‹ Inventaire des tableaux du roiChapitre 16 sur 42 · AUTEUR ANCIEN INCONNU · texte numérisé non relu

AUTEUR ANCIEN INCONNU

Un tableau représentant un jeune homme ayant une toque sur la tête et les mains appuyées sur une plinte; figure comme nature; ayant de hauteur 2 pieds sur un pied 8 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

Mentionné ainsi par Le Brun ( 1 683) : « un portrait d’homme, manière inconnue, qui a une barette sur la teste et une main appuiée sur une plainte », et avec cette note ajoutée : « Veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — A Paris en 1691 [H.] (1).

(1) En 1804, l’État envoyait au musée de Dijon un portrait de jeune homme, de dimensions semblables, provenant également de la collection de la Couronne, et indiqué comme copie d'après Van Dyck : le catalogue actuel le donne à Van der Faes.

François CLOUET, dit JEHANNET

i° Un tableau représentant le portrait de Henry II en pied; figures d’onze pouces; ayant de hauteur un pied un pouce sur 7 pouces de large; peint sur bois; dans sa

Versailles. Petite galerie du Roy.

Signalé par Paillet (1695) à Versailles [P.], dans le petit cabinet du Roi [V.]. — Omis dans l’inventaire de 1706 [Mans. 6.].

Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard à Versailles. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Actuellement au Louvre, n° i3o, « attribué à François Clouet » : H. o m. 35 — L. o m . 20.

2° Un tableau représentant des soldats qui donnent un assaut à une forteresse et sur le devant un homme armé tenant son épée à sa main; figures de petite nature; ayant de hauteur 5 pieds et demi sur 4 pieds et demi de large ; coupé à oreilles par les bouts.

3° — une Galère, sur le devant est un homme armé, et un autre homme auprès, habillé de jaune avec des manches et des bas blancs; figures de petite nature; ayant de hauteur 5 pieds et demi sur 8 pieds 9 pouces de large; coupé à oreilles par les bouts.

4° — la Reine Catherine de Médicis habillée de blanc en présence d’un cardinal recevant un anneau d’un ambassadeur qui a une fraise au col avec un petit manteau et la main sur son épée, accompagné de plusieurs figures, et derrière une tapisserie remplie de fleurs de lis; figures, de petite nature; ayant de hauteur 5 pieds et demi sur 7 pieds et demi de large.

5° — le Roy Henri II et la mesme Reine Catherine de Médicis se donnant la main l’un à l’autre; d’un côté est un cardinal et de l’autre plusieurs figures, entre autres un nain tenant une montre et un bouquet de fleurs; de mêmes dimensions que le précédent.

6° — la même Reine habillée d’une robe blanche avec des fleurs de lis d’or, recevant l’anneau d’un homme vêtu d’un manteau violet avec des gants blancs en présence de cinq cardinaux et plusieurs autres; de mêmes dimensions.

7° — la même Reine Catherine de Médicis habillée de noir, tenant par la main un jeune homme armé; un cardinal est auprès d’elle ; un homme armé est au bas qui salue la Reine, et derrière lui des soldats rangez en bataille ; de mêmes dimensions.

Paris. Luxembourg. Cabinet doré.

8° — le cardinal de Loraine, ayant l’étole et le surplis, recevant un homme revêtu d’une cotte d’armes bleüe, prosterné derrière un homme tenant un chapeau avec une plume blanche; de mêmes dimensions.

9° — le mesme cardinal archevesque de Reims, assis sous un dais qui met une couronne sur la teste de Henry second à genoux couvert d’un grand manteau d’étoffe d’or doublé d’hermine en présence de plusieurs cardinaux; figures de petite nature; ayant de hauteur et largeur 5 pieds en quarré.

Paris. Luxembourg. Appartement doré.

Cette suite est mentionnée dans les inventaires de 1706 [Mans 6], de 1708 [Mans. 8], de 1722 [Bail. 22]. — Dans un brouillon de l’inventaire Bailly, elle est indiquée comme de la « manière de Jeannet » (A. N. O' 1968).

Toussaint DUBREUIL

i° Un tableau représentant un soldat et une femme dans un païsage et Mercure dans le lointain, avec deux fantômes; figures de petite nature; ayant de hauteur 5 pieds 1 1 pouces sur 3 pieds 1 1 pouces de large.

20 — un soldat tenant une épée nüe, deux chiens, deux fantômes et une femme sont sur un nuage; figures de petite nature; ayant de hauteur 5 pieds 11 pouces sur 5 pieds 10 pouces de large.

3° — un homme armé jettant de l’encens dans un feu et un autre qui bêche la terre; de mêmes dimensions que le précédent.

40 — un homme armé, ayant une grande draperie blanche et un jeune homme derrière qui lui soutient le bras avec trois autres figures plus écartées; figures de petite nature; ayant de hauteur 5 pieds 11 pouces sur 10 pieds 10 pouces de large.

5° — plusieurs figures de petite nature, un homme armé donnant la main à une femme assise revêtüe d’une robbe bleue et son manteau grisdelin ; dans le coin sont trois autres petites figures; de mêmes dimensions que le précédent.

6° — un homme armé donnant la main à une femme habillée d’une draperie bleüe et violette, montrant trois figures assises dans le coin du tableau ; le tout de petite nature; de mêmes dimensions.

7° — un homme ayant un casque en tête, une grande draperie jaune et un esponton à la main ; auprès est un vieillard avec un turban couvert d’une draperie bleüe, tenant une lance à la main droite; de mêmes dimensions.

8° — quatre femmes assises, et dans le lointain une autre femme habillée de grisdelin et de son manteau bleu, ayant un genou en terre devant une statue à l’entrée d'un temple; de mêmes dimensions.

g0 — une femme que l’on coëffe à sa toilette, auprès d’elle sont plusieurs figures de petite nature; de mêmes dimensions.

io° — un homme qui a un genou en terre devant un autel où il y a du feu et un vieillard, habillé de blanc et d’une draperie rouge, qui lui montre une statüe au dessus du feu et deux femmes debout qui sont en admiration ; de mêmes dimensions.

ii° — un jeune homme debout, effrayé, devant un Roy assis sur son trône et quatre autres petites figures derrière de petite nature; de mêmes dimensions.

i2° — une femme debout, tenant par la main un cavalier à qui elle montre un temple dans un bois, et deux autres petites femmes debout dans le coin du tableau; de mêmes dimensions.

i3° — deux femmes qui tiennent deux chevaux par la bride attachés à un char, et cinq femmes que l’on voit sous un morceau d’architecture; de mêmes dimensions.

140 — deux femmes assises qui regardent une dance en rond de plusieurs jeunes filles; de mêmes dimensions.

i5° — une séparation d’un homme armé d’avec une femme et six autres femmes dans le coin du tableau ; de mêmes dimensions.

ib° — un homme armé tenant un bâton à sa main

comme s’il vouloit se précipiter et une femme auprès qui lui montre le danger; de mêmes dimensions.

170 — un homme debout, ayant simplement une draperie sur les épaules, accompagné d’une autre figure baissée qui allume du feu dans un bassin ; de mêmes dimensions.

180 — une femme qui cueille une plante; de mêmes dimensions.

190 — un homme à genoux égorgeant un mouton; figures de petite nature ; ayant de hauteur 5 pieds 1 1 pouces sur io pieds 8 pouces de large.

20° — un homme armé, sans casque, assis, et une femme assise auprès de lui; de mêmes dimensions que le précédent.

2i° — un homme armé, le casque en tête, avec un poignard à la main, et trois figures auprès de petite nature; ayant de hauteur 5 pieds 1 1 pouces sur 3 pieds io pouces de large.

22° — Neptune qui fait périr un vaisseau; figures d’eruviron 2 pieds; ayant de hauteur 4 pieds et demi sur 4 pieds 8 pouces de large.

23° — un Naufrage ; ayant de hauteur 3 pieds sur 5 pieds 8 pouces de large.

240 — une femme qui éveille un Fleuve endormi; figures de 2 pieds ou environ ; ayant de hauteur 3 pieds sur 3 pieds et demi de large.

25° — un homme armé tombant, et un autre qui le soutient, et derrière une figure habillée de vert qui retient un cheval cabré; figures de 2 pieds ou environ; ayant de hauteur 4 pieds et demi sur 4 pieds 5 pouces de large.

26° — un jeune homme avec une cotte d’armes, qui prend un singe et deux chameaux d’un soldat qui les lui

présente et plusieurs autres figures de 3 pieds ou environ; ayant de hauteur 3 pieds sur 3 pieds et demi de large.

270 — des fantômes qui se présentent à un homme endormi; de mêmes dimensions que le précédent.

28° — un homme armé d’un casque en tête, versant du vin sur des fantômes, et plusieurs figures auprès, environ de 2 pieds; ayant de hauteur 3 pieds sur 5 pieds 7 pouces

Saint-Germain. Galerie du Château Neuf.

290 — un homme qui a un genou en terre, et Vénus dans un char sur un nuage; figures d’environ 2 pieds; ayant de hauteur 3 pieds sur 3 pieds et demi de large.

3o° — l’Amour assis près d’une table et Vénus descendant de son char ; de mêmes dimensions que le précédent.

3i° — Vénus dans son char et l’Amour en l’air qui tient un flambeau; de mêmes dimensions.

32° — une Navigation et plusieurs soldats sur un vaisseau; figures d’environ 2 pieds ; ayant de hauteur 3 pieds sur 4 pieds 2 pouces de large.

33° — un homme avec une couronne, qui reçoit du vin dans une tasse, derrière lui est un feu allumé sur un autel, un bœuf auprès avec plusieurs autres figures de 2 pieds ou environ ; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 2 pieds 8 pouces de large.

34° — un adieu d’un jeune héros à une princesse, et un vaisseau derrière où il y a plusieurs soldats ; figures d’environ 2 pieds ; ayant de hauteur 4 pieds 8 pouces sur 2 pieds 2 pouces et demi de large.

35° — l’Assemblée des Dieux; figures de 2 pieds ou environ ; ayant de hauteur 4 pieds 8 pouces sur 6 pieds et demi de large.

36° — un Temple entouré de colonnes, sur le devant du tableau est un roy et une reine assis, Mercure debout est auprès d’eux; figures de 2 pieds ou environ; ayant de hauteur 4 pieds et demi sur 5 pieds de large.

37° — un Roy debout sous un morceau d’architecture, avec plusieurs figures qui l’accompagnent, et dans le lointain un Arc de triomphe; figures de 2 pieds et demi ou environ ; ayant de hauteur 3 pieds 5 pouces sur 2 pieds

8 pouces de large.

38° — un homme qui a un casque en teste et une grande draperie verte sur le dos, donnant des conseils à un jeune homme revêtu d’une cotte d’armes d’or et d’une draperie jaune et violette, avec plusieurs autres figures de 2 pieds ou environ; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 2 pieds 10 pouces de large.

39° — une figure qui a une étoile sur le front et un enfant au-dessous tenant un masque qui fait peur à un Amour ; figures de 2 pieds ou environ ; ayant de hauteur 5 pieds sur 4 pieds de large.

40° — un Festin; figures de 2 pieds; ayant de hauteur 3 pieds 10 pouces sur 5 pieds et demi de large.

410 — deux figures qui s’embrassent et trois femmes derrière, d’environ 2 pieds ; ayant de hauteur 3 pieds

9 pouces sur 3 pieds 7 pouces de large.

