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ÉCOLES

ALLEMANDE ET FLAMANDE

Hans HOLBEIN

i° Un tableau représentant le portrait du saint archevesque de Cantorberry; figure de petite nature; ayant de hauteur 2 pieds 6 pouces sur 2 pieds un pouce de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet de la Surintendance.

N° 206 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 2 pieds 9 pouces sur 2 pieds 2 pouces de large [L. B.]. — Paillet (i6g5) le signale à Versailles, avec ce détail complémentaire : « avec sa croix et sa mitre à ses cotez » [P.]; il se trouvait alors au magasin [Mag. 96].

Mentionné dans le salon du directeur des Bâtiments en 1760 [J.], et en 1784, avec cette note (1788) : « Il y a dans la partie du fond plusieurs écailles. « [D. R.] — Restauré, ainsi que le suivant n° 2, en 1789 par Martin, dont voici le mémoire : « D’Olben, deux portraits sur bois de 3i pouces sur 25, l’un fort salle et des repeints, l’autre moindre, ces deux tableaux réparés avec soin, 72 livres » [Â. N. 0‘ 1931].

Actuellement au Louvre, n° 2714, avec identification à Guillaume Warham : H. o m. 82 — L. o m. 66.

2e Un tableau représentant le portrait d’un mathématicien ; figure de petite nature ; ayant de hauteur 2 pieds

6 pouces sur 2 pieds un pouce de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

Versailles . Cabinet de la Surintendance .

N» 207 de l’inventaire Le Brun (i683), où il est mentionné : « Un mathématicien, demie-figure habillée de noir, avec un bonnet noir, environné d’instrumens de mathématiques tenant dans une de ses mains un quadran et différentes veues et de l’autre un compas, hault de 2 pieds 9 poulces, large de 2 pieds un poulce (1) » [L. B.]. — A Versailles en 1 69 5 [P.], au magasin [Mag. 96.].

Se trouvait dans le salon du directeur des Bâtiments en 1760 [J.] et en 1784 [D. R.]. — Restauré en 1789 (2).

Actuellement au Louvre, n" 1713, avec identification à Nicolas Kratzer, astronome de Henri VIII. — H. o m. 81 — L. o m. 67.

3° Un tableau représentant le portrait de Jeanne de Clèves, femme d’Henri VIII; figure de petite nature; ayant de hauteur 2 pieds sur 19 pouces de large; peint sur velin colé sur bois, élargi de 2 pouces; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet de la Surintendance .

No 208 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est mentionné : « La Reyne d’Angleterre Anne de Clèves, femme du roy Henry huit, habillée d’escarlatte, les mains croisées, hault de 2 pieds large de 19 poulces » [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, le dit « collé sur toile » et « agrandi en rond par ordre de Monseigneur en 1 685 » [P.]; il se trouvait alors au magasin [Mag. 96.].

Restauré, en 1750, par Colins (A. N. O' 1 93qA) ; puis placé au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Actuellement au Louvre, n° 2718 : H. o m. 65 — L. o m. 48.

40 Un tableau représentant le portrait d’Holbens; figure de demi-nature ; ayant de hauteur 2 pieds demi pouce

(1) Les dimensions de ce tableau ont toujours été les mêmes que celles du précédent numéro 1.

(2) Voir le numéro précédent.

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

sur 19 pouces de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet de la Surintendance .

N° 244 de l’inventaire Le Brun ( r 683), où il est mentionné : « Un portrait qui représente Olbens habillé de noir, avec un bonnet noir, peint sur bois, fait par luy-mesme, tenant d’une main ses gans, et l’autre sur son estomac » [L B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, le déclare « agrandi en rond par ordre de Monseigneur en i685 » [P.] : il se trouvait alors au magasin [Mag. 96.].

Piganiol de la Force le signale dans la petite galerie de Versailles. — Se trouvait dans la sixième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.], et en 1784, avec cette note (1788) : « Parqueté, il y a une fente à remplir ou à mettre en magasin » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 274/, avec cette mention : « Portrait d’homme » et attribué à Nicolas Lucidel, dit Neufchâtel [Lafenestre] : H. o m. 63 — L. o m. 53.

5° Un tableau représentant le portrait d’Erasme ; figure de demi-nature; ayant de hauteur i5 pouces 4 lignes sur un pied de large ; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet de la Surintendance.

La provenance de ce tableau est encore assez incertaine : Villot et le dernier catalogue du Louvre avancent qu’il fut donné par Louis XIII à Charles I" en échange du saint Jean Baptiste de Léonard de Vinci ; mais comme, d’autre part, ce même tableau du Louvre porte la devise de Jabach, il est certain qu’il est passé par d’autres mains. Or, Brienne, dans son cabinet, possédait un portrait d’Érasme par Holbein, ainsi que deux Claude Lorrain, ces deux derniers « offerts, dit-il, à Louis XIII par l’auteur et que je possède après le roi »; M. Bonnaffé (1) pense — et cette opinion semble tout à fait vraisemblable — que l’Érasme du Louvre, dans une circonstance à déterminer, serait sorti de la collection de Louis XIII, et, aurait ensuite fait partie du cabinet de Brienne; à la vente de cette collection fameuse, il aurait été acheté par Jabach, qui l’aurait revendu à Louis XIV.

(1) Bonnaffé. Le catalogue de Brienne (1662). — Il y est ainsi annoncé : « Hujus armis (portrait de Sforze par Titien) non cedit toga Erasmi, ab exactae diligentiae viro Holbenio. »

N° 2 io de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est mentionné : « Erasme demie figure plus petite que nature escrivant habillé de noir » [L. B.] — A Chaville en 1695 [P.] et [T. M. C.]. — A Versailles en 1706 [Mans. 6],

Quitte le Louvre en 1737 [Louv. 37], pour être placé dans la galerie du Roi à Versailles [G. R.]. — Se trouvait dans le deuxième cabinet particulier (neuvième pièce) de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784 [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 2715 : H. o m. 42 — L. o m. 32.

6° Un tableau représentant le portrait de Thomas Morus, chancelier d’Angleterre, tenant ses deux mains l’une sur l’autre; figure de demi-nature; ayant de hauteur 17 pouces et demi sur 14 pouces de large; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet de la Surintendance.

N° 209 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est mentionné : « Thomas Morus, grand chancelier d’Angleterre, demie figure plus petite que le naturel ; au costé duquel est escrit x° Julij anno R xxvm ce v 15 suæ anno xxxm (1), hault d’un pied 7 poulces, large d’un pied 3 poulces » [L. B.]. — AChaville en 1695 [P.] et [T. M. C.]. — A Versailles en 1706 [Mans 6].

Quitte le Louvre en 1737 [Louv. 37], pour prendre place dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Se trouvait dans la première pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.], et dans la neuvième pièce en 1784 [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 2719, avec identification à sir Richard Southwell, maître de l’artillerie en Angleterre sous la reine Elisabeth : H. o m. 47 — L. o m. 38. — Les divers catalogues indiquent que ce tableau fut rapporté d’Allemagne en 1806; c’est là vraisemblablement une erreur puisqu’on voit qu’il faisait partie de la collection de la Couronne. — Il existe une réplique de ce portrait à la Galerie des Offices de Florence.

70 Un tableau représentant le portrait de Cromwel tenant une petite croix d’or et une chaîne sur les épaules ; figure de petite nature ;' ayant de hauteur 14 pouces et

(1) L’inscription qui figure sur le n° 2719 du Louvre, et sur la réplique de la Galerie des Offices à Florence, est assez différente de celle relevée par Le Brun; on y lit, en effet : X» IVLII. ANNO. | H. VIII. XXVIII. | ETATIS SVÆ | ANNO. XXXIII.

Ecoles allemande et flamande

demi sur 12 pouces de large; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet de la Surintendance.

N° 21 r de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est mentionné : « Milord Cromwel, l’un des conseillers de Henry huit, roy d’Angleterre, demie figure plus petite que le naturel, habillé de noir avec une chaisne d’or dont il tient le bout d’une main et de l’autre un billet, hault d’un pied 3 poulces sur un pied de large » [L. B.]. — A Chaville en 1695 [P.] et [T. M. C.]. — A Versailles en 1706 [Mans. 6].

Quitte le Louvre en 1737 [Louv. 37] pour prendre place dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Se trouvait, en 1760, dans le deuxième cabinet particulier de l’hôtel de la Surintendance, avec cette indication : « Cromwell tenant une croix d’or attachée à une chaisne, aussi d’or, qu’il a en colier sur les épaules » [J.], et en 178480 magasin de la Surintendance [D. R.].

Actuellement au Louvre, n“ 2717, avec identification, d’ailleurs contestée, à Thomas Moore : H. o m. 39 — L. o m. 3i.

8° Un tableau représentant un portrait d’homme, vêtu d’une robbe fourée, tenant une petite tête de mort ; figure de demi-nature; ayant de hauteur 1 5 pouces sur 1 1 pouces et demi de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet de la Surintendance.

N° 280 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette note ajoutée : « Veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Houasse (1691) le mentionne à Paris, avec cette note postérieure : « 29 octobre 1692. Le sieur Paillet a donné un récépissé de ce tableau au sieur Houasse; il est dans la petite galerie de Versailles» [H.]. — A Chaville en 1695 [P.] et [T. M. C.]. — A Versailles en 1706 [Mans. 6].

Se trouvait, en 1784, au magasin de la Surintendance, ainsi mentionné : « Homme ayant une robe fourrée tenant un chapelet » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 2720 : H. o m. 42 — L. o m. 32.

90 Un tableau estimé d’Holbens repésentant le portrait d’un homme qui a la main droite sur l’estomac ; ligure de petite nature; ayant de hauteur 2 3 pouces sur 1 9 pouces de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petite Galerie du Roy.

N° 104 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « Un autre portrait manière d’Olbens, représentant un homme vestu de noir portant la main droite sur l’estomac à l’un des doigts de laquelle il y a une bague », cette note ajoutée : « Veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L B.]. — Signalé par Houasse (1691) à Paris, avec cette note postérieure : « Est à Versailles et le sieur Paillet en a donné son récépissé au sieur Houasse le 29 octobre 1692 » [H.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du roi [V.].

Transporté sur toile en 1753 par la veuve Godefroid au prix de 5oo livres (A. N. O' 1979). Voici le rapport de Lépicié à ce sujet :

« Tableau d’Holbens représentant un homme coiffé d’une tocque ayant la main droite posée sur l’estomach et de la gauche tenant un gant; ce tableau peint sur bois, ayant de hauteur 23 pouces sur 19 pouces de large a été choisi parmi ceux qui sont à la Surintendance à Versailles par ordre de M. le Directeur général pour donner à transporter sur toile au sieur Picault.

« Prix du sieur Picault en conservant la planche.

<1 Le sieur Picault en considération de la pension qu’il a obtenue se réduit pour enlever le tableau d’Holbens à la somme de 8001

« Prix de la veuve Godefroid pour semblable opération.

« La dame Godefroid promet enlever le tableau d’Holbens en conservant la planche : elle demande pour cette opération la somme de . 5oo'

« On pourroit tirer un avantage de ces deux differentes sommes qui seroit de fixer à l’avenir par un état de proportion le prix de ces sortes d’opérations, par exemple si Mm° Godefroid se trouvant très bien payée du tableau d’Holbens avec 5oo livres, un tableau qui seroit plus grand du double se payeroit 1,000 livres, et ainsi de suite.

« Si M"° Godefroid réussi, comme il y a lieu de le présumer, on peut encore être rassuré sur les prétendus frais, puisqu’elle compte ne faire usage que d’eau chaude et de patience » (A. N. O' 1935).

Placé ensuite au Luxembourg, avec cette indication au catalogue de 1766 : « Ce portrait a été sur bois, et a été enlevé par Mra° Godefroy qui ne le cède en rien à M. Picault. » — Au Louvre en 1785 [Louv. 85],

io° Un tableau estimé d’Holbens représentant le sacrifice d’Abraham ; figures de 4 à 5 pouces ; ayant de hauteur 20 pouces et demi sur 1 5 pouces trois quarts de large ; peint sur bois, rehaussé de 6 pouces et demi, élargi de 4 pouces ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet proche la petite galerie du Roy.

N° 237 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de i5 pouces sur 12 et demi de large [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, le

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

déclare « agrandi en 1 685 » [P.] : il se trouvait alors dans le cabinet des médailles [V.]. — En 1706, dans le cabinet de la petite galerie de Versailles [Mans. 6], où Piganiol de la Force le signale également.

Mentionné dans le deuxième cabinet particulier (neuvième pièce) de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.j et en 1784 [D. R.].

Actuellement au Louvre, n0^224o, et rangé parmi les inconnus de l’école allemande ou néerlandaise : H. o m. 40 — L o m. 32.

1 1° Un tableau d’Amberger, manière d’Holbens, représentant un portrait de femme habillée en allemande tenant un mouchoir; figure comme nature ; ayant de hauteur 2 pieds et demi sur 2 pieds 3 pouces et demi de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

N° 37 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « Un autre tableau d’Amberger manière d’Olbène, représentant le portrait d’une famme à demy corps tenant un mouchoir à deux mains jointes sur ses genoux ; hault de 3 pieds 5 poulces, large de 2 pieds 3 poulces, peint sur toille » ; et cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné à Paris par Houasse (1691) [H.], par Coypel (1710) [Coyp.].

Antonio MORO van DASHORST

i° Un tableau représentant un portrait d’homme, qui a une main sur le côté et tenant un gant de l’autre ; figure comme nature ; ayant de hauteur 3 pieds dix pouces sur 2 pieds 4 pouces de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

N° 35o de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 3 pieds un pouce sur 3 pieds, et ce détail complémentaire : « tenant un gant appuyé sur une table » [L. B.]. — A Versailles en 1 6g5 [P.], au magasin [Mag. 96]. — A Paris en 1706 [Mans. 6].

Mis au Luxembourg en 1750. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Actuellement au Louvre, n" 2741, où il est porté comme inconnu de l’école allemande : H. 1 m. 10 — L. o m. 76.

2° Un tableau représentant un portrait d’homme vêtu de noir ; figure de petite nature ; ayant de hauteur 20 pouces et demi sur 16 pouces et demi de large ; peint sur du papier colé sur bois ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petite galerie du Roy .

