‹ Inventaire des tableaux du roiChapitre 25 sur 42 · MÉMOIRE DES DÉPENSES · texte numérisé non relu

MÉMOIRE DES DÉPENSES

PARTICULIÈRES QUE VaNDER MeULEN A FAIT POUR LE SERVICE DE Sa MAJESTÉ.

Premièrement :

Pour avoir fait achever le tableau du siège de Cambray, que deffunct Paul

a commancé, pour ce cinquante écus (3) i5o

Plus, pour avoir fait porter à Marly le tableau de la ville de

Dole, pour le port de deux hommes 6

Plus, pour trois journées d’un homme, avoir conduit ledit tableau et avoir accommodé et raccommodé un autre 12

(1) Ce tableau se trouvait, en 1760, à l’hôtel de la Surintendance dans le salon du directeur des Bâtiments, et il est ainsi annoncé : « La ville de Courtray, un orage paroit faire voltiger les manteaux des cavaliers que le vent agite » [J.]. — En 177.5, mentionné ainsi dans la grande galerie de Meudon : « La ville de Courtray; sur le devant M. de Turenne monté sur un cheval soupe de lait parle à des officiers, dont l’un a la housse de son cheval jaune et brodé d’argent. >> [Meud. 75].

Actuellement au Louvre, n° 2034 : H. 2 m. 3o — L. 3 m. 26.

(2) Ce tableau est ainsi mentionné, en 1775, dans la galerie de communication du château de Meudon : « Le siège de Dole en été, avec l’armée campée devant cette place; sur le devant paroit des cavaliers » [Meud. 75]. — Au Louvre en 1785, avec les dimensions d'un pied 6 pouces sur 3 pieds 4 pouces de large [Louv. 85].

(3) Voir le n" 2 de l’article de Jean Paul, p. 439.

Plus, pour avoir fait porter cinq tableaux à Versailles, pour les

six hommes, vingt-quatre livres 24

Plus, pour l’homme qui les a conduit, cent sols 5

Plus, avoir fait porter quatre autres à Merly, vingt-quatre livres. 24

Somme totalle 241 liv.

Claude AUDRAN

Un tableau représentant Vénus et Vulcain tenant les armes d’Énée ; figures de petite nature; ayant 4 pieds 4 pouces de diamètre.

Versailles. Appartement de M. le comte de Toulouse. Mentionné par Paillet (1695) [P.].

Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge de ce tableau, cette note au crayon, mise par Villot : « 446 e ».

NICASIUS

i° Un tableau représentant un Paysage où l’on découvre un pont et des chèvres qui passent dessus; ayant de hauteur 17 pouces sur 23 pouces de large.

20 — un perroquet sur la porte de sa cage ; ayant de hauteur 1 8 pouces et demi sur 2 pieds 2 pouces de large ; sur un fond de paysage.

3° Un tableau en ovale où est représenté un coq, sur un fond de paysage ; ayant de hauteur 2 pieds 7 pouces sur 2 pieds un pouce de large.

40 Un tableau représentant un pellican, sur un fond de paysage ; ayant de hauteur 2 pieds 9 pouces et demi sur 2 pieds 3 pouces et demi de large.

3° — un mouton de Perse, sur un fond de paysage; ayant de hauteur 2 pieds 9 pouces et demi sur 2 pieds 9 pouces et demi de large.

6° — une frize où est peint une poule et un coq, sur un fond de paysage; ayant de hauteur 16 pouces sur 6 pieds 7 pouces de large.

70 Un tableau ovale représentant un chevreuil, sur un fond de paysage; de mêmes dimensions et forme que le n° 3.

8° Un tableau représentant un oyseau nommé Demoizelle, sur un fond de paysage; de mêmes dimensions que le n° 4.

90 — une marmotte et un lapin blanc, sur un fond de paysage; de mêmes dimensions que le n° 4.

io° — un chameau, sur un fond de paysage; de mêmes dimensions et forme que le n° 3.

ii° — l’oiseau appelé Demoiselle, sur un fond de paysage ; ayant de hauteur 2 pieds 9 pouces et demi sur 2 pieds 2 pouces de large.

i2° — un muguet et deux serpens, sur un fond de paysage; de mêmes dimensions que le précédent.

1 3° Un tableau en frize où sont représentez des pigeons ; de mêmes dimensions que le n° 6.

140 Un tableau ovale représentant une cicogne, sur un fond de paysage; de mêmes dimensions que le n° 3.

1 5° Un tableau représentant un singe, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le n° 11.

1 6° — une muguette debout sur ses deux pattes de derrière, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le n° 11.

170 — une canne d’Égypte et un autre oyseau inconnu, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le n° 11.

180 — une vache des Indes, sur un fond de paysage; de mêmes dimensions que le n° 1 1.

190 — une outarde, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions et forme que le n° 3.

20° Un tableau en frize où est représenté un pellican et des cannes; de mêmes dimensions que le n° 6.

2i° Un tableau en frize où est représenté des cannes et des cannards; de mêmes dimensions que le n° 6.

220 Un tableau ovale représentant un paon, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le n° 3.

23° Un tableau représentant un chat d’Espagne, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le n° 1 1.

240 Un tableau en frize où est représenté un boislan, des bécasses et des cerfs ; de mêmes dimensions que le n° 6.

25° Un tableau ovale représentant un loup marin, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le n° 1 1.

26° Un tableau représentant une autruche, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le n° 1 1.

270 — un porc-épic, sur un fond de paysage; de mêmes dimensions que le n° 1 1 .

28° Un tableau ovale représentant une civette, sur un fond de paysage; de mêmes dimensions que le n° 3.

290 Un tableau représentant une canne huppée et deux autres oyseaux, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le n° 1 1 .

3o° Un tableau représentant un castor qui mange une pomme, sur un fond de paysage; de mêmes dimensions que le n° 1 1 .

3i° Un tableau en frize où sont représentez des faisans, des perdrix et quatre autres oyseaux; de mêmes dimensions que le n° 6.

32° Un tableau ovale où est représenté l’oyseau appelé cazuel, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le n° 3.

33° Un tableau représentant un Orphée au milieu de toutes sortes d’animaux célestes et terrestres, sur un fond de paysage ; ayant de hauteur 2 pieds io pouces sur 3 pieds io pouces de large.

34° — une paonne, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le n° 1 1.

35° — une chèvre de Barbarie avec un pinson, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le précédent.

36° Un tableau ovale où est représentée une grüe oyseau, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le n° 3.

37° Un tableau représentant un paon dans un arbre, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le n° 11.

38° — deux oyes d’Holande, sur un fond de paysage; de mêmes dimensions que le n° 1 1.

39° — - un taureau de Barbarie, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le n° 1 1.

40° Un tableau ovale où est représenté un pellican avallant une carpe, sur un fond de paysage; de mêmes dimensions que le n° 3.

410 Un tableau représentant une canne musquée, sur un fond de paysage; de mêmes dimensions que le n° 1 1. .

420 — une vache de Barbarie; de mêmes dimensions que le n° 1 1 .

43° Un tableau ovale où est représentée une tortue, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le n° 3.

44° Un tableau représentant un boislan, sur un fond de paysage; de mêmes dimensions que le n° 1 1.

45° — un cerf moucheté, sur un fond de paysage; de mêmes dimensions que le n° 1 1.

.46° Un tableau ovale représentant deux perroquets, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le n° 3.

470 Un tableau représentant un cannard avec un autre oyseau et deux signes ; de mêmes dimensions que le n° 11.

48° — un capricorne, sur un fond de paysage; de mêmes dimensions que le n° 1 1.