42° — une femme que l’on peigne, assise devant une toilette et une autre femme nüe assise sur un lit; figures de 2 pieds ou environ; ayant de hauteur 3 pieds 9 pouces sur 3 pieds de large.

43° — deux femmes assises sur un lit et un Amour auprès d’elles ; sur le devant une chandelle allumée sur une table; de mêmes dimensions que le précédent.

440 — un homme se lavant les pieds dans un bassin et

2g2 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY

un jeune homme à genoux qui les essuye; de mêmes dimensions.

45° — un homme armé, qui donne sa main à baiser à un vieillard, et trois femmes sur le derrière ; figures d’environ 2 pieds; ayant de hauteur 3 pieds 9 pouces sur

3 pieds 5 pouces de large.

46° — un Combat de trouppes de guerre ; figures d’environ 2 pieds ; ayant de hauteur 3 pieds 9 pouces sur 5 pieds et demi de large.

470 — un homme à cheval sortant d’une tente, et sur le derrière une forteresse; figures d’environ 2 pieds; ayant de hauteur 4 pieds sur 4 pieds 8 pouces de large.

48° — un jeune homme sur la croupe d’un Centaure, lançant un dard à un lion ; figures d’environ 2 pieds ; ayant de hauteur 4 pieds 8 pouces sur 3 pieds 4 pouces de large.

490 — Iphigénie enlevée du sacrifice par Diane et Agamemnon qui a un genou en terre au pied de l’autel en action de grâces; figures de 3 pieds un quart ; ayant de hauteur 6 pieds un pouce sur 3 pieds 9 pouces de large.

5oo — un jeune homme qui s’enfuit, et une femme effrayée sur le derrière du tableau ; figures de 3 pieds

4 pouces ; ayant de hauteur 6 pieds un pouce sur 2 pieds un pouce de large.

5i° — un Homme et une femme sur un lit et un Amour qui lève un rideau, au pied du lit est un chat qui jolie avec une table; figures de 3 pieds un quart; ayant de hauteur 6 pieds 2 pouces sur 3 pieds 8 pouces de large.

52° — Minerve qui va trouver les Muses assemblées sur le Parnasse ; figures de 3 pieds un quart ; ayant de hauteur 6 pieds 2 pouces sur 7 pieds de large.

53° — les Muses et, dans le lointain, un homme qui se

précipite du haut d’une tour; de mêmes dimensions que le précédent.

54° — un Païsage où paroit un pont dans le lointain; ayant de hauteur 6 pieds 2 pouces sur i5 pouces de large.

55° — Narcisse qui se mire dans l’eau; figures de 3 pieds un quart; ayant de hauteur 6 pieds 2 pouces sur 22 pouces de large.

56° — le Sculpteur amoureux de la statue; figures de 3 pieds un quart ; ayant de hauteur 6 pieds 2 pouces sur 3 pieds 10 pouces de large.

57° — trois femmes dont une changée en eau; figures de 3 pieds un quart ; ayant de hauteur 3 pieds 2 pouces sur 2 pieds de large.

58° — une femme nüe, la teste couchée sur un traversin bleu et une vieille debout qui lui présente les mains ; figures de demi nature; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces sur 3 pieds 5 pouces de large.

Saint-Germain. Château Neuf. Apartement.

5g° — un Arc de triomphe, et sur le devant un grand cheval blanc qu’un jeune homme veut monter en présence de plusieurs figures de 3 pieds un quart ; ayant de hauteur 5 pieds 4 pouces sur 3 pieds et demi de large.

6o° Un tableau octogone et en plafond représentant une femme assise sur un nuage accompagnée d’une autre qui a des ailes et deux enfants; figures de 3 pieds un quart ; ayant 4 pieds en quarré.

6i° Un tableau octogone représentant une femme sur un nuage tenant une palme et une autre femme qui tient un cheval et trois enfants auprès d’elle; de mêmes dimensions que le précédent.

62° — une femme sur un nuage tenant une épée et un

bouclier, un lion et trois enfans sont auprès d’elle; figures de 3 pieds un quart; ayant de hauteur 4 pieds sur 5 pieds de large.

63° — deux femmes assises sur un nuage avec deux enfans, soutenues par un aigle; de mêmes dimensions que le précédent.

64° — des enfans qui tiennent une couronne, un sceptre et une main de justice; figures de 3 pieds ; ayant

3 pieds et demi en quarré.

Saint-Germain. Château Neuf.

65° — une femme qui offre un sacrifice, et, sur le devant, un homme qui tient un bœuf par une corne; figures de 3 pieds; ayant de hauteur 5 pieds 5 pouces sur 4 pieds 4 pouces de large.

66° — un homme armé qui a un casque en teste et un autre homme, revêtu d’une draperie rouge, tenant un sceptre; figures de 3 pieds; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 7 pieds de large.

67° — un bœuf que l’on sacrifie à la Victoire ; figures de 3 pieds ; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 5 pieds et demi de large.

68° — un homme habillé d’une draperie couleur changeante, une femme sur un lit et un enfant auprès ; figures de 3 pieds; ayant de hauteur 3 pieds 9 pouces sur 2 pieds quatre pouces de large.

69° — une femme couchée sur un lit, vêtue d’une grande drapperie gris de lin et d’un corcet jaune ; figures de 3 pieds ; ayant de hauteur 3 pieds 9 pouces sur 2 pieds

4 pouces de large.

700 — une femme qui en veut arrêter une autre entraînée par un Amour ; figures de 3 pieds; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 5 pieds et demi de large.

71° — une femme assise sur son lit, tenant une coupe d’or à la main, et une vieille femme qui la lui veut arracher, un petit Amour auprès d’elle; figures de 3 pieds; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 7 pieds de large.

720 — un soldat armé, le casque en teste, qui se présente à un homme tenant un cors de chasse, et au dessus est un homme qui tient un oyseau de proye; figures de 3 pieds ou environ ; ayant de hauteur 5 pieds 8 pouces sur 4 pieds et demi de large.

73° — une femme descendant de son char allant trouver l’Envie dans son antre; figures de 3 pieds; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces sur 6 pieds 9 pouces de large.

740 — une femme couchée sur un lit et auprès d’elle sont trois femmes debout; de mêmes dimensions que le précédent.

75° — une femme habillée de blanc, effrayée à la veue d’un homme armé qui tire son sabre ; de mêmes dimensions.

76° — une femme vêtue d’une draperie blanche et un corset jaune, ayant la main sur la teste d’un homme; une femme auprès tient un tambour de basque; de l’autre côté une autre femme tient un dard et plusieurs petites figures dans le lointain d’environ 3 pieds ; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 7 pieds 4 pouces de large.

77® — une femme nüe sur un monstre marin, soutenüe par deux Sirènes, qui la présentent à Neptune et à Galathée ; figures de 3 pieds ; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 6 pieds 3 pouces de large.

78° — deux hommes armés sur le bord de la mer, regardant une Sirène ; figures d’environ 3 pieds ; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 7 pieds de large.

Saint-Germain. Château Neuf. Appartement.

Cette suite se trouve également mentionnée dans les inventaires de 1706 [Mans. 6], de 1708 [Mans. 8], de 1722 [Bail. 22].

Jacques BLANCHARD (1)

Un tableau représentant une Charité avec cinq enfans autour d’elle ; figures de petite nature ; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces sur 4 pieds 9 pouces ; il est replié de 6 pouces par le haut.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 67 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 3 pieds 4 pouces sur 4 pieds 3 pouces [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le grand cabinet de Monseigneur [V.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].

Piganiol de la Force le signale en dessus de porte dans la salle de Mercure. — Jeaurat (1760) le mentionne comme « restant en place dans les grands appartemens » [J.].

Actuellement au Louvre, n° 25 : H. 1 m. 10 — L. 1 m. 36.

Simon VOUET

i° Un tableau représentant Jésus-Christ que deux bourreaux attachent à la colonne et un soldat qui lie une poignée de verges ; figures d’environ 22 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 6 pouces sur 23 pouces de large. Versailles. Cabinet des tableaux.

Signalé dans les inventaires de 1706 [Mans. 6], de 1708 [Mans. 8], de 1722 [Bail. 22].

Actuellement au Louvre, n" 6o5, « attribué à Le Sueur » : H. 1 m. 38 — L. o m. 66.

20 Un tableau représentant Hercule qui file auprès d’Omphale, qui tient une flèche et un arc, et deux petits

(1) Appelé par Bailly : « Blanchard le père. »

Amours au dessus ; figures comme nature; ayant de hauteur 6 pieds sur 4 pieds et demi de large.

Paris. Luxembourg.

Signalé dans les inventaires de 1706 [Mans. 6], de 1708 [Mans. 81, de 1722 [Bail. 22].

3° Un tableau représentant Jupiter sur un nuage tenant ses foudres en mains, Eole est au dessus avec une femme; figures d’environ 3 pieds; ayant de hauteur 5 pieds 4 pouces sur 4 pieds 2 pouces de large; dans sa bordure dorée.

40 — Junon et Iris sur un nuage et une femçte au dessous qui verse de l’eau ; figures d’environ 3 pieds ; ayant de hauteur 5 pieds 3 pouces sur 3 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure feinte, rehaussée d’or.

5° — Neptune et Amphitrite sur un char tiré par des chevaux marins; figures d’environ 3 pieds; ayant de hauteur 5 pieds 3 pouces sur 4 pieds 3 pouces de large; dans sa bordure feinte, rehaussée d’or.

6° — Cérès assise tenant un Amour, et deux enfans qui jouent avec un lion, et d’autres en l’air sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le précédent.

Fontainebleau. Vestibule de la Reyne.

Ces quatre tableaux sont mentionnés, à la fin du xvne siècle, dans le vestibule de la Reine à Fontainebleau [Font. s. d. ] ; ils sont signalés dans les inventaires de 1706 [Mans. 6], de 1708 [Mans. 8], de 1722 [Bail. 22].

70 Un tableau représentant le Verbe divin et le Saint Esprit près du Père Eternel et la Vierge au dessus ; figures plus de demi-nature; ayant 5 pieds en quarré.

Saint-Germain. Chapelle.

Mentionné dans les inventaires de 1706 [Mans. 6], de 1708 [Mans. 8J de 1722 [Bail. 22].

2g8 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY

8° Un tableau représentant une Victoire assise sur un trophée d’armes, deux Amours qui lui apportent une couronne de lauriers et une palme, et au dessous deux autres enfans, dont l’un tient un casque ; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds et demi sur 4 pieds 2 pouces de large.

90 — une Victoire assise tenant de la main droite un cœur et de la gauche une palme, et un Amour qui lui met une couronne de lauriers sur la teste; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds 10 pouces sur 4 pieds 2 pouces de large.

io° — une Victoire debout, ailée, tenant une couronne de lauriers et une pique à la main droite ; figure comme nature; ayant de hauteur 5 pieds 5 pouces sur 3 pieds et demi de large; ceintré par le haut et par le bas.

Saint-Germain. Château Neuf.

ii° — une Victoire assise sur un trophée d’armes, tenant d’une main un drapeau; l’on voit au dessus un enfant qui tient une couronne de lauriers et un autre petit enfant qui lui présente une palme et un autre qui bat sur une timbale ; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds 10 pouces sur 4 pieds 2 pouces de large (1).

