avec un bois de cerf qu'il a sur la tête, Diane fait remarquer à ses nymphes

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la vengeance qu’elle a tirée de l’indiscrétion de cet audacieux; dans le fond on voit une source d’eau vive, elle sort entre deux rochers et, après avoir formé plusieurs cascades, elle vient couler lentement sur le devant du tableau. » Il lui donne comme dimensions 5 pieds 2 pouces 3/4 sur 2 pieds 10 pouces 1/4 de large. — Se trouvait dans la deuxième pièce de l’hotel de la Surintendance en 1760 [J.| et en 1784, avec cette note (1788) : « à rentoiler, nettoyer et vernir » [D. R.].

Actuellement au musée de Fontainebleau : H. o m. 76 — L. 1 m.

28° Un tableau représentant Vénus et Adonis; figures de 9 à 10 pouces; ayant de hauteur 16 pouces sur 20 pouces et demi de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée. Versailles. Cabinet de la Surintendance.

N° 3 1 6 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — Paillet (1695) qui le mentionne ajoute qu’il fut donné par le Roi à Monseigneur le 2 aoust 1 685 [P.]. — Au début du xviii0 siècle, signalé à Meudon dans le petit cabinet de l’appartement frais [Meud. s. d.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].

Placé, en 1715, dans le cabinet de la duchesse, en l’hôtel particulier du duc d’Antin à Paris [A.]. — Remis au Louvre, d’où il quitte, vers 1737, pour réintégrer Versailles [Louv. 37]. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Adonis veut s’échapper et semble résister aux regards de la mère et aux sollicitations du fils; deux Amours font connaître plus vivement que les autres leur inquiétude sur la résistance du jeune chasseur, l’un caresse son chien pour le retenir et l’autre, à ses genoux, le conjure de ne pas. s’éloigner ; un vase d’argent rempli de fleurs et un coffret, d’où pendent plusieurs fils de perles, achèvent d’enrichir et d’orner la composition. »

Michel Angiolo AMERIGHI da CARAVAGGIO

i° Un tableau représentant saint Jean Baptiste; figure de petite nature; ayant de hauteur 2 pieds 5 pouces sur 23 pouces de large; réduit en forme ovale; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit appartement du Roy.

N° 5g de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette indication : « Saint Jean Baptiste à mi-corps hault de 2 pieds 5 poulces sur un pied 2 poulces de

large », et cette note : « Il a été réduit en forme ovale. » [L. B.] — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, le déclare « réduit en forme ovale en 1681 » [P.] : il se trouvait alors dans le salon du petit appartement du Roi [V.].

Piganiol de la Force le mentionne à Versailles, au-dessus de l’une des portes feintes de la chambre du Roi.— Lépicié (1753) le décrit ainsi : « Il représente saint Jean Baptiste à genoux dans un moment de méditation, son bras droit est couvert d’une draperie rouge, et il tient de la main gauche une croix. »

2° Un tableau représentant la Mort de la Vierge au milieu des Apôtres accompagnée d’une femme qui pleure ; ligures de grande nature; ayant de hauteur 11 pieds 3 pouces sur 7 pieds et demi de large ; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

Peint pour l’église délia Scala in Transtevere à Rome; acquis alors par le duc de Mantoue, puis par le roi Charles I" d’Angleterre; à la mort de ce dernier, acheté par Jabach, qui le revendit à Louis XIV [Lépicié],

N° 193 de l’inventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 1 1 pieds et demi sur 7 pieds 8 pouces de large, et cette note ajoutée : « Veu à Paris, le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné par Houasse (1691) à Paris [H.] et par Coypel (1710) [Coyp.].

Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La Vierge, vêtue de ses habits et couchée sur son lit, a la main droite posée sur la poitrine et le bras gauche étendu sur un oreiller, elle paroit comme reposant d’un sommeil tranquille..., à côté du lit et sur le devant du tableau, on voit une femme assise, penchée sur les genoux et dont le visage est caché par ses mains. . . ; les apôtres sont placés autour du lit de la Vierge, et par des expressions variées ils font sentir leur regret et leur attachement. »

Actuellement au Louvre, n» 1121 : H. 3 m. 69 — L. 2 m. 4.5.

3° Un tableau représentant une Bohémienne qui dit la bonne aventure à un jeune homme ; figures comme nature ; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces sur 4 pieds 9 pouces de large, remployé de 2 pouces sur sa hauteur et élargi de 9 pouces; dans sa bordure dorée.

Versailles . Cabinet des tableaux.

N° 189 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 2 pieds 10 pouces sur 4 pieds de large [L. B.]. — Paillet (1695) le mentionne à Versailles, avec cette note : « Il a été abaissé et élargi en 1695 » [P.] ; il se trouvait alors dans le grand cabinet de Monseigneur [V.].

Piganiol de la Force le signale dans la salle de Mercure. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La Bohémienne a pour habillement une espèce de robe verte, doublée de rouge; elle dit la bonne aventure à un jeune homme qu’elle regarde avec un air de finesse ; le jeune homme est velu d’un pourpoint jaune et d’un manteau noir. » — Jeaurat (1760) le désigne comme « dessus de porte restant en place dans les grands appartements » [J.].

Actuellement au Louvre, n° 1 122 : H. o m. 99 — L. 1 m. 3i.

40 Un tableau représentant le grand maître de Vignancourt et son page tenant un casque : figures comme nature; ayant de hauteur 6 pieds sur 3 pieds 1 1 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Acheté en 1670 au sieur Hoursel (1).

N° 328 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 5 pieds 10 pouces sur 3 pieds 1 1 pouces de large [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans l’antichambre de l’appartement de la Reine [V.]. — En 1706 à Versailles, dans l’appartement de Monseigneur [Mans. 6].

En 1737, quitte le Louvre pour rentrer à Versailles [Louv. 37]. — Restauré et rentoilé, en 1751, par Colins et la veuve Godefroid (A. N. O1 1934*). — Décrit par Lépicié (1752). — Au Louvre en 1783 [Louv. 85 J . — Restauré, en 1785 et 1786, par le peintre Godefroid, dont voici le mémoire : « Le portrait du chevalier Vignacourt, grand maître de Malte, par Michel Ange, couvert de haut en bas de petites écailles mastiquées et d’autres repeins que j’ai levés et repointillés, avoir fait aussi l’allonge mastiquée qui fait le tour du tableau, 96 livres » (A. N. O' 1931).

Actuellement au Louvre, n" 1124: H. 1 m. 93 — L. 1 m. 34.

(1) Voir le n° 6 de Guido Reni, p. 1 5 1 , supra.

Giovanni Francesco BARBIERI, dit il GUERCINO

i° Un tableau représentant saint Hiérome; figure comme nature; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 3 pieds de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 363 de l’inventaire Le Brun (i683), où il est mentionné : « Saint Hiérosme qui se frappe l’estomac d’un caillou en regardant un crucifix » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le petit cabinet du Roi [V.],puis au magasin [Mag. 96].