N° 38o de l’inventaire Le Brun ( 1 683 ), avec cette note ajoutée : « Veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné par Houasse (1691), à Paris, en ces termes : « Un tableau d'A. Maure représentant la teste d’un vieillard », et avec cette note postérieure : « 29 octobre 1692. Le sieur Paillet a donné un récépissé de ce tableau au sieur Houasse ; il est dans la petite galerie de Versailles » [H.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roy [V.], où Piganiol de la Force le signale également.

3° Un tableau représentant un nain tenant un gros chien ; figure comme nature ; ayant de hauteur 3 pieds 1 1 pouces sur 2 pieds 10 pouces de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

N° 1 85 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « Un Nain qui tient de la main droite une canne et appuyé de la main gauche sur un grand dogue avec un collier où il y a des armes, peint sur bois, hault de 3 pieds 8 poulces, large de 2 pieds 3 poulces », et cette note ajoutée : « Veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné à Paris par Houasse (.691) [H.].

Quitte le Louvre en 1737 [Louv. 37], pour être mis dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Se trouvait, en 1760, dans la quatrième pièce de l’hôtel de la Surintendance [J.] et en 1784 dans la septième pièce du même hôtel, avec cet intitulé : « le nain de Charles-Quint », et cette note (1788) : « nettoyer et vernir » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 2479, sous ce titre : “ Le Nain de Charles- Quint » : H. 1 m. 27 — L. 0 m. g3.

40 Un tableau représentant le portrait de Dom Jean d’Autriche vêtu de noir avec une fraise autour du col ;

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE 22Q

figure comme nature; ayant de hauteur 3 pieds un pouce sur 2 pieds et demi de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 276 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette note ajoutée : « Veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné par Houasse (1691) à Paris [H.] .

Mis en 1737 dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Peut-être est-ce ce tableau que vise ce mémoire de restauration présenté par la veuve Godefroid et Colins : « Un portrait d’Ant. More dans la chambre du Roi nettoyé» [A. N. O' 1 g3 3] .

5° Un tableau représentant le portrait d’un vieillard à longue barbe ; figure de demi-nature ; ayant de hauteur 1 5 pouces sur 1 3 pouces de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

Chaville.

N° 385 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — Mentionné à Paris par Houasse (169 1), avec cette note ajoutée : « 29 octobre 1692. Le sieur Paillet a donné un récépissé de ce tableau au sieur Houasse; il est dans la petite galerie de Versailles » [H.]. — A Chaville en 1695 [P.] et (T. M. C.)].

Se trouvait dans le salon du directeur des Bâtiments en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « bon état » [D. R.].

Peter BRUEGHEL, dit le Vieux

i° Un tableau représentant une femme assise, caressant un chien, l’on voit auprès d’elle plusieurs sortes de gibier; figures de 12 à 14 pouces; ayant de hauteur 23 pouces sur 3 pieds 2 pouces de large; peint sur bois;

Versailles. Cabinet proche la petite gallerie.

N° 99 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, le désigne : « Un retour de chasse de Diane caressant un chien » [P.] : il est alors mentionné au magasin avec cette note : « La

bordure a esté coupée pour un tableau chez Monseigneur » [Mag. 96.]. — En 1706, dans le cabinet près de la petite galerie [Mans. 6], où Piganiol de la Force le signale pareillement sur la porte d’entrée avec ces indications : « Le paysage est du Brugle, les figures sont de Rubens et les animaux de Vanbale; ainsi trois peintres ont contribué à la perfection de ce tableau. »

2° Un tableau représentant la Bataille d’Alexandre contre Darius; figures de 3 à 4 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces sur 4 pieds 2 pouces de large; peint sur bois; dans une bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

« Un des tableaux donnés au Roy par M. Le Nôtre en septembre 1695 » [P.].

Paillet ( i6g5) le signale à Versailles : il se trouvait alors au magasin [Mag. 96].

Mis au Luxembourg en 1750, avec attribution à Jean Brueghel. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Actuellement au Louvre, n° 1921, avec attribution à Jean Brueghel : H. o m. 86 — L. 1 m. 35.

3° Un tableau représentant la Bataille de Prague : sur le devant est un général armé à cheval et près de lui trois enseignes, une bleüe, une rouge, une blanche et plusieurs canoniers qui pointent et mettent le feu à des batteries de canons; figures de 2 pouces; ayant de hauteur 1 1 pouces trois quarts sur 16 pouces trois quarts de large; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Se trouvait dans le premier cabinet particulier (huitième pièce) de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « nettoyer » [D. R.] .

Au Louvre, n” 61 5 du catalogue Villot, où il est porté comme inconnu de l’école flamande : H. o m. 3o — L. o m. 44.

40 Un tableau représentant le Chateau de Marimont

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

dans un paysage; ayant de hauteur 5 pieds 7 pouces sur 9 pieds de large; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

N° 355 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en i6g5, [V.], au magasin [Mag. 96]. — Envoyé à Paris, en 1697, avec cette note : « tableau dont le Roy ne veut point » [Par. 97].

Signalé ainsi par Duplessis (1785) au Louvre : « Stile de Breugle. Ecole Flamande. Vue d’un château dans un grand paysage avec de très petites figures » [Louv. 85].

Actuellement au musée de Dijon, auquel il fut envoyé en 181 1 par l’Etat; le catalogue l’attribue à Jean Brueghel et y veut voir une copie : H. 1 m. 84 — L. 2 m. 92.

5° Un tableau représentant un paysage où il paroit une rivière couverte de bateaux, rempli de figures de 2 pouces; ayant de hauteur 9 pouces sur 1 3 pouces et demi de large ; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.

6° — Orphée dans les enfers jouant de la harpe devant Pluton et Proserpine; de mêmes dimensions.

70 — une Tempête et plusieurs vaisseaux brisez; figures de 2 à 3 pouces; de mêmes dimensions.

8° — un paysage où sont représentez des Chasseurs qui arrivent à une hostellerie ; de mêmes dimensions.

Chaville.

Not 408, 407, 410, 409 de l'inventaire Le Brun ( 1 683 ) : les n05 5 et 8 y sont ainsi mentionnés : « Une rivière chargée de plusieurs batteaux remplis de figures dont l’un desquels batteaux est à bord d’où descendent quelques figures. » — « Un paysage où il y a des chasseurs sur le devant et une hostellerie un peu enfoncée dans le tableau » [L. B.]. — A Chaville en 1 6g5 [P.] et [T. M. C.].

Le n" 7 se trouvait, en 1760, dans le deuxième cabinet particulier de l’hôtel de la Surintendance [J.] ; c’est lui très' vraisemblablement que vise le mémoire suivant de Hacquin en 1777 : « Avoir rassuré les couleurs qui tom-

boient par écailles à un tableau du Brueghel, peint sur cuivre, représentant une Marine » (A. N. O' 1933). — En 1784, les n°s 7 et 8 sont signalés dans la sixième pièce de l’hotel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « laver et vernir »; et le n° 6 au magasin [D. R.].

Les n" 5 et 8 actuellement au musée de Nantes, auquel ils furent envoyés par l’État en 1804 : H. o m. 24 — L. o m. 36.

Franz PORBUS

i° Un tableau représentant le portrait de la reine Marie de Médicis en veuve; figure comme nature; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces sur 21 pouces et demi de large; dans sa bordure dorée.

N° 86 de l’inventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 2 pieds 7 pouces et demi sur un pied 9 pouces, et cette note ajoutée : « Veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné par Houasse (1691) à Paris, avec cette note postérieure : « Est à Versailles et le sieur Paillet en a donné son récépissé au sieur Houasse le 29 octobre 1692» [H.]. — A Versailles en 1695 [V.], au magasin [Mag. 96].

Signalé, avec identification à Anne d’Autriche, en 1760, au magasin de la Surintendance [J.] et, en 1784, dans la neuvième pièce de cet hôtel, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n" 2073 : H. o m. 69 — L. o m. 54.

2° Un tableau représentant le portrait du roy Henry quatre armé; figure de 9 à 10 pouces; ayant de hauteur 1 5 pouces et demi sur 1 o pouces de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

Chaville.

N° 32i de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Chaville en 1695 [P. et T. M. C.].

Piganiol de la Force le mentionne dans le cabinet du billard à Versailles. — Signalé, en 1760, dans la septième pièce de l’hôtel de la Surintendance [J.],

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

— Transporté sur toile, en 1777, par Hacquin et ensuite nettoyé et restauré par Hooghstoel (A. N. O' 1933). — Se trouvait, en 1784, dans la neuvième pièce de l’hotel de la Surintendance, avec cette note f ï 788) : « rien à faire » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n“ 2070 : H. o m. 40 — L. o m. 28.

3° Un tableau représentant la Paix concilie entre l’Archiduc et les estats d’Holande en 1610 ; figures de 3 à 4 pouces; peint par Porbus et le paysage par le Brugle; ayant de hauteur 22 pouces et demi sur 3 pieds 5 pouces de large; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 3 5 1 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il n’est point fait mention de la dualité d’artistes (1) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96.]

Placé au Luxembourg en 1750. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85],

Actuellement au Louvre, n° 2601, avec attribution à Adriaen Van de Venne : H. om. 62 — L. 1 m. 12. Signé: A. V. Venue fecit 1616.

40 Un tableau représentant le portrait du roy Henry quatre vêtu de noir; figure de 9 à 10 pouces ; ayant de hauteur 14 pouces sur 9 pouces et demi de large; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petite galerie du Roy.

Signalé pour la première fois par Paillet à Versailles, en i6g5 [P.], dans le petit cabinet du Roi [V.].

Restauré, en 1760, par Colins [A. N. O’ 1934 A]. — Mis ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 178b [Louv. 85].

Actuellement auLouvre, n° 2071 : H. o m. 37 — L. o m. 25. Signé : F. Porbus f. A° 1610.

5° Un tableau représentant le portrait de la Reine Marie de Médicis, ornée de son manteau royal et d’une cou-

(1) Cette collaboration n’est affirmée seulement que par Bailly et dans l’inventaire de 1706.

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ronne qu’elle a sur sa teste; ligure comme nature ; ayant de hauteur 9 pieds et demi sur 5 pieds 8 pouces de large ;

Signalé pour la première fois à Paris par Houasse (1691) [H.], par Coypel en 1710 [Coyp.].

Actuellement au Louvre, n° 2072 : H. 3 m. 07. — L. 1 m. 86. Signé : F. Fourbus fe.

Paul BRIL

i° Un tableau représentant un paysage sur le devant duquel paroit un troupeau de moutons et des chèvres, conduit par un berger ; figures d’environ 3 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds 1 1 pouces sur 4 pieds 3 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 71 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.]. — Mis, en 1696, dans la salle 3i de Trianon-sous-Bois [(T. M. C.)].

Actuellement au musée de Fontainebleau : H. o m. 97 — L. 1 m. 44. — Signé : P. Bril. P. 1617.

2° Un tableau représentant un paysage sur le devant duquel paroit deux pêcheurs, un debout et l’autre assis ; figures de 2 pouces et demi; ayant de hauteur 17 pouces sur 2 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée. Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 245 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].

Actuellement au Louvre, n° 1910 : H. o m. 46 — L. o m. 71. — Signé : Pa. Brilli 1624.

ECOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

3° Un tableau représentant un Marché dans le Campo Vachine ; figures d’environ 2 pouces ; ayant de hauteur g pouces trois quarts sur i3 pouces de large; peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet proche la petite gallerie du Roy.

Avait primitivement appartenu à un sieur Henry van Os. [Descamps].

N° 85 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.].

Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard. — Se trouvait dans le deuxième cabinet particulier (neuvième pièce) de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et, en 1784, avec cette note (1788) « laver et vernir « [D. R.].

Au Louvre, n° 54 du catalogue Villot, avec attribution à Breemberg :

chir dans l’eau ; figures de 2 à 3 pouces ; ayant de hauteur 1 1 pouces sur 16 pouces de large; peint sur cuivre ; dans une bordure dorée.

Versailles. Petite galerie du Roy.

N° 240 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est mentionné : « Un tableau de Paul Bril, manière d’Adam, peint sur cuivre, qui représente une fuitte en Égypte pendant la nuit et des bergers auprès d'un feu. » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le petit cabinet du Roi [V.], puis au magasin [Mag. 96].

C’est très vraisemblablement ce tableau que Jeaurat (1760) signale ainsi au magasin de la Surintendance : « Un tableau dans la manière de Corneille Polainbourg, représentant une Fuite en Égipte » [J.].

Au Louvre, n° 139 du catalogue Villot, avec attribution à Elzheimer : H. o m. 3o — L. o m. 43.

5° Un tableau de paysage sur le devant duquel paroit un saint Jean-Baptiste, assis auprès de son agneau ; figu-

40 Un tableau de paysage dans lequel est représenté une Fuite en Égypte au clair de la lune qui paroit réflé-

res de 4 à 3 pouces; ayant 2 pieds un pouce et demi en quaré ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 127 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le cabinet de Monseigneur [V.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].

Se trouvait dans la septième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et, en 1784, avec cette note (1788) : « à rentoiler » [D. R.].

Déposé, le 7 mai i852, au ministère des Finances : o m. 70 en carré.

6° Un tableau de paysage sur le devant duquel est représenté un saint Hiérome à genoux, tenant une croix à l’entrée de sa cabane ; figure de 3 à 4 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 2 pouces sur 4 pieds de large, rehaussé d’onze pouces.

Trianon.

N° 322 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) avec les dimensions de 2 pieds 3 pouces sur 4 pieds [L. B.]. — Signalé par Paillet (1695) avec cette note : « il a été haussé » [P.]. — En 1695 à Trianon-sous-Bois [T. M. C.] et [Tri. 41], où Piganiol de la Force le mentionne également.

1/ CO f Actuellement au musée d’Aix, où il fut envoyé par l’État en 1872 :

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70 Un tableau sur le devant duquel est représenté une Dryade jouant du tambour de basque au milieu de plusieurs femmes et d’un satyre qui dansent; figures d’environ 3 pouces et demi ; ayant de hauteur 3 pieds 3 pouces sur 3 pieds 3 pouces et demi de large.