12° — Jésus-Christ en croix, la Vierge et saint Jean debout et la Magdeleine à genoux au pied de la croix avec Marthe; figures d’environ 2 pieds 3 pouces; ayant de hauteur 4 pieds et demi sur 2 pieds 7 pouces de large.

i3° — Jésus-Christ dans le jardin des Olives, un ange au dessus qui lui présente une croix dans un nuage lumi-

(1) C’est l’un des tableaux de cette suite que vise sans doute ce mémoire du peintre Godefroid, en date de 1783 : « Avoir nettoie un tableau du Vouet, représentant une figure allégorique avec plusieurs enfans, repointillé les remplissages et refait les allonges, 24 livres » (A. N. O' 1933).

Le 20 juin 1 853, un tableau de Vouet, intitulé « le Génie de la Gloire », était placé à la Vénerie de l’Empereur ; il portait la cote d’inventaire 1039 B : c’était, vraisemblablement, l’une des toiles de cette série.

neux et les trois apôtres au dessous endormis; figures d’environ 2 pieds; ayant de hauteur 4 pieds et demi sur 2 pieds un pouce de large; sans bordure.

Paris. Garde meuble.

14° — Vénus dans un païsage, essayant un dard sur sa main et trois Amours auprès d’elle, et au dessous des armes un casque plein de flèches; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds et demi sur 3 pieds 5 pouces et demi de large.

1 5° — l’Amour dardant une flèche à Vénus sa mère, sur un fond de paysage, ayant sous ses pieds un carquois plein de flèches et un arc ; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds et demi sur un pied 1 1 pouces de large.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Mentionnés dans les inventaires de 1706 [Mans. 6], de 1708 [Mans. 8], de 1722 [Bail. 22]. — ■ Dans l’exemplaire de l’inventaire Bailly, qui est au Louvre, on relève en marge des nos 9 et 10, ces notes mises au crayon par Villot: « 2714 M. R. » « io39b»; en marge des n°‘ 14 et 1 5, cette note, datant du xvm” siècle : « à la Muette ».

Le n* 12 actuellement au Louvre, n” 973 :H. 1 m. 08 — L. o m. 78.

i6° — la Victoire couronnée de lauriers, tenant entre ses bras un enfant avec un cordon bleu, et de l’autre paroit un enfant tenant des bracelets de pierreries avec un fil de perles, et au dessous des vases d’or et d’argent; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds sur 3 pieds 10 pouces de large.

160 bis (1) — le portrait du Roy Louis treize assis, armé et couronné de lauriers, tenant une canne dans sa main, et deux femmes, posant sa main sur la teste d’une desdites femmes; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds 3 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large; sans bordure.

Versailles. Cabinet de la Surintendance.

(1) Ce tableau a été omis par Bailly dans son inventaire de 1709; j’ai cru devoir en rétablir la mention d’après la rédaction que j’en ai trouvée sur un brouillon dudit inventaire Bailly (A. N. O1 1964).

Le n° 1 6, mentionné dans les inventaires de 1706 [Mans. 6], de 1708 [Mans. 8], de 1722 [Bail. 22].

Le n" 16, placé, en 1750, au Luxembourg, sous ce titre : « La Victoire tenant dans ses bras Louis XIII encore enfant. » — Le même, au Louvre en 1785, pareillement annoncé [Louv. 85]. — Le n° 16 bis, restauré, en 1785, par le peintre Godefroid, dont voici le mémoire : « Une allégorie à la gloire de Louis XIII par S. Vouet, l’avoir nétoyé, refait les allonges de haut en bas et repointillé les contours, 36 livres » (A. N. O1 1931). — Le même, restauré à nouveau, en 178g, par Martin, dont voici le mémoire : « du Vouet, allégorie à Louis XIII, tableau de 61 pouces sur 55, crasse et repeints enlevés et plusieurs trous raccordés, 48 livres » (A. N. O' 1 g3 1 ).

Le n° 16 actuellement au Louvre, n° 977, sous ce titre « La Richesse » : H. 1 m. 70 — L. 1 m. 24.

Le n° 16 bis , actuellement au Louvre, n° 976 : H. 1 m. 65 — L. 1 m. 54.

170 Un tableau représentant la Vierge qui tient l’enfant Jésus sur ses genoux, tenant d’une main une branche de pruneaux et trois enfans au dessous qui lui apportent des fruits, saint Joseph paroit sur le derrière assis, le tout sur un fond de paysage; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds un pouce sur 4 pieds 9 pouces de large. Ce tableau est coupé à oreille par le haut.

Versailles. Cabinet des tableaux.

180 — une Descente de croix, au-dessus sont deux anges tenant une couronne d’épines; figures de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 3 pouces sur 2 pieds de large.

Paris. Chapelle du Louvre.

Mentionnés dans les inventaires de 1706 [Mans 6], de 1708 [Mans. 8], de 1722 [Bail. 22].

Dans l’exemplaire de l’inventaire Bailly, qui est au Louvre, on relève, en marge du n° 17, cette note au crayon mise au xvm” siècle : « à la Fauconnerie. Chapelle ».

Le n° 18 actuellement au musée de Dijon, auquel il fut envoyé par l’État en i8o3 : H. 1 m. 62 — L. o m. 75.

i8° bis. Un tableau représentant une vieille femme avec une coëffe noire auprès d’un buffet chargé de fruits,

3oi

ayant la main levée sur un petit garçon qui a peur d’être frapé, sur un fond de paysage ; figures comme nature ; ayant de hauteur 5 pieds 2 pouces sur 5 pieds 3 pouces de large, et coupé à oreille par en haut; sans bordure.

Versailles. Cabinet de la Surintendance.

Ce tableau a été omis par Bailly ; j’ai cru devoir en rétablir la mention d’après la rédaction que j’en ai trouvée sur un brouillon dudit inventaire Bailly ; en marge on relève cette note : « Inconnu » (A. N. O1 1964).

Nicolas POUSSIN

i° Un tableau représentant le Miracle de Jésus-Christ guérissant l’aveugle né ; figures de 20 à 22 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces sur 5 pieds 4 pouces de large ; dans sa bordure dorée (1).

Versailles. Petit appartement du Roy.

Exécuté, en 1 65 1 , pour un marchand de Lyon, nommé Reynon ; fit ensuite partie de la collection du duc de Richelieu, puis entra dans la collection de la Couronne [Félibien],

N° 164 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la chambre du conseil [V.], où Piganiol de la Force le signale également.

En 1749, comme « il tomboit par écailles », il fut rentoilé par la veuve Godefroid et restauré par Colins (A. N. O' 1934 A).

Actuellement au Louvre, n°7i5, sous ce titre : « Les aveugles de Jéricho » : H. 1 m. 19 — L. 1 m. 76,

2° Un tableau représentant la Fuite du petit Pirrhus ; figures de 18 à 20 pouces ; ayant de hauteur 4 pieds sur 4 pieds 10 pouces ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit appartement du Roy.

(1) La septième des Conférences de l’Académie royale de peinture et de sculpture par Félibien (Amsterdam, 1706, in-12) a pour objet ce tableau; une description, très détaillée et trop longue pour pouvoir prendre place ici, en fut faite à cette occasion, en 1667, par Sébastien Bourdon.

3o2 inventaire général des tableaux DU ROY

N° 168 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 4 pieds sur 6 de large [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la chambre du Conseil [V.], où Piganiol de la Force le signale pareillement.

En 1749, comme « il tomboit par écailles », il fut rentoilé par la veuve Godefroid et restauré par Colins (A. N. O' 1934 A).

3° Un tableau représentant une Bacchanales où paroit une femme vestue de bleu jouant de la guittare ; figures de 22 à 24 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces sur 5 pieds 3 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit appartement du Roy.

N° 169 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 4 pieds 7 pouces sur 5 pieds 2 pouces de large [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la chambre du Conseil [V.], où Piganiol de la Force le signale également.

En 1749, comme « il tomboit par écailles », il fut rentoilé par la veuve Godefroid et restauré par Colins (A. N. O' 1934 A).

Actuellement au Louvre, n° 730 : H. 1 m. 21 — L. 1 m. 75.

40 Un tableau représentant les Israélites qui reçoivent la manne dans le désert ; figures de 22 à 24 pouces ; ayant de hauteur 4 pieds 5 pouces sur 6 pieds de large, rehaussé de 3 pouces ; dans sa bordure dorée (1).

Versailles. Petit appartement du Roy.

Exécuté, en 1639, pour M. de Chantelou; entré ensuite dans la collection de la Couronne.

N° 36 1 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « La manne au désert; sur le devant est une femme qui donne la mamelle à sa mère; hault de 4 pieds, large de 6 » (2) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le vestibule des petits appartements [V.].

(1) La sixième des Conférences de l’Académie royale de peinture et de sculpture par Félibien (Amsterdam, 1706, in-12) a pour objet ce tableau : une description, très détaillée et trop longue pour pouvoir être reproduite ici, en fut faite à cette occasion par Le Brun, en 1667.

(2) Ce tableau primitivement faisait donc pendant au précédent n° 2.

Piganiol de la Force le signale, en le décrivant longuement, dans le cabinet du billard à Versailles. — Rentoilé et restauré, en 1751, par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O' 1934 A). — Placé ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restauré, en 1789, par Martin, dont voici le mémoire : « du Poussin. Les Israélites dans le désert, grande composition de 74 pouces sur 5o, ce tableau étoit intercepté par la saleté et des repeints très difficiles à enlever, réparé avec grand soin » (A. N. 0‘ 1931).

Actuellement au Louvre, n° 709 : H. 1 m. 49 — L. 2 m.

5° Un tableau représentant les Philistins attaquez de la peste; sur le devant paroit une femme morte avec un enfant auprès d’elle qu’un homme empêche de téter; figures d’environ 2 pieds ; ayant de hauteur 4 pieds 7 pouces sur 6 pieds de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit appartement du Roy.

Exécuté, vers i63o, pour un sculpteur nommé Matheo, qui le paya à l’artiste 60 écus; après avoir passé par plusieurs mains, il fut vendu 1000 écus au duc de Richelieu, et acheté à ce dernier par le Roi [Villot].

N° 1 65 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.], dans le vestibule des petits appartements [V.].

Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard à Versailles. — Restauré par Colins en 1749 (A. N. 0‘ 1934 A). — Mis ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 1786 [Louv. 85]. — Restauré, en 1785, par le peintre Godefroid, dont voici le mémoire : <* La Peste du Poussin, pour l’avoir netoyée et levé plusieurs couches d’anciens vernis gras et jaunes, l’avoir verni légèrement et repointillé à deux endrois, 20 livres » (A. N. O' 1931).

Actuellement au Louvre, n° 710 : H. 1 m. 45 — L. 1 m. 92.

6° Un tableau représentant Rébecca au puits avec ses compagnes, vestue d’une robbe bleue, et le serviteur d’Abraham qui lui présente une bague; figures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces et demi sur 5 pieds 1 1 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Exécuté, en 1648, pour le banquier Pointel; à sa mort passa dans la collection du duc de Richelieu, et entra ensuite dans la collection de la Couronne [Villot].

3c>4 inventaire général des tableaux DU ROY

N° 167 de l’inventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 3 pieds 7 pouces sur 6 pieds 1 1 pouces [L. B.]. — A Versailles en 1696 [P.], dans la chambre du billard [V.]. — En 1706,811 cabinet de la Surintendance [Mans. 6].

Signalé dans la cinquième pièce de l’hôtel de la Surintendnace en 1760 [J.], et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir» [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 704 : H. 1 m. 17 — L. 1 m. 98.