490 Un tableau en frize rempli de chèvres, boucs et moutons; de mêmes dimensions que le n°6.

5o° Un tableau représentant un coq gris, sur un fond de paysage ; ayant de hauteur 2 pieds 7 pouces et demi sur 2 pieds un pouce et demi de large.

5i° — un aigle, sur un fond de paysage; de mêmes dimensions que le n° 1 1.

52° — un chamois, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le n° 1 1.

5 3° — un petit paysage ; ayant de hauteur 28 pouces sur

54° — deux singes mangeant du raisin, sur un fond de paysage; ayant de hauteur 18 pouces sur 14 pouces de large.

55° — Un tableau représentant un lièvre mort et du gibier sur une table, où il y a une corbeille remplie de raisins ; ayant de hauteur 2 pieds 9 pouces sur 3 pieds et demi de large.

56° — des faisans morts, deux lièvres et un cannard ; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces sur 3 pieds 7 pouces de large .

57° — des chiens qui tiennent un loup ; ayant de hauteur 23 pouces sur 2 pieds 5 pouces de large.

58° — un cannard mort avec d’autres gibiers ; ayant de hauteur 21 pouces sur 2 pieds 4 pouces de large.

5g0 — des chiens qui abattent un cerf; ayant de hauteur 2 pieds sur 2 pieds et demi de large.

6o° — une fouine qui mange des œufs dans un nid, un coq et une poule qui se présentent ; ayant de hauteur 23 pouces sur 2 pieds 6 pouces de large.

6 1° — un chat qui tient un chien par la teste, et un autre petit qui mange une perdrix ; de mêmes dimensions que le précédent.

Ménagerie .

Le n° 34, restauré, en 1785, par le peintre Godefroid, dont voici le mémoire : « La femelle du paon, tableau de la ménagerie de Versailles par Nicazin, tout écaillé et gersé, pour l’avoir nctoyé et repointillé les parties manquantes, 40 livres. » (A. N. O' 1931) (1).

(1) L’État a envoyé, à diverses reprises, des tableaux de Nicasius à des musées de province ; le 24 juillet i86r, au musée de Fontainebleau, des oiseaux (cote d’inventaire i23oB : H. 1 m. 40 — L. 1 m. 17), et un Concert d’oiseaux, un lièvre debout semblant les écouter (H. 1 m. 45 — L. 1 m 1 3) ; — le 23 septembre 1862, au château de Saint-Germain, un canard et une bécasse (1 194e) et une Autruche (1 10 iB) ; — le 20 mai 1868, à la maison de la Légion d’Honneur à Saint-Denis, une chèvre dans un paysage ( 1 1 3 1 B), et un jeune daim (885°) ; — le 29 mai 1892, au musée de Carpentras, quatre oiseaux de proie dans un paysage (ii88B), et au musée de Romorantin une tortue (887“); — le 20 septembre 1896, au musée de Valognes, des oiseaux dans un paysage ( 1 2o5D).

Jean PAUL

i° Un tableau représentant l’armée campée de Valenciennes, avec plusieurs soldats sur le devant; figures de 4 à 5 pouces; ayant de hauteur 6 pieds 8 pouces sur 12 pieds 3 pouces de large; dans sa bordure dorée.

2° — le Siège de Cambray, dans lequel paroit sur le devant quelques escadrons de gendarmes et de gardes du corps; figures de 5 à 6 pouces; de mêmes dimensions que le précédent.

3° — le Siège de Dole en été; ayant de hauteur 6 pieds t i pouces sur 9 pieds 1 1 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

40 — le Siège de Mastricht; de mêmes dimensions que le précédent.

Marly.

Le n” 2 est ce même tableau, signalé précédemment dans le mémoire de Van der Meulen, qui fut commencé par Jean Paul et achevé par Van der Meulen (1).

Ces quatre tableaux sont mentionnés par Paillet (1695), qui ajoute en note : « du mercredy 21" janvier 1699, livré à M. Martin, peintre, deux tableaux, savoir : Valenciennes et Mastrik de Jean Paul, pour les ralonger par ordre du Roy »; les dimensions de ces deux tableaux étaient alors de 7 pieds de haut sur 10 pieds 2 pouces de large, et ils sont ainsi décrits : « Le siège de Valenciennes ; sur le devant un chariot et deux femmes assises dessus, et dans un coin des soldats auprès d’un feu » —

« les siège de Mastrik, sur le devant les Mousquetaires et Gendarmes » [P.].

Signalés simultanément, en 1733, à Marly [O.] et à Meudon [Meud. 33].

Actuellement, tous les quatre, au musée de Versailles; le n° 1 sous le n° 6o3 : H. 3 m. 23 — L. 3 m. 93; — le n° 2, sous le n° 2037, attribué à Van der Meulen. H.

(1) Voir plus haut l’article de Van der Meulen, p. 432.

2 m. 62 — L. 3 m. 83; — le n° 3, sous le n° 147 : H. 2 m. 2g — L. 3 m. 3o; — le n" 4, sous le n° 600 et attribué à l’école française du xvn” siècle : H. 3 m. 2 3 — L. 2 m. 99.

Il convient d'ajouter à cette série le tableau suivant omis par Bailly , et ainsi annoncé par Paillet ( i6g5 ) [P.] ;

Le plan de Mastrik; sur le devant l'on mène du canon et autres équipages; hauteur 7 pieds; largeur 10 pieds 2 pouces.

Ce tableau est mentionné, en 1775 à Meudon, dans la galerie de communication, avec l’attribution : « Maniéré de Van der Meulen », et cette description : « la ville de Mastricht à vue d’oiseau avec l’armée campée devant » [Meud. 75].

François PUGET

Un tableau représentant un Concert de musique par plusieurs musiciens du Roy; ayant de hauteur 4 pieds et demi sur 6 pieds 5 pouces de large ; Hgures comme nature ; dans sa bordure dorée.

Chaville.

Exécuté en 1684 pour le Roi (Archives de l'art français, t. I. p. 33 1).

Signalé par Paillet (1693) [P.], à Chaville [T. M. C.].

Par lettre du 18 avril 1761, Jeaurat annonçait à la veuve Godefroid l’envoi de ce tableau, pour qu’il fût restauré (A. N. O’ 1933), opération qui fut faite en juin 1761 : « Un tableaux peint par Pujet représentant un concer de plusieurs musitien, figure grosse comme nature, de grandeur de 7 pieds sur 4, qui étoit à Chavilles et tout moisy et ne tenant a rien sur sa toilles, mangé de blans moissy, l’avoir remis sur toilles, nétoyés, retnply de petite écaille, fais repeindre les endrois nesecer; avoir fait revivres les couleur étinte, pour ça, 120 livres » (A. N. 0‘ 1 g3 3). — En 1766, se trouvait au Luxembourg, où il est ainsi annoncé au catalogue : « Plusieurs musiciens des plus habiles du siècle de Louis le Grand sont représentés; le fameux Luly se remarque par le soin qu’il prend de leur montrer le papier de musique. » — Au Louvre en 1785 [Louvr. 85].

Actuellement au Louvre, n° 761 : H. 1 m. 47 — L. 2 m. 12. — Signé : F. Puget. 1684.

Bon BOULOGNE

i° Un tableau représentant Vénus et l’Amour qui éguisent des flèches; Mercure est en l’air tenant la pomme d’or, et un paysage sur le derrière ; figures plus de demi nature; ayant de hauteur 6 pieds 2 pouces sur 5 pieds 5 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Trianon.

On relève dans les Comptes des Bâtiments, les ordonnances de paiement suivantes, relatives aux tableaux exécutés par les Boullogne pour Trianon :

Exercice 1688 : 3o mai-28 novembre, 3oo livres à Boulogne l’aîné acompte d’un tableau [Guiffrey. t. III. col. 89].