Trianon.

N» 323 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 2 pieds 4 pouces sur 3 pieds 3 pouces et demi de large [L. B.]. — Signalé par Paillet (1695), avec cette note : « il a été agrandi » [P.]. — En 1695, à Trianonsous-Bois [T. M. C.] et [Tri. 41], où Piganiol de la Force les mentionne également.

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

8° Un tableau de paysage sur le devant duquel est représenté Orphée qui attire les animaux autour de lui au son du violon ; figures de 6 à 7 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds sur 3 pieds 8 pouces de large.

90 — un paysage sur le devant duquel est représentée Rebecca au puits recevant les présents d’Eliezer, serviteur d’Abraham ; de mêmes dimensions (1).

Trianon.

N°‘ 416 et 417 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 2 pieds un pouce sur 3 pieds 8 pouces de large [L. B.]. — Signalés par Paillet (1695) [P.], à Trianon-sous-Bois [T. M. C.] et [Tri. 41], où Piganiol de la Force les mentionne également.

io° Un tableau de paysage dans lequel est représenté une Chasse ; figures de 4 à 5 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 3 pouces sur 4 pieds et demi de large.

ii° — un Port de mer dans un temps orageux et une barque que Fonde charge d’eau; de mêmes dimensions.

i2° — un paysage dans lequel paroissent des chasseurs qui poursuivent un cerf abattu sous des chiens ; de mêmes dimensions.

1 3° — un paysage dans lequel paroissent des voleurs qui arrêtent des païsans à l’entrée d’un bois; de mêmes dimensions (2).

Trianon .

N"* 418, 419, 420, 421 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), le n° 10 spécifié : « chasse de cerf » [L. B.]. — Signalés par Paillet (i6g5)[P.], à Trianonsous-Bois [T. M. C.] et [Tri. 41], où Piganiol de la Force les signale également.

(1) Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, que possède le Louvre, on relève en marge de ce tableau la mention suivante au crayon : « n° 1 56gB ».

(2) Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, que possède le Louvre, on relève en marge de ce tableau la mention suivante au crayon : « 214 B ».

Les n°* io, u et 12 actuellement au Louvre, n°‘ 1906, 2345 et 1907, les nos 10 et 12 avec attribution à Matthæus Bril : H. 1 m. o5 — L. 1 m. 36; le n" 11 avec attribution à Cuyp ; H. 1 m. 08 — L. 1 m. 48.

140 Un tableau de païsage dans lequel est représenté le Dieu Pan poursuivant la nymphe Syrinx ; ligures d’environ 3 pouces et demi; ayant de hauteur 14 pouces et demi sur 22 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petite galerie du Roy .

« Un des tableaux donnez au Roy par M. Le Nôtre en septembre 1693 » [P.].

En 1696 dans la galerie de Versailles [V.].

Mentionné, en 1760, dans la troisième pièce de l’hôtel de la Surintendance [J.], et, en 1784, dans la septième pièce du même hôtel avec cette note (1788) : « à repointiller » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n" 1911 : H. o m. 38 — L. o m. 60. Sur cuivre.

1 5° Un tableau de pa'isage dans lequel paroit Diane assise sur le bord de l’eau qui fait chasser Calixto de sa compagnie par ses nymphes ; figures d’environ 8 à 9 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 1 1 pouces sur 6 pieds 2 pouces et demi de large; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96]. — A Paris en 1706 [Mans. 6].

Placé, en 1715, dans la petite salle à manger du duc d’Antin, en son hôtel particulier à Paris [A.]. — Remis au Louvre (1) en 1737, d’où il quitte pour être porté à la Surintendance [Louv. 37]. — Mentionné, en 1760, dans la troisième pièce de l’hôtel de la Surintendance [J.], et, en 1784, dans la septième pièce du même hôtel, avec cette note (1788) : « à rentoiler » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° i23o, avec attribution à Annibale Carracci : H. 1 m. 61 — L. 2 m. o5.

(i)Les dimensions données par cet état sont fausses, car il n’y a qu’à ce tableau que peut se référer la mention qui en est faite.

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

Johann ROTTENHAMMER

i° Un tableau représentant Jésus-Christ qui porte sa croix; figures de 2 à 3 pouces; ayant de hauteur 10 pouces et demi sur 14 pouces de large; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit cabinet proche la petite galerie du Roy.

N° 273 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], d’abord dans le petit cabinet, puis dans la galerie du Roi [V.], où il se trouvait encore en 1737 [G. R.].

Piganiol de la Force le signale à Versailles dans le cabinet du billard. — En 1784, se trouvait au magasin de la Surintendance [D. R.].

Au Louvre, n° 61 1 du catalogue Villot, qui y voit une copie d’après Martin Schoen : H. o m. 3o — L. o m. 40.

Pierre-Paul RUBENS

i° Un tableau de païsage dans lequel sont représentez deux bergers et une bergère gardans un troupeau de moutons; figures de 16 à 18 pouces; ayant de hauteur 4 pieds un pouce sur 5 pieds de large, il a esté élargi de 7 pouces; dans sa bordure dorée.

Versailles. Appartement de M. le duc Dantin au château.

N° 268 de l’inventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 4 pieds sur 4 pieds et demi de large [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, déclare qu’ « il a été agrandi en i6g5 » [P.]: il se trouvait alors au magasin [Mag. 96]. — Vers 1700, placé à Meudon dans le grand appartement frais [Meud. s. d.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].

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Mis, en 1715, dans le grand cabinet du duc d’Antin en son hôtel particulier à Paris [A.]. — En 1737, replacé dans la galerie de Versailles [G. R.], puis dans la chambre du Roi [C. Rj. — En 1761, rentoilé et restauré par la veuve Godefroid et Colins, sous le titre de l’Arc-en-ciel (A. N. O' 1934*). — Placé ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85],

2° Un tableau représentant Thomyris sur son trône faisant plonger la tête de Cyrus dans un vase plein de sang; figures comme nature; ayant de hauteur 8 pieds et demi sur 6 pieds un pouce de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Grand appartement du Roy.

N° 289 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la chambre du Trône [V.]. — Inscrit, en 1698, sur la liste des tableaux à remettre sur châssis et à rentoiler [R.].

Piganiol de la Force le signale à Versailles dans la salle d’Apollon. — Rentoilé et restauré, en 1751, par Colins et la veuve Godefroid [A. N. O1 1 934^-] . — Se trouvait, en 1760, au magasin de la Surintendance [J.] et, en 1784, dans la troisième pièce de ce même hôtel [D. R.]. — Lavé et verni par le peintre Godefroid en 1788 (A. N. O' 1931).

Actuellement au Louvre, n° 2084 : H. 2 m. 63 — L. 1 m. 99.

3° Un tableau représentant la Sainte Vierge et saint Joseph qui fuient en Égypte avec l’enfant Jésus ; figures de 8 à 9 pouces; ayant de hauteur 2 pieds un pouce sur 3 pieds de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N* 324 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est mentionné : « Notre Seigneur, la Vierge et Saint Joseph, accompagnez de deux anges qui fuyent en Egypte pendant la nuit et la lune qui reHeschit dans l’eau » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le grand cabinet de Monseigneur [V.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].

Placé, en 1715, dans le cabinet de la duchesse, en l’hôtel du duc d’Antin, à Paris [A.]. — Quitte le Louvre, en 1737, pour réintégrer Versailles [Louv. 37]. — Se trouvait, en 1760, dans la troisième pièce de l’hôtel de la Surin-

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

tendance [J.]. — Transporté sur toile, en 1777, par Hacquin, dont voici le mémoire : « Avoir détaché de dessus le bois et remis sur toile un tabléau peint par Rubens représentant un clair de lune, portant 2 pieds 4 pouces de haut sur 3 pieds 4 pouces de large, en tout 7 pieds 8 pouces de superficie, à raison de 24 livres le pied, 184 livres » (A. N. O' ig33). — Restauré aussitôt après par Hooghstoel, dont voici le mémoire : « Le clair de lune de Rubens au cabinet de la Surintendance, avoir ôté les repeints et l’avoir restauré, 23o livres» (A. N. 0‘ 1933). — Signalé, en 1784, dans la deuxième pièce de la Surintendance, avec cette note (1788) : « en bon état » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 2080 : H. o m. 75 — L. 1 m.

40 Un tableau représentant une Vierge dans une gloire environnée d’une quantité de petits anges; figures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 7 pouces et demi sur 3 pieds de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

Nü 297 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.], au magasin [Mag. 96]. — A Paris en 1706 [Mans. 6].

Parqueté et restauré, en 1750, par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O1 1934 A). — Mis ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Actuellement au Louvre, n" 2078 : H. 1 m. 38 — L. 1 m.

5° Un tableau représentant une Fête de village à la flamande; figures de 12 à 14 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 7 pouces sur 7 pieds 1 1 pouces de large ; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

« Vendu au Roy par M. d’Hauterive » [L. B.] (1).

N° 454 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683) . — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96]. — A Paris en 1706 [Mans 6], Placé dans la galerie de Versailles en 1737 [G. R.]. — Parqueté et restauré, en 1750, par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O' 1934 A). — Mis ensuite au Luxembourg. — Sorti du Luxembourg par ordre du marquis de Marigny, en date du 17 janvier 1758, pour être confié au graveur Fessard,

(1) Voir le n° 3 de l’article de Jacopo de Ponte, dit le Bassan, p. 1 1 2, supra.

qui le gardait encore en 1761 (A. N. O' 1932). — Replacé ensuite au Luxembourg.

Actuellement au Louvre, n° 21 15 : H. 1 m. 49 — L. 2 m. 61.

6° Un tableau représentant le portrait de la Reine Anne d’Autriche assise dans un fauteuil ; figure çomme nature ; ayant de hauteur 3 pieds 4 pouces sur 2 pieds 9 pouces et demi ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée. Versailles. Grand appartement du Roy.

N° 454 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à i683), où il est mentionné : « Portrait de la feue Reyne mère assise dans un fauteuil ; au derrière elle paroist des colonnes » [L. B.]. — A Versailles en 1695, où il est signalé comme portrait de Marie de Médicis [P.], dans la chambre du Roi [V.], où il se trouvait encore en 1737, sous ce titre : « la reine Marguerite » [G. R.].

Un accident lui étant arrivé en 1755, il fut examiné par une commission spéciale, qui consigna ses appréciations au procès-verbal suivant (A. N. (O1 1932) :

« Minutte du procès-verbal pour la restauration du portrait de Marguerite de Valois, peinte par Rubens.

« Nous, soussignés officiers de l’Académie assemblez ce jourd’huy, 17 juin 1755, par ordre de M. le marquis de Marigny pour constater l’état pré-

sent du tableau représentant le portraict de Marguerite de Valois, appartenant au Roy, peint sur bois par P. P. Rubens, et juger des moiens les plus convenables pour pourvoir à sa restauration et conservation ;

« Avons trouvé que le dommage qu’il a souffert consiste principalement en une fente brisure descendante du haut du tableau, passant sur l’oreille et jusque près du poignet de la main gauche, et en une autre fente produitte par la disjonction des planches traversant tout le tableau et passant sur le haut du poignet de la main droitte.

« Après avoir balancé divers avis, sommes unanimement demeuré d’accord qu’il seroit à propos de faire derrière ledit tableau une espèce de parquet de plusieurs barres de bois pour le redresser et faire joindre tant les joints de planches que la ditte fente brisure autant qu’il seroit possible et d’y faire un châssis pour assujettir le tout.

« Ensuitte qu’on remplirait les fentes qui pourraient rester avec un mastic, sur lequel on peindrait ou pointilleroit de telle manière que les fentes ne fussent plus visibles et qu’on nettoyeroit ledit tableau. »

L’opération fut confiée, en 1755, à la veuve Godefroid et à Colins ; voici leur mémoire : « Portrait de Marguerite de Valois, reine de France, peint

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

sur bois par Rubens. Il étoit cassé en huit endroits. Avoir employé sept journées à restaurer les parties endommagées, repeindre les augmentations et les rejoints; chaque journée à 18 livres, 126 livres. — Plus avoir fait derrière ledit tableau un parquet en bois de chêne, 24 livres. Total : i5o livres » (A. N. O' ig3 3).

Actuellement au Louvre, n° 2 1 12, avec identification à Elisabeth de France, fille de Henri IV, épouse de Philippe IV d’Espagne (1) : H. 1 m. 06 — L. o m. 93.

70 Un tableau représentant la Reyne Marie de Médicis habillée en Bellone tenant un sceptre d’une main et de l’autre une Victoire d’or et couronnée par deux Amours; figure plus grande que nature ; ayant de hauteur 8 pieds et demi sur 4 pieds 7 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

8° — le portrait de François de Médicis, père de la Reine Marie, vêtu d’un manteau noir, doublé d’hermine, s’appuyant d’une main sur un bâton ; figure comme nature; ayant de hauteur 7 pieds 5 pouces sur 3 pieds et demi de large ; dans sa bordure dorée.

90 — Jupiter et Junon qui président à la naissance de Marie de Médicis, accompagnez de trois Parques qui filent la vie de cette Princesse ; figures plus grandes que nature ; ayant de hauteur 1 2 pieds sur 4 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée.

1 o° — la Naissance de Marie de Médicis présentée par la déesse Lucine qui préside aux accouchemens et la ville de Florence, sa patrie, sous la figure d’une femme assise et couronnée d’une tour, et sur le devant paroit le fleuve d’Arn, accompagné d’un lion qui est un suport des armes de Médicis, deux enfans dont l’un tient un bouclier où est une fleur de lis rouge épanouie ; figures

(1) Voir, à ce sujet, un article publié dans la Revue de l'art ancien et moderne (septembre 1898), où j’ai combattu cette identification du catalogue du Louvre et affirmé l’exactitude de celle de Bailly.

plus grandes que nature; ayant de hauteur 12 pieds sur 9 pieds de large; dans sa bordure dorée.

ii° — l’Éducation de Marie de Médicis par Minerve, déesse qui préside aux sciences, ayant à sa droite l’Harmonie sous la figure d’un jeune homme qui joue de la basse de viole, à sa gauche trois Grâces et Mercure qui descend du Ciel pour lui faire part du don de l’éloquence; de mêmes dimensions que le précédent.