70 Un tableau représentant Moyse retiré des eaux et présenté à la fille de Pharaon, sur le devant duquel paroit le fleuve du Nil appuyé sur une urne avec un sphinx auprès; figures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 7 pouces sur 6 pieds de large, rehaussé de 2 pouces; dans sa bordure dorée.

Meudon. Appartement frais.

N“ 160 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 3 pieds 10 pouces sur 6 pieds de large [L. B.]. — Signalé à Meudon en 1695 [P.], dans le grand cabinet frais [Meud. s. d.].

Signalé, en 1784, dans la cinquième pièce de l’hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n" 706 : H. 1 m. 21 — L. 1 m. gb.

8° Un tableau représentant la Mort de Saphire en présence des Apôtres ; figures de 22 à 24 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces et demi sur 5 pieds 1 1 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Meudon. Château Neuf.

Acheté en 1 685 au peintre Hérault, comme l’atteste cette ordonnance inscrite aux Comptes des Bâtiments, en date du 2 mai : « Au nommé Hérault, peintre, sçavoir 5,5oo livres pour le prix d’un tableau du Poussin représentant Saphire anatématisée par Saint Pierre, et 5, 000 livres pour un autre du mesme autheur représentant le Jugement de Salomon » [Guiffrey. t. II, col. 587,664].

N° 442 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683), avec cette mention : « Saphire qui tombe morte à la présence de trois apôtres qui sont élevez sur deux marches et une figure plus enfoncée qui distribue de l’argent à un pauvre, hault de 3 pieds 8 poulces et demi, large de 6 pieds

un poulce » [L. B], — A Versailles en 1695 [P.], dans le cabinet aux trois portiques [V.]. — En 1706 à Meudon [Mans. 6.].

Signalé dans la cinquième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.], et, en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir» [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 720 : H. 1 m. 22 — L. 2 m.

90 Un tableau représentant la Femme adultère présentée à Jésus-Christ par les Scribes et les Pharisiens ; figures de 22 à 24 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces et demi sur 5 pieds 10 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Meudon. Château Neuf.

« Donné au Roy par M. Le Nostre en septembre 1693 » [P.] : il avait été exécuté, en 1 653, pour ce personnage.

Le même Paillet (1695) le signale à Versailles : il se trouvait alors au magasin [Mag. 96]. — A Meudon en 1706 [Mans. 6].

Signalé dans la cinquième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 716 : H. 1 m. 22 — L. 1 m. g5.

io° Un tableau représentant un Païsage où paroit Diogène avec un paysan qui boit dans sa main ; figures de 12 à i3 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 9 pouces sur 6 pieds 4 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée. Paris. Cabinet des tableaux.

Exécuté, en 1648, pour M. de Lamarque, qui le vendit à Louis XIV [Villot] .

N° 176 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 4 pieds 9 pouces sur 7 pieds 7 pouces [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96]. — A Paris en 1706 [Mans. 6],

Placé, en 1715, dans la petite salle à manger du duc d’Antin en son hôtel particulier à Paris [A.] — Se trouvait dans la cinquième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.], et en 1784, avec cette note (1788) : laver et vernir » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 741 : H. 1 m. 61 — L. 2 m. 20.

3o6 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY

ii° Un tableau représentant le Jugement de Salomon où paroit un homme ayant le casque en teste, tenant un enfant par le pied et de la main droite une épée pour le couper en deux ; figures de 20 à 22 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds sur 4 pieds 6 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Acheté, en i685, au peintre Hérault (1).

N° 443 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à i683), avec cette mention : « le Jugement de Salomon et une femme au pied de son trosne qui tient un enfant mort sur son bras et plusieurs autres figures, hault de 3 pieds un poulce, large de 4 pieds 7 poulces » [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.], dans le cabinet aux trois portiques [V.J. — En 1706, dans le cabinet de la Surintendance [Mans. 6].

Signalé à l’hôtel de la Surintendance, en 1760, dans la bibliothèque [J.], et en 1784 dans le salon du Directeur des Bâtiments, avec cette note (1788)

« 11 faut le laisser voir dans son entier, il y en a cinq pouces de cachés par en haut sous la bordure » [D. R.]. — Restauré, en 1789, par Martin, dont voici le mémoire : « du Poussin : Jugement de Salomon, de 56 pouces sur 37, netoyé et réparé des trous, 60 livres » (A. N. O1 2 ig3i).

Actuellement au Louvre, n° 711 : H. 1 m. — L. 1 m. 5o.

i2° Un tableau représentant l’Enlèvement des Sabines; figures de 22 à 24 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 10 pouces sur 6 pieds 3 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Entré dans la collection de la Couronne en 1684 ou 1 685, probablement par voie de donation, car aucune mention n’en est faite aux Comptes des Batiments. L’abbé Guilbert, dans sa Description de Fontainebleau (1737. t. I. p. 1 17), prétend qu’il avait appartenu à M. de La Ravoye (2) : si le dire est exact, ce dernier l’aurait tenu de la duchesse d’Aiguillon.

N° 475 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à i683) avec les dimensions de 4 pieds 1 1 pouces sur 6 pieds 4 pouces et demi [L. B.]. — A Vcr-

(1) Voir le précédent n° 8. — D’après le catalogue du Louvre, ce tableau, peint en 1649, aurait appartenu au banquier Pointel et au président du Harlay avant d’entrer dans la collection de la Couronne.

(2) Voir le n° 21 ci-dessous, p. 3 12.

ÉCOLE FRANÇAISE 3û7

sailles en 1 6g5 [P.], dans l’appartement de Monsieur [V.]. — En 1706, au cabinet de la Surintendance [Mans. 6].

Placé, en 1733, à Fontainebleau, dans la Chambre Saint-Louis [Font. 33]. — En 1749, remis sur châssis par la veuve Godefroid, et restauré par Colins (A. N. ü‘ 1934 A). — Mis ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85], — Restauré, en 1789, par Martin, dont voici le mémoire : « du Poussin : l’enlèvement des Sabines, de 78 pouces sur 59; avoir enlevé une très ancienne crasse et des repeints, et raccordé plusieurs trous avec grand soin, 120 livres » (A. N. O' ig3i).

Actuellement au Louvre, n° 724 : H. 1 m. 5o — L. 2 m. 07.

i3° Un tableau représentant la Vierge et l’Enfant Jésus sur un nuage au dessus d’un pilier et des pèlerins prosternés au bas; figures grandes comme nature; ayant de hauteur 9 pieds un pouce sur 7 pieds 4 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

D’après Félibien, ce tableau, peint en i63o, fut envoyé en Flandre, d’où il passa dans la collection du Roi.

N° 170 de l’inventaire Le Brun ( 1 683 ), avec cette mention : « Une Vierge avec des pellerins qu’on appelle Notre Dame du Pillier, hault de 9 pieds 8 poulces sur 7 pieds 8 poulces de large », et cette note ajoutée : « Veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Signalé par Houasse (1691) à Paris [H.]. — En 1706, au cabinet de la Surintendance.

Piganiol de la Force l’indique ainsi dans la salle de l’Abondance à Versailles : « Un grand tableau qui représente comment la Vierge apparut à S. Jacques dans la ville de Saragoce en Espagne, où depuis on bâtit un temple en son honneur, qu’on appelle Nuestra Segnora del pilar... Le sujet de ce tableau est le même que celui d’une Image miraculeuse qu’on garde si précieusement dans l’église de Notre Dame du Pilier à Saragoce, qu’on ne la montre jamais qu’aux Souverains ou aux Cardinaux. » — Restauré par Colins en 1749 (A. N. O' 1934 A). — Mis en 1750 au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85], — Restauré, en 1785, par Godefroid, dont voici le mémoire : « Le grand tableau du Poussin, connu sous le nom de la Délia Madona Delpilo, l’avoir nétoyé et levé quelques repeins noircis et les avoir repointillés à l’outremer, 90 livres » (A. N. O' 193 1 ).

Actuellement au Louvre, n" 719 : H. 3 m. 01 — L. 2 m. 42.

3o8 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY

140 Un tableau représentant le Triomphe de Flore assise dans un char tiré par deux Amours et accompagné d’enfans et sur le devant deux figures assises à terre de 3 pieds et demi; ayant de hauteur 5 pieds sur 7 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée (1).

Versailles. Cabinet des tableaux.

Entré dans la collection de la Couronne en 1684 ou 1 685, et probablement de la même manière que le précédent n” 12, car il n’en est point fait mention aux Comptes des Bâtiments (2). Cette peinture aurait été faite en i63o pour le cardinal Omodei.

N° 476 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683), avec les dimensions de 5 pieds 3 pouces et demi sur 7 pieds 1 1 pouces et quart [L. B. J. — A Versailles en 1695 [P .] , dans l’appartement de Monseigneur [V.]- — En 1706, au cabinet de la Surintendance [Mans. 6].

En 1733, placé à Fontainebleau, comme le n“ 12, dans la chambre Saint- Louis [Font. 33]. — Restauré, en 1749, par Colins (A. N. O1 2 1934 A). — Au Luxembourg en 1750, d’où il fut retiré, le 17 janvier 1758, pour être remis au graveur Fessard (A. N. O1 1932). — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restauré, en 1786, par Godefroid, dont voici le mémoire : « La Flore du Poussin, qui avoit été crevée à travers les bras de la figure, avoir netoyé ledit tableau et repeint la partie du bras mastiquée et repointillé en beaucoup d’endroits, 120 livres » (A. N. O' 193 1).

Actuellement au Louvre, n° 732 : H. 1 m. 65 — L. 2 m. 41.

(1) On relève encore à l’actif de Poussin dans les inventaires du xvii° siècle un autre tableau omis par Bailly, et ainsi mentionné :

« Le triomphe de Flore dans un char tire par deux Amours, hault de 3 pieds sur 3 pieds 10 poulces de large. »

N° 98 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — Signalé, en 1695, par Paillet à Versailles avec cette note : « Manière de Poussin, n’est qu’une copie, l’original est cy-après » [P.]; au magasin en 1696, avec cette mention : « Copie du Triomphe de Flore » [Mag. 65]. — A dater de là, n’est plus mentionné par les autres inventaires.

(2) En 1 685, toutefois, trois caisses de tableaux et de médailles furent expédiées de Rome à Paris [Guiffrey. t. IL col. 762]; on n’en a point le détail, mais il est probable que c’étaient, pour la plupart, des copies exécutées par les élèves de l’École de Rome. La même année, également, le peintre Geslin percevait 25o livres « pour avoir raccommodé les tableaux de l’Albane et les deux du Poussin venus de Rome »; ces deux derniers sont assurément les suivants n°s 18 et 19, venus de Rome en i683, car aucune preuve ferme ne permet d’inférer qu’il s’agisse des n°‘ 12 et 14.

i5° Un tableau représentant le Ravissement de saint Paul ; figures de 22 à 24 pouces ; ayant de hauteur 4 pieds 6 pouces sur 3 pieds 7 pouces de large ; dans sa bordure dorée; rehaussé de 4 pouces et élargi de cinq.

Versailles. Petit appartement du Roy.

« Ce tableau sortit des mains de Poussin en 1649 (*) pour faire la curiosité de M. Scarron, de qui le sieur Jabach l’ayant eu, il se fit un plaisir de le lâcher à M. le duc de Richelieu, qui, tout d’un coup, le jugea digne d’être placé dans le cabinet de Sa Majesté » [Florent le Comte, t. III, p. 3o] .