Exercice 168g : 9 octobre, 3oo livres à Boulogne l’aîné [ibid. col. 286].

Exercice i6g6 : 22 avril, aux sieurs Boulogne frères, peintres, parfait paiement de 3, 950 livres pour i3 tableaux pour la chapelle du château de Versailles, Trianon et l’église de Saint-Cyr, faits en 1687 et 1688 [id. t. IV. col. 4 et 60].

Mentionné par Paillet (1695) [P.].

Se trouvait à Trianon en 1741 [Tri. 41], où Piganiol de la Force le signale également.

Actuellement au grand Trianon, n" 65 : H. 2 m. 87 — L. 1 m. 7 5.

2° Un tableau ovale représentant Flore et deux enfans assis auprès d’elle; l’on voit Junon assise sur son char, soutenue par des ânes ; figures de demi-nature; ayant de hauteur 4 pieds et demi sur 3 pieds 9 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Trianon (1) .

Se trouvait à Trianon en 1741 [Tri. 41]. — Mentionné par Piganiol de la Force à Trianon.

Actuellement au Louvre, n° 54 : H. 1 m. 45 — L. r m. 20.

(1) Voir le précédent n" 1.

3° Un tableau représentant une femme nüe donnant à téter à un enfant, proche une Nayade appuyée sur une urne, qui lui présente des perles enfilées ; à l’autre bout sont trois femmes, dont l’une présente une corbeille où il y a des chênes d’or et du fruit, l’autre tient un pot rempli de feu, et la dernière a sur sa main un oyseau; le tout sur un fond de paysage ; figures de petite nature ; ayant de

40 — une jeune femme vêtue d’une draperie blanche et d’un manteau verd, assise et appuyée sur un piédestal au pied d’une colomne, tenant un sceptre d’une main et de l’autre une masse, un ciseau et une pointe qu’elle présente à Minerve sur un nuage; au bas, l’on voit un enfant ciselant un vase d’argent, la Vigilance auprès, représentée par une jeune femme coëffée avec des ailes et des perles ; la Prudence est près d’elle debout, et de l’autre costé un enfant qui soutient un nuage, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le précédent.

Trianon.

On trouve, dans les Comptes des Bâtiments, en date du i5 février 1688, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ces deux tableaux : « A Bon Boulogne l’aisné, peintre, pour deux tableaux qu’il a peints et livrez, représentant l’un l’Art et l’autre la Nature, qui ont esté portez à Marly, 600 livres » [Guiffrey. t. III. col. 89].

Se trouvaient, en 1741, à Trianon [Tri. 41], où ils sont également signalés par Piganiol de la Force, qui déclare qu’on les a agrandis et qu’on en a un peu changé le sujet.

Le 11° 3, actuellement au Grand Trianon, n° 68 : H. 1 m. 73 — L. 1 m. 78; — le n° 4, au musée de Caen, auquel il fut envoyé par l’Etat en 1872 : H. 1 m. 20 — L. 1 m. 5i.

5° Un tableau représentant Vénus et l’Amour sur une coquille, appuyée sur la teste d’un dauphin; figures plus de 1 5 à 1 6 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 6 pouces et demi sur 2 pieds et demi de large; de forme ovale; dans sa bordure dorée.

6° — Vénus à sa toilette et l’Amour debout auprès d’elle, tenant son arc et prenant une flèche dans son carquois;

Ménagerie.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, à la date du 11 janvier 1702, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ces deux tableaux : « Au sieur Boulogne l’aîné pour deux tableaux qu’il a faits et posez à la Ménagerie du château de Versailles, 1,000 livres » [Guiffrey. t. IV. col. 1 1 83] .

Mentionnés à la Ménagerie par Piganiol de la Force.

Actuellement tous les deux, au musée de Fontainebleau : H. o m. 84 — L. o m. 60.

70 Un tableau représentant un saint Louis à genoux devant un autel, offrant une couronne d’espines ; figure de demi-nature ; ayant de hauteur 4 pieds 9 pouces sur 4 pieds de large; dans sa bordure dorée; ceintré à oreille par le haut.

Donné par le Roy au R. P. de La Rue , le 14 juin 1710.

L’ordonnance de paiement suivante, en date du 9 août 1682, vise sans doute ce tableau : « Aux Boulognes, pour deux tableaux pour la chapelle du chasteau (de Versailles), 600 livres » [Guiffrey. t. II. col. 209].

Mentionné par Paillet (1695) [P.]. — En 1706, dans la chapelle du château de Versailles [Mans. 6].

8° Un tableau représentant Bacchus sur un char, tiré par des panthères, et le vieux Silène, monté sur un âne qui suit le char, et plusieurs figures de 20 à 22 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large ; dans sa bordure non dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Ce tableau, ainsi que le suivant, faisaient partie d’une suite commandée à Bon Boulogne pour la décoration de Trianon, comme le prouve la pièce suivante (A. N. O' 1794) (1).

(1) Pour le paiement de ces tableaux, voir le précédent n° 1.

« Sujets des huit tableaux que Boulogne l’aisné doit peindre dans la chambre n° 22, représentant les fables de Bacchus, par ordre de Monseigneur de Louvois ;

« Premièrement, dans le tableau qui est sur la porte du costé de la cheminée sera représenté Mercur qui apporte le petit Bacchus nouveau né pour estre nourri et élevé par les Nimphcs.

« Secondement, le grand tableau suivant qui est sur la cheminée représentera l’arrivé de Bacchus à Thèbes, lequel est receu de tous les peuples avec grande joie et grande feste (en marge : posé).

« Troisièmement, dans le troisième tableau, pareille au dessu de porte, sera représenté Penthée, défait par les Bacchantes pour son impiété envers Bacchus.

« Le quatrième tableau, qui est un des deux vis-à-vis les croisée, représentera Alcithoé et ses sœurs travaillant pendant la feste de Bacchus et pour ce sujet par luy puni et tranformé en chauve-souris, leurs toilles et tous leurs ouvrages en lierre et en fueilles de vigne.

« Le cinquième, qui est ausi vis-à-vis la croisée, représentera Bacchus qui donne à Ariadne sa famé le régale de ses Faunes et Bacchantes après ses nopces.

« Dans le sixième tableau, qui est pareille au dessus de porte, sera représenté Silène pris par les paysans de Phrygie et mené tout chargé de couronnes au Roy Midas.

« Le septième tableau représentera comme l’on porte la statue de Bacchus autour des vignes avec grande solemnité et rejouisance; ce tableau sera vis-à-vis celuy qui est sur la cheminée.

« Le huitième tableau, qui est sur la porte à l’opposite du premier, dont j’ay parlé, représentera comme Midas ramène Silène à Bacchus, et Bacchus pour le récompenser luy dit que tout ce qu’il toucheroit seroit or. »

Et, à la suite de cette pièce, on relève les notes suivantes : « i3 mars 168g, surseoir, un commencé à retoucher [et après ces mots, cette mention additionnelle du 1" septembre 1693 : « fort avancé c’est la nourriture de Bacchus, il pourroit le livrer la semaine prochaine »], deux ébauchés prest à retoucher, sujets de Bacchus »; — « i° septembre i6g3, il a receu 600 livres sur deux tableaux livrés et sur ceux-cy ». — Autre note de la même date : « posé le triomphe de Bacchus ».

Mentionné par Paillet (1695) [P.].

A Meudon en 1733, où il est ainsi annoncé dans le cabinet ovale : » Un dessus de porte représentant le triomphe de Baccus par Boulogne l’aîné; Baccus sur son char tiré par deux tigres, précédé de deux Baccantes et suivy du père Silène monté sur un âne; sur la droitte un autel de sacrifice près duquel est un bélier; derrière l’autel une colonne cannelée, entourée d’une guirlande de fleurs » [Meud. 33]. — Se trouvait encore à Meudon en 1775 [Meud. 75],

Actuellement au musée de Caen, auquel il fut envoyé par l’État en 1872, et porté aux inconnus de l’école française : H. 1 m. 28 — L. 1 m. 80.