12° — • les Fiançailles de Marie de Médicis par l’Hymen, sous la figure d’un jeune homme tenant le flambeau nuptial ; il présente le portrait de la princesse au roy Henri IV; la France derrière lui semble le solliciter d’épouser cette princesse, ayant à ses pieds deux Amours, dont l’un tient son casque, l’autre son bouclier; Jupiter et Junon paroissent sur un nuage présider à cet hymen; de mêmes dimensions.

i3° — le Mariage de la Reine Marie de Médicis, suivie de l’Hymen qui tient le flambeau nuptial d’une main et de l’autre portant sa robbe, estant auprès d’un autel où paroit le cardinal Aldobrandin, vêtu de ses habits pontificaux qui fait la cérémonie; l’on voit aussi le grand duc Ferdinand, son oncle, qui lui met un anneau au doigt, accompagné de la grande duchesse Jeanne d’Autriche, de la duchesse de Mantoüe, du duc de Bellegarde et du seigneur de Sillery; de mêmes dimensions.

140 — le Débarquement de la mesme Reyne sortant d’une galère de Florence; la France et la ville de Marseille, sous la figure de deux femmes richement vêtues, lui présentent un dais; Neptune accompagné de deux Syrennes, d’un Dieu marin, qui paroissent sur le bord de la mer; de mêmes dimensions.

1 5° — l’Entre-vüe du Roy et de la Reyne assis sur des nuages, sous les figures de Jupiter et de Junon et sur le devant paroit la ville de Lyon, sous la figure d’une

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE 245

femme tirée par deux lions, conduits par deux Amours, tenant chacun un flambeau allumé; de mêmes dimensions.

i6° — la Naissance de Louis XIII ; la Reyne y paroit assise sur le pied d’un lit; la Justice présente l’enfant à un jeune homme qui a un serpent autour du bras pour représenter la Santé, désignée par Esculape sous la figure du serpent; elle est accompagnée de la Fœcondité sous la figure d’une femme, qui présente quatre têtes d’enfans et des fruits; de mêmes dimensions.

iy° — la première Régence de la Reyne par le Roy Henry IV accompagné de ses généraux armez, qui lui met entre les mains un globe sur lequel il y a trois fleurs de lis pour marque du gouvernement; au milieu, paroit le Dauphin tenant la main delà Reine; de mêmes dimensions.

i8° — le Couronnement de la Reyne à Saint Denis, où elle paroit vêtue du manteau royal doublé d’hermine, à genoux au pied d’un autel, pendant que le cardinal de Joyeuse, assisté de deux autres cardinaux et de plusieurs prélats, lui met la couronne sur la tête, en présence d’Henry IV placé dans un balcon, accompagné de plusieurs personnes qui regardent; de mêmes dimensions.

190 — la Mort du roy Henry IV, enlevé dans le ciel par le Temps sous la figure de Saturne et receu par Jupiter accompagné du Dieu Mars, de Mercure et autres divinitez; sur le devant paroit la Renommée debout, tenant la lance et les armes du Roy, et la Victoire assise sur un trophée d’armes, et, de l’autre côté, la Reyne assise sur un trône, la Déesse Minerve auprès d’elle avec la France qui a un genou en terre, accompagnée de la Noblesse lui présentant un globe pour marque du gouvernement qu’elle est suppliée d’agréer; figures plus grandes que nature; ayant de hauteur 12 pieds sur 21 pieds 3 pouces de large; dans sa bordure dorée.

20° — la Conduite de la Reyne pendant sa Régence ; sur le devant, paroit Apollon tenant son arc et Belone tenant son bouclier et sa lance, combattant la Fureur, l’Envie et la Rébellion qui représentent les désordres du Royaume; Jupiter et Junon, accompagnez de plusieurs autres divinitez, sont spectateurs du combat; de mêmes dimensions que le précédent.

2i° — les Désordres du Royaume appaisez, la Reine paroit sur un cheval blanc, ayant un casque en tête comme Belonne; elle est accompagnée de la Renommée et couronnée de la Victoire, et de l’autre côté est la Force sous la ligure d’une femme appuyée sur un lion; on aperçoit dans l’éloignement une armée campée et une ville assiégée; figures plus grandes que nature; ayant de hauteur 1 2 pieds sur 9 pieds de large ; dans sa bordure dorée .

220 — le Change des deux Reynes Anne d’Autriche et Elizabeth de France, présentées mutuellement par la France et l’Espagne, ayant chacune un casque en tête; la Félicité, accompagnée de plusieurs Amours, paroit en haut, versant une pluie d’or d’une corne d’abondance; au bas paroit un fleuve, un Triton et une Néréide qui tient des perles et du corail ; de mêmes dimensions que le précédent.

23° — le Gouvernement de l’estât par la Reyne après la majorité du Roy ; elle est assise sur un trône tenant une balance et la main de justice appuyée sur un globe; elle a auprès d’elle la Prudence sous la figure de Minerve, la Justice tenant les sceaux et la Félicité tenant une corne d’abondance; Saturne, d'un côté, conduit la France au siècle d’or, et, au bas, paroit l’Ignorance, l’Envie et la Médisance; de mêmes dimensions.

240 — le Gouvernement de l’estât remis par la Reine Marie de Médicis au Roy Louis XIII qui a la couronne sur la teste et le sceptre en main; il paroit sur la poupe du vaisseau dont la Reine lui remet le gouvernail entre

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE 247

les mains; la France est au milieu du vaisseau, accompagnée de quatre Vertus qui tiennent les avirons; de mêmes dimensions.

25° — la Disgrâce et la retraite de la Reyne; elle est habillée de noir, soutenue d’un côté par Pallas et de l’autre par le duc d’Espernon, et au-dessus de sa teste la Nuit paroit la couvrir d’un grand manteau noir étoillé, précédée d’une autre femme ailée portant un flambeau ; de mêmes dimensions.

26° — l’Accomodement de la Reine ; elle est habillée de noir, assise sur un trône, ayant la Prudence d’un côté et le cardinal Lavalette de l’autre; sur le devant, est le cardinal de La Rochefoucauld qui lui présente Mercure descendu du ciel, qui tient un rameau d’ollivier, symbole de la paix; de mêmes dimensions.

270 — la Réconciliation de la Reine avec le Roy, son fils; Mercure conduit la Reine au temple de la Paix, accompagnée de l’Innocence qui l’y fait entrer; sur le devant paroit la Paix, vêtue de blanc, qui éteint sur des armes le flambeau de la guerre, et derrière sont la Fraude, l’Envie et la Médisance qui marquent leur rage et leur désespoir; de mêmes dimensions.

28° — l’Entre-veuë du Roy et de la Reyne, sa mère; le Roy, couronné de lauriers et de perles, descend du ciel et aborde la Reine, vêtue de blanc ; derrière Elle une femme qui caresse deux petits enfants pour marquer la Nature, et de l’autre côté paroit la Valeur, sous la figure d’un jeune homme, vêtu de rouge, tenant un foudre qu’il lance sur l’Hydre et la Rébellion; de mêmes dimensions.

2g0 — la Vérité découverte par le Temps, sous la figure de Saturne qui enlève une femme ntie; le Roy paroit sur un nuage au-dessus, présentant à la Reine une couronne de laurier qui entoure une Foy tenant un cœur, pour marque de leur réconciliation ; figures plus grandes que

nature; ayant de hauteur 12 pieds sur 4 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée.

3o° — Jeanne d’Autriche, mère de Marie de Médicis debout, vêtue d’une robbe blanche, garnie de bandes d’étoffe d’or et de broderies, tenant d’une main un voile blanc et de l’autre un fil de perles en escharpe, coëffée d’une toque noire garnie de pierreries et de plumes ; figure comme nature; ayant de hauteur 7 pieds 5 pouces sur 3 pieds et demi de large ; dans sa bordure dorée.

Paris. Palais du Luxembourg.

Ces tableaux furent commandés, en 1620, à Rubens par Marie de Médicis, pour la galerie du palais du Luxembourg; Rubens les fit à Anvers et les apporta à Paris en février 1625 : il exécuta alors, pour compléter la série, les n°5 7, 8 et 3o.

Ces divers tableaux, sous l'ancien régime, n’ont jamais quitté le palais du Luxembourg.

Ce

tT-lL

Plusieurs d’entre eux furent restaurés. La première restauration, affirmée par un document formel, fut faite, en 1753, par la veuve Godefroid ; le 18 septembre de cette année, une commission était nommée pour suivre l’opération :

« Précautions à prendre pour le nettoyement des tableaux de la gallerie du Luxembourg. Le 18 septembre 1753, sur le rapport fait à M. de Vandières par le sieur Lépicié du secret de la dame veuve Godefroid et du sieur Colins pour enlever les gris et chanssis aux tableaux et nommément à ceux de la Gallerie du Luxembourg, peints par Rubens, sans les déplacer ni leur causer dans la suite aucune altération, M. M. Silvestre, directeur, Vanloo et Boucher, Tecteurs, et Lépicié, secrétaire, ont été nommés commissaires à l’effet de constater et d’examiner ladite opération et d’en dresser procès-verbal » (A. N. O1 1932).

— Voici, d’autre part, les mémoires de la veuve Godefroid et de Colins à ce sujet :

« Un tableau représentant la Reine dans son lit de justice; l’avoir netoié d’un bout à l’autre, ôté les blancs chansy qui couvroient le tableau.

« La Reine qui descend de la tour, l’avoir netoié et ôté beaucoup de repeints (1), fait revivre les couleurs qui étoient toutes chansies depuis nombre d’années.

(1) Ces repeints enlevés de plusieurs tableaux prouveraient une restauration antérieure à celle de la veuve Godefroy et de Colins,

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

« L’Accouchement delà Reine, l’avoir netoié aux trois quarts; la mauvaise saison étant venue devant qu’il fut achevé j’ai aussy ôté le gris chansy.

« L’Apothéose de la Reine (1), ce tableau étoit tout repeint surtout l’hydre que l’on n’en connaissoit point la figure ; j’ai fait revivre tout ce tableau, ôté les repeints, nétoyé, lavé les gris chansy, exceptez deux têtes de l’hydre que j’ai laissé sans l’achever pour prouver l’état où il étoit, et cela par ordre; emploié à cet ouvrage dans l’espace de quatre mois savoir : juin, juillet, août et septembre, 41 journées, fixé par M. le Directeur général à 18 liv. 720 livres. »

— Autre mémoire des mêmes, à la même date :

« Le portrait du grand duc de Toscane, père de Marie de Médicis, femme de Henri IV, roi de France,

« Portrait de la princesse, mère de Marie de Médicis,

« Les trois Parques qui filent la destinée de la Reine,

« La naissance de la Reine,

« Les trois Grâces qui président à l’éducation de la Reine,

« Le Roi délibère sur son futur mariage,

« Le mariage du Roi,

« Le Roi part pour la guerre et remet le gouvernement entre les mains de la Reine.

« Le Temps qui découvre la Vérité;

« Pour avoir nettoyé et ôté les anciens repeints, vernis, chansis et enlevé les blancs qui depuis 25 ans étoient sur ces tableaux; il a été employé 66 journées à 18 livres chacune. 1188 livres. »

(A. N. O’ ig33).

— Une seconde restauration fut encore faite à plusieurs autres tableaux de cette série par la veuve Godefroid, en 1768, à l’occasion du séjour à Paris du roi de Danemark; voici les mémoires qui s’y réfèrent :

« Mémoire des restaurations faites à la Gallerie de Rubens au Luxembourg, par la veuve Godefroid, en l’année 1768, au tems de l’arrivée du Roy de Dannemarck à Paris, pour redonner un coup-d’œil aux tableaux les plus endommagés par les gris d’humidité.

« Au tableau représentant le voyage de la Reine au Pont de Seez, avoir ôté le plus gros des gris et blancs chansis, et l’avoir reverni;

« Avoir pareillement nétoyé et verni le tableau représentant l’Echange des deux princesses;

« Fait revenir les gris principaux et verny celui représentant la Reine descendant de la tour;

« Avoir fait revenir de même les gris et blancs chansis et avoir reverni celuy représentant la réconciliation du Roy et de la Reine sur un vaisseau agité;

(1) Lire : d’Henri IV.

« Fait ies mêmes réparations à celuy représentant le conseil de la Reine et des deux cardinaux;

a Avoir pareillement nétoyé et verni le tableau où la Reine va au temple de la Paix.

« Avoir reverni seulement celuy de l’hydre foudroyé :

« Ces sept tableaux de 12 pieds sur 6 chacun ont occupé i5 journées, 200 livres. »

— Autre mémoire de la même :

« Le tableau représentant le couronnement de la Reine, ayant 22 pieds de large sur 12 de hauteur; l’avoir nétoyé, fait revenir des gris et blancs chansis invétérés depuis plus de 3o ans qu’on n’y avoit touché, les bleux surtout étant presqu’éteints ou mangés par la longue succession des fortes humidités; avoir levé les anciens repeints avec beaucoup de soin, et lui avoir donné son premier éclat, reglacé légèrement à l’outremer plusieurs endroits nécessaires et repointillé plusieurs endroits dans les chairs, ce qui a occupé beaucoup de tems. 600 livres.

« Le second tableau qui est en face représentant l’apothéose d’Henri IV, ayant pareillement 22 pieds de longueur sur 12 de hauteur, l’avoir de même nétoyé d’un bout à l’autre avec beaucoup de précaution, ce tableau n’ayant pas été touché depuis 1754, avoir enlevé les anciens repeints, fait revivre les bruns et les couleurs endommagées par les gris et blancs chansis; remis dans leur éclat primitif et repointillé les chairs. 400 livres.

« Le troisième tableau de 22 pieds même sur 12, représentant Appollon et Minerve chassant les vices de l’assemblée des Dieux : ce tableau étoit très gâté, l’avoir nétoyé, avoir levé d’anciens repeints allourdis et changés dans les chairs comme dans les draperies en beaucoup d’endroits : avoir repointillé légèrement à l’outremer les endroits nécessaires, fait revenir des gris et chansis, ce qui a pris beaucoup de tems pour remettre ce tableau où l’on n’avoit point touché depuis trente ans dans l’état où il est aujourd’huy. 800 livres. »

Actuellement au Louvre, n08 2085 à 2io5 : H. 3 m. 94 — L. 1 m. 55, 2 m. 95, 7 m. 27, 7 m. 02, 2 m. 85, 1 m. 60.