N° 171 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec les dimensions de 4 pieds 2 pouces sur 3 pieds 3 pouces de large [L. B.]. — A Versailles en 1 685 , avec cette note : « Agrandi en i685 » [P.]; il se trouvait alors dans le cabinet du billard [V.], où Piganiol de la Force le signale également.

Mis au Luxembourg en 1750. — Au Louvre en iy85 [Louv. 85]. — Restauré, en 1785, par Godefroid, dont voici le mémoire : « Le Ravissement de S. Paul par Poussin, l’avoir nétoyé avec beaucoup de peine, parce qu’il étoit couvert d’une huile jaune, avoir refait l’allonge de 4 pouces tout autour, 90 livres » (A. N. O' 1931).

Actuellement au Louvre, n° 722 : H. 1 m. 48 — L. 1 m. 20.

160 Un tableau représentant la Vierge tenant l’Enfant Jésus, accompagnez de S. Joseph et Ste Elizabeth, de saint Jean qui est au pied d’un arbre; figures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 5 pouces et demi sur 4 pieds 6 pouces de large, élargi de 10 pouces; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit appartement du Roy.

Acheté, en 1 685, au peintre Hérault, comme l’atteste cette ordonnance de paiement en date du 3 avril : « Au sieur Hérault, peintre, 6,600 livres pour son paiement de deux tableaux du Poussin, l’un représentant les Pasteurs d’Arcadie et l’autre la Sainte Famille qu’il a livrez pour le service de S. M. » [Guiffrey. t. II. col. 584, 663].

N° 440 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à i683), avec les dimensions de 2 pieds 1 1 pouces sur 4 pieds un pouce [L. B.]. — A Versailles en

(1) La date exacte est mai 1750.

1 6g5 , avec cette note: « 11 a été agrandi », et les dimensions de 2 pieds 1 1 pouces sur 4 pieds 1 1 pouces de large [P.] ; il se trouvait alors dans le vestibule des petits appartements [V.].

Piganiol de la Force le signale à Versailles dans le cabinet du billard.

Actuellement au Louvre, n" 714 : H. o m. 94 — L. 1 m. 22.

170 Un tableau représentant les Pasteurs d’Arcadie, oü paroit une femme debout, regardant un tombeau ruiné; figures de 20 à 25 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces sur 5 pieds un pouce de large, élargi de 18 pouces; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit appartement du Roy.

Acheté, en i685, au peintre Hérault (1).

N° 441 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683), avec cette mention : « Trois pasteurs d’Arcadie et une femme s’appuyant sur l’épaule d'un des trois et un autre, qui lit sur un tombeau au milieu d’une campagne, hault de 2 pieds 8 pouces sur 3 pieds 7 poulces de long, dans sa bordure de bois sculptée et dorée » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le vestibule des petits appartements [V.].

Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard.

Actuellement au Louvre, n° 734 : H. o m. 85 — L. 1 m. 21.

180 Un tableau représentant Moÿse qui foule aux pieds la couronne de Pharaon ; figures de 18 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds 1 1 pouces sur 4 pieds 1 1 pouces de large, élargi de 14 pouces et demi ; dans sa bordure dorée.

ig° — Moÿse changeant la verge en serpent en présence des Magiciens de Pharaon; figures de 18 à 20 pouces;

Vendus au Roi, en 1 683, par le sieur Alvarez, comme le prouve cette ordonnance de paiement, en date du 17 août : « i3,g5o livres pour délivrer au sieur Alvarez pour son remboursement de plusieurs tables et tableaux qu’il a

(1) Voir le précédent n° 16.

acheptez à Rome, sçavoir... 2,800 livres pour deux tableaux de Poussin, un représentant Moÿse qui foule aux pieds la couronne de Pharaon et l’autre les serpents d’airin, le tout livré pour le service du Roy » [Guiffrey. t. II. col. 272]. — Restaurés alors par Geslin (1).

N“8 437 et 438 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683), avec les dimensions de 4 pieds 1 1 pouces sur 3 pieds 10 pouces, et cette note : « J’ay receu les deux tableaux du Poussin que Mgr de Louvois m’a envoyé l’un représentant le jeune Moÿse foulant aux pieds la couronne de Pharaon et l’autre le même Moÿse changeant sa verge en serpent en présence des Magiciens de Pharaon, cesdits deux tableaux pour mettre dans le magazin des tableaux du Roy. Faict à Paris, le 17 novembre 1 683 . Le Brun » [L. B.]. — A Versailles en 1 6g5 [P.], dans le vestibule des petits appartements [V.].

Piganiol de la Force les signale dans le cabinet du billard. — Mentionnés dans la troisième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « allongés de 8 pouces de chaque côté, à remettre dans leur forme primitive, laver et vernir sans espoir de les rendre plus clairs étant peints sur des fonds bruns. » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n08 707 et 708 : H. o m. 92 — L. 1 m. 28.

20° Un tableau représentant la Vierge, le petit Jésus et sainte Élisabeth tenant saint Jean, saint Joseph est debout les mains jointes; figures de 14 à i5 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds sur 19 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet proche la petite galerie du Roy.

Acheté, en 1 685, au marchand de tableaux Moule (2).

N° 462 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], d’abord dans la galerie des petits appartements, ensuite dans le petit cabinet [V.].

Placé, en 1715, dans le cabinet de la duchesse en l’hôtel particulier du duc d’Antin à Paris [A.]. — Remis, en 1737, dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Signalé, en 1760, dans le premier cabinet particulier de l’hotcl de la Surintendance [J.], et, en 1784, dans la neuvième pièce du même hôtel, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 7G : H. o m. 68 — L. o m. 61.

(1) Voir la note 2 du précédent n° 14.

(2) Voir le n° 1 1 de l’article de Francesco Albani, p. 184, supra.

2i° Un tableau représentant l’Assomption de la Vierge; figures de io à 12 pouces; ayant de hauteur 18 pouces et demi sur 14 pouces et demi de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petite gallerie du Roy.

Peint à Rome, en i65o, pour M. de Mauroy. — Acheté, en 1 685, au marchand de tableaux De La Ravoye, comme l’atteste cette ordonnance de paiement en date du 24 février : « Au sieur De La Ravoye, pour un tableau du Poussin représentant l’Assomption de la Vierge, 3,3oo livres » [Guiflrey. t. II, col. 58 1 ,66 1] .

N° 439 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1 69 5 ]P .] , dans la galerie des petits appartements.

Placé, en 1715, dans le cabinet de la duchesse, en l’hôtel particulier du duc d’Antin à Paris [A.]. — Remis, en l'j’i'j, dans la galerie de Versailles [G. R.], où Piganiol de la Force le signale également. — Mentionné dans le salon du directeur des Bâtiments, à l’hôtel de la Surintendance, en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « à rentoiler pour faire disparaître les gersures » [D. R.]. — Restauré, en 1789, par Martin, dont voici le mémoire : « du Poussin : Assomption de la Vierge, de 19 pouces sur i5; enlevé la crasse, des repeints et réparé des trous, 48 livres » (A. N. O1 ig3i).

Actuellement au Louvre, n° 718 : H. o m. 5i — L. o m. 40.

220 Un tableau représentant Mars et Vénus avec plusieurs Amours; figures de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 10 pouces sur 3 pieds 10 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 299 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « Vénus couchée toute nue sur une draperie bleue et Mars couché auprès qui la caresse, plusieurs petits Amours qui jouent avec des cignes » [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.], au magasin [Mag. 96].

Signalé, en 1760, à l’hôtel de la Surintendance dans la bibliothèque [J.], et en 1784, dans le salon du directeur des Bâtiments, avec cette note (1788) : « peint sur une très grosse toile, il faut remplir les écailles avec du mastic et le remettre dans sa grandeur primitive. » [D. R.]. — Restauré, en 1789, par Martin, dont voici le mémoire : « du Poussin, Mars et Vénus environnés des Amours et des plaisirs, tableau de 42 pouces sur 55, enlevé la crasse et

des repeints difficiles, l’avoir agrandi de 4 pouces d’un côté et de 2 pouces 6 lignes de l’autre, réparé ce morceau avec soin, 100 livres » (A. N. O' 1931).

Actuellement au Louvre, n° 727 : H. o m. 81 — L. 1 m. 45.

23° Un tableau représentant Moÿse tiré des eaux et présenté à la fille de Pharaon ; figures de 22 à 24 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 10 pouces sur 3 pieds 7 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

240 — Saint Jean qui baptise sur le bord du Jourdain, où paroit un homme qui ôte sa chemise ; figures de 16 à 1 8 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 7 pouces sur 3 pieds et demi de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

« Tableaux donnez au Roy par M. Le Nostre en septembre 1693 » [P.].

A Versailles en 1695, au magasin [Mag. 96]. — Le n° 24 placé, vers 1700, à Meudon, dans l’antichambre de l’appartement de Monseigneur [Meud. s. d.]. — Remis en Versailles en 1706 [Mans. 6].

Le n" 23 mentionné, en 1760, dans la cinquième pièce de l’hôtel de la Surintendance [J.].

Actuellement au Louvre, n°s 705 et 721 : H. o m. 85 et o m 94. — L. 1 m. 20.

25° Un tableau représentant le Printemps par le Paradis terrestre; figures de 8 à 10 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 5 pieds de large; dans sa bordure dorée.

26° — l’Été par l’histoire de Ruth coupant les bleds; de mêmes dimensions que le précédent.

270 — l’Automne par Josué et Calep portant la grappe de raisin ; figures de 10 à 12 pouces; de mêmes dimensions.

28° — l’Hiver sous la figure du déluge; figures de 8 à 10 pouces; de mêmes dimensions.

Meudon. Château Neuf.

Commandés à l’artiste par le duc de Richelieu, et exécutés de 1660 à 1664; entrés ensuite dans la collection de la Couronne [Villot].

Nos 173, 174, 175 et 172 de l’inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.]. — Les n°* 25 et 28 mis à Trianon-sous-Bois en 1696 [T. M. C.]. — Les quatre réunis à Meudon en 1706 [Mans. 6],

Placés, en 1737, à Versailles dans la chambre du Roi [C. R.]. — Restaurés par Colins en 1749 (A. N. O' 1934^. — A Paris, dans l’atelier de Cochin, en 1752 « pour être nettoyés et reportés à Versailles en 1753 » [Coch.]. — Mis ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Actuellement au Louvre, n°» 736 à 739 : H. 1 m. 17 et 1 m. 19 — L. 1 m. 60.

290 Un tableau représentant un Païsage où paroit Orphée joüant de la lyre et Euridice qui s’enfuit à la vue d’un serpent avec trois autres; ligures de 7 à 8 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 6 pieds de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Acheté pour le Roi, en 1 685, par le peintre Branjon, comme l’atteste cette ordonnance, inscrite aux Comptes des Bâtiments , en date du 2 mai : « Au nommé Branjon, peintre, 3,5oo livres pour le prix d’un tableau du Poussin, représentant Orphée et Euridice mordue d’un serpent, qu’il a achepté pour le service de S. M. » [Guiffrey. t. II. col. 586 et 664].

N°444 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683 ), avec cette mention : « Un paysage où il y a cinq figures sur le devant, trois assises dont il y en a une qui joüe de la lire couronnée d’une guirlande de fleurs et une autre qui a peur d’un serpent qu’elle voit à ses pieds, et un morceau de draperie rouge à un arbre avec deux carquois qui y sont attachez » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].