Il sied d’ajouter à cette série le tableau suivant, omis par Bailly, et qui est annoncé ainsi dans l'inventaire de Méudon de iy33 \Meud. 65] :

Un passage d’Horace qui dit que sans la bonne chère Vénus se refroidit; sur la gauche du tableau on voit Baccus qui presse une grape de raisin dans une coupe qu’une Flore tient; auprès d’elle, une Gérés qui la regarde; dans le fonds, sous une treille, il y a buffet dressé; dans le milieu du tableau, en bas, il y a deux petits enfans qui semblent demander à boire, ils sont couchés sur un tigre. Hauteur : 4 pieds g pouces; largeur : 4 pieds un pouce.

Appartement de feu Monseigneur. Antichambre (1).

Se trouvait encore en 1775 à Meudon [Meud. 75] (2).

Louis de BOULOGNE le jeune

i° Un tableau représentant l’Annonciation de la Vierge devant un prie-Dieu, au bas duquel l’on voit une petite corbeille garnie de pelottes de laine blanche et d’autres couleurs; au dessus le Saint Esprit parait au milieu d’une gloire d’anges, et l’ange Gabriel sur des nuées ; figures comme nature; ayant de hauteur 10 pieds 10 pouces sur 6 pieds 9 pouces de large; à oreilles par le haut; dans sa bordure dorée (3) .

Versailles. Chapelle.

(1) Voir les précédents n°* 8 et 1.

(2) On retrouve enfin dans les Comptes des Bâtiments, à l’actif de Bon Boulogne, l’ordonnance de paiement suivante, en date du 2 juin 167g : « A Boulogne, peintre, pour son paiement d’un tableau de l’Histoire des Géans de 4 pieds en carré. 35o livres » [Guiffrey. t. I. col. i23o],

(3) Pour le paiement de ce tableau, voir le n° 1 de l’article de Bon Boulogne, p. 441 .

Mentionné par Piganiol de la Force dans la chapelle de Versailles.

Nettoyé et restauré au prix de 1 2 livres par Martin en 1 789 (A. N. O1 193 1 ).

Actuellement dans la chapelle du château de Versailles.

2° Un tableau représentant Minerve assise et appuyée sur un pieddestal où est posé le buste de François Ier; d’un côté paroissent deux enfans qui travaillent à la peinture, et trois enfans de l’autre qui étudient les mathématiques, avec plusieurs livres et instrumens; figures de petite nature ; ayant de hauteur 5 pieds et demi sur 7 pieds 1 o pouces de large ; de forme ovale ; dans sa bordure dorée.

3° — Flore couronnée par Zéphire, accompagné de deux enfans, dont l’un tient une corbeille de fleurs et l’autre un feston; figures de demi nature; ayant de hauteur 7 pieds sur 5 pieds 2 pouces de large ; de forme ovale ; dans sa bordure dorée.

Fontainebleau. Galerie de François Ier.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, les ordonnances de paiement suivantes relatives à ces tableaux :

Exercice iyoi : 14 aout-3o octobre, 800 livres pour deux tableaux pour la galerie de François Ier [Guiffrey. t. IV. col. 782].

Exercice ij02 : 26 février-3o juillet, parfait payement des 2,000 livres, montant de ces deux tableaux [ibid. col. 897].

Mentionnés à Fontainebleau à la fin du xvne siècle [Font. s. d.].

Restaurés, en 1753, par la veuve Godefroid et Colin, dont voici le mémoire : « A plusieurs tableaux des petits appartemens de Fontainebleau, les avoir nettoyés et ôté les blancs chansis. Plus, au tableau peint par M. Boullogne de dessus la cheminée de la galerie des Réformés, avoir employé huit journées à deux personnes à le restaurer, 192 livres » (A. N. O' ig33). — Le n° 2, signalé à Fontainebleau par d’Argenville. — Le n° 3, au magasin de la Surintendance en 1784 [D. R.]. — Le n° 2, restauré à nouveau, en 1786, par Martin, dont voici le mémoire : « Fontainebleau. Avoir netoyé et peint des allonges à un tableau allégorique de Louis de Boulogne, qui a été replacé dans la gallerie des Réformés, 24 livres » (A. N. O' 1931).

Le n° 2, actuellement au musée de Fontainebleau : H. 1 m. 80 — L. 2 m. 3o. — Signé : Boulogne le jeune. — Dans l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge du n° 3, cette note, mise par Villot: « 1239 M. R. »

4° Un tableau représentant l’Esté par Cérès, avec des petits enfans et des gerbes de bled, sur un fond de paysage; figures comme nature; ayant de hauteur 8 pieds sur 6 pieds de large; dans sa bordure dorée.

Salon de Marly.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du 1 1 octobrc-2o décembre 1699, l’ordonnance suivante, relative à ce tableau : « Au sieur Boulogne le jeune, pour le tableau qu’il peint représentant l’Esté, 1,000 livres » [Guilîrey. t. IV. col. 478].

En 1733 dans le salon de Marly [Mari. 33], où Piganiol de la Force le signale également.

5° Un tableau représentant Vénus et les Amours qui arrêtent Adonis qui paroit aller à la chasse, sur un fond de paysage ; figures de demi-nature ; ayant de hauteur 3 pieds sur 4 pieds 8 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

6° — Vénus couchée sur une draperie bletie, l’Hymen la caresse et deux Amours se jouent avec un singe [lire : cygne] dans l’eau, sur un fond de paysage; figures de demi-nature; ayant de hauteur 3 pieds 10 pouces sur 5 pieds de large; dans sa bordure dorée.

Trianon.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du 7 novembre 1688, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ces tableaux : « A Boulogne le jeune, acompte de deux tableaux qu’il peint pour la chambre des Jeux à Trianon, 600 livres » [Guiffrey. t. III. col. 89] (1).

Signalés par Paillet (1695) [P.]. — Mentionnés à Trianon en 1741 [Tri. 41], et par Piganiol de la Force.

Le n° 5, actuellement au grand Trianon, n° 61, avec attribution à Bon Boulogne : H. 1 m. 73 — L. 1 nr. 89. — Dans l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge du n° 6, cette note, mise par Villot : « 4.S0 “ ».

(1) Pour le parfait payement, voir le n° 1 de l'article de Bon Boulogne, p. 441.

7° Un tableau qui représente Apollon, qui montre à Hyacinte à jouer de la lire, sur un fond de paysage ; figures de 16 à 18 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 4 pouces sur 2 pieds 9 pouces de large ; dans sa bordure dorée ; de forme ovale.

8° — Apollon qui prolonge les années de la fille de Glauque autant qu’il y a de grains de sable dans sa main, sur un fond de paysage; de mêmes dimensions que le précédent (1).

Trianon.

Mentionnés à Trianon en 1741 [Tri. 41], et par Piganiol de la Force. — En 1760, le n° 7 dans le salon du directeur des Bâtiments à l’hôtel de la Surintendance, le n° 8 au magasin de la Surintendance, sous ce titre : Apollon et la Sibylle de Cumes [J.]. — Les deux au magasin de la Surintendance en 1784 [D. R.].

Actuellement, tous les deux, au musée de Fontainebleau, sous les n" 71 et 70 : H. 1 m. 10 — L. o m. 90. — Signés : Boulogne le jeune.