Les n“ 7 et 3o, n°s 2107 et 2108 : H. 2 m. 47 et 2 m. 76 — L. 1 m. 90 et 1 m. 49.

Anton Van DYCK

i° Un tableau représentant Jesus-Christ en croix sur le Calvaire; figures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

4 pieds un pouce et demi sur 3 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N“ 65 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — Paillet (1695), qui le mentionne à Versailles, l’annonce ainsi : « Un crucifix et quatre anges pleurans dont trois tiennent des calices » [P.].

Restauré et rentoilé par la veuve Godefroid et Colins en 1751 (A. N. O' 1934 A). — Mis ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 1785, avec cette indication : « Christ en croix, un ange aux pieds. » [Louv. 85].

2U Un tableau représentant saint Sébastien attaché à un arbre accompagné d’un ange qui lui retire une flèche du corps; figures comme nature; ayant de hauteur 6 pieds sur 4 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 201 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 6 pieds 2 pouces sur 5 pieds de large [L. B.]. — Paillet (1695) le mentionne ainsi à Versailles : « Saint Sébastien avec deux anges. » [P.]; il se trouvait alors dans l’antichambre de l’appartement de la Reine [V.] -- En 1706, au cabinet des tableaux [Mans. 6].

Quitte le Louvre, en 1737, pour être placé à la Surintendance [Louv. 37], où Jeaurat (1760) le signale dans la quatrième pièce [J.]. — Lavé et verni par le peintre Godefroid en 1788 (A. N. O' 1931).

Actuellement au Louvre, n° 1964 : H. 1 m. 97 — L. 1 m. 45.

3° Un tableau représentant le portrait de Marie de Médicis; figure grande comme nature; ayant de hauteur 7 pieds et demi sur 4 pieds 6 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

N0' 126 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette note ajoutée : « du 8 aoust 1690. Le sieur Paillet a dit l’avoir porté à Versailles le 17 may dernier» [L. B.]. — A Versailles en 1 6g5 [P.], dans la chambre de la Reine [V.]. — A Paris en 1706 [Mans. 6].

Quitte le Louvre, en 1737, pour être placé à la Surintendance [Louv. 37],

où il est signalé dans la quatrième pièce en 1760 [J.], et, en 1784, dans la troisième pièce, avec cette note (1788) : « rentoiler, laver et vernir. » [D. R.].

Actuellement au musée de Bordeaux, auquel il fut envoyé par l’État en 1802 : H. 2 m. 47 — L. 1 m. 46. — Le catalogue le mentionne seulement comme « attribué à Van Dyck ». L’attribution sans réserve en avait été faite par tous les anciens inventaires.

40 Un tableau représentant la Vierge sur un nuage et saint François de Paule à genoux; figures comme nature ; ayant de hauteur 6 pieds sur 4 pieds 10 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 200 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1 6g5 [P.], dans l’antichambre de l’appartement de la Reine [V.]. — En 1706, au cabinet des tableaux [Mans. 6.].

Quitte le Louvre en 1737, pour être placé à la Surintendance. [Louv. 37], où Jeaurat (1760) le signale dans la quatrième pièce, en identifiant l’un des personnages à saint Antoine de Padoue au lieu de saint François [J.]. — Lavé et verni par le peintre Godefroid en 1788 (A. N. O' 1931).

Actuellement au musée de Dijon, auquel il fut envoyé par l’État en i8o3, avec attribution à Rubens, et indiqué à tort comme provenant de Belgique : H. 1 m. 81 — L. 1 m. 57. — Le catalogue actuel le porte à l’école de Rubens.

5° Un tableau représentant un homme et une femme vêtue de noir et à genoux devant la Vierge qui tient l’enfant Jésus ; figures comme nature ; ayant de hauteur 6 pieds un pouce sur 5 pieds 1 1 pouces de large; dans sa

Acheté, en 1 685, par le peintre Blanchard pour le compte du Roi (1).

N° 482 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683) [L. B. J. — Paillet (1695) le signale à Versailles, avec les dimensions de 6 pieds 2 pouces et demi sur 6 pieds de large [P.] ; il se trouvait alors dans la chambre de la Reine [V.]. — En 1706 à Paris [Mans. 6].

(1) Voir le n° 3 de l’article de Domenico Feti, p. 207 supra.

ECOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

Quitte le Louvre en 1737 (1), pour être placé à la Surintendance [Louv. 37] où Jeaurat (1760) le signale ainsi au magasin : « Un Ex-voto, la Vierge tenant l’enfant Jésus qui paroit caresser un homme habillé avec l’habit espagnol, une femme habillée de même et à côté de luy. » [J.]. — Du Rameau (1784) le mentionne dans la deuxième pièce de la Surintendance [D. R.] — Lavé et verni, en 1788, par le peintre Godefroid (A. N. O1 1931).

Actuellement au Louvre, n° 1962 : H. 2 m. 5o — L. 1 m. 85.

6° Un tableau représentant le portrait du duc de Lux ; figure comme nature ; ayant de hauteur 3 pieds 2 pouces et demi sur 2 pieds 7 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

N» 365 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, ajoute ce détail : « en chemise, tenant un citron en sa main gauche. » [P.] ; il se trouvait alors au magasin [Mag. 96J. — En 1706 à Paris [Mans. 6] .

Remis sur châssis et restauré, en 1750, par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O' 1934 A). — Placé ensuite au Luxembourg, sous le titre : « portrait du comte de Luc tenant une orange » [Jacq. Bailly]. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Actuellement au Louvre, n“ 1975, avec identification au duc de Richmond : H. 1 m. 06 — L. o m. 83.

70 Un tableau représentant la sainte Vierge, la Magdeleine et le Roy David; figures comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 5 pouces sur 4 pieds 7 pouces et demi de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Grand appartement du Roy .

N° 362 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est ainsi mentionné : « La Vierge tenant le petit Jésus sur ses genoux, avec Adam, Eve et David, hault de 3 pieds 4 poulces, large de 5 pieds 8 poulces » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la chambre du trône [V.]. — Inscrit, en 1698, sur la liste des tableaux à remettre sur châssis et à rentoiler [R.].

(1) L’inventaire lui donne comme dimensions, y compris la bordure, 7 pieds de haut sur 7 pieds 6 pouces de large.

Piganiol de la Force le signale en dessus de porte dans la salle d’Apollon; Jeaurat pareillement [J.]. — Restauré et rentoilé, en 1751, par la veuve Godefroid et Colins, qui l’attribuent au Titien (A. N. O' 1934 A). — Restauré à nouveau par les mêmes dans les six premiers mois de 1755, comme l’atteste ce mémoire :

« A un tableau de Van Dyck, représentant la Vierge et l’enfant Jésus accompagnés de deux figures, placé en dessus de porte dans la pièce du trône à Versailles;

« L’avoir nettoyé, ôté les anciens repeints et les gris chanssis qui couvraient tout le tableau; le sieur Colins a repointillé dans toutes les chairs et draperies et repeint une draperie bleue en outremer; ce tableau étoit très gâté; employé huit jours à cet ouvrage. 144 livres. »

(A. N. O' ig33).

— Lavé et verni en 1788 par le peintre Godefroid (A. N. O' 1931).

Actuellement au Louvre, n° 1961 : H. 1 m. i5 — L. 1 m. 57.

8° Un tableau représentant les deux portraits des princes Palatins; figures comme nature; ayant de hauteur 4 pieds sur 4 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Grand appartement du Roy.

N° 264 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « Les deux princes Palatins armés, aiant des rabats en dentelle », et cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Il dut très vraisemblablement être remis peu après à Versailles, car il n’est pas porté à l’inventaire de Houasse, et Paillet (1695), qui le déclare « réduit en forme en ovale en 1682 », le signale bien à Versailles [P.] ; il se trouvait alors dans la chambre du Trône [V.]. — Inscrit, en 1698, sur la liste des tableaux à remettre sur châssis et à rentoiler [R.].

Jeaurat (1760) le signale comme « dessus de porte restant en place dans les grands appartements » [J.]. — Lavé et verni par le peintre Godefroid en 1788 (A. N. O' 1931).

Actuellement au Louvre, n° 1969 : H. 1 m. 22 — L. 1 m. 5i.

90 Un tableau représentant le portrait de l’infante Elizabeth habillée en religieuse; figure comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 6 pouces sur 3 pieds un pouce de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

io° — le portrait de la Reyne Marie de Médicis dans son fauteuil ; de mêmes dimensions que le précédent.

Versailles. Grand appartement du Roy.

N°“ 353 et 352 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — Paillet (1695), qui les signale à Versailles, identifie le n° 9 à « l’infante Isabelle », et ajoute ce détail à la description du n° 10 : « tenant des roses de sa main droite » [P.]; le n° 10 se trouvait alors dans la chambre du Roi [V.], et le n° 9 au magasin [Mag.] — Le nu 10 inscrit, en 1698, sur la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.].

Ces deux tableaux se trouvaient, en 1737, dans la chambre du roi à Versailles [C. R.]. — Le n° 10 nettoyé, en 1755, par Colins et la veuve Godefroid (A. N. O' 1 g33) . — Le n° 9 signalé, en 1784, par Du Rameau dans la cinquième pièce de la Surintendance, avec cette note (1788) : « Peut se passer de rentoilage, mais il est indispensable qu’il soit nettoyé » [D. R.].

Actuellement le n» 9 au Louvre, n* 1970 avec identification à Isabelle d’Autriche, infante d’Espagne : H. 1 m. 17-L.om. 90.

Le n° 10 au musée de Lille, auquel il fut envoyé par l’Etat en 1801 : H. 1 m. 09 — L. 1 m. 24.

1 1° Un tableau représentant le portrait de François de Moncade, marquis Daitonne ; figure comme nature ; ayant de hauteur 2 pieds 4 pouces sur 23 pouces et demi de large, rehaussé de 3 pouces et demi et élargi d’un pouce et demi; de forme ovale; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit appartement du Roy.

N° 320 de l’inventaire Le Brun (i683), où il est mentionné : « Le buste armé du marquis Daytonne, gouverneur des Pays-Bas, hault de 2 pieds un poulce, large d’un pied 9 poulces » [L. B.]. — Paillet, qui le signale à Versailles, déclare qu’ « il a été réduit de forme ovale en 1682 » [P.] : il se trouvait alors dans le salon du petit appartement du Roi [V.].

Piganiol de la Force le signale en dessus de porte dans la chambre du Roi.

Actuellement au Louvre, nü 1972 : H. o m. 68 — L. o m. 58.

1 2° Un tableau représentant le portrait de Yandeik peint par lui mesme; figure comme nature; ayant de hauteur

2 pieds et demi sur 23 pouces de large, rehaussé de 3 pouces et demi et élargi d’un pouce et demi; de forme ovale;

Versailles. Petit appartement du Roy.

N° 229 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 2 pieds 4 pouces sur un pied 10 pouces de large [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, déclare qu’«il a été réduit en forme ovale » [P.] : c’était assurément pour le rendre pendant du précédent n° 1 1, près duquel il était placé dans le salon du petit appartement du Roi [V.].

Piganiol de la Force le signale en dessus de porte dans la chambre du Roi.

Actuellement au Louvre, n° 1983 : H. o m. 68 — L. o m. 58.

i3° Un tableau représentant une Descente de croix; figures de 10 à 1 1 pouces; ayant de hauteur 14 pouces sur 17 pouces de large, rehaussé de 3 pouces et élargi d’un pouce ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet proche la petite gallerie du Roy.

N° 76 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 11 pouces sur un pied 4 pouces de large [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, le dit peint sur cuivre (?) et déclare qu’ « il a été agrandi » [P.] : il se trouvait alors dans le Cabinet des médailles [V.], où Piganiol de la Force le mentionne également (1).

Se trouvait dans le deuxième cabinet particulier (neuvième pièce) de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.], et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.] (2).

140 Un tableau représentant un paysage sur le devant duquel est un homme monté sur un cheval blanc cares-

(1) Dans son édition de 1764, Piganiol de la Force signale ce tableau à la fois dans le cabinet des médailles et dans le cabinet du billard (près de la petite galerie); cette anomalie est causée par le maintien, dans cette édition, du texte primitif relatif au cabinet des médailles, qui, dans l’intervalle, avait été transféré à Paris. Le tableau est mentionné comme peint sur cuivre.

(2) Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, que possède le Louvre, on relève, en marge de ce tableau, cette mention au crayon, écrite par Villot: « 677. M. R. »

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

sant un chien; figures de 5 à 6 pouces; ayant de hauteur 2 pieds un pouce et demi sur 2 pieds 10 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N“ 112 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — Signalé par Paillet (1695) à Trianon [P.]. — Au cabinet des tableaux de Versailles en 1706 [Mans. 6].

i5° Un tableau représentant le portrait de Rubens debout, vêtu de noir, ayant un petit enfant auprès de lui; figures comme nature ; ayant de hauteur 6 pieds un pouce sur 4 pieds un pouce et demi de large; dans sa bordure dorée.

160 — le portrait de la femme de Rubens assise, vêtue de noir, avec sa fille auprès d’elle; de mêmes dimensions que le précédent.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N09 262 et 203 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « Rubens habillé de noir avec une fraize et son fils à sa droite. — La femme de Rubens habillée de noir à l’Espagnol, avec une chesne d’or à trois rangs et sa fille à ses costez », et cette note ajoutée pour chacun d’eux : « Veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Houasse (1691) les signale à Paris et ajoute ces détails : au n" i5... « un enfant tenant un mouchoir dans sa main »; au n° 16 «... sa fille avec un manteau blanc » [H.].

Quittent le Louvre en 1737 pour être placés à la Surintendance; ils sont portés à l’inventaire « portraits d’homme et de femme en pied » [Louv. 37].

— Mis en 1750 au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85], — Restaurés cette même année par le peintre Godefroid (A. N. O' ig3i) :

« Un portrait d’homme en pied vêtu de noir, un enfant près de lui, par Vendick, avoir netoyé et repointillé toute la draperie gersée en beaucoup d’endroits;

« La même chose à son pendant qui est un portrait de femme en pied vêtue de satin noir, un enfant prés d’elle, par le même auteur.