Actuellement au Louvre, n° 740 : H. 1 m. 20 — L. 2 m.

3o° Un tableau estimé du Poussin, représentant la Mort d’Adonis; figures de 12 à i3 pouces; ayant de hauteur 19 pouces sur 4 pieds de large; dans sa bordure dorée.

Cliaville.

N° 402 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec attribution ferme à Poussin, et les dimensions d’un pied 8 pouces sur 4 pieds un pouce et demi de large [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.]. — A Chaville en 1696 [T. M. C.].

Restauré, en juin 1762, par la veuve Godefroid, dont voici le mémoire : « A un tableau du Poussin représentant la mort d’ Adonis venant de Chaville, la voire remy sur toille, fait revivres les couleurs qui étoit mangés, nétoyé, avoir fait repeindre, pointillce de peinture tous les endroits nécessaire, 48 livres » (A. N. O' 1 g3 3). — Signalé, en 1784, dans le salon du directeur des Bâtiments, à l’hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : «à laver et vernir » [D. R.]. — Restauré, en 178g, par Martin, dont voici le mémoire : « du Poussin. Mort d’Adonis de 48 pouces sur 21, étoit sale et avoit des repeints, rétabli, 70 livres » (A. N. O1 ig3i).

Actuellement au musée de Caen, auquel il fut envoyé par l’Etat en 1804 : H. o m. 48 — L. 1 m. 28.

3i° Un tableau estimé du Poussin, représentant la Mort de Narcisse; ligures de 14 à i5 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces sur 3 pieds de large; dans une bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 401 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec attribution ferme à Poussin [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.], au magasin [Mag. 96].

Mentionné dans la troisième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.], et en 1784, avec cette note (1788) : « rentoiler, laver, vernir » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n" 731 : H. o m. 74 — L. o m. 99.

32° Un tableau représentant une Bacchanale, sur le devant duquel paroit une femme nüe couchée, tenant un petit enfant qui dort; figures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces sur 4 pieds 8 pouces de large, élargi de 8 pouces; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet de Monseigneur.

N° 298 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « Un baccanal, sur le devant une Vénus toute nüe couchée sur son dos, dormant la teste renversée et Cupidon sur son estomac aussy dormant, hault de 3 pieds sur 4 pieds un poulce de large » [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, le déclare « agrandi en i6g5 » [P.]; il se trouvait alors dans le grand cabinet de Monseigneur [V.].

Remis sur châssis et restauré, en 1749, par la veuve Godefroid et Colins

(A. N. O' ig34A). — Placé ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Actuellement au Louvre, n° 729 : H. o m. 97 — L. 1 m. 36.

33° Un tableau en plafond représentant le Temps qui enlève la Vérité et au dessus l’Envie et la Discorde ; figures comme nature; ayant environ 10 pieds de diamètre.

Paris. Salle de V Académie des peintres au Louvre.

Exécuté, en 1641, pour le cardinal de Richelieu; entré ensuite dans la collection de la Couronne [Villot] .

N° 36o de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette note ajoutée : « Veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné à Paris en 1691 [H.], et en 1710 [Coyp.].

Restauré, en 1776, par Godefroid, dont voici le mémoire : « Le Temps qui enlève la Vérité, peint par le Poussin; plafond de 9 pieds de diamètre, lequel avoit souffert par l’humidité; il a été remis sur toile et rétabli dans plusieurs endroits où la couleur voulait se détacher, 600 livres » (A. N. O1 i933).

Actuellement au Louvre, n° -j35. Diamètre : 2 m. 97.

34° Un tableau représentant Jésus-Christ qui communie les Apôtres; figures comme nature ; ayant de hauteur g pieds 9 pouces sur 7 pieds et demi de large ; dans sa bordure dorée.

Saint-Germain. Chapelle.

Commandé à l’artiste par Louis XIII pour la chapelle de Saint-Germain.

Signalé dans les inventaires de 1706 [Mans. 6], de 1708 [Mans. 8], de 1722 [Bail. 2a],

Peut-être est-ce ce tableau que vise ce mémoire de restauration de Martin, en date de 1789 : « du Poussin, placé à l’hôtel de la chapelle des Tuileries un tableau qu’il a fallu agrandir des quatre côtés; nétoyé et verni la bordure dudit tableau, 28 livres » (A. N. O' ig3i).

Actuellement au Louvre, n° 717 : H. 3 m. 25 — L. 2 m, 5o,

François PERRIER

Un tableau représentant le Triomphe d’Acis et de Galathée; figures de 16 à 18 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces et demi sur 5 pieds un pouce et demi de large, rehaussé de 8 pouces, élargi de i3 pouces et demi ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet de Mgr le duc de Bourgogne.

« Un des tableaux donnez au Roy par M. Le Nostre en septembre 1698 »

Le même Paillet, qui le signale en 1695 à Versailles, dans une note postérieure le mentionne à Meudon, puis dans une seconde ajoute : « Il est à Versailles du i5 novembre 1699 ». — En 1706, dans le cabinet du duc de Bourgogne [Mans. 6].

Signalé dans la quatrième pièce de l’hôtel de la Surintendance, en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « à remettre dans sa première grandeur, couper la bordure » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 694 : H. o m. 97 — L. 1 m. 3o.

Charles LE BRUN

i° Un tableau représentant saint Jean l’Évangéliste assis sur un aigle, tenant sa plume à la main ; figure comme nature ; ayant de hauteur 6 pieds sur 4 pieds g pouces de large, rehaussé de 12 pouces; dans sa bordure dorée. Trianon. Chambre de Monseigneur.

N° 1 17 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — Paillet (1695), en le signalant, ajoute : « agrandi en 1 6g5 pour servir à Trianon dans la chambre du Roy » [P.]. — De fait, signalé alors à Trianon dans la chambre du Roi [T. M. G.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].

A Trianon en 1741 [Tri. 42]. — Mentionné par Piganiol de la Force.

2° Un tableau représentant Jésus-Christ qu’on élève en croix, la Magdeleine au pied avec la Vierge, accompagnée de saint Jean. Il paroit sur le devant trois soldats qui jouent aux déz et, de l’autre costez, un homme armé monté sur un cheval blanc ; figures de 23 à 24 pouces ; ayant de hauteur 4 pieds 8 pouces sur 6 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit appartement du Roy .

Commandé par Louis XIV à Le Brun en i685 (Guillet de Saint-Georges) (1).

N° 460 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683) [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.], dans la chambre du billard [V.], où Piganiol de la Force le signale également.

Restauré, en 1751, par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O' 1934 A). — Mis ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restauré à nouveau, en 1789, par Martin, dont voici le mémoire : « De Le Brun. Crucifiement de 75 pouces sur 56, avoir ôté beaucoup de crasse, des repeints et réparé des gersures, 80 livres » (A. N. O' 1931).

Actuellement au Louvre, n“ 5oo : H. 1 m. 56 — L. 2 m.

3° Un tableau représentant les Filles de Jéthro auprès d’une fontaine, Moÿse les défend contre les pasteurs qui voulaient les empêcher d’abreuver leurs chevaux; figures de 20 à 22 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 5 pouces sur

40 — le Mariage de Moÿse avec Séphora, fille de Jéthro, vêtue de blanc accompagnée de ses sœurs et d’une vieille femme; Jéthro est assis, vêtu d’une robe de pourpre, qui présente le pain aux mariéz ; de mêmes dimensions que le précédent.

Versailles. Petit appartement du Roy.

Exécutés par Le Brun pour Louis XIV en 1686; le n° 3 présenté au Roi le 4 avril 1686, le n° 4 le 26 mars 1687 (Guillet de Saint-Georges).

(1) Mémoires inédits sur la vie et les ouvrages des membres de l’Académie royale de peinture et de sculpture, t. I, p. 65.

Le n° 3 porté, sous le n° 477, à l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683) [L. B.]. — Signalés, tous les deux, par Paillet (i6g5) à Versailles [P.] ; ils se trouvaient alors dans la chambre du billard [V.], où Piganiol de la Force les mentionne également. — En 1706, le n° 4 était placé dans la petite galerie [Mans. 6].

Se trouvaient dans la troisième pièce de l’hôtel de la Surintendance, en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « à rentoiler pour faire disparaître la marque de la croix du châssis » [D. R.].

Actuellement, tous les deux à Modène, dans la gallerie Estense, où ils furent envoyés en 1814 par l’Etat Français, sur la demande du comte de Pradel, à la suite d’une revendication de tableaux, faite par le gouvernement de Modène : H. 1 m. 12 — L. 1 m. 20. — Le n° 4, signé : C. Le Brun, 1687.

5° Un tableau représentant la Vierge tenant l’enfant Jésus sur ses genoux imposant silence à saint Jean, accompagnez de saint Joseph et sainte Elizabeth; figures de 24 à 26 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 7 pouces et demi sur 3 pieds 7 pouces et demi de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit cabinet proche la petite galerie dn Roy.

« Donné par M. Darmagnac, le 17 aoust 1696 » [P.]. (1).

Mis, en 1696, à Versailles dans le cabinet aux trois portiques, à la place de la Timoclée de Zampieri [V.].

Placé, en 1715, dans le cabinet de la duchesse en l’hôtel particulier du duc d’Antin à Paris [A.]. — Remis dans la galerie de Versailles en 1737 [G. R.]. — Signalé par Piganiol de la Force dans le cabinet du billard. — Rentoilé et restauré, en 1731, par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O1 1934 A). — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Actuellement au Louvre, n° 495 : H. 0 m. 87 — L. 1 m. 18. — Signé et daté : C. L. B. i655.

6° Un tableau représentant la Famille de Darius prosternée aux pieds d’Alexandre ; figures grandes comme

(1) Le comte d’Armagnac, grand écuyer du Roi et gouverneur d’Anjou. En marge du texte de Paillet, 011 relève cette note effacée : « Donné par M. Le Grand, le 17 aoust 169. .. »

nature; ayant de hauteur g pieds un pouce sur i3 pieds io pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Grand appartement du Roy.

Fait pour le Roi en 1660 (Guillet de Saint-Georges).

Placé d’abord aux Tuileries, sur la cheminée du grand cabinet du Roi [Villot], — A Versailles en 1695 [P.], dans la grande antichambre [V.].

Piganiol de la Force le signale dans la salle de Mars, où il faisait pendant aux Pèlerins d’Emmaüs de Véronèse. — Mentionné, en 1760, au magasin de l'hôtel de la Surintendance [J.]. — Restauré, en février 1761, par la veuve Godefroid, dont voici le mémoire : « Au grand tableau de la famille de Darius, peint par M. Le Brun, avoir fait reprendre, plusieurs écailles près à tombé, les avoir ramply et fais repeindre, M. Guillemart nétoyé verny employé quatre jour à 24 livres, 96 livres » (A. N. O1 1933). — Restauré à nouveau, en 1788, par Godefroid, dont voici le mémoire : « Pour avoir nétoyé avec beaucoup de soin la famille de Darius aux pieds d’Alexandre, avoir levé des repeins à l’esclave prosterné vêtu de rouge et à la femme à genoux vêtu de bleu, 200 livres » (A. N. O1 1931).

Actuellement au Louvre, n° 5 1 1 : H. 2 m. 98 — L. 4 m. 53.