90 Un tableau représentant Europe enlevée par Jupiter transformé en taureau, sur un fond de paysage ; figures de 24 à 26 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds 4 pouces sur 3 pieds 4 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Le Roy l’a donné d Madame la Duchesse d'Orléans, le 12 novembre 1707.

io° — Jupiter transformé en taureau, caressé par Europe, sur un fond de paysage; figures de 24 à 26 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 6 pouces sur 5 pieds 3 pouces de large ; dans sa bordure non dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Ces deux tableaux avaient été commandés à l’artiste pour décorer l’escalier de Trianon, comme l’atteste le rapport suivant de Boulogne le jeune (A. N. O' 1974) :

« Le sujet que je prand pour les tableaux que je dois faire pour l’escallier de Trianon est tiré du second livre des Métamorphoses d’Ovide.

(1) Voir le n° 1 de l’article de Bon Boulogne, p. 441.

i3° fable.

« Jupiter, ayant veu Europe, fille du Roy Agénor, se divertire et jouer avec ses compagnes sur le bord de la mer autour de quelque troupeaux, fut charmé de sa beauté, se changea en taureau pour l’enlever et traversa la mer et l’emporta jusque dans l’isle de Crète.

Premier sujet.

« Dans le premier et plus grand tableau je feré Europe caressant le taureau et ses compagnes qui la veulle mettre dessu après avoir fait des festons et guirlandes de fleure don il orne la teste et le corp du taureau. Se sujet me parois assé agréable à trester.

« Dans le second je peindré Europe qui est enlevez par le taureau et déjà avancé en mer avec de petit Amour qui le guide, et ses compagnes paresteron sur le bord de la mer surprize et afligé de sont ravisement. Je croit que scs deux sujets ne seront pas desagréable à peindre. »

On lit à la suite les notes suivantes : « i3 mars 1689 : Surseoir, n’y en ayant point d’achevés; sujets d’Europe. Un commancé à retoucher, l’autre seullement ébauché. » — « 1 septembre 1693 : Receu 5oo livres sur un grand tableau livré et sur ceux-cy. »

Voici, d’autre part, le mémoire de l’artiste, relatif à ces deux tableaux (A. N. O' 1964).

« Mémoire de deux tableaux que Boulogne le jeune a faits pour les petits appartemens du château de Trianon par ordre de M. le marquis de Villacerf, Surintendant des Batimens du Roy, représentant le sujet de la métamorphose d’Europe, fille du Roy Agenor, ravie par Jupiter changé en taureau.

« Premièrement.

« Le premier tableau représente Europe sur le bord de la mer avec ses compagnes ou suivantes qui sont autour du taureau qui s’est couché sur l’herbe. Europe s’assié dessus et le caresse de peur qu’il ne lui fasse du mal, ses compagnes la soutiennent et luy aydent à s’asseoir, une met des guirlandes autour des cornes et du col du taureau, d’autres cueillent encore des fleurs et marquent par leur atitude de la surprise de voir cet animal si doux et aprivoisé. Ce tableau a 5 pieds et demi de longueur sur 2 pieds et demi de largeur. Il y a six figures qui ont chacune près de 2 pieds de hauteur, un fond de paysage fort riche et aussi quelques troupeaux qui paissent, pour ce

Somme demandée : 1,200 livres. Modération : 700

« Le deuxième tableau représente encore Europe comme elle est ravie et enlevée. Elle est déjà en mer ; ses compagnes sont sur le bord qui sont fort affligée et marquent beaucoup d’étonnement de perdre ainsi leur maîtresse. Europe de son côté marque aussi beaucoup de douleur et la peur fait qu’elle se tient à une des cornes du taureau, mais l’amour de Jupiter la conduit. Ce tableau a 3 pieds 4 pouces de longueur et 2 pieds

45o inventaire général des tableaux DU ROY

et demi de hauteur : il a cinq figures et deux Amours; les figures sont à peu près de la grandeur de l’autre tableau et le fond du paysage fort riche aussi. Pour ce

Somme demandée : 1,100 livres. Modération : 5oo

Total. Somme demandée : 2,3oo livres. Modération : 1,200

« Je sousigné Conseiller du Roy, Controleur général des Batimens et jardins de S. M., certifie que le sieur Boulogne a fait pour le service du Roy les deux tableaux mantionés en ce mémoire, qui ont été mis en place au

dessus des portiques du petit passage qui monte aux appartemens de

Trianon sous Bois à Trianon. Faict à Versailles le i5 septembre 1697. Signé Le Febvre. »

Le paiement de ces tableaux est en date du i5 septembre 1697 : « Au sieur Boulogne le cadet, peintre, pour deux tableaux qu’il a faits et posez à Trianon, représentant l’Enlèvement d’Europe. 1,200 livres» [Guiffrey. t. IV. col. t5o, 2 10].

Signalés par Paillet (1695) [P. J.

Le n° 9, en 1760, au magasin de la Surintendance [J.], et en 1784, dans la sixième pièce de cet hôtel, avec cette note (1788) : « laver et vernir ou remettre au magasin » [D. R.].

ii° Un tableau représentant Vénus qui donne les armes à Enée ; figures de 1 5 à 1 6 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds 6 pouces et demi sur 2 pieds et demi de large ; de forme ovale; dans sa bordure dorée.

i2ù — Vénus qui fait forger les armes d’Énée; de mêmes dimensions et forme que le précédent.

Ménagerie.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du it janvier 1705 l’ordonnance de paiement suivante, relative à ces tableaux : « Au sieur Boulogne le jeune, pour deux tableaux qu’il a faits et posez à la Ménagerie, 1,000 livres » [Guiffrey. t. IV. col. 1 1 83] .

Signalés à la Ménagerie par Piganiol de la Force.

Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge de ces tableaux, ces notes au crayon : « 1 5 3 1 B — 1707° ».

i3° Un tableau représentant sainte Thérèse et un ange qui tient une flèche ardente ; figures de demi nature ; ayant de hauteur 4 pieds 9 pouces sur 4 pieds de large ; dans sa bordure dorée.

Le Roy l’a donné à la paroisse du village de Montreuil, le 23 aoust 1710.

Fait en 1682 (1).

Mentionné par Paillet ( 1 6g5) [P.]. — En 1706, dans la chapelle du château de Versailles [Mans. 6].

140 Un tableau représentant deux Muses, dont l’une est habillée de bleu, tenant une lire ; figures de 26 à 27 pouces; ayant de hauteur 22 pouces sur i5 à 16 pouces de large; de forme ovale ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

i5° — une sphère de 26 à 27 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 7 pouces sur 3 pieds un pouce de large; dans sa bordure dorée (2) .

Trianon.

Le n' 14, en 1722, dans le cabinet de la duchesse de Bourgogne, à Versailles [Bail. 22]. — Le n° 1 5, signalé pour la première fois dans l’inventaire de 1709, et mentionné à Trianon en 1741 [Tri. 41], ainsi que par Piganiol de la Force.

Il faut ajouter à cette série les deux tableaux suivants, omis dans l'inventaire de 170g, et qui sont ainsi décrits par Jacques Bailly dans l'inventaire de Meudon en 1 7 3 3 [ Meitd . 33] :

Céphale et Procrisse qui donne un dard à son mary; elle a le bras gauche étendu et la main appuyée sur une levrette qu’elle semble caresser; dans le haut du tableau, il

(1) Voir le n* 7 de l’article de Bon Boulogne.

(2) Voir le n° 1 de l’article de Bon Boulogne.

paroit un Amour qui porte le flambeau de l’hymen. Hauteur,, 4 pieds; largeur 3 pieds 6 pouces.

Appartement de Monseigneur. Salle du billard.

Abigaïl, femme de Nabab, vêtue d’une robe jaune avec une draperie bleue, qui vient présenter des vivres à David ; quatre autres figures de la suitte avec des mannes chargé de munitions; sur la gauche, David et trois soldats, dont l’un tient un drapeau, l’autre une pique. Hauteur 3 pieds 3 pouces; largeur 2 pieds 4 pouces; ovale.