Piganiol de la Force le signale à Versailles dans le cabinet du billard. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Saint Jérôme, les yeux attachés sur un crucifix, de la main droite tient un caillou et de l’autre un bout de draperie qui passe sur son épaule gauche et vient couvrir ses cuisses : le fond est une espèce de grotte, on voit sur le devant un livre posé sur un appui de pierre. » — Se trouvait, en 1760, dans le salon du directeur des Bâtiments, à l’hôtel de la Surintendance [J.].

2° Un tableau représentant la Vierge et saint Pierre pénitent; figures comme nature; ayant de hauteur 4 pieds un pouce sur 4 pieds 9 pouces de large, rehaussé de 5 pouces; dans sa bordure dorée.

Versailles. Grand appartement du Roy.

N“ 399 de l'inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 3 pieds 8 pouces sur 4 pieds 9 pouces [L B.]. — Paillet (169a) le signale à Versailles et le déclare « agrandi en 1684 » (1) [P.]; il se trouvait alors dans la grande antichambre du Roi [V.]. — Inscrit, en 1698, sur la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.].

(1) Cette opération avait été assurément motivée par le nouvel encadrement du tableau, car on relève dans les Comptes des Bâtiments, à la date du 25 mars 1 685, cette ordonnance de paiement : « A La Lande, sculpteur, pour 3 grandes bordures de chesnes sculptées et dorées, assemblées avec des équaires de fer et des vis pour un tableau du Dosse représentant une Nativité de N. S., le saint Jean de Raphaël et la Vierge et saint Pierre du Guerchin, 432 livres 1 1 s. 3 d. » [Guiffrey, t. IL col. 619].

Ip6 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY

Piganiol de la Force le signale en dessus de porte dans la salle de Mars à Versailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La Vierge est assise, les mains posées sur ses genoux et paraissant dans un état d’insensibilité qui ne lui permet aucun mouvement; saint Pierre au contraire est debout et essuie ses larmes... » — Jeaurat, en 1760, le mentionnait comme dessus de porte restant en place dans les grands appartemens » [J.]. - — Lavé et verni, en 1788, par le peintre Godefroid (A. N. O1 1931).

Au Louvre, n° 43 du catalogue Villot : H. 1 m. 22 — L. 1 m. 59.

3° Un tableau représentant une jeune femme sous le nom de Circé, tenant un vase d’or et une baguette en sa main ; ligure comme nature ; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 2 pieds 1 1 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet de Mme la duchesse de Berry .

N° 374 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P ], dans le cabinet doré de Monseigneur [V.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].

Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Circé est coëffée d’une espèce de turban orné d’une aigrette et d’une agraffe de diamans; elle tient de la main droite une baguette et de la gauche un vase d’or; auprès d’elle est un livre ouvert rempli de caractères magiques. » — Se trouvait, en 1760, dans la deuxième pùèce de l’hôtel de la Surintendance [J.]. — Le 1 1 août 1777, un rapport déclarait que la peinture s’écaillait : « Hacquin feroit bien de la coller en attendant qu’il le rentoile » (A. N. O' 1 9 1 1 ). Restauré à cette date par ledit Hacquin, dont voici le mémoire : « Avoir détaché de dessus bois (1) et remis sur toile un tableau peint par le Guerchin, représentant une femme coëffée d’une espèce de turban, portant 3 pieds et demi de haut sur 2 pieds 10 pouces de large, à raison de 18 livres le pied » (A. N. O' 1933). — Du Rameau (1784) le signale dans la septième pièce de l’hôtel de la Surintendance comme étant « sans bordure sur une table », et avec cette note (1788) :

« nettoyer quelques repeints à laver » [D. R.].

Actuellement au musée de Versailles : H. 1 m. 24 — L. o m. 96.

40 Un tableau représentant saint Hiérosme s’éveillant au bruit de la trompette de l’ange; ligures de 14 à 16 pouces;

(1) Et cependant dans tous les inventaires le tableau est indiqué comme peint sur toile, sans même qu’il soit fait mention que la toile fût collée sur bois.

ayant de hauteur 1 5 pouces sur 17 pouces et demi de large; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petite gallerie dit Roy.

Le Brun, dans une note ajoutée à son inventaire postérieurement à ï 68 3 , déclare que ce tableau (n° 458) fut « vendu au Roy par M. de Brienne » [L. B.]. De fait, il existait un semblable tableau dans la collection de cet amateur (1). Les Comptes des Batiments, toutefois, ne concordent pas expressément avec l’affirmation de Le Brun; ce tableau fut, en effet, acquis par le Roi en avril 1 685 ; voici l’ordonnance de recette, en date du 3 de ce mois : «671 livres au nommé Hérault, peintre, pour son remboursement de pareille somme qu’il a payée pour un petit tableau du Guerchin, représentant saint Jerosme éveillé par un ange qui sonne la trompette, qu’il a achepté de l’abbé de Saint-Léger pour le service de S. M. » [Guiftrey. t. II, col. 584-663]. Pour concilier ces deux assertions il faudrait alors supposer que le tableau de la collection de Brienne, acquis par l’abbé de Saint-Léger, aurait été cédé par ce dernier à Louis XIV.

A Versailles en 1695 [P.].

Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Saint Jérôme, couché dans son antre, s’éveille en sursaut au bruit de la trompette qu’un ange fait sonner; aux pieds du saint deux livres sont grouppés avec une tète de mort. » — Restauré, en 1777, par Hacquin, dont voici le mémoire : « Avoir rassuré les couleurs qui tombaient par écailles à un tableau représentant saint Jérôme, peint sur cuivre par Le Guerchin, 12 livres » (A. N. O1 1933). — Mentionné par Du Rameau, en 1784, dans la neuvième pièce de l’hôtel de la Surintendance, avec cette note au crayon (1788) : « M. Grandpré a commencé à gâter ce tableau » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 1141 : H. o m. 42 — L. o m. 48.

5° Un tableau représentant Hercule qui combat l’hydre sur un fond de paysage; figures de 2 à 3 pouces ; ayant de hauteur i3 pouces et demi sur 19 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.

Chaville.

N° 257 de l'inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.]. — Placé à Chaville en 1696 [T. M. C.].

(t) Il est ainsi décrit dans le catalogue latin de cette collection : « Hieronymus e somno clangore Angeli buccinantis excitatur : Guercini absolutissimum opus. »

1 98 inventaire général des tableaux DU ROY

6° Un tableau représentant deux femmes dans le bain sur un fond de paysage; figures de 8 à io pouces ; ayant de hauteur i3 pouces sur 19 pouces de large; dans sa

Chaville.

N° 528 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette indication : « trois femmes qui se baignent » [L. B.]. — A Versailles en 1 6g5 [P.]. — Placé à Chaville en 1696 [T. M. C.].

Jean de BOULONGNE dit le VALENTIN

i° Un tableau représentant le Jugement de Salomon; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds 3 pouces sur 6 pieds 4 pouces de large; dans sa bordure dorée.

20 — Suzanne et les vieillards devant Daniel ; de mêmes dimensions que le précédent.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Le n« 1 avait appartenu au cardinal Mazarin et fut sans doute acheté par Louis XIV à ses héritiers [Villot].

N”8 134 et 47 de l’inventaire Le Brun, avec les dimensions de 7 pieds 3 pouces en largeur [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].