« Pour les deux 144 livres. »

Actuellement au Louvre, n°“ 1973 et 1974, sans identification : H. 2 m. 04

170 Un tableau représentant Vénus qui fait forger les armes d’Enée, sur le devant paroit un enfant portant un sabre dans son fourreau; figures de petite nature; ayant de hauteur 6 pieds sur 4 pieds 4 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Paris. Petit cabinet du Luxembourg.

Signalé en 1706 au Luxembourg [Mans. 6].

Se trouvait en 1760 au magasin de la Surintendance [J.]. — Lavé et verni par le peintre Godefroid en 1788 [A. N. O1 1 g3 1 ] .

Actuellement au Louvre, n" 1965 : H. 2 m. 20 — L. 1 m. 45.

180 Un tableau copié par Vandeik d’après le Titien représentant l’Annonciation de la Vierge avec le Saint Esprit au dessus dans une gloire; figures de grande nature; ayant de hauteur i3 pieds et demi sur 9 pieds 10 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

N° 288 de l’inventaire Le Brun (1783), avec cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné à Paris en 1691 [H.], et en 1710 [Coyp.].

Cornelis Van POELENBURG

i° Un tableau représentant le Bain de Diane; figures de 4 à 5 pouces; ayant de hauteur 19 pouces et demi sur 2 pieds 7 pouces de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit cabinet proche la petite gallerie du Roy.

Acheté 1,400 livres en 1 685 au sculpteur Marsy (1).

(1) Voir plus haut, p. 147, le n" 22 de l’article d’Annibale Carracci.

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

NJ 358 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le cabinet des médailles [V.], où Piganiol de la Force le mentionne également (1).

Quitte le Louvre en 1737 pour entrer à la Surintendance [Louv. 37], où il est signalé dans l’appartement du directeur des Bâtiments en 1760 [J.], et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir. » [D. R.].

Actuellement au musée de Nancy, auquel il fut envoyé par l’Etat, le 1" mars 1895 : H. o m. 5i — L. o m. 78.

2° Un tableau représentant une Vue du Campo Vachine à Rome avec plusieurs figures d’environ 2 pouces; ayant de hauteur 19 pouces et demi sur 2 pieds 3 pouces et demi de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit cabinet proche la petite galerie du Roy.

N“4o3 de l’inventaire Le Brun [1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le cabinet des médailles [V.]. — En 1706 dans le cabinet près de la petite galerie [Mans 6].

Au Louvre, n° 53 du catalogue Villot, avec attribution à Breemberg : H. o m. 54 — L. o m. 74.

3° Un tableau représentant le Martyre de saint Étienne ; figures de 5 à 6 pouces; ayant de hauteur 19 pouces et demi sur 19 pouces un quart de large ; peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petite galerie du Roy.

« Un des tableaux donnez au Roy parM. LeNostreen septembre 1693. » [P.]

Le même Paillet, qui le signale à Versailles, lui donne les dimensions d’un pied 2 pouces sur un pied 7 pouces et demi de large : il se trouvait alors dans la petite galerie du château [V.], où il était encore en 1737 [G. R.].

Piganiol de la Force le mentionne dans le cabinet du billard à Versailles (2). — Dans le salon du directeur des Bâtiments à l’hôtel de la Surintendance

(1) Voir la note 1 du n° i5 de l’article de Van Dyck, p. 256 supra.

(2) Il ajoute qu’il a été gravé par Guillaume Chateau.

en 1760 [J.], et en 1784, avec cette indication : « peint sur cuivre argenté », et cette note (1788) : « s’écaille en plusieurs endroits » [D. R.].

Au Louvre, n° 5i du catalogue Villot, avec attribution à Breemberg : H. o m. 40 — L. o m. 54.

40 Un tableau représentant une autre vue du Campo- Vachine, dont les figures ont 2 pouces à 2 pouces et demi ; ayant de hauteur 23 pouces sur 2 pieds 8 pouces de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée. Versailles. Cabinet des tableaux.

N» 41 1 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1696 [P.]

Signalé, en 1760, par Jeaurat dans la quatrième pièce de l’hôtel de la Surintendance [J.].

Hendrik Van STEENWYCK

i° Un tableau représentant une prison dans laquelle saint Pierre paroist consolé par un ange ; figures de 2 pouces faites par Corneille Polembourg ; ayant de hauteur 18 pouces sur 2 pieds de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

N° 226 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « un autre tableau peint sur bois qui représente saint Pierre en prison consolé par un ange et six figures de soldats qui dorment, hault de 18 pouces et demi, large de 2 pieds; avec sa bordure d’ébène; l’architecture parSteenwyck, les figures par Corneille » [L. B.]. — Signalé à Paris par Houasse (1691) [H.] par Coypel (1710) avec cette indication : « lequel tableau est rompu en deux » [Coyp.].

Mis au Luxembourg, en 1750, avec attribution à Pieter Neeffs et à Poelenburgh. — Restauré cette même année par Colins (A. N. O' 1934 A). — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Actuellement au Louvre, n» 2o56, avec attribution à Pieter Neeffs : H. o m. 48 — L. o m. 63. — Signé : Pieter Neeffs.

ECOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

2ÔI

2° Un tableau représentant Joseph en prison qui explique à deux prisonniers leurs songes; figures de 3 à 4 pouces peintes par Corneille Polembourg; ayant de hauteur 20 pouces et demi sur 2 pieds 2 pouces de large ; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

N° 225 de l’inventaire Le Brun (1 683), avec indication de la collaboration susdite [L. B.]. — Mentionné à Paris en 1691 [H.], et en 1710 [Coyp.].

Quitte le Louvre, en 1 737, pour être placé à la Surintendance ; il est porté avec les dimensions (bordure comprise) de 2 pieds 8 pouces sur 3 pieds 6 pouces [Louv. 37]. — Signalé dans la cinquième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.], et, en 1784, avec cette note (1788) : « A besoin d’être parqueté en supprimant des alonges de 8 pouces qu’on a mis en haut et en bas » [D. R.] .

3° Un tableau représentant Jésus chez Marthe; figures de 4 à 5 pouces faites par Corneille Polembourg; ayant de hauteur 24 pouces et demi sur 3 pieds de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 269 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « Notre Seigneur avec Marie et Marthe dans une perspective d’architecture, hault de 26 pouces, large de 3 pieds un pouce, l’architecture de Stenvix, les figures de Corneille » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].

Signalé, en 1760, dans la deuxième pièce de l’hôtel de la Surintendance [J.], et, en 1784, dans la cinquième pièce du même hôtel, avec cette note (1788) : « A rentoiler à cause qu’il y a deux trous » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 258 1 : H. o m. 64 — L. o m . 96. — Signé :

Henri v. Steinwick. 1620.

40 Un tableau représentant la Perspective d’une église; ayant de hauteur 6 pouces sur g pouces de large ; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 96 de l’inventaire Le Brun (1 683), avec cette note postérieure : « Veu à Paris le 6 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné à Paris par Houasse (1691)

avec cette note ajoutée : « Est à Versailles, et le sieur Paillet en a donné son récépissé au sieur Houasse le 29 octobre 1692 » [H.]. — A Versailles en i6g5 [P.], au magasin [Mag. 96].

Mis au Luxembourg en 1750. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

David TENIERS

i° Un tableau représentant des Paysans qui jouent à l’amour, une femme, appuyée sur une table où est un trictrac, tenant un pot de grais et derrière elle paroit deux fumeurs qui se chauffent à une cheminée; figures de 9 pouces; ayant de hauteur 1 2 pouces et demi sur 1 7 pouces de large ; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

20 — deux Paysans, dont un est assis, coëffé d’une toque rouge avec une plume, remplissant une pipe de tabac, et derrière lui l’autre paisan est assis sur un baquet devant une cheminée; figures d’environ 12 pouces; ayant de hauteur 5 pouces trois quarts sur 8 pouces de large (sic) (1); peint sur bois; dans sa bordure dorée.

3° — trois jeunes Hommes et trois jeunes filles qui dansent devant une vieille païsanne, un garçon auprès joue de la flûte et derrière eux paroit une cheminée; figures de 8 à 9 pouces; ayant de hauteur 12 pouces sur 14 pouces et demi de large; dans sa bordure dorée.

40 — deux Paisans jouans aux cartes et deux autres qui les regardent, dont l’un tient un pot de grais d’une main et l’autre une pipe et dans le fond une femme assise tenant un petit enfant auprès du feu; figures de 8 pouces et demi; ayant de hauteur 19 pouces et demi sur 2 3 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.

(1) Il faut lire vraisemblablement i5 pouces sur 18.

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

5° — une Femme assise à terre donnant à téter à un enfant, une jeune fille auprès d’elle et derrière un petit garçon debout, à côté est un tonneau et un jeune homme assez proche avec un manteau, ayant une plume sur son chapeau, regardant un vieillard qui joue aux cartes, et de l’autre côté un homme armé sur un cheval blanc; figures de 7 pouces; ayant de hauteur i5 pouces trois quarts sur 21 pouces de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

6° — une Fête de village où paroissent deux paysans assis auprès d’un puits, d’autres jouans à la boulle et d’autres qui fument sur un fond de païsage; figures de 4 à 5 pouces; ayant de hauteur i5 pouces sur 22 pouces de large; dans sa bordure dorée.

70 — un Paisan assis sur une chaise de paille tenant un linge d’une main et une pipe de l’autre ; figures de 9 à 10 pouces ; ayant de hauteur 8 pouces sur 8 pouces trois quarts; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

8° — trois Paysans qui jouent aux cartes et l’autre qui tient une cruche et un verre dans sa main; figures de 4 pouces et demi ; ayant de hauteur 6 pouces 3 lignes sur 8 pouces de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

Marly. Appartement haut.

Jacques FOUQUIÈRES

i° Un tableau représentant un Hyver, sur le devant duquel il y a deux hommes qui font des fagots et plus loin il paroit des batteaux ; figures de 2 à 3 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces sur 3 pieds de large, rehaussé

de 9 pouces, élargi de 4 pouces; dans sa bordure blanchie seulement.

N° 366 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions d’un pied 1 1 pouces sur 2 pieds 8 pouces de large [L. B.]. — Signalé par Paillet (i6g5) avec cette note : « il a été agrandi » [P.] : il se trouvait alors à Trianon-sous- Bois, où il est mentionné : « Un paysage de Francisque, manière de Fouquières » [T. M. C.]. — Remis à Versailles en 1706 [Mans. 6].

2° Un tableau de païsage dans lequel paroit un village sur le bord d’une rivière où l’on voit un marché avec quantité de figures et de batteaux; figures de 2 à 3 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces sur 2 pieds 9 pouces et demi de large, rehaussé d’onze pouces, élargi d’un pouce et demi; dans sa bordure de sculpture blanchie.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 270 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions d’un pied 10 pouces sur 2 pieds g pouces de large [L. B.]. — Signalé par Paillet (1695) [P. J. — Placé, en 1696, à Trianon-sous-Bois [T. M. G]. — Remis à Versailles en 1706 [Mans. 6].

Actuellement à Fontainebleau, avec attribution à Boudewyns du paysage et à Bout des figures : H. o m. 5g — L. o m. 81 .

3° Un tableau de païsage où est représenté un Cavalier à la porte d’une hôtellerie avec plusieurs chevaux et autres figures de 3 à 4 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 3 pieds et demi de large, il a été rehaussé d’un pouce et demi et élargi d’autant.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 84 de l’inventaire Le Brun (i683), avec cette mention : « Un paysage sur le devant duquel il y a une hôtellerie, des chevaux et un homme à cheval à la porte et sur le devant un paysan chargé et trois femmes dont il y en a une sur un asne, de 2 pieds 2 pouces sur 3 pieds moins un poulce de large, avec sa bordure » [L. B.]. — Paillet (i6g5), qui le signale à Versailles, déclare qu’ « il a été agrandi » [P.].

40 Un tableau de païsage où est représentée la Veüe

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

d’un château sur un rocher; ayant de hauteur 4 pieds 1 1 pouces sur 7 pieds de long ; dans sa bordure dorée. Paris. Cabinet des tableaux.

N° 1 1 5 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 5 pieds un pouce de haut, et cette note ajoutée : « Veu à Paris le 6 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné à Paris en 1691 [H.], et en 1710 [Coyp.].

5° Un grand tableau de païsage qui n’est qu’ébauché, sans figures et fort écaillé ; ayant de hauteur 9 pieds 4 pouces sur 17 pieds de long; dans sa bordure non dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

N° 89 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette note ajoutée : « Veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Signalé à Paris en 1691 [H.]: et en 1710 [Coyp.].

6° Un tableau représentant un païsage où l’on voit des chasseurs et des chiens sur le devant ; figures de 3 à 4 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large, rehaussé de 6 pouces, remployé de sept sur la largeur; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 83 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 3 pieds 8 pouces sur 6 pieds 3 pouces [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.]. — Au début du xviir siècle, mis à Meudon [Meud. s. d.]. — Replacé à Versailles en 1706 [Mans. 6.]

Actuellement au musée de Nantes, auquel il fut envoyé par l’Etat en 1804 : H. 1 m. 18 — L. 1 m. 99. — Signé : J. Focquier f. A 0 1620, 3i juil.

Pieter Van LAAR, surnommé BAMBOCCIO

i° Un tableau représentant une grotte dans laquelle paroit un maréchal qui ferre un cheval; figures de 4 pou-

ces; ayant de hauteur 18 pouces sur 23 pouces de large; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

N° 80 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette note ajoutée : « Veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné à Paris en 1691 [H.], et en 1710 [Coyp.].

20 Un tableau représentant un Manège où il paroit plusieurs petites figures, des chevaux et un carosse; ayant de hauteur 2 pieds sur 2 pieds 8 pouces de large, élargi de 4 pouces; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 272 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 2 pieds sur 2 pieds 4 pouces de large [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, le déclare « agrandi en 1688 » [P.]. — En 1696, placé à Trianon-sous- Bois [T. M. C.].