Cabinet de Madame de Maintenon.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, les ordonnances de paiement suivantes, relatives à ces deux tableaux :

Exercice 1700 : 14 mars-7 novembre : « A Boulogne le jeune, acompte de deux tableaux qu’il fait pour le cabinet de Madame de Maintenon (à Meudon) représentans Céphale et Procris, 1,000 livres » [Guiflrey. t. VI. col. 675].

Exercice 1701 : 27 mars. « parfait paiement des 1,400 livres montant de ces deux tableaux » [ibid. col. 791].

Ils furent livrés tous deux en 1700 [Meud. s. d.].

Ces deux tableaux mentionnés, au commencement du xviii8 siècle, à Meudon, comme appartenant à Monseigneur; le tableau de Céphale signalé comme ayant été primitivement ovale et de 3 pieds 10 pouces sur 3 pieds 6 pouces de large. [Meud. s. d.]. — A Meudon également en 1770 [Meud. 75].

Mademoiselle BOULOGNE (1)

i° Un tableau représentant un Trophée d’armes composé d’un casque, d’un bouclier, d’un sabre enrichi de pierreries, d’une écharpe blanche et bleue entrelassée et un bout de rideau; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 4 pieds 2 pouces de large ; ceintré par le haut.

(1) Je donne l’indication donnée par Bailly; Piganiol porte ces tableaux à l’actif de Madeleine Boulogne.

20 — un casque sur lequel il y a une plume blanche proche une cuirasse et des pistolets; de mêmes dimensions que le précédent.

3° — des tambours, [des casques] (1) et autres armes ; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 4 pieds 2 pouces de large; ceintré par le haut.

40 — des timbales, des trompettes et un casque avec une plume rouge ; de mêmes dimensions que le précédent.

5° — des trophées d’instrumens de musique, meslez de livres et de fleurs; de mêmes dimensions.

6° — des instrumens et des livres d’architecture, et un vase de fleurs ; de mêmes dimensions.

70 — des instrumens de mathématiques; de mêmes dimensions.

8° — une sphère, des instrumens de musique sur un carreau de velours rouge, proche une basse de viole; de mêmes dimensions.

Versailles. Appartement de Madame la duchesse de Bourgogne.

Mentionnés par Paillet (1695) [P.]. — Signalés par Piganiol de la Force dans l’appartement de la Reine, à Versailles.

Actuellement quatre de ces tableaux sont au château de Versailles, dans le salon de la Reine.

Il convient d'ajouter à cette série les tableaux suivants mentionnés aux Tuileries dans un autre inventaire [Tuil. 66] :

Un buste du Roy, peint de marbre sur un fond d’or, un esquisse d’un tableau, un dessein et des livres apuyez et une palette chargée de couleurs ; ayant de hauteur 3 pieds 6 pouces sur 4 pieds un pouce de large; ceintré par en haut.

(1) Mot ajouté dans l’inventaire Paillet [P.].

Un sphère demi couverte d’une draperie verte, un livre et plusieurs instrumens de matématique auprès; de mêmes dimensions que le précédent.

Deux basses de violon, un luth et des livres de musique; de mêmes dimensions.

Une lyre, une harpe et plusieurs autres instruments de musique ; de mêmes dimensions.

Antichambre du grand appartement du Roy.

Antoine COYPEL

1 0 Un tableau représentant Esther évanouie en présence d’Assuérus qui la soutient d’un côté, et deux femmes de l’autre; figures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 2 pouces sur 4 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Ce tableau fut très probablement donné par l’auteur à Louis XIV; on relève, en effet, aux Comptes des Bâtiments, à l’exercice 1697, les ordonnances de paiement suivantes : « 22 septembre : au sieur Coypel fils, peintre, par gratification en considération d’un tableau dont il a fait présent à Sa Majesté, 2,000 livres » [Guiffrey. t. IV. col. i5o-2io]. — « i5 septembre : à Petit, doreur, pour la dorure d’une bordure de tableau fait par le sieur Coypel, représentant la Reyne Esther, placé dans le cabinet du Roy à Versailles, 60 livres » [ibid. , col. 187]. — « i5 septembre : au sieur Hulot, sculpteur, pour la menuiserie et sculpture d’une bordure en bois qu’il a fait pour le tableau peint par le sieur Coypel fils, représentant la Reyne Esther, 120 livres » [ibid., col. 188].

Signalé par Paillet (1695) (1) [P.] au magasin, avec cette note : (entré du) « 16 janvier 1698 », [Mag. 96].

(1) Ajouté assurément après la rédaction de l’inventaire.

Restauré par Colins en 1750 (A. N. O' 1934 A). — Mis ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Actuellement au Louvre, n“ 170 : H. 1 m. o5 — L. 1 m 3g.

2° Un tableau représentant le Printemps par Zéphire et Flore et des enfans; figures comme nature ; ayant de hauteur 8 pieds sur 6 pieds de large ; dans sa bordure dorée. Salon de Marly.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date des 1 1 octobre — 20 décembre 1699, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ce tableau : « Au sieur Coypel fils, pour le tableau qu’il a peint représentant le Printemps, 1,000 livres » [Guiffrey. t. IV. col. 478].

Signalé à Marly en 1733 [Mari. 33], et par Piganiol de la Force.

Dans l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge de ce tableau, cette note au crayon : « 1708®? ».

3° Un tableau représentant Apollon et Daphné, et plusieurs figures de 20 à 22 pouces ; ayant de hauteur3 pieds 3 pouces sur 4 pieds et demi de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

La pièce suivante (A. N. O' 1794) vise ce tableau, qui faisait partie d’une série, qui ne dut pas être achevée :

« Sujets des tableaux pour la pièce n° 25 de Trianon.

« Querelle d’Apollon et de l’Amour (petit tableau).

« Apollon, tout fier de la victoire qu’il venoit de r’emporter sur le serpent Python, qu’il avoit tué d’un coup de flèche, rencontra l’Amour et trouva mauvais qu’il eût des armes et le brava, mais ce petit Dieu le menaça de s’en vanger.

« Apollon et Daphné (grand tableau, posé).

« Apollon, amoureux de Daphné, la poursuit longtemps inutillement, mais cette Nimphe, se sentant lasse, implora le secours de son père, le fleuve Penée, qui la changea en laurier.

« Apollon en berger (petit).

« Apollon amoureux d’une jeune nymphe nommée Issé, se déguise en berger pour mieux réussir dans ses amours.

« Apollon dans son palais (grand).

« Phaéton va trouver Apollon dans son palais et luy demande la conduitte de son char.

« Apollon au Parnasse (grand).

<c Apollon, au milieu des Muses, leur ordonne de célébrer la gloire de Louis le Grand.

« Apollon et Leucothoé (petit).

« Apollon estant devenu amoureux de l’Eucothoé, prit la forme de sa mère et l’alla trouver la nuit lorsqu’elle travailloit au millieu de deux filles qui filoient avec elle, mais les ayant fait retirer et estant demeuré seul avec cet objet de ses vœux, ce dieu reprit sa forme naturelle et luy déclara sa passion.

« Apollon banny du ciel par Jupiter (grand).

« Après que Jupiter eut foudroyé Esculape, Apollon en courroux, ne pouvant se vanger sur le maistre des Dieux, tua les Siclopes qui avoient forgé les foudres; mais Jupiter indigné le bannit des cieux.

« Apollon dérobé par Mercure (petit).