Placés au Luxembourg en 1750. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restaurés en 1785 et 1786 par le peintre Godefroid, dont voici le mémoire : « Avoir nétoyé le tableau représentant la chaste Suzanne et les deux vieillards par le Valentin, avoir levé les anciens repeints et refait les endroits mastiqués et avoir refilé beaucoup de gersures. Avoir fait la même opération a son pendant qui est le jugement de Salomon par le même auteur, auquel il y avoit pareillement des repeins à lever et à refaire et des mastiques et gersures à repointiller. Pour les deux, 200 1. » (A. N. O' 1 g 3 1 )

Actuellement au Louvre, n°‘ 57 et 56 : H. 1 m. 76 et 75 — L. 2 m. to et 1 1.

3° Un tableau représentant saint François soutenu par des anges; figures comme nature; ayant de hauteur 7 pieds 2 pouces sur 5 pieds de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Grand appartement du Roy.

« Il a esté donné au Roy par l’ambassadeur de Dannemark en l’année 1682 »» [L. B.].

N” 427 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à i683), où il est ainsi mentionné : « Un grand tableau du Valentin représentant saint François en extase soutenu par deux anges, et un autre ange au-dessus qui joue du violon, et au bas dudit tableau il y a une teste de mort et un livre. » — A Versailles en 1695 [P.], dans la chambre du Trône [V.]. — Inscrit en 1698 sur la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.].

Piganiol de la Force l’indique dans la salle d’Apollon à Versailles, et déclare qu’ « il est du dessein d’Annibal Carache et a été peint par le Valentin ». — Signalé ainsi par Jeaurat (1760) sur la cheminée de la troisième pièce de l’hôtel de la Surintendance : « Un grand tableau représentant la mort de saint François; cette figure est peinte par Ann. Carrache et les deux anges qui l’accompagnent sont peints par Valentin » [J.].

40 Un tableau représentant Judith tenant la tête d’Holopherne ; figures comme nature; ayant de hauteur

3 pieds sur 2 pieds 3 pouces et demi de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N’ 278 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — Versailles en 1695 [P.], dans le cabinet aux trois portiques [V.].

Mis au Luxembourg en 1750. — Au Louvre en 1785 [Louv.85].

Au Louvre, n° 248 du catalogue Villot, avec attribution à Manfredi : H. 1 m. 14 — L. o m. 92.

5° Un tableau représentant saint Jean l’Évangéliste; figures comme nature; ayant de hauteur 4 pieds sur

4 pieds 1 1 pouces de large, il a été rehaussé de 6 pouces et élargi de 4; dans sa bordure dorée.

6° — saint Luc ; de mêmes dimensions que le précédent.

7° — saint Marc; de mêmes dimensions que leprécédent.

8° — saint Mathieu ; de mêmes dimensions que le précédent.

Versailles. Petit appartement du Roy.

« Achetés par le Roi à la mort de M. Oursel, secrétaire de M . de la Vrillière et grand amateur (i) « [F élibien] .

N°s 3 3 1 à 334 de l’inventaire Le Brun ( 1 6 8 3 ) , où ils sont ainsi mentionnés : « Saint Jean l’Evangéliste assis tenant sa plume d’une main et l’autre appuyée sur une table d’où tombe un long papier escript. » — « Saint Luc assis. » — <' Saint Marc qui étend ses mains la gauche appuyée sur son livre. » — « Saint Martin ( sic ) assis quitant sa plume d’une main et de l’autre son livre avec un ange qui le tient. » Les dimensions de ces quatre tableaux étaient de 3 pieds et demi sur 4 pieds 7 pouces de large [L. B.]. — Paillet (1695), qui les signale à Versailles, les déclare « agrandis en 1680 » [P.] : ils se trouvaient alors dans le salon du petit appartement du Roi [V.]. — Inscrits, en 1698, sur la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.].

Piganiol de la Force les signale dans la chambre du Roi.

Actuellement tous les quatre au château de Versailles, dans la chambre de Louis XIV.

90 Un tableau représentant Jésus-Christ avec les Pharisiens; figures comme nature; ayant de hauteur 4 pieds sur 5 pieds 8 pouces de large, rehaussé et élargi de 6 pouces; dans sa bordure dorée.

N° 336 de l'inventaire Le Brun ( 1 683), où il est mentionné : « Notre Seigneur et des Pharisiens qui luy présentent la monnoie de Cezard, hault de 5 pieds 2 poulces sur 3 pieds 7 poulces de large » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le salon du petit appartement du Roi [V.].

Piganiol de la Force le signale dans la chambre du Roi.

Actuellement au Louvre, n° 58 : H. 1 m. 1 1 — L. 1 m. 5q.

(1) Voirie n° 6 de Guido Reni, p. 1 5 1 , supra.

io° Un tableau représentant une Bohémienne qui paroit dire la bonne aventure à deux hommes; figures comme nature; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces, rehaussé de 6 pouces et remployé de 4; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N” 335 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est ainsi mentionné : « Une Égyptienne qui dit la bonne aventure à un cavalier pendant qu’un autre lui prend une poulie qu’il a dans son manteau et sur le devant un vieillard qui joue de la harpe, hault de 5 pieds 3 poulces sur 3 pieds 4 poulces de large » [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.], dans le salon du petit appartement du Roi [V.]. — Au début du xvme siècle, placé à Meudon [Meud. s. d.'J, où il se trouvait encore, en 1706, dans l’appartement frais [Mans. 6].

Piganioi de la Force le signale à Versailles dans la chambre du Roi. — Restauré et rentoilé, en 1751, par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O' i934A)-

Actuellement au Louvre, n° 61 : H. 1 m. 25 — L. 1 m. 75.

Bartolommeo MANFREDI

i° Un tableau représentant des buveurs à table; figures comme nature; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large, rehaussé d’un pouce et remployé d’un pied ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 91 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est mentionné : « des buveurs ou une collation, hault de 4 pieds 5 poulces sur 5 pieds 10 poulces de large » [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, le déclare « agrandi en 1680 » [P.]; il se trouvait alors dans le salon du petit appartement du Roi [V.]. — Au début du xym0 siècle, placé à Meudon dans le grand salon de l’appartement frais [Meud. s. d.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].

Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Il représente une assemblée de buveurs, habillés selon la mode du temps et du pays; le peintre a mis sur la gauche du spectateur un jeune homme jouant du théorbe et sur sa droite le plus âgé des convives, à qui une espèce d’échanson verse du vin; deux autres domestiques mettent à profit l’attention de leurs maîtres à écouter le musi-

cien et font leur devoir à l'ordinaire : l’un boit à la dérobée le reste d’une bouteille et l’autre goûte le premier d’un mets qu’il va servir. »

Actuellement au musée de Fontainebleau : H. i m. 29 — L. 1 m. ga.

2° Un tableau représentant Jésus-Christ qui chasse les vendeurs du Temple; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds sur 7 pieds un pouce de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N» 1 35 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].

Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La scène de ce tableau offre sur la droite un grouppe de quatre marchands occupés autour d’une table à rassembler le produit de leur vente; Jésus-Christ debout et suivi de deux disciples, tient un fouet de cordes, il s’approche en les menaçant... l'un de ces marchands, assis et vêtu d’une espèce de soubreveste boutonnée, regarde fixement le Sauveur, il couvre de sa main quelques pièces éparses..., un autre, saisi d’effroi, s’incline pour éviter sa colère et tâche avec le bras de parer les premiers coups et de garantir son visage...; deux femmes sont placées sur le second plan, elles paraissent vouloir se sauver, cependant l’une se retourne pour regarder ce qui se passe, et l’autre, accompagnée de son enfant, porte sur sa tète de la volaille ; le fonds représente un corps d’architecture orné de pilastres. »

Actuellement au musée de Strasbourg, auquel il fut envoyé en i8o3 par l’État français, comme copie faite par le Valentin.

Giovanni Battista VIOLA

i* Un tableau représentant un paysage sur le devant duquel paroit saint Eustache à genoux à l’aspect d’un cerf portant un crucifix entre son bois et un cheval blanc auprès ; figures de 3 à 4 pouces ; ayant 2 pieds en quarré ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 128 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où ii est ainsi mentionné : « Un tableau de Viole, représentant un saint Eustache qui descend de cheval et

se met à genoux à l’inspection d’un cerf qu’il voit de loing dans la forest sur un hault aiant au milieu de son bois un crucifix » [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.], dans le cabinet de Monseigneur [V.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6],

Piganiol delà Force le signale à Versailles dans le cabinet des médailles.

— Se trouvait, identifié à saint Hubert, dans la septième pièce de l’hotel de la Surintendance en 1760 [J.], et en 1784, où Du Rameau lui donne comme dimensions 2 pieds 4 pouces sur 2 pieds 1 1 pouces, ajoutant en note (1788) : « à rentoiler » [D. R.].

Déposé au ministère des Finances, le 7 mai i852, avec attribution à l’école de Carrache : H. o m. 68 — L. o m. 70.

2° Un tableau de paysage sur le devant duquel est représenté saint Hubert à genoux et son cheval près de lui; figures d’environ 2 pouces; ayant de hauteur 8 pouces et demi sur 1 1 pouces trois quarts de large ; peint sur marbre et cassé; dans sa bordure dorée.

Versailles . Cabinet des tableaux.

N° 25g de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est mentionné : « Saint Hubert à genouils auprès de son cheval qui boit » [L. B.]. — Paillet (i6g5), qui le signale à Versailles, le dit « cassé en trois endroits » [P.]. — Placé, en 1696, à Trianon-sous-Bois [T. M. C.]. — En 1706, remis au cabinet des tableaux de Versailles [Mans. 6].

Piganiol de la Force le signale dans le cabinet des médailles. — Du Rameau (1784) l’indique dans la huitième pièce de l’hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « à parqueter ou à remettre en magasin, de peu de valeur, peint sur ardoise » [D. R.].

3° Un tableau représentant une Rivière chargée de plusieurs batteaux; ayant de hauteur 2 pieds 4 pouces sur 3 pieds 10 pouces de large.

40 — un paysage dans lequel paroit une Rivière et sur le devant trois paysans qui jouent aux dez; figures de 2 à 3 pouces; de mêmes dimensions que le précédent.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N”’ 413 et 41 2 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où ils sont ainsi mentionnés : « Une mer chargée de bateaux et des figures qui se battent sur le devant. »

— « Dans un paysage des joueurs de dez et des baigneurs » [L. B.]. — A

Versailles en 1695 [P.]. — Le n” 3 mis, en 1696, à Trianon sous bois [T. M. C.].

Francisco COLLANTES (1)

i° Un tableau qui représente Dieu dans le buisson ardent qui apparoit à Moyse qui garde les moutons; figures de 6 à 7 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 10 pouces sur 4 pieds g pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 92 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 3 pieds 4 pouces et demi sur 7 pieds un pouce de large [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, le déclare « agrandi en 1695 » [j^.] : il se trouvait alors dans l’antichambre de Trianon [T. M. C.]. — En 1706, remis à Versailles [Mans. 6].

Signalé ainsi, en 1737, dans la galerie de Versailles : « Moyse au buisson ardent du Faity, hauteur 3 pieds 8 pouces, largeur 4 pieds 10 pouces. *> (une attribution primitivement portée à Giorgione a été effacée) [G. R.]. — Restauré par Colins, en 1750, avec attribution à Feti (A. N. O' ig34A). — Lépicié, qui le décrit à peine, déclare : « Ce tableau, attribué dans l’inventaire du cabinet du Roi à un nommé Coléandre, est bien décidé du Feti...; la partie du paysage, pour ne pas dire tout le tableau, est devenue si noire qu’à peine peut-on prononcer sur les beautés qui restent. » — Mis en 1750 au Luxembourg, toujours avec attribution à Feti. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Actuellement au Louvre, n° 1703, avec attribution à Collantes : H. 1 m. 16 — L. 1 m. 62.

Ippolito ANDRÉASI (2)

i° Un tableau représentant la Vierge qui tient l’enfant Jésus et des anges qui lui présentent du raisin; figures de

(1) Le nom est orthographié par Bailly : « Coléandre ».

(2) Dans l’inventaire, ce nom est écrit : « André Azio ».

14 à i5 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 6 lignes sur 1 9 pouces de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet proche la petite gallerie du Roy.

N° 27g de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est ainsi mentionné : « Un tableau d’André Azio da Mantua, représentant une Notre Dame avec le petit Christ, sainte Anne et saint Joseph et quantité d’Anges » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le petit cabinet de la galerie du Roi [V.], où il se trouvait encore en 17^7 [G. R.], et où Piganiol de la Force le signale également.

Se trouvait dans la septième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « nettoyer et vernir » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 1 1 2 5 : H. o m. 69 — L. o m. 54.

Francesco MAZZOLA, dit le PARMESAN (1)

i° Untableau représentant le Jugement de Pâris; figures de 12 à i3 pouces; ayant de hauteur 20 pouces et demi sur i5 pouces de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

Chaville.

N° 3 1 5 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1 6g5 [P.].

— Placé à Chaville, en 1696, avec attribution à « Manziola » [T. M. C.] (2).

Domenico FETI

i°Un tableau représentant l’Ange Gardien ; figure de

(1) Dans l’inventaire Bailly, le nom de cet artiste est inscrit « François Mazzuoly » et Félibien déclare que c’est ainsi qu’on appelait alors le Parmesan. — Dans l’inventaire de 1696 il est écrit « Manziola ».

(2) Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, que possède le Louvre, on trouve en marge de ce tableau, cette note au crayon, mise par Vil lot : a Louvre 1 52u ».

200 inventaire général des tableaux DU ROY

grande nature; ayant de hauteur 8 pieds sur 5 pieds 3 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Grand appartement du Roy.

N° 27 de l'inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette note ajoutée: « du 8 aoust 1690. Le sieur Paillet a dit qu’il l’a porté à Versailles le 17 mai 1690 » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le cabinet de l’appartement de la Reine [V.].

Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Il représente le bon Ange qui embrasse un jeune homme de son bras gauche, et, de la main droite, lui montre le chemin du ciel ; on voit de ce même côté le mauvais Ange entortillé par des serpens qu'il tient avec fureur; la rage et le désespoir éclatent dans ses yeux, il cède la victoire à son ennemi et semble prêt à se précipiter dans un gouffre, d’où sort un tourbillon de flammes et de fumée. »

Actuellement au Louvre, n° 1289 : H. 2 m. 92 — L. 1 m. 88.

2° Un tableau représentant un portrait habillé à la Polonoise ayant un hausse-col et un bout d’écharpe autour de son bonnet à aigrette; figure comme nature; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces sur 21 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Signalé pour la première fois par Bailly en 1709.

En 1715, placé dans la chambre du duc d’Anlin en son hôtel particulier, à Paris [A.]. — Remis, le 9 février 1746, par ordre du directeur des Bâtiments, au contrôleur général de Montmartfel, et placé à Versailles, le 25 avril 1755 (A. N. O1 1932). — Lépicié (1752) le dit de forme ovale.

Actuellement au musée de Bordeaux, auquel il fut envoyé par l’État en i8o3 avec désignation : « École italienne »; le catalogue actuel le donne à l’école du Guide : H. o m. 65 — L. o m. 53. — On lit derrière la toile : « Tableau retiré de l’hôtel d’Antin en 1755. »

3° Un tableau représentant la Mélancolie sous la figure d’une femme tenant une tête de mort; figure comme nature ; ayant de hauteur 5 pieds 2 pouces sur 3 pieds 10 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux .

Acheté, en 1 685, sous le titre de Magdeleine, comme l’atteste cette ordonnance de paiement en date du i3 mai : « Au sr Clerx (banquier) pour

remboursement du prix de deux tableaux, l’un de Vandic, représentant une Vierge, et l’autre de Fetis, représentant une Magdeleine, qui ont été acheptez pour le service de S. M. par le nommé Blanchard, peintre, 7,500 livres » [Guiffrey. t. II, col. 586, 664].

N° 483 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].

Quitte le Louvre, en 1737, pour rentrer à la Surintendance de Versailles [Louv. 37]. — Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard à Versailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Le peintre a représenté la Mélancolie sous la figure d’une femme à genoux, le bras droit appuyé sur un massif de pierre; elle soutient sa tête de la main gauche et paroit méditer profondément sur une tète de mort qu’elle tient de la main droite : on voit à ses pieds un chien à l’attache et différents attributs des sciences et des arts sur le même plan » — Se trouvait au magasin de la Surintendance en 1760 [J.]. — Lavé et verni par le peintre Godefroid en 1788 (A. N. O' ig3i).

Actuellement au Louvre, nu 1288 : H. 1 m. 68 — L. 1 m. 28.

40 Un tableau représentant Loth et ses deux filles; figures de 7 à 8 pouces ; ayant de hauteur 6 pouces sur un pied de large; peint sur du lapis en forme ovale et cassé.

N° 100 de l'inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — Paillet ( 1 6g5) le signale à Versailles et déclare qu’«il a été cassé chez Monseigneur » [P.] : il se trouvait alors au magasin [Mag.].

Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Loth, dont l’attitude désigne l’ivresse, embrasse de la main droite une de ses deux filles et la regarde avec un air passionné; l’autre est debout; elle tient un vase et une coupe dans laquelle elle va verser du vin : le fond du tableau est un paysage. » — Se trouvait, en 1760, dans le deuxième cabinet particulier de l’hôtel de la Surintendance [J.]. — Restauré, en 1777, par Hacquin, dont voici le mémoire : « A un tableau représentant Loth et ses filles, peint sur lapis par le Feti; cette pierre anciennement fracturée avoit été collée sur ardoise que j’ai suprimée pour mettre un parquet, 72 livres ». (A. N. O1 1933). — Mentionné, en 1784, par Du Rameau dans la neuvième pièce de la Surintendance, avec cette note ( 1 788) : « cassé et raccommodé, il a besoin d’être repointillé aux fentes après avoir gratté les repeints» [D. R.] (1).

(1) Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly que possède le Louvre, on trouve en marge de ce tableau cette note au crayon, mise par Villot : « Louvre, 43e ».

2o8 inventaire général des tableaux DU ROY

5° Un tableau représentant une tête de soldat; figure de petite nature ; ayant de hauteur 1 8 pouces sur i 3 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 382 de l’inventaire Le Brun [L. B.]. — Au magasin de Versailles en 1696 [Mag. 96].

Lépicié (1752) qui le signale, ajoute que « cette tête de soldat est armée d’un casque ».

6° Un tableau représentant le Premier âge sous la figure d’Eve qui file ayant ses enfants auprès d’elle et Adam dans le lointain conduisant une charue tirée par un bœuf; ligures d’environ 1 6 à 1 8 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds 7 pouces sur 2 pieds un pouce de large, il a été rehaussé d’un pied et élargi de 8 pouces; dans sa bordure dorée ; de forme ovale.

Fontainebleau . Appartement de Monseigneur.

Signalé, à la fin du xvne siècle, à Fontainebleau sur « la cheminée de la chambre de l’alcôve », avec cette indication : « peint sur bois » [Font. s. d.].

Restauré, en 1 750, par Colins et la veuve Godefroid : « rempli et mis derrière un parquet » (A. N. O' ig34A). — Lépicié (1752), qui le déclare peint sur bois, le décrit ainsi sous le titre de La Vie Champêtre : « Sur le premier plan, on voit une femme filant et assise au pied d’un arbre, deux petits enfans sont auprès d’elle, l’un est assis et tient une crosse et l’autre est debout, appuyé contre une terrasse; sur la droite du tableau, le peintre a placé deux lapins et dans l’éloignement on découvre un laboureur qui conduit une charrue. » — Mis au Luxembourg en 1750. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restauré, à cette date, par le peintre Godefroid, dont voici le mémoire : « Adam et Eve par le Feti, l’avoir nétoyé et levé quelques repeins dans le ciel, refait en partie ainsi que des fentes mastiquées, 40 livres » (A. N. O' 1931).

Actuellement au Louvre, n° 1287 : H. o m. 75 — L. o m. 65.

70 et 8° Deux tableaux colez ensemble, dans l’un desquels est représenté un Soldat à my-corps tenant une pique, et dans l’autre un Paysan buvant dans un bocal; figures comme nature ; ayant de hauteur chacun 3 pieds sur 2 pieds 3 pouces de large; les deux dans une seule bordure.

Versailles. Appartement de Mme la duchesse de Berry .

N0> 385 et 386 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où ils sont mentionnés séparément [L. B.J. — Paillet (i6g5) les signale encore séparément à Versailles, mais ajoute dans une note : « il est collé présentement avec le n° 385 cy-dessus et ne fait qu’un tableau » [P.]. — En 1706 à Versailles, dans le cabinet de Monseigneur [Mans. 6],

Jeaurat (1760), les attribuant au Valentin, les signale au magasin de la Surintendance [J.], et Du Rameau, en 1784, dans la quatrième pièce de cet hôtel; mais, en 1788, il reporte l’attribution à Feti, et ajoute en note : « à remettre sur son châssis » [D. R.]. — [Ce sont eux vraisemblablement que vise cette note du peintre Godefroid en 1788 : « pour avoir lavé et verni les deux Valentins, 36 livres » (A. N. O' 1931). J

Actuellement au musée de Compiègne : H. o m. g5 — L. o m. 78.