Restauré (« rempli »), en 1760, par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O' ig34A). — Au Louvre en iy85, où il est indiqué comme « peint sur bois » [Louv. 85].

3° Un tableau représentant une Femme filant à sa quenouille et un homme endormi auprès d’elle; figures de 4 à 5 pouces; ayant 19 pouces et demi de diamètre; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 286 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « Une pastoralle en rond, un berger et une bergère dormans et un enfant qui se joue avec plusieurs animaux dans un paysage » [L. B.]. — A Versailles en 1695

Signalé par Jeaurat ( 1 760) dans la sixième pièce de l’hôtel de la Surintendance en ces termes : « Un petit tableau de forme ronde, représentant une femme qui dort, placée à côté d’un homme, ils paroissent garder un troupeau » [J.].

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

Daniel SEGHERS (1)

i° Un tableau représentant un Vase de fleurs fort finies posé sur un piédestal; ayant de hauteur 4 pieds sur

2 pieds 7 pouces de large; dans sa bordure dorée. Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 73 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en x 6g 5 [P.], au magasin [Mag. 96].

Signalé par Du Rameau (1784) au magasin de la Surintendance, avec les dimensions de 4 pieds un pouce sur 3 pieds 7 pouces de large [D. R.].

2° Un tableau représentant une Guirlande de fleurs de plusieurs espèces; ayant de hauteur 4 pieds sur 3 pieds

3 pouces et demi de large; le milieu a été coupé et posé dans la petite gallerie du Roy, qui sont trois enfans peints par le Dominiquin.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Voir le n” i3 de l’article de Zampieri, p. 169 supra.

REMBRANDT VAN RYN

i° Un tableau représentant son portrait ayant une manière de toile blanche sur la tête qui lui sert de bonnet ; figure comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 5 pouces sur 2 pieds 9 pouces de large ; dans sa bordure dorée. Versailles. Cabinet des tableaux.

(1) Ainsi orthographié à l'inventaire de 1706 : « Perezegres » (O1 1970).

N° 3 1 8 de l'inventaire Le Brun, avec cette mention : « Son portrait tenant une palette de la main gauche et son appuy-main de la droite avec une coiffe sur la teste », et cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.] — Mentionné à Paris en 1691 [H.]. — Replacé à Versailles en 1706 [Mans. 6].

Se trouvait, en 1760, dans la première pièce de l’hôtel de la Surintendance [J.], en 1784, dans la troisième pièce du même hôtel ; il n’est point signalé par Du Rameau en 1788 [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 2555 : H . 1 m. 1 1 — L. o m. 85.

Gérard DOU (1)

25y x l*JO -

1 0 U n tableau représentant un Homme vêtu d’une robbe violette, ayant un bonnet sur la tête, lisant un papier et plusieurs autres sur une table auprès de lui ; figures de 17 pouces ; ayant de hauteur 12 pouces sur 10 pouces de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

20 — un Soldat orné d’une cuirasse et d’un bonnet de peau sur sa teste, tenant une hallebarde; figures de 1 3 à 14 pouces; ayant de hauteur 9 pouces et demi sur 7 pouces de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

3° — un Opérateur dans son laboratoire, arrachant une dent à un païsan assis dans un fauteuil, son chapeau gris et son panier où sont ses instrumens sont auprès de lui ; figures de 6 à 7 pouces; ayant de hauteur 11 pouces et demi sur 9 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.

40 — une vieille Femme qui lit dans un livre avec des lunettes, ayant auprès d’elle un vieillard à barbe blanche, appuyé sur un bâton qui la regarde, une chaise et un

(1) Ainsi orthographié par Bailly : « Girardau. »

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

rouet à filer ; figures de 10 à 1 1 pouces ; ayant de hauteur 20 pouces sur 16 pouces et demi de large; dans sa bordure dorée.

Marly. Appartement haut.

Dans l’inventaire de Marly, en 1733, Bailly ajoute certains détails à quelques-unes des descriptions ci-dessus données ; N" 1. « Un homme qui lit une lettre; sur sa table il y a un tapis de Turquie où est posé des livres ou registres; une plume et un grand rond de cire rouge; hauteur i3 pouces; largeur 10 pouces et demi. » — N° 2 : « Un soldat tenant une halebarde, un bonet d’hussar, dans le fond un bas-relief d’une feme dans un char, au bas une rampe de fer avec pome de cuivre; hauteur 10 pouces; largeur 7 pouces et demi. » — N° 3. « Un home vêtu de bleu qui se fait arracher une dent, dans le fond sur une table un violon, une tête de mort, un globe sur le devant, un panier avec des œufs dans une draperie bleue et un chapeau de paille; hauteur un pied, largeur 10 pouces » [Mari. 33],

— Relativement au n* 4, on trouve dans l’inventaire de 1706 ce détail complémentaire.... « devant elle est une chaise à triangle où est posé un rouet » [Mans. 6]. — Le n° 4 signalé ainsi, en 1760, dans l’appartement du Directeur des Bâtiments : « Une vieille femme qui lit et paroit faire la prière avant son repas avec son mary qui l’écoute » [J.] ; en 1784 dans la même pièce, avec cette note (1788) : « en bon état » [D. R.].

Les n™ ^ 3, 4, actuellement au Louvre, n01 2^75-2344,— H. o m. 32 et o m. 5o — L. o m. 25 et o m. 40.

Josse MONPER

i° Un tableau de païsage sur le devant duquel paroit une charette couverte, traînée par un cheval ; figures de

2 à 3 pouces; ayant de hauteur 17 pouces sur 2 pieds

3 pouces et demi de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

20 — un païsage sur le devant duquel paroissent plusieurs vaches qui boivent gardées par des bergers ; de mêmes dimensions.

3° — un païsage composé de montagnes avec plusieurs

figures sur le devant, vêtues en boëmiennes ; de mêmes dimensions.

40 — un païsage dans lequel est représenté un équipage de mulets, accompagné de figures; de mêmes dimensions.

5° — un païsage sur le devant duquel paroit une chapelle dans une grotte, où l’on voit des figures; de mêmes dimensions.

6° — un païsage où l’on voit sur le devant une vache et plusieurs femmes qui lavent du linge dans un baquet ; de mêmes dimensions.

Chaville.

N0" 222, 220, 223, 221, 224, 219 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), qui complète ainsi les descriptions de quelques-uns de ces tableaux : N° 3 : « Des montagnes et des boëmiens qui se suivent. » — ■ N° 4 : « La marche d’un équipage de mulets et autres bagages passant par des montagnes. » — N° 5 : « Une chapelle dans une grotte avec des hermites et des pellerins. » — N° 6 : « Un paysage de Monrpre, figure de Breugle, où sont représentées des batteuses de lessive et des vaches que l’on mène aux champs » [L. B.]. — Paillet (1695) les signale à Versailles et annonce ainsi le n° 1 : « Quatre charettes qui se suivent » [P.]. — A Chaville en 1696 [T. M. C.].

Cinq de ces tableaux se trouvaient, en 1760, à l’hôtel de la Surintendance, deux dans la première pièce, un dans la troisième, et au magasin le n° 5 ainsi qu’un autre tableau ainsi annoncé (probablement le n° 1) : « Un paysage dans lequel y a une petite charette où est une femme tirée par un cheval blanc et peint dans la manière de Mompre » [J.]. — En 1784, un de ces tableaux (1) se trouvait dans la première pièce du même hôtel, avec cette note (1788) : « à redresser et parqueter », un autre dans la troisième pièce, avec cette note (1788) : « laver et vernir», et les n°“ 3 à 6 dans la sixième pièce avec cette note (1788) : « l’un a besoin d’être redressé et parqueté » [D. R.] (2).

(1) La description de ces tableaux n’est pas donnée dans ces inventaires, et la mention seule de « paysage » en est faite.

(2) Sur la copie de l’Inventaire Bailly, que possède le Louvre, on relève en marge du n° 4, cette inscription au crayon, mise par Villot : a 288 B ».

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

Hans BOL

Un tableau en miniature représentant une Chasse dans un beau paysage ; figures d’environ un pouce et demi ; ayant de hauteur 6 pouces et demi sur 20 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

Dans l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « Un tableau en mignature, peint par Vambol, qui représente une chasse de plusieurs animaux en présence de la princesse Marguerite d’Autriche et de toute sa cour, hault de 8 pouces, long de 2 pieds ; avec sa bordure de poirier noir », et cette note ajoutée : « Veu à Paris le 8 aoust 1690 « [L. B.]. — Mentionné à Paris par Houasse (1691) avec attribution à « Vanbec » [H.], par Coypel (1710), avec attribution à Van Balen [Coyp.].

Bartholome BREEMBERG, dit BARTHOLOMÉ

i° Un tableau représentant une grotte à l’entrée de laquelle paroit un joueur de hautbois et des enfans qui dansent; figures d’environ 2 pouces; ayant de hauteur 23 pouces sur 18 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Chaville.

N° 81 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.].

A Chaville en 1696 [T. M. C.].

2° Un tableau de paysage où paroit Mercure et Argus; figures de 3 pouces; ayant de hauteur 11 pouces sur 12 pouces et demi de large; peint sur cuivre, dans sa bordure dorée.

Chaville.

N6 281 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.].

— A Chaville en 1696 [T. M. C.].

Van BECK (1)

Un tableau représentant le bombardement de Gennes par l’armée navalle de France; ayant de hauteur 7 pieds un pouce sur 10 pieds un pouce et demi de large ; dans sa bordure dorée.

Marly.

Signalé par Paillet à Marly [P.], dans l’appartement d’en ’oas [Mari. 96].

A Meudon, dans la galerie de communication en 1775 [Meud. 75].

Jean MIEL

i° Un tableau représentant un retour de chasse, où l’on voit un cheval qui pisse qu’un jeune homme tient par la bride; figures de 5 à 6 pouces; ayant de hauteur 17 pouces sur 1 3 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

Na 87 de l’inventaire Le Brun (1783), avec cette mention : « Un tableau représentant un retour de chasse d’une dame italienne où il y a un cheval qui pisse, hault d’un pied 6 poulces sur un pied 2 poulces de large », et cette note ajoutée : « Veu à Paris le 6 aoust 1690 » [L. P.]. — Mentionné à Paris en 1691 [H.] et en 1710 [Coyp.].

Signalé, en 1784, par Du Rameau dans la deuxième pièce de l’hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « à rentoiler » [D. R.].

(1) C’est le nom donné par Bailly. D’autre part, Descamps rapporte dans sa biographie de Backuysen : « Les bourgmestres d’Amsterdam commandèrent à Backhuysen une grande marine qu’ils lui payèrent i,3oo florins et de plus une gratification considérable; ce beau tableau fut envoyé en présent à Louis XIV en i665. » S’agirait-il du tableau mentionné ici? en tous cas Bailly n’a point signalé de tableaux de Backuysen, et le nom de Van Beck n’est point mentionné par les historiens des écoles flamande et hollandaise.

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

2° Un tableau représentant quatre Païsans qui jouent ensemble; figures de 6 à 7 pouces; ayant de hauteur 20 pouces et demi sur i5 pouces et demi de large; dans sa bordure dorée.

Versailles . Cabinet des tableaux.

N° 106 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « Quatre paysans dont deux jouans à terre et deux autres dont un appuyé sur son asne les regardant » [L. B.]. — A Chaville en i6g5 [P.]. — Au magasin de Versailles en 1696 [Mag. 96].

Probablement signalé ainsi par Jeaurat (1760) au magasin de la Surintendance : « Des gens qui jouent à la petite lotterie, dans la manière de Jean Miel » [J.].

Hans Sebald BEHAM (1)

Un dessus de table de bois où est représenté toute l’histoire de David, en quatre compartimens avec des ornemens rehaussez d’or; figures de 2 pouces et demi ; ayant 3 pieds 1 1 pouces en quarré; sans bordure.

Paris. Cabinet des tableaux.

Fit partie de la collection du cardinal Mazarin et passa après lui dans la collection de la Couronne [Villot] .

N° 1 3 1 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.] . — A Versailles en i6g5 [P.], au magasin [Mag. 96]. — Placé en 1697 à Paris [Par. s. d .] , où Coypel le signale, en 1710, comme œuvre d’un auteur inconnu [Coyp.].

Actuellement au Louvre, n° 2701 : H. 1 m. 28 — L. 1 m. 3i.

(1) Ainsi orthographié par Bailly : « Hens Sybel Boëme », et ailleurs « Ance Cibel Bohoin » [Mag. g5] .

Abraham MIGNON

i° Un tableau représentant des poissons et un nid d’oiseaux avec plusieurs plantes et fleurs naturelles; ayant de hauteur 2 pieds 6 pouces sur 3 pieds un pouce et demi de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

« Donné au Roy par M. le marquis de Béringhen » [P.] (i).

Le même Paillet le signale à Versailles : il se trouvait, en 1696, au magasin [Mag. 96].

Quitte le Louvre en 1737, pour être mis à la Surintendance [Louv. 37]. — Au Louvre en 1785, avec cette mention : « Un écureuil, des fleurs, un nid d’oiseau » [Louv. 85].

Actuellement au Louvre, n° 2724 : H. o m. 82 — L. 1 m. — Signé : A. Mignon fec.

2° Un tableau représentant plusieurs différentes fleurs dans un bocal; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces sur 2 pieds demi pouce de large ; dans sa bordure dorée. Versailles. Cabinet des tableaux.

« Donné au Roy par M. le marquis de Beringhen » [P.] (2).

Le même Paillet le signale à Versailles; il se trouvait, en 1696, au magasin [Mag. 96].

Mentionné dans la septième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.], et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 2727 : H. o m. 88 — L. o m. 68.

(1) Entre 1 685 et 1695, puisqu’il ne figure pas dans l’inventaire Le Brun.

(2) Voir la note ci-dessus.

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

Lucas SUNDER, dit CRANACH

Un tableau représentant trois femmes assises, tenant chacune un enfant près d’un homme qui a une robbe fourée et autres; figures de 14 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces sur 2 pieds un pouce et demi de large ; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

N° 1 1 8 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « Un tableau de la main de Lucas Cranoche, représentant une vierge et plusieurs autres figures de femmes et d’hommes, hault de 2 pieds 2 poulces sur 3 pieds moins un pouce de large peint sur bois », et cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690» [L. B.]. — Mentionné à Paris en 1691 [H.] et en 1710 [Coyp.].