« Apollon en colère contre Mercure qui luy avoit dérobé les troupeaux qu’il gardoit pour Admet pendant son exil, alla trouver Maya et se plaignit à elle du larcein de son fils; mais cette Nymphe ne le voulant pas croire, ils se contestèrent, pendant laquelle contestation Mercure saultat légèrement sur l’épaulle d’Apollon et luy déroba son arc et son carquois, mais ce Dieu qui s’en apperceut ne put s’empescher d’en rire. »

A la suite de cette pièce, on relève les notes suivantes : « 1 3 mars 1689, celuy de Coypel le fils représentant Apollon et Daphné est achevé. Il y en a trois autres ébauchés. M. de Villacerf a dit que le Roy prendra celuy qui est fait et qu’il faut surseoir l’achèvement des autres jusqu’à nouvel ordre. » — « i°r septembre 1693. il a receu 200 livres sur ccux-cy seulement. »

On relève à ce sujet, dans les Comptes des Bâtiments, les paiements suivants :

Exercice 1688 : 28 novembre, 200 livres, acompte des tableaux qu’il fait pour Trianon [Guiflrey. t. III. col. 89].

Exercice 16 8g : 24 avril, 3oo livres, acompte de huit tableaux qu’il fait pour Trianon-sous-Bois [id. col. 287].

Exercice i6g6 : 10 janvier, parfait paiement de 2,600 livres pour huit tableaux pour Trianon, la paroisse de Versailles et Saint-Cyr [id. t. IV. col. 141, 203].

Signalé par Paillet (1695) [P.]

Mentionné ainsi par Jacques Bailly, en 1733, dans une chambre du château neuf de Meudon : « Apollon poursuivant Daphnée; à ses pieds une Nayade qui luy tend les bras, un petit Amour renversé; à gauche, un rocher d'où il sort une chutte d’eau; au pied, le fleuve Pénée assis et appuyé sur sa urne du bras droit; sur la droite, deux Nayades couchées, dont l’une ale bras gauche à moitié dans l’eau, deux Amours en l’air, sur un fond de paysage; hauteur 3 pieds un pouce; largeur 4 pieds 8 pouces » [Meud. 33]. — A Meudon également en 1775 [Meud. 75].

4° Un tableau représentant Zéphire et Flore, un petit Amour qui tient un flambeau allumé ; figures de demi nature; ayant de hauteur 4 pieds 6 pouces sur 3 pieds g pouces de large ; de forme ovale ; dans sa bordure dorée.

Trianon.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ce tableau : « 26 février 1702. Au sieur Coypel le fils, pour le tableau qu’il a fait pour Trianon, représentant Flore et Zéphire. 1,000 liv. » [GuilTrey. t. IV. col. 85 1 ].

Piganiol de la Force le signale à Trianon.

Actuellement au Louvre, n° 173 : H. 1 m. q5 — L. 1 m. 20.

5° Un tableau représentant Vénus et l’Amour dans une coquille portée par trois Tritons, assez proche d’un autre petit Amour porté par un dauphin; figures de i5 à 16 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces et demi sur 2 pieds 4 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Ménagerie.

Il faut joindre à ce numéro le tableau suivant , omis par Bailly, et mentionné ainsi à l'inventaire de 1706 ( O ' igjo ) :

5° bis — un jeune homme sur un dauphin, jouant de la lyre, et deux Nayades auprès; figures de 9 à 10 pouces; ayant de hauteur 1 8 pouces sur 22 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée; ovalle.

Versailles. Ménagerie.

On relève dans les Comptes des Bâtiments les ordonnances de paiement suivantes, relatives à ces tableaux :

Exercice 1702 : 19 janvier 1703 : 5, 000 livres, acompte des tableaux faits pour le Roy et qui ont été posez à plusieurs endroits du château de Versailles et à la Ménagerie [Guiffrey. t. IV. col. 827].

Exercice 1 705 : 3i janvier 1706 : 1,200 livres, acompte des tableaux posez à Versailles, à la Ménagerie et à Meudon en 1700, 1701 et 1702 [ibid. col. 1 1 83 J .

Actuellement, tous les deux, au musée de Compiègne, avec attribution à Noèl-Nicolas Coypel : le n° 5. H. o m. 86 — L. o m. 86, de forme ronde; — le n° 5 bis, Arion et le dauphin : H. o m. 86 — L. o m. 73, de forme ovale.

6° Un tableau représentant Rébecca au puits avec ses compagnes, recevant les présents d’Eliézer, serviteur d’Abraham ; figures de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 9 pouces sur 3 pieds 2 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit appartement du Roy.

Exécuté probablement entre 1700 et 1702 (1).

Signalé par Piganiol de la Force à Versailles, dans le cabinet du billard.

Actuellement au Louvre, n° 171. H. 1 m. 25 — L. 1 m. o5.

70 Un tableau représentant des Ambassadeurs du Maroc appuyez sur une table; une figure est sur le derrière habillée à la françoise de 8 à 9 pouces; ayant de hauteur 10 pouces et demi sur 8 pouces de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

8° — une femme qui pose sa main sur un petit chien, et un More sur le devant qui tient un panier de fruits, qu’un singe embrasse; figures d’environ 10 pouces; ayant de hauteur 9 pouces et demi sur 7 pouces et demi de large ; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

Marly. Appartement haut.

Ces deux tableaux, signalés ainsi, en 1733, à Meudon dans le logement de mademoiselle de Clermont : « Les ambassadeurs du Maroc, l’un vêtu de blanc, l’autre de vert, deux maroquins derrière eux et un françois vêtu de bleu qui semble les aller introduire. » — « Une petite femme, vêtue de bleu, tenant dans ses bras une petite barbette, un nègre avec deux plumes rouges, tenant une corbeil de fruits) un tapis d’étoffe d’or doublé de vert avec frange d’or », et en marge : « Angola nègre trompette du feu roy avec sa maîtresse ». Les dimensions données sont de 10 pouces et demi sur i3 pouces de large : le n° 8 avait été d’abord mentionné comme une « assez bonne copie d’après Gérard Dov » [Meud. 33]. — Ces deux tableaux se trouvaient toujours à Meudon en ryj5 [Meud. 75]. — Mentionnés, en 1784, par Du Rameau dans la neuvième pièce de l'hotel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R],

(1) Voir les précédents n°‘ 5 et 5 bis.

Actuellement, le n" 7 au musée de Versailles : H. o m. 27g — L. o m. 217 (1); — le n° 8 au Louvre, n° 172, sous ce titre : « Une jeune fille caressant un chien ». H. o m. 3o — L. o m. 22.

Il convient d’ajouter à cette série le tableau suivant, dont voici le mémoire (A. N. O' ig68) :

« Mémoire des tableaux qui ont été faits pour Meudon par ordre de Monseigneur Mansart, qu’il, faut ajouter à l’inventaire du bureau de la Surintendance qui sont à présent à la garde du sieur Paillet, 16 may 1700 :

« Alceste au sorty des Enfers est reconnu par son mary, par M. Coypel le fils; ovale ; hauteur 3 pieds 10 pouces ; largueur 3 pieds.

« Salon. »

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, les ordonnances de paiement suivantes, relatives à ce tableau :

Exercice 1700 : 14 mars-7 novembre : 600 livres sur un tableau que Coypel le fils fait pour le salon de Meudon, représentant Alceste [GuifTrey. t. IV, col. 675].

Exercice 1701 : 5 juin : parfait payement de 800 livres, prix de ce tableau [ibid., col. 791].

François VERDIER

i° Un tableau représentant l'Assomption de la Vierge en présence des Apôtres ; figures comme nature ; ayant de hauteur 10 pieds sur 6 pieds et demi de large ; dans sa

Trianon. Chapelle.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, à la date des 3o mai-23 novembre 1688, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ce tableau : « A Verdier, peintre, acompte d’un tableau qu’il fait pour la chapelle de Trianon, 35o livres « [Guifffey. t. III, col. go].