Benvenuto TISI, dit il GAROFALO

i° Un tableau représentant la Vierge regardant l’enfant Jésus qui dort et un ange auprès tenant une couronne d’épines dans un linge, une gloire au dessus et plusieurs anges qui tiennent les instrumens de la Passion; figures de 6 à 7 pouces; ayant de hauteur 20 pouces et demi sur 16 pouces de large; peint sur bois, rehaussé et élargi de 2 pouces; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petite galerie du Roy.

N° 78 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions d’un pied 7 pouces sur un pied un pouce et demi de large, et cette indication : « à pans par le haut » [L. B.J. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, le dit « agrandi en 1 68 5 » [P.]; il se trouvait alors dans le cabinet des médailles [V.]. — En 1706, mentionné dans la petite galerie de Versailles [Mans. 6], où il était encore en iy3y [G. R.].

Piganiol de la Force l’indique dans le cabinet du billard à Versailles, — Jeaurat (1760) dans la quatrième pièce de l’hôtel de la Surintendance [J.], Du Rameau (1784) dans la huitième pièce du même hôtel, avec cette note (1788) : « rien à faire » [ D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 1 5 54 : H. o m. 58 — L. o m. 45.

■ gaz

2° Un tableau représentant un portrait d’homme tenant un bouquet d’œillets dans sa main ; figure de petite nature; ayant de hauteur 19 pouces sur i5 pouces et demi de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petite galerie du Roy.

N° 287 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions d’un pied

7 pouces sur un pied 5 pouces de large, et cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné à Paris par Houasse (1691), avec cette note postérieure : « Est à Versailles et le sieur Paillet en a donné son récépissé au sieur Houasse le 20 octobre iôg2 » [H.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.], où il se trouvait encore en 1737 [G. R.], et où Piganiol de la Force le signale également comme étant « le portrait de Garofalo » (1).

Jeaurat (1760) le mentionne, avec cette même identification, dans la troisième pièce de l’hôtel de la Surintendance [J.], et Du Rameau (1784) dans la huitième pièce du même hôtel, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].

Au Louvre, n° 607 du catalogue Villot, où il est porté aux inconnus de l’école italienne : H. o m. 54 — L. o m. 44.

3° Un tableau représentant la Vierge et saint Joseph avec un singe sur le derrière; figures de 4 à 5 pouces; ayant de hauteur 1 2 pouces sur 9 pouces et demi de large; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petite galerie du Roy.

N° 79 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette indication : « dans sa bordure ceintrée à pans 'par le hault », et cette note ajoutée : « veu à Paris le

8 aoust 1690 » [L. B.]. — Houasse (1691) le mentionne à Paris, avec cette note postérieure : « Est à Versailles et le sieur Paillet en a donné son récépissé le 29 octobre 1692 » [H.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.], puis au magasin [Mag.]. — Se trouvait dans la galerie de Versailles en 1706 [Mans. 6].

Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard, — Du Rameau, en 1784, au magasin de la Surintendance [D. R.].

(1) Tisio, en italien, veut dire œillet, et pendant très longtemps on a cru que l’œillet placé dans un tableau équivalait à la signature de cet artiste.

MANCIOLA (i)

i° Un tableau représentant une Bataille et un homme sur le devant tenant un flambeau allumé; figures de 2 pouces et demi; ayant de hauteur i3 pouces sur 17 pouces de large; peint sur ardoise; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

N° 347 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — A Paris en 1691 [H.], en 1710 [Coyp.j, en 1785 [Louv. 85].

Alessandro TURCHI, dit Alessandro VERONESE

i°Un tableau représentant la Vierge et sainte Catherine ; figures comme nature ; ayant de hauteur 4 pieds sur 5 pieds 8 pouces de large, il a été rehaussé de 3 pouces et élargi de 5 ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit appartement du Roy.

N° 296 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est ainsi mentionné : « Le mariage de sainte Catherine dont la main droite est présentée par la Vierge au petit Jésus qui lui met un anneau et sa gauche est appuyée sur un poteau de sa roue, hault de 3 pieds 10 pouces, large de 5 pieds 3 poulces » [L. B.]. — Paillet ( 1 6g5), qui le signale à Versailles, le déclare « agrandi en 1679 » [P.] ; il se trouvait alors dans le salon du petit appartement du Roi [V.].

UMr 4-28

(1) C’est le nom même qui est porté à l’inventaire Bailly : peut-être s’agit-il de « Mazzole, dit le Parmesan », dont le nom est orthographié « Manziole » dans certains inventaires (voir l’article relatif à cet artiste, page 2o5).

Piganiol de la Force le mentionne à Versailles, dans la chambre du Roi. — Décrit par Lépicié (1752).

Actuellement au musée de Compiègne : H. 1 m. 24 — L. 1 m. 77.

2° Un tableau représentant le Déluge; figures de 12 à 14 pouces; ayant de hauteur 22 pouces sur 2 pieds 6 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 82 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le grand cabinet de Monseigneur [V.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].

Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La terre, presque submergée, ne présente pour aspect que la surface des tcrreins les plus élevés sur l’un desquels on croit apercevoir, dans un grouppe de trois figures, les effets de la nature et de la tendresse conjugale; il semble que ce soit un mari, qui, après avoir retiré de l’eau son enfant, retire aussi sa femme, à qui la douleur et l'effroi ôte les forces; auprès de ce grouppe sont placées plusieurs figures dont les unes, noyées, flottent sur les ondes, et les autres, par différentes attitudes, font connaître leur désolation à la vue de la mort qui les environne; de l’autre côté, un homme sur un bout de roche, ajuste une draperie à un arbre pour mettre à l’abri une mère gémissante, qui tient son enfant dans ses bras : le fond représente le ciel et l’eau, et dans l’éloignement l’arche et la pointe d’une montagne. » — Mis au Luxembourg en 1750. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restauré en 1789 par Martin, dont voici le mémoire ; « Alexandre Veronèse. Le Déluge, 36 pouces sur 24, étoit très sale et avoit plusieurs repeints, rétabli avec grand soin, 60 livres» (A. N. O1 1 g3 1 ).

Actuellement au musée de Fontainebleau : H. o m. 74 — L. 0 m. 96.

Orazio LOMI, dit il GENTILESCHI

i° Un tableau représentant une Vierge tenant l’enfant Jésus et saint Joseph auprès qui dort; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds 4 pouces sur 7 pieds 3 pouces; réduit en forme ovale; dans sa bordure dorée. Versailles. Petit appartement du Roy.

Peint en Angleterre pour Charles I", et, à sa mort, passé en France.

N° 292 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 6 pieds 4 pouces sur 6 pieds 10 pouces [L. B]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96]. — Se trouvait, en 1706, dans le petit appariement du Roi [Mans. 6].

Piganiol de la Force le signale sur la corniche au-dessus de la cheminée du grand salon de Versailles.

Actuellement au Louvre, n° 1436 : H. 1 m. 58 — L. 2 m. 25.