Jan Van EYCK, dit Jean de BRUGES

Un tableau représentant les Noces de Cana, dans lequel paroit sur le devant un homme à genoux joignant les mains, et au-dessus un moine à une balustrade ; figures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur 3 pieds sur 4 pieds de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

N° 354 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « Un moyen tableau de Jean de Bruges représentant les nopces de Cana, au bout duquel du costé droit il y a un homme à genoux habillé d’une fourure, et au-dessus un jacobin », et cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.].

— Mentionné à Paris en 1691 [H.] et en 1710 [Coyp.].

Mis au Luxembourg en 1750. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85],

Actuellement au Louvre, n° 1957, attribué à Gérard David : H. o m. 96

VMrt- 5b6

Peter Van der FAES, dit le chevalier LELY

i° Un tableau représentant une Madeleine à demi couverte d’une draperie rouge posant une main sur son sein et s’apuyant la tête sur l’autre qui est posée sur une table où il y a un crucifix, un livre et une tête de mort; figure comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 10 pouces sur 3 pieds de large; dans sa bordure dorée.

20 — le portrait de Madame la duchesse de Portsmouth, assise et appuyée d’une main sur un piedestail, vêtue d’une robbe violette et d’un manteau de taffetas cramoisy; de mêmes dimensions.

Versailles. Garde meuble.

Le n" 2 actuellement au musée de Compiègne, avec attribution à Simon Verelst et identification à Mllc de Fontanges : H. 1 m. 3i — L. o m. 98. — Signé : S. Verelst f.

Gonzalès COCX (1)

i° Un tableau représentant le portrait du roi d’Espagne Philippe IV, couvert de son manteau, qui tient un papier d’une main et s’appuye de l’autre sur une table, son chapeau près de lui, où est attaché une grosse perle; figure comme nature; ayant de hauteur 6 pieds 4 pouces sur 3 pieds 10 pouces de large; sans bordure.

20 — le portrait d’Elizabeth de France, reine d’Espagne, vêtue de blanc à l’espagnolle ornée de pierreries; sa main est appuyée sur le dos d’un fauteuil; elle tient un mouchoir de l’autre, et à ses pieds est un petit chien; de mêmes dimensions.

(1) Appelé par Bailly : Banne Goncalez.

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

3° — le portrait du Roy Charles II en pied, tenant son chapeau d’une main et de l’autre un papier, et derrière est une table où est posée la couronne d’Espagne sur un carreau; figure comme nature; ayant de hauteur 5 pieds sur 3 pieds 2 pouces de large; dans sa bordure dorée.

40 — le portait d’une reine d’Espagne habillée en religieuse, assise dans un fauteuil, tenant un livre dans sa main; figure comme nature; ayant de hauteur 2 pieds 10 pouces sur 2 pieds 3 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Paris. Garde meuble.

Bertholet FLEMAEL

Un tableau en plat-fond représentant la France sur un nuage, tenant un sceptre de la main gauche ; à sa droite sont trois figures ailées et un enfant tenant l'oriflame avec l’écusson de France, une épée nüe et la sainte ampoule ; figures comme nature; ayant de hauteur 10 pieds sur 1 6 pieds et demi de long ; de forme octogone.

Tuileries. Appartement du Roy.

Ce tableau dut être détruit lors de l’incendie de ce palais.

Juste Van EGMONT

Un tableau représentant le portrait du roy Louis treize armé et orné d’une écharpe blanche; figure comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 9 pouces sur 3 pieds 8 pouces de large ; dans sa bordure dorée ; de forme octogone. Paris. Appartement de la Reyne mère.

Actuellement au musée de Versailles, n' 2062, et attribué à l’« école de Simon Vouet » : H 1 m. 28 — L. 1 m. 08.

Franz FRANCK, dit le Jeune

i° Un tableau représentant une Vierge debout dans une gloire, qui tient l’enfant Jésus ; figures de 1 2 à 1 3 pouces; ayant de hauteur 17 pouces sur i3 pouces de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 343 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « La Vierge debout avec une couronne sur la teste sur un croissant, tenant Jésus accompagné de quatre anges dans une gloire », et cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Signalé par Houasse (1691) à Paris, avec cette note postérieure : « Est à Versailles et le sieur Paillet en a donné son récépissé au sieur Houasse le 29 octobre 1692 » [H.]. — A Versailles en 1 6g5 [P.], au magasin [Mag. 96].

20 Un tableau représentant une Vierge et des anges dans une gloire entourée d’une guirlande de fleurs; figures de 7 à 8 pouces; ayant de hauteur 18 pouces sur i5 pouces de large; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petite galerie du Roy.

Signalé en ce même endroit en 1706 [Mans. 6].

Se trouvait, en 1760, dans la première pièce de l’hôtel de la Surintendance [J.] et, en 1784, au magasin, sous ce titre : « l’immaculée Conception » [D. R.].

Au Louvre, n° 612 du catalogue Villot, porté aux inconnus de l’école flamande : H. o m. 46 — L. o m. 40.

Manière de Paul BRIL

t° Un tableau représentant un Paysage sur le devant duquel est une grotte, sur une roche au bas paroit un pont ;

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE 279

ayant de hauteur 4 pieds 5 pouces sur 6 pieds 1 1 pouces de large.

20 — un Paysage où il paroit un château sur une roche escarpée et sur le devant un hermitage sur un bout de terrasse; ayant de hauteur 4 pieds 5 pouces sur 7 pieds 9 pouces de large.

3° une Tour sur le bord de l’eau, avec plusieurs barques et vaisseaux ès environs; de mêmes dimensions que le précédent.

40 — un Port de mer et sur le devant une petite chapelle quarée; de mêmes dimensions.

5° — des Montagnes et roches escarpées et une chutte d’eau sur le devant proche un pont; de mêmes dimensions.

6° — un Paysage où il paroit une hôtellerie avec une espèce de lanterne autour d’un arbre; ayant de hauteur et largeur 4 pieds 5 pouces.

70 — un Paysage où il paroit sur le derrière une église et un pont de bois avec de grands arbres sur le devant ; ayant de hauteur 4 pieds 5 pouces sur 6 pieds 2 pouces de large.

8° — un Paysage dans le milieu duquel est une avenue d’arbres proche un château et une église; ayant de hauteur 4 pieds 10 pouces sur 6 pieds 7 pouces de large.

90 — un Paysage sur le milieu duquel paroissent des paons avec une chutte d’eau et de l’autre côté un grand rocher escarpé avec une croix de bois et un petit batteau auprès; ayant de hauteur 4 pieds 9 pouces sur 5 pieds un pouce de large.

io° — un Paysage sur le devant duquel est un gros tronc d’arbre, un château sur une montagne et un chemin qui marque la descente, avec plusieurs maisons séparées dans un fond; de mêmes dimensions que le précédent.

280 inventaire général des tableaux DU ROY

ii° — un Paysage où il paroit des cascades au travers d’une roche percée; ayant de hauteur 4 pieds 3 pouces sur 2 pieds 6 pouces de large.

12° — un Paysage où l’on découvre un château avec un donjon dans un marais; de mêmes dimensions que le précédent.

Fontainebleau. Appartement de Mgr. le duc de Berry.

A la fin du xva° siècle, ces douze tableaux sont signalés à Fontainebleau; ils furent primitivement attribués à Paul Bril, puis donnés comme de la « manière de Paul Bril » : les sept premiers se trouvaient dans la chambre du duc et les autres dans la garde-robe. On trouve en outre ce détail complémentaire pour le n° 2 «... un hermitage sur un bout de terrasse » [Font. s. d.] (1).

Jan DAVIDSZ de HEEM (2)

Un tableau représentant des fruits dans un bassin posé sur un panier et autres ustenciles qui garnissent une table couverte d’un tapis et d’une nappe, ayant au bas du tableau plusieurs bouteilles de gros verre qui rafraîchissent; ayant de hauteur 4 pieds 7 pouces sur 6 pieds 3 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

N° 64 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « Un tableau de la main de Duhem, représentant une table chargée de vazes, bassins, fruits et autres restes d’une collation, un luth d’un costé et des flacons dans une cuvette de l’autre » [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.], au magasin [Mag. 96]. — A Paris en 1706 [Mans. 6].

Placé, en 1715, dans la salle à manger de l’hôtel particulier du duc d’Antin à Paris [A.].

Actuellement au Louvre, n° 2892 : H. 1 m. 49 — L. 2 m. o3.

(1) En 1872, l’État envoyait trois tableaux de Paul Bril, l’un à Dijon, les deux autres à Montpellier.

(2) Bailly l’appelle « Duhem ».

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

Johann Wilhelm BAUHER (1).

i° Un tableau en miniature représentant sainte Catherine que l’on mène au martyre en présence d’une idole qu’on veut lui faire adorer; ligures d’environ 2 pouces; ayant de hauteur 3 pouces 3 lignes sur 4 pouces 3 lignes de large ; dans sa bordure dorée.

20 • — le Martyre de sainte Catherine exposée sur une roue; de mêmes dimensions.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Ces tableaux appartinrent au cardinal Mazarin ; ils entrèrent après lui dans la collection de la Couronne [Reiset].

N0! 1 37 et 1 38 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), qui ajoute ce détail pour le n° 2 : « aïant un cristal par dessus » [L. B.]. — A Versailles en 1 6g5 [P.], au magasin [Mag. 96]. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Le n° 1 actuellement au Louvre, département des dessins, n° 465, sous ce titre : « Vue d’une place ornée d’un palais. » H. o m. 10 — L. 0 m. 10.

3° Un tableau en miniature représentant le port de Naples, où l’on voit des galères avec une quantité de figures d’environ un pouce ; ayant de hauteur 5 pouces et demi sur 8 pouces et demi de large ; dans une bordure d’argent.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Appartint au cardinal Mazarin ; entré après lui dans la collection de la Couronne [Reiset],

N° 1 3g de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.], au magasin [Mag. 96].

(1) Appelé par Bailly « Gio Guillelhmo ».

Mis au Luxembourg en 1750. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Actuellement au Louvre, département des dessins, n° 463 : H. o m. i5 — L. o m. 22.

40 Un tableau en miniature représentant une Montagne sur le bord de la mer, où paroît une grotte dans laquelle sont plusieurs petites figures d’environ 2 pouces ; ayant de hauteur 2 pouces 4 lignes sur 4 pouces 10 lignes de large ; dans sa bordure d’ébène.

5° — un Port de mer dans lequel paroist deux vaisseaux et plusieurs petites figures ; de mêmes dimensions.

6° — un Port de mer avec plusieurs vaisseaux et une ville dans le lointain ; de mêmes dimensions.

70 — un autre Port de mer avec plusieurs vaisseaux et une ville contre les montagnes; de mêmes dimensions.

8° — une Nuit pendant laquelle la lune paroit et des figures faisant du feu dans un bois; de mêmes dimensions.

g0 — un Paysage où l’on voit des montagnes et des rivières ; de mêmes dimensions.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Ces tableaux appartinrent au cardinal Mazarin; entrés après lui dans la collection de la Couronne [Reiset].

N°‘ 141, 142, 143, 144, 145 et 146 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — Signalés par Paillet (i6g5) [P.]. — A Chaville en 1696 et en 1706 [T. M. C.] et [Mans. 6]. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Les n°‘ 4, 6 et 9 actuellement au Louvre, département des dessins, nos 464 466, 469 : H. o m. 06 — L. o m. i3.

io° Un tableau en miniature représentant la Cavalcade du Pape qui prend possession de Saint-J ean-de-Latran ; figures d’environ 2 pouces ; ayant de hauteur 3 pouces et demi sur 21 pouces 4 lignes de large ; dans sa bordure d’ébeine.

ÉCOLES ALLEMANDE ET FLAMANDE

ii° — la Cavalcade du Grand Seigneur; de mêmes dimensions.

Chaville.

Ces tableaux appartinrent au cardinal de Mazarin; entrés après lui dans la collection de la Couronne [Reiset],

N0' 147 et 148 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette indication : « Un petit tableau long par le travers.... dans une bordure d’ébeine avec une petite tablette qui se tire pour couvrir ledit tableau » [L. B.]. — Signalés par Paillet (1695) [P.]. — A Chaville en 1706 [Mans. 6].

Mis au Luxembourg en 1750. — L’un d’eux fut restauré, en 1777, par Hacquin, dont voici le mémoire : « Avoir relevé et mis sur du tafetas un petit tableau représentant une cavalcade, peint à gouasse par Guilelmbaur, y compris son châssis à coulisse, 72 livres » (A. N. O1 ig33). — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Actuellement au Louvre, département des dessins, nos 461 et 465 : H. 0 m. 09 — L. 0 m. 59. — Le n° 2, signé : J. W. Baur fecit 16 34.

Peter BRUEGHEL, dit le JEUNE (1).

Un tableau représentant Achille choisissant une épée entre les curiositez qu’Ulisse lui présente ; figures de 12 à 14 pouces; ayant de hauteur 19 pouces sur 2 pieds 2 pouces de large, rehaussé de 2 pouces ; peint sur bois ; dans une bordure dorée.

Chaville.

N° io5 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « Achille, parmi les femmes, hault d’un pied 5 poulces, large de 2 pieds 3 poulces, dans sa bordure d’ébeine » [L. B.]. — A Versailles en 1695, où Paillet l’attribue d’abord à « Pierre Brugle » et le redonne ensuite « au jeune Brugle » [P.]. — En 1696 à Chaville [T. M. C.].

Actuellement au musée d’Aix, où il fut envoyé par l'État en 1872, comme de l’école des Franck.

(1) Appelé par Bailly

Jeune Brugle ».

STOTOF

Un tableau représentant un canard, un lièvre et plusieurs autres pièces de gibier mort; ayant de hauteur 3 pieds 4 pouces sur 2 pieds 6 pouces de large ; sans bordure.

Paris. Cabinet des tableaux.

N° 88 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette note ajoutée : « veu à Paris le 6 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné à Paris par Houasse (1691) [H.], par Coypel (1710), qui orthographie ce nom « Stortofe » [Coyp.]. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

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