(1) Voir sur ce tableau un article de M. J. Marquct de Vasselot dans la Revue de l’Art ancien et moderne (août 1898).

Mentionné par Paillet (1695) [P.].

Actuellement au Louvre, n° 908 : H. 3 m. 25 — L. 2 m. 60.

2° Un tableau représentant Borée qui enlève Oritie, en présence de ses compagnes qui paroissent effrayées ; figures comme nature ; ayant de hauteur g pieds 5 pouces sur 6 pieds 6 pouces de large; dans sa bordure dorée.

3° — ■ Junon qui vient trouver Thétis et l’Océan poulies consoler de l’infidélité de Jupiter, accompagné de Tritons et de Navades; de mêmes dimensions que le précédent.

Trianon.

Signalés par Paillet (1695) [P.].

Mentionnés à Trianon par Piganiol de la Force. — En 1760, au magasin de la Surintendance [J.].

Le n" 2, actuellement au musée de Compiègne : H. 3 m. 17 — L. 2 m. 12. — Dans l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge du n° 3, cette note au crayon, mise par Villot : « 1019“ ».

40 Un tableau représentant Jupiter sur un nuage qui admire la beauté d’Io, proche un fleuve endormi ; figures de 16 à 18 pouces ;■ ayant de hauteur 2 pieds sur 3 pieds de large ; dans sa bordure non dorée.

5° — Junon attachant les yeux d’Argus à la queue de son paon ; figures de 25 à 26 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 3 pouces sur 4 pieds et demi de large ; dans sa bordure dorée.

6° — Junon en colère menaçant la nymphe Echo; de mêmes dimensions que le précédent.

Trianon.

70 — Junon, Iris et Jupiter; de mêmes dimensions que le n° 4.

8° — Io changée en vache et amenée par ses sœurs au fleuve son père ; figures de demi-nature; ayant de hauteur 5 pieds 3 pouces sur 6 pieds 4 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

90 — Argus qui emmène la vache Io de devant son père et ses sœurs ; figures de demi-nature; ayant de hauteur 5 pieds 3 pouces sur 4 pieds de large; il a été rehaussé de 5 pouces et remployé de 3 pouces sur sa largeur; dans sa bordure non dorée.

Versailles. Appartement de M. le duc de Berry.

io° — Jupiter sur un nuage avec Minerve et Mercure ; de mêmes dimensions que le n° 8.

ii° — Mercure qui endort Argus; de mêmes dimensions que le n° 4.

i2° — Io adorée sous le nom d’Isis par les Phrygiens ; figures de 16 à 18 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds sur 3 pieds et demi ; dans sa bordure non dorée.

La note suivante (A. N. O' 1794), relative à la décoration de Trianon, vise spécialement ces tableaux :

« Le sieur Verdier en fait neuf; les sujets sont les amours de Jupiter et d’Io : il en a livré trois, un prest à livrer, les autres ne sont pas commencés; on luy a dit qu’il peut continuer ».

Et en marge : « il a receu 35o livres pour crayons et toiles ».

On ne relève, dans les Comptes des Bâtiments, qu’une seule ordonnance de paiement, spécialement relative à cette commande : « 23 janvier 1689: A Verdier, peintre, acompte des tableaux qu’il fait pour Trianon, 200 livres » [Guiffrey. t. III, col. 287].

Signalés par Paillet ( 1 6g5) [P.].

Piganiol de la Force les mentionne à Tri~non. — Le n° 9, en 1760, dans le salon du directeur des Bâtiments, à l’hôtel de la Surintendance [J.] et, en 1784, au magasin [D. R.]. — Le n" 10, en 1785, au Louvre » [Louv. 85] . — Dans l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève ces notes,

datant du xvnie siècle, en marge des n°“ 4 et 7 : « Appartement de M. de Noailles. Augmenté de 4 pouces par le haut »; en marge des n°‘ 1 1 et 12 : « Cabinet de M. le duc de Noailles. Dessus de porte ».

Actuellement, le n° 5 au musée de Compiègne : H. 1 m. 27 — L. 1 m. 46;

— le n° 6 au musée de Saint-Brieuc, auquel il fut envoyé par l’État en 1872 : H. 1 m. 27 — L. 1 m. 46 ; — le n° 9 au grand Trianon : H. 2 m. 21 — L. 1 m. 3o; — les nos 1 1 et 12 au Louvre, sous les n°* 910 et 91 1 : H. o m. 70

1 3° Un tableau représentant Vénus que l’on coëffe, voulant arrester Adonis; figures de demi nature; ayant de rehaussé de i5 pouces par le haut et par le bas de cinq; dans sa bordure dorée.

Versailles. Appartement de Madame la duchesse de Berry.

140 — la Naissance d’Adonis ; un Satire tient une chèvre, et plusieurs figures de demi nature; ayant de hauteur 5 pieds 9 pouces sur 6 pieds 5 pouces de large; dans sa bordure dorée; rehaussé d’un pied par le haut et rendoublé sur sa largeur de 18 pouces.

Versailles. Appartement de Monseigneur le duc de Berry.

i5° — Vénus sur un nuage, avec deux cygnes (2) et un Amour; il paroit au dessus un fleuve et une Nayade, et Adonis qui tient un chien; figures de demi nature; ayant de hauteur 5 pieds 9 pouces sur 6 pieds 2 pouces de large; dans sa bordure non dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Signalés par Paillet (1695) avec ces notes ; pour le n» 1 3 : « Livré à Trianon le 20 janvier 1696 »; pour les nos 14 et i5 : « livrés à Trianon le 9 décembre 1698 » [P.] .

(r) En avril 1867, un tableau de Verdier, intitulé « Mercure s’envolant après avoir coupé la tête à Argus », était placé au Luxembourg, dans le cabinet du secrétaire du Sénat.

(2) Sur l’exemplaire de 1722, il y a « des cygnes ».

Se trouvaient, en 1760, le n’ i3 dans le salon du directeur des Bâtiments, les nos 14 et i5 au magasin de la Surintendance [J.], et tous les trois, en 1784, au magasin de la Surintendance [D. R.].

Actuellement, les n05 i3 et 14 au Grand Trianon, n°* 67 et 62 : H. 2 m. 21 — L. 1 m. 78. et 1 m. 89. — Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge du n" 1 5, cette note au crayon, mise par Villot : « 1 572 M . R. » .

160 Un tableau représentant la Visitation de la sainte Vierge à sainte Elizabeth, où paroit saint Joseph et saint Joachim; figures de petite nature; ayant de hauteur 5 pieds 7 pouces sur 4 pieds 10 pouces ; dans sa bordure dorée.

Versailles . Cabinet des tableaux.

Il convient d’ajouter à cette liste le tableau suivant mentionné par Paillet (i695) [P.] :

La Fuite en Egipte; hauteur 5 pieds 10 pouces; largeur 4 pieds 1 o pouces.

Il a été donné par le Roy à la paroisse du Roulle.

Hyacinthe RIGAUD

i° Un tableau représentant le portrait du Roy en pied, vêtu de son manteau royal, doublé d’hermine; figure comme nature; ayant de hauteur 8 pieds 6 pouces sur 6 pieds de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Grand appartement du Roy.

L’ordonnance de paiement suivante, en date du 16 septembre 1702, vise ce tableau et les deux suivants : « Au sieur Rigault, peintre ordinaire du Roy, pour deux grands portraits du Roy en pied, avec l’esquisse en petit desdits portraits, comme aussy du portrait en pied du Roy d’Espagne, qu’il a faits pendant la présente année, 10,000 livres » [Guiffrey. t. IV. col. 827].

Mentionné par