Pier Francesco MOLA

i° Un tableau représentant Tancrède qui panse un soldat blessé; figures de 12 à 14 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces sur 3 pieds de large ; de forme ronde ;

Versailles. Petit appartement du Roy.

Dut être acheté, en 1 685 , à un nommé Jolly, par l’intermédiaire du marchand de tableaux Bersan Bauïn; aux Comptes des Bâtiments, en effet, l’article de la recette en date du 25 juillet et le paiement en date du 27 juillet portent chacun ces deux noms, suivis de la mention « pour le payement d’un tableau du Mole représentant Erminie qui panse les blessures de Tancrède après le combat d’Argante qu’il a livré pour le service de S. M., r,ioo livres » [Guiffrey. t. II. col. 5g 3 , 666].

N° 466 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683), avec cette mention : « Une femme qui panse un blessé, un homme qui le soutient et un cheval qui paroist derrière dans un paysage; il est réduit en forme ronde » [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.], dans le vestibule [V.]. — En 1706, dans le petit appartement du Roi [Mans. 6].

Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard, à Versailles. — Mis ensuite (1) au Luxembourg. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Tancrède étendu à terre, dépouillé de ses armes et couvert d’une pâleur mortelle, est soutenu par Vafrin son écuyer... Herminie, interdite et dans une morne tristesse, lui soulève le bras; au-dessous de Tancrède on voit ses armes, et sur le second plan le cheval d’Herminie attaché à une branche d’arbre : de l’autre côté on aperçoit à l’entrée d’un bois Argant tué et nageant dans son sang. » — Au Louvre en 1785 [Louv. 85] .

Actuellement au palais de l’Élysée, où il fut placé le 3 avril H. o m. 69 — L. o m. g3.

(1) On trouve ailleurs cette indication, au sujet de ce tableau et du suivant : « remis au graveur Daullé par ordre du marquis de Marigny le 16 avril 1761 « (A. N. O’ 1932).

2° Un tableau représentant Angélique qui écrit sur un tronc d’arbre; figures de 12 à 14 pouces; ayant 2 pieds 3 pouces de diamètre, rehaussé de g pouces et élargi de 3; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit appartement du Roy.

Acheté, en 1 685, à un nommé Poncet, comme l’atteste cette ordonnance de paiement, en date du 22 octobre : « Au sieur Poncet, pour un tableau du Mole représentant Erminie en bergère , 800 livres » [Guiffrey. t. II. col. 5g6, 668],

N° 470 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683), où il est mentionné : « Une fée gardant ses moutons et écrivant sur un tronc d’arbre, hault d’un pied 6 pouces et demi sur 2 pieds un pouce de large » [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, déclare qu’ « il a été agrandi » [P.]; il se trouvait alors dans le vestibule [V.]. — En 1706, dans le petit appartement du Roi [Mans. 6].

Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard. — Mis ensuite au Luxembourg. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Herminie sous l’habit de bergère, n’ayant auprès d’elle que ses moutons, tient de la main gauche sa houlette et de la droite écrit sur un tronc le nom de Tancrède...; un paysage charmant, une rivière qui serpente, un ciel vague et lumineux sont les objets qui embellissent cet asyle solitaire. » — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

I A&oh lp

Actuellement au palais de l’Élysée, où il fut placé le 3 avril 1875 : H. o m. 70 — L. o m. 94.

3° Un tableau représentant saint Bruno couché à terre proche d’une tête de mort ; figures de 1 6 à 1 8 pouces; ayant de hauteur 3 pieds sur 2 pieds 2 pouces de large; de forme ronde; dans sa bordure dorée.

Acheté, en 1785, au peintre Hérault, comme le prouve cette ordonnance de paiement, en date du 22 octobre : « au nommé Hérault, peintre, pour un tableau du Mole représentant Saint-Bruno , livré pour le service de S. M., 660 livres » [Guiflrey. t. II. col. 599-668].

N° 46g de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à i683), où il est mentionné : « Saint Bruno couché sur une terrasse dans un paysage, une teste de mort au dessous de son bras droit et trois testes de chérubins »

[L. B.] — Paillet (i6g5), qui le signale à Versailles, déclare qu’ « il est

réduit en rond » [P.] ; il se trouvait alors dans le vestibule [V.]. — En 1706, dans le petit appartement du Roi [Mans. 6],

Piganiol de la Force le déclare dans le cabinet du billard à Versailles. — Mis ensuite au Luxembourg. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Un beau paysage pour le site et pour la touche des arbres sert de fond à la figure de saint Bruno; ce saint couché par terre et dans un transport extatique regarde le Ciel où le peintre a placé une gloire de chérubins; cette vision consolante fait contraste avec une tète de mort qu’on voit auprès du saint. » — Au Louvre en 1785 [Louv. 85],

Actuellement au Louvre, n» i3g2 : H. o m. g4 — L. o m. 70.

NICOLO dell’ ABATE (1)

i° Un tableau représentant la Vierge avec Sainte Catherine et un homme qui paroit accomplir un vœu; figures de 14 à i5 pouces; ayant 2 pieds 7 pouces de diamètre, rehaussé de 5 pouces et élargi de g; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit appartement du Roy .

N° 42 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est mentionné : « Un tableau de Nicolo ou de Parmesan, représentant le mariage de sainte Catherine, appuiée du bras gauche sur une table couverte d’une nappe, sur laquelle il y a un bassin de fruits et un melon, hault de 2 pieds 2 poulces, large d’un pied 10 poulces » [L. B.]. — Paillet (i6g5) le signale à Versailles, et déclare qu’ « il a été réduit en forme ronde en 1684 » [P.]; il se trouvait alors dans la chambre du billard [V.], où Piganiol de la Force le mentionne également.

Se trouvait au château de Saint-Cloud, et dut être détruit lors de l’incendie de ce palais : H. o m. 75 — L. o m. 64.

2° Un tableau représentant une Bacchanale d’enfans ; figures comme nature; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 3 pieds de large; dans sa bordure dorée.

Chaville.

(1) Cet artiste est appelé par Bailly « Nicolo de Modène ».

2IÔ inventaire général des tableaux DU ROY

N° ioi de l’inventaire Le Brun (1983), où il est mentionné : « Un tableau de la main de Nicolo, abbé de Saint-Martin, représentant des enfans avec des raisins », et cette note ajoutée : « veu à Paris le 6 aoust 1690 » [L. B.]. — En i6g5 à Chaville [P.] et [T. M. C.]. — Houasse (1691) le signale à Paris, avec cette note postérieure : « Est à Versailles et le sieur Paillet en a donné son récépissé le i3 février 1695 » [H.].

3° Un tableau de paysage où est représenté un village; ayant de hauteur 2 pieds un pouce sur 2 pieds un pouce de large ; dans sa bordure dorée.

Chaville.

N” 246 de l’inventaire Le Brun ( 1 683 ), avec cette indication : « un village avec plusieurs figures» [L. B.]. — En 1695 à Chaville [P.] et [T. M. C.].

40 Un tableau représentant les Enfans de Jacob devant leur frère Joseph qui le viennent visiter; figures d’environ 2 pieds ; ayant de hauteur 3 pieds 2 pouces sur 4 pieds un pouce de large.