70 Un tableau représentant Jésus-Christ en croix environné d’anges, et saint Michel à genoux offrant la couronne de France qui est posée sur un carreau bleu fleurdelysé au pied de la croix; figures de 24 à 25 pouces; ayant de hauteur 5 pieds 2 pouces sur 3 pieds 10 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Commandé à l’artiste par Anne d’Autriche pour son oratoire du Louvre (Guillet de Saint-Georges).

A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].

Restauré, en 1751, par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O1 1934 A). — Se trouvait dans la troisième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760, sous ce titre : « Le crucifix aux anges » [J.], en 1784, avec cette note (1788) : « rentoiler, laver et vernir » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 5oi : H. 1 m. 74 — L. 1 m. 28.

8° Un tableau représentant l’Entrée de Jésus-Christ dans Jérusalem suivi de ses apôtres, et sur le devant le Centenier prosterné et une multitude de peuple qui jette des rameaux, des fleurs et des vestemens; figures d’environ 2 pieds; ayant de hauteur 4 pieds 8 pouces sur 6 pieds 5 pouces de large ; dans sa bordure d’or mate.

90 — Jésus-Christ qui tombe sous le poids de sa croix qu’il porte au Calvaire, suivi de la Vierge, de saint Jean et de plusieurs personnes; la Magdeleine paroit dans un côté du tableau fondant en pleurs ; de mêmes dimensions que le précédent.

io° — la Nativité de Jésus-Christ, que la Vierge tient dans ses bras près d’un feu qui les éclaire, et plusieurs pasteurs qui l’adorent et d’autres venant avec des falots; au dessus paroit une gloire d’anges qui jouent de plusieurs instrumens, et d’autres tenant une banderolle bleue où est écrit : Gloria in excelsis; figures de 20 à 22 pouces; de mêmes dimensions (1).

Versailles. Cabinet des tableaux.

Exécutés par Le Brun pour Louis XIV et présentés au Roi, le nü 9 pendant la semaine sainte de 1688, le n° 10 dans le courant de la dite année, le n" 8 le i3 avril 1689 (Guillet de Saint-Georges).

Paillet (1695), en les signalant à Versailles, leur donne 6 pieds 8 pouces de large [P.] ; ils se trouvaient alors dans le cabinet aux trois portiques [V.] . — En 1706, au cabinet des tableaux [Mans. 6].

Le n°8, restauré, en 1751, par Colins et la veuve Godefroid (A. N. 0‘ 1934 A), puis placé au Luxembourg. — Le n° 9, en 1752, à Paris [Coch.]. — Le n° 10 signalé, en 1760, dans la quatrième pièce de l’hotel de la Surintendance [J.]. — Le n° 9, restauré, en 1783, par le peintre Godefroid, dont voici le mémoire : « Avoir nettoié le Portement de croix de Le Brun et fait quelques places de remplissages, 24 livres » (A. N. O1 1933). — Tous les deux, au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Le n° 8, Restauré, en 1789, par Martin, dont voici le mémoire : « De Le Brun, Entrée de Jésus-Christ dans Jérusalem

(1) Le précédent n° 2 était, à 3 pouces près en largeur, le pendant de ces trois tableaux.

de 79 pouces sur 56, enlevé la crasse, réparé des trous et gersures ainsi que des repeints, 86 livres « (A. N. O1 193 1).

Actuellement au Louvre, nos 489, 499 et 494 : H. 1 m. 52, 1 m. 56 et i m. 5 1 — L. 2 m. 14.

1 i° Un tableau représentant Jésus-Christ, soutenu par un ange, faisant sa prière au jardin des Olives; un autre ange dans un nuage luy présente le Calice, accompagné de plusieurs chérubins qui paroissent dans un nuage; figures de demi nature ; ayant 4 pieds et demi de diamètre; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

« Acheté au sieur Paillet en mars 1695 » [P.].

Le môme Paillet, qui le signale à Versailles, lui donne 4 pieds 3 pouces de diamètre ; il se trouvait alors dans le cabinet aux trois portiques [V.]. — En 1706, au cabinet des tableaux [Mans. 6],

Mentionné, en 1760, dans la cinquième pièce de l’hôtel de la Surintendance, comme « dessus de porte de forme ronde » [J.], et, en 1784, au magasin de ce même hôtel [D. R.].

i2° Un tableau représentant la Prise de la Franche- Comté; le Roy est debout et armé, ayant le casque en teste, la Victoire le couronne de lauriers, la Valeur lui présente les armes des villes conquises sous la figure de plusieurs femmes, Hercule paroit au dessus combattant les signes des mois sous la figure du Taureau et du Lion; figures de 14 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 10 pouces sur 4 pieds 5 pouces de large ; ceintré par le haut à oreilles; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Esquisse d’une des compositions du plafond de la Galerie des Glaces, de Versailles.

Signalé dans les inventaires de 1706 [Mans. 6], de 1708 [Mans. 8], de 1722 [Bail. 22].

Rentoilé et restauré, en 1751, par la veuve Godefroid et Colins (A. N. 0‘ ig34A).

Mis au Luxembourg en 1751. — Restauré, en 1783, par le peintre Godefroid, dont voici le mémoire : « La Franche Comté, esquisse de Le Brun, nettoiée, refait deux allonges, 22 livres » (A. N. O' ig33). — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Au musée de Versailles, où il est exposé sans numéro dans la Galerie des Glaces : H. o m. 92 — L. 1 m. 5o.

i3° Un tableau représentant saint Michel qui foudroyé les Anges entrelassez avec le monstre à sept testes et enveloppé d’un nüage ; figures de 14 à i5 pouces ; ayant de hauteur 4 pieds 1 1 pouces sur 4 pieds de large ; dans sa bordure dorée.

Esquisse d’un plafond, commandé à Le Brun pour la chapelle du château de Versailles et qui ne put être exécuté (Guillet de Saint Georges).

A Versailles en i6g5 [P.], au magasin [Mag. 96].

Au Louvre en 1785 [Louv. 85], — Restauré, en 1789, par Martin, dont voici le mémoire : « De Le Brun, Chute des Anges de 60 pouces sur 48, enlevé la crasse, réparé les trous et gersures, 72 livres » (A. N. O' 1 g3 1 ).

Actuellement au musée de Quimper, où il fut envoyé par l’État le 21 janvier 1897 : H. 1 m. 60 — L. 1 m. 3o.

140 Un tableau représentant la Nativité de Jésus Christ, la Vierge vêtüe de rouge avec un grand manteau bleu, saint Joseph debout joignant les mains, une lampe allumée au dessus et des Pasteurs en adoration; figures de 12 à i3 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces et demi sur 3 pieds 6 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Mentionné par Houasse (,i 69 1 ) à Paris, avec cette note ajoutée : « Est à Versailles et le sieur Paillet en a donné son récépissé au sieur Houasse, le 29 octobre 1692 » [H.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].

En 1784, dans la quatrième pièce de l’hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].

Au Louvre, il0 5q du catalogue Villot: H. o m. 91 — L. 1 m. 18.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Versailles. Cabinet des tableaux.

i5° Un tableau représentant la Flagellation de Jésus Christ qui paroit tomber au pied de la colonne; figures de 22 à 24 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 6 pouces sur 3 pieds 6 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Mentionné à Paris par Houasse (1691), avec cette note ajoutée : « Est à Versailles et le sieur Paillet en a donné son récépissé au sieur Houasse, le 22 octobre 1692 » [H.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96]. — Mentionné en 1706, comme « tableau non fini » [Mans. 6].

Placé « chez Mgr le Cardinal du Bois », ainsi qu’il résulte d’une note inscrite sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre. — Signalé ainsi par Jeaurat (1760) au magasin de l’hôtel de la Surintendance : « Un Christ à la colonne par les bourreaux, peint par Le Brun, mais pas entièrement achevé » [J.]. — Se trouvait, en 1784, dans la quatrième pièce du même hôtel, avec cette note : « rentoiler, laver, vernir » [D. R.].

Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève cette note marginale, mise par Villot : « Il a été donné à l’église Saint-Nicolas-du- Chardonnet. »

160 Un tableau représentant la Deffaite de Darius par Alexandre dans la plaine d’Arbelle ; sur le devant paroit une figure effrayée richement vêtue, et plus loin Darius qui descend de son char; figurés plus grandes que nature; ayant de hauteur 14 pieds sur 38 pieds et demi de large ; en trois morceaux; dans sa bordure dorée par filets.

170 — le Passage du Granique par Alexandre à cheval; sur le devant paroissent plusieurs soldats et cavaliers sortant de l’eau qui le suivent ; figures plus grandes que nature; ayant de hauteur 14 pieds sur 3i pieds et demi de large; en trois morceaux; dans sa bordure dorée à filets.

180 — Alexandre dans un char tiré par des éléphans, faisant son entrée dans Babilonne ; sur le devant paroit un homme armé à cheval et deux hommes nuds portant un vase d’or sur un brancard, à l’autre bout une statue de bronze représentant Sémiramis; figures plus grandes que nature; ayant de hauteur 14 pieds sur 21 pieds et demi de large; dans sa bordure dorée à filets.

ig° — la Deffaite de Porus blessé et porté devant Alexandre, et sur le devant un homme nud attaché à la queüe d’un cheval; figures plus grandes que nature; ayant de hauteur 14 pieds sur 38 pieds et demi de large; en trois morceaux; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

Exécutés, de 1661 à 1668, pour être traduits en tapisserie aux Gobelins (Villot).

Mentionnés à Paris en 1691 [H.], en 1710 [Coyp.]; ils furent placés dans la galerie d’Apollon.

Actuellement au Louvre, nos 5io, 509, 5 1 3, 5 1 2, : H. 4 m. 70 et 4 m. 5o — L. 12 m. 65, 10 m. 29, 7 m. 7 et 12 m. 64.

20° Un tableau représentant le Roy à cheval armé; Minerve paraît sur un nuage tenant un casque avec une plume rouge, accompagné de l’Abondance, et dans le lointain l’on découvre la ville de Dunkerque ; figures comme nature; ayant de hauteur 1 1 pieds sur 9 pieds de large; dans sa bordure dorée (1).

Mentionné ainsi à Paris par Houasse en 1691 : « La figure du Roy sur un cheval baye, accompagné de la Victoire et de l’Abondance » [H.] . — A Paris en 1706 [Mans. 6] et en 1710 [Coyp.] (2).

Placé ensuite chez le duc d’Antin, comme l’atteste une note de l’inventaire Bailly, du Louvre.

2i° Un tableau représentant Jésus-Christ qu’on descend de la croix, la Magdeleine au pied tend les bras pour le recevoir, la Vierge a les mains jointes, vêtue d’une draperie bleue; figures plus grandes que nature;

(1) Voir ci-après l’article de Van der Meulen (Mémoire de tout ce que Van der Meulen a peint et dessigné pour le service de S. M., p. 428).

(2) Au Louvre, en 1785, un tableau de Le Brun était signalé ainsi : « Louis XIV sur un cheval blanc », et avec les dimensions de 8 pieds 6 pouces sur 7 pieds de large [Louv. 85].

ayant de hauteur 16 pieds et demi sur io pieds de large ; ceintré par le haut à oreilles; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

Commandé par le duc de Villeroy pour les Carmélites de Lyon, et retenu par Louvois, qui en fit l’acquisition au nom du Roi (Guillet de Saint-Georges).

Mentionné à Paris en 1 6g i [H.], en 1706 [Mans. 6], en 1708 [Mans. 8], en 1710 [Coyp.], en 1722 [Bail. 22].

Signalé par d’Argenville au Louvre, dans la Galerie d’Apollon.

Actuellement au musée de Rennes, auquel il fut envoyé par l’État en 1802 : H. 5 m. 45. — L. 3 m. 27.

22° Un tableau représentant la Vierge, vêtue de blanc et d’une draperie bleue, environnée d’anges dans une gloire; figures de 22 à 24 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces sur 5 pieds et demi de large; ceintré par le haut et peint sur bois; dans sa bordure dorée.

23° Un tableau en plafond représentant Jésus-Christ montant au ciel, environné d’une gloire d’anges; figures de demi nature; ayant de hauteur 6 pieds sur 4 pieds et demi de large ; de forme octogone.

Paris. Chapelle de l’appartement de la Reyne Mère.

Signalés en 1706 [Mans. 6], en 1708 [Mans. 8], en 1722 [Bail. 22].

240 Un tableau représentant la France triomphante tenant un faisceau de verges d’une main et, de l’autre, une Victoire d’or foulant la Discorde à ses pieds; d’un costé, est un enfant qui peint pour marquer le rétablissement des Arts; figures plus de demi nature; ayant de hauteur 4 pieds 5 pouces sur 4 pieds un pouce de large ; dans sa bordure dorée.

25° Un tableau en plafond représentant le Roy dans un char, couronné par Minerve, accompagné de l’Abondance, de la Paix, de la Victoire et d’une Renommée qui sonne de la trompette ; figures plus de demi nature ; ayant de

hauteur 4 pieds et demi sur 7 pieds et demi de large ; de forme octogone.

Paris. Cabinet du Roy au Louvre.

Signalés en 1706 [Mans. 6], en 1708 [Mans. 8], en 1722 [Bail. 22].

26° Un tableau d’une esquisse représentant le Roy sur son thrône, qui reçoit les ambassadeurs du Roy de Siam qui rendent leurs hommages et lui offrent des présents ; figures de 14 à i5 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 9 pouces sur 2 pieds 2 pouces et demi de large; de forme ovale ; dans sa bordure dorée.

Mentionné par Houasse (1691) à Paris, avec cette note ajoutée « Est à Versailles, et le sieur Paillet en a donné son récépissé au sieur Houasse, le 29 octobre 1692 » [H.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].

Signalé dans la troisième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « Une pièce à remettre, laver et vernir ou remettre au magasin » [D. R.].

Eustache LE SUEUR

i° Un tableau représentant la Magnificence royale sous la figure d’une femme assise sur un nuage, vestue richement, ayant une couronne sur la teste et un sceptre à la main, accompagnée de deux enfans, dont l’un tient une ' corne d’abondance d’où sort des couronnes de fleurs et des médailles; figures plus de demi nature; ayant de hauteur 2 pieds 4 pouces et demi sur 3 pieds 6 pouces et demi de large; dans sa bordure dorée.

20 — les Vertus royales sous les figures de quatre femmes et deux enfans sur un nuage, dont un a une couronne sur la teste et un sceptre à la main et l’autre tient un miroir; figures de demi nature; ayant de hauteur 2 pieds 4 pouces et demi sur 4 pieds 6 pouces de large; dans sa bordure dorée.

3° — une femme couronnée sur un nuage, tenant un flambeau allumé d’une main et, de l’autre, un sceptre, trois enfans sont auprez couronnez de fleurs; figures de demi nature ; de mêmes dimensions que le n° i .

4° — trois enfans avec un vase d’or, dont un est endormi et couché sur le devant du tableau; figures de petite nature; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces sur

5° — trois enfans avec un vase d’or rempli de fleurs, dont deux sont assis sur un tapis; figures de petite nature; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces sur 2 pieds de large; dans sa bordure dorée.

6° Un tableau en plafond représentant Junon dans un char sur un nuage, accompagnée d’iris couronnée de fleurs, avec deux enfants au dessous; figures de demi nature; ayant de hauteur 4 pieds sur 5 pieds de large; peint sur bois.

70 — trois enfans en l’air entourez et couronnez de fleurs; figures de petite nature ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 5 pieds et demi de large ; de forme ovale.

Paris. Appartement des bains de la Reyne Mère.

« La Sérénissime Reine Anne d’Autriche étoit si légitimement prévenue du mérite de M. le Sueur qu’elle lui fit faire au Louvre plusieurs peintures pour l’appartement des bains, non seulement dans la chambre où Sa Majesté couchoit, mais encore dans le cabinet des bains qui est tout proche. Au plafond de cette chambre, M. Le Sueur a peint de coloris un tableau de forme ovale, où il a représenté trois enfans qui sont couronnés de fleurs et qui tiennent des guirlandes à la main. Tous les panneaux de menuiserie du plafond sont ornés de grotesques sur fond d’or. Dans les deux dessus de porte de la chambre, il a peint des vases de fleurs et des enfants qui se divertissent à faire des guirlandes. Les embrasures des portes sont aussi peintes de grotesques sur fond d’or, et on voit de semblables ornements à l’embrasure de la croisée et aux volets. Dans Palcove il a peint plusieurs petits tableaux représentant des sujets de Junon. Celui qu’on voit au plafond de l’alcove et qui est de forme carrée fait paroitre Junon qui commande à Iris d’aller trouver le Sommeil pour lui ordonner de faire paroitre en songe l’ombre de Ceix à sa femme Alcyone, ce qui est tiré de l’onzième livre des Métamorphoses d’Ovide. On en voit aussi un à la frise de l’alcove, où

il a peint Junon, accompagnée des trois Grâces, dont l’une est appuyée d’une main sur un miroir, et de l’autre elle y montre l'image de Junon, comme pour faire remarquer que cette déesse paroit toujours avec le caractère de grandeur et de majesté qui convient à l’épouse du souverain des Dieux. Quelques autres petits tableaux de cette frise expriment encore les prérogatives et le rang suprême de Junon. Mais il y a deux autres tableaux très remarquables sur le même sujet dans le lambris de cette alcôve. Le premier est au-dessus de la porte qui donne entrée dans l’oratoire de la Reine. Il représente Junon qui, étant élevée en l’air au-dessus de la ville de Carthage, commande au génie de la Libéralité de répandre sur cette ville un cornet d’abondance, d’où l’on voit sortir un sceptre, une couronne et des espèces de monnaies d’or mêlées avec des fleurs, ce qui est particulièrement fondé sur les douze premiers vers du premier livre de l’Enéide. Un autre tableau, placé à l’opposite de celui-là, dans le lambris de l’alcôve, fait paroitre Junon sous une expression bien différente, et le sujet en est tiré de l’Iliade. La déesse, agitée de colère, est élevée au dessus de la ville de Troie où les Grecs sous ses auspices ont déjà mis le feu. Pàris s’est réfugié, craignant qu’elle ne le fît périr après avoir prononcé contre elle un jugement en faveur de Vénus, elle tient un flambeau à la main et commande à Cupidon qui en tient un autre d’aller contribuer à l’embrasement de Troie

« Dans le cabinet des bains, M. le Sueur a fait au plafond deux tableaux de forme octogone, peints de bleu sur fond d’or. L’un représente Jupiter qui est accompagné de Junon, de Vénus, de Minerve et de Mars, et qui donne quelques ordres à Mercure. Dans l’autre, on voit Minerve qui préside à l’Assemblée des Muses et qui tient un livre ouvert où Mercure lui montre avec son caducée un des passages du livre. Dans les panneaux qui sont au bas du lambris sont représentées plusieurs Vertus peintes de bleu sur fond d’or, entre autres la Simplicité, la Fidélité, la Magnanimité, la Force, la Justice et plusieurs autres attributs qui conviennent à une auguste reine. M. le Sueur n’en a fait que les esquisses, qui ont été exécutées par d’autres mains sous sa conduite.

« Dans le plafond de forme cintrée de l’enceinte où sont les bains, on voit diverses circonstances du sujet de Cupidon et de Psyché, tout cela peint de bleu sur fond d’or. Dans les panneaux des lambris et sur les corps de la menuiserie, il a peint plusieurs petites figures de nymphes et de divinités des eaux, avec divers ornemens aussi de bleu sur fond d’or. Une partie de cet ouvrage est de M. le Sueur et le reste de M. Poerson le père.

« Toutes ces peintures se sont conservées dans leur force et leur beauté par les soins de M. Belot, qui est valet de chambre du Roi et qui garde dans le Louvre tout cet appartement de la Reine mère. Feu M. Belot, son père, disposa cette auguste princesse à se servir en cette occasion du pinceau de M. le Sueur dont il étoit grand ami » (Guillet de Saint-Georges) (1).

(1) Mémoire lu à l’Académie le 5 août 1690, dans les Mémoires inédits

8° Un tableau en plafond représentant le Temps qui élève une femme tenant un lis dans sa main ; figures plus de demi nature; ayant de hauteur environ 6 pieds et demi sur 3 pieds et demi de large; de forme ovale.

Paris. Appartement du Roy au Louvre.

« M. le Sueur a fait au Louvre plusieurs tableaux de sa dernière manière, correcte et gracieuse. M. Le Camus, qui étoit alors Surintendant des Bâtiments, employa M. le Sueur pour un grand tableau qui fut placé dans la chambre du Roi. Il représentoit sous des figures allégoriques la Monarchie françoise appuyée sur un globe couronné. La Justice et la Valeur donnoit la fuite aux ennemis de la France, et la Renommée en publioit les avantages. Dans la même chambre, il peignit quatre bas-reliefs de blanc et noir à fond noir, représentant les quatre parties du monde. Il fit aussi pour un cabinet qui est à côté un tableau où paroissoit la figure de l’Autorité élevée sur un trône. Le Temps y tenoit un livre ouvert où la figure de l’Histoire écrivoit des mémoires sous les ordres de l’Autorité. Des enfants qui jouoient avec un lion y figuroient la Douceur et la Force.

« De tout cet ouvrage il n’est resté dans l’appartement du Roi que les basreliefs des quatre parties du monde. Les tableaux ont été enlevés (i) et le bruit commun en attribue la cause à une jalousie du sieur Romanelli... On a fait courir le bruit que le sieur Romanelli, regardant d’un œil jaloux le tableau de la Monarchie y montrait la tète d’une figure qu’il soutenoit avoir été copiée par M. le Sueur d’après une tête d’un tableau du Guide ; mais, comme il se vit convaincu du contraire, il se servit si adroitement du crédit qu’il avoit auprès des puissances, qu’il donna lieu d’enlever ces tableaux en proposant de faire percer le mur de la chambre du Roi pour y donner plus de jour et pratiquer une fenêtre à l’endroit du mur proche du plafond où étoit le tableau de la Monarchie, qui fut effectivement ôté sous ce prétexte » (Guillet de Saint-Georges).

Nicolas NINET

i° Un tableau représentant saint François ayant les mains jointes devant un crucifix ; figure à demi-corps et

sur la vie et les ouvrages des membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture, t. I. p. 1 5 5 .

(i) Il est dit dans un autre manuscrit que « ces tableaux ont passé en d’autres mains ».

grande comme nature; ayant de hauteur 3 pieds sur 2 pieds et demi de large.

2° — une sainte Catherine à demi corps, ayant une main sur sa poitrine et tenant de l’autre une palme; de mêmes dimensions que le précédent.

Fontainebleau . Chapelle haute.

Signalés à Fontainebleau à la fin du xvn° siècle [Font. s. d.], en 1706 [Mans. 6], en 1708 [Mans. 8], en 1722 [Bail. 22].

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