5° — des Cyclopes qui forgent et frappent sur une enclume et des Amours qui tiennent des armes et des chaînes; figures d’environ 18 pouces; ayant de hauteur 2 pieds g pouces sur 4 pieds 2 pouces de large.

Fontainebleau. Appartement du Roy.

Mentionnés à Fontainebleau à la fin du xvii6 siècle, dans la « chambre où le roy mange » : l’attribution en fut faite à « Saint-Martin de Bologne », mais ce nom fut ensuite effacé [Font. s. d.].

Benedetto CASTIGLIONE, dit il GRECHETTO

i° Un tableau représentant un Pasteur menant un troupeau de vaches et autres animaux; figures de 22 à 24 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces et demi sur 5 pieds un pouce, il a été rehaussé de 7 pouces et demi et élargi de 17 pouces; dans sa bordure dorée.

Versailles. Appartement de Mgr le duc de Bourgogne.

N° 377 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est mentionné : « Plusieurs animaux et un jeune homme paraissant derrière un bœuf, hault de 3 pieds

8 pouces » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [V.]. — En 1696, mis à Meudon [T. M. C.]. — En 1706, à Versailles dans l’appartement du duc de Bourgogne [Mans. 6].

Signalé par Jeaurat (1760) au magasin de la Surintendance, sous ce titre :

« le départ de Jacob » [J.].

Actuellement au musée de Lyon, auquel il fut envoyé par l’Etat en 1811 :

H. o m. 93 — L. 1 m. 38. — Ce tableau, mentionné dans divers catalogues de ce musée, n’est point porté dans l’édition de 1877.

2° Un tableau représentant deux hommes et une femme qui porte un pot sur sa tête et plusieurs animaux ; figures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 5 pieds un pouce de large (1), il a été rehaussé de 8 pouces et demi, élargi de 18 pouces; dans sa bordure dorée.

Versailles. Appartement de Mgr le duc de Bourgogne.

« Un des tableaux donnez au Roi par M. Le Nostre en septembre 1693 » fé'iV

Le même Paillet (1695) signale ce tableau à Versailles, puis à Meudon et mentionne enfin sa rentrée à Versailles le i5 octobre i6gg. — En 1706, dans l’appartement du duc de Bourgogne [Mans. 6].

Jacques COURTOIS, dit le BOURGUIGNON

Un tableau représentant la Bataille d’Arbelle ; figures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur 5 pieds 8 pouces sur 10 pieds un pouce de large, remployé par le haut d’un pied et de 7 pouces par le costé ; dans sa bordure dorée. Versailles. Petit appartement du Roy .

N° 1 55 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1 6g5 [P.], ans la grande antichambre du petit appartement du Roi [V.].

Piganiol de la Force le signale dans la salle du grand couvert à Versailles. — Se trouvait au magasin de la Surintendance en 1760 [J.] et en 178.UD. R.].

(1) Les dimensions de ce tableau sont les mêmes que celles du précédent; ces deux peintures se faisaient donc pendant.

Aniello FALCONE (i)

Un tableau représentant une Bataille des Allemans contre les Turcs ; figures de 1 2 à i 5 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 1 1 pouces sur 4 pieds 4 pouces de large, remployé de 10 pouces; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N°4i de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 4 pieds 3 pouces sur 5 pieds 2 pouces [L. B.]. — Paillet (1695) le déclare « reployé en 1695 » et le signale à Trianon [P.] : il se trouvait dans l’antichambre de ce château [T. M. C.].

Au Louvre, n° 188 du catalogue Villot : H. 1 m. 37 — L. 1 m. 66.

Césare GENNARI

Un tableau représentant une Sainte Famille et sur le devant saint Jean qui tient un agneau; figures comme nature; ayant de hauteur 3 pieds sur 4 pieds de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].

Se trouvait, en 1760, sur la cheminée du grand salon de l’hôtel de la Surintendance [J.], et, en 1784, dans la sixième pièce du même hôtel [D. R.].

Actuellement au musée de Dijon, auquel il fut envoyé par l’État en i8o3 ; le catalogue le donne comme une copie d'après Carlo Dolci : H. o m. 97 — L. 1 m. 3o.

(1) Ce nom est orthographié par Bailly « Falconier ».

Manière de GENTILESCHI

i° Un tableau représentant la muse Clio assise, ayant une draperie jaune sur le genou, tenant une trompette à sa main et des livres à ses pieds ; ligure comme nature; ayant de hauteur 6 pieds 3 pouces sur 4 pieds et demi de large.

20 — ■ la muse Melpomène assise, vêtue d’un manteau jaune doublé de bleu, tenant une épée d’une main et de l’autre un sceptre et une couronne ; de mêmes dimensions que le précédent.

3° — la muse Terpsicore assise, veue par le dos, tenant un théorbe, coëffée et ornée de plumes; de mêmes dimensions.

4° — la muse Uranie assise sur une grande draperie bleue, un cercle d’étoilles au-dessus de sa tête, tenant une sphère d’une main et de l’autre un compas; de mêmes dimensions.

5° — la muse Euterpe tenant une règle d’une main, un bâton de l’autre, le coude appuyé sur un globe et une couronne de fleurs sur la teste; de mêmes dimensions.

6° — la muse Erato assise, tenant un violon et un tambour derrière avec un flambeau allumé; de mêmes dimensions.

70 — la muse Calliope assise, habillée de blanc avec une draperie rouge, tenant une tortue d’une main et regardant dans un livre; de mêmes dimensions.

8° — la muse Polihymnia assise, ayant une draperie blanche, appuyée d’un bras sur un livre et de l’autre montrant du doigt; de mêmes dimensions.

9° — la muse Thalia assise, vêtue d’une draperie violette, tenant dans sa main un masque, appuyée sur un pied d’estail et sur le derrière paroit un temple; de mêmes dimensions .

Luxembourg. Chambre des Muses (i).

DE HOEY, de LEYDE

i° Un tableau représentant l’Assomption de la Vierge et les Apôtres autour du tombeau et deux femmes qui tiennent le drap, dont une tient aussi une rose qu’elle présente à saint Jean; figure comme nature ; ayant de hauteur i i pieds sur 7 pieds et demi de large (2).

20 — Jésus Christ dans sa gloire, la Vierge auprès, et au-dessous les Pères de l’Église assis près d’un autel sur lequel le Saint Sacrement est exposé ; figures plus grandes que nature ; ayant de hauteur 1 1 pieds sur 8 pieds de large.

Fontainebleau. Chapelle hante.

Ces deux tableaux sont signalés par le père Dan (1642) à Fontainebleau.

— A la fin du xvn' siècle, mentionnés dans la chapelle haute [Font. s. d.].

(1) Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, que possède le Louvre, on trouve, en marge de ces tableaux, ces notes au crayon, mises par Villot : « Louvre 1 57e, i6oB, i63B, iÔ4b, 1 5g°, i58B, i54b, i6ib, 16213. »

(2) Sous le premier Empire, un tableau de l’ancienne collection de la Couronne, sur ce même sujet et attribué au « frère André », était envoyé à l’église de Rueil : il mesurait 2 m. 92 de haut sur 1 m. 89 de large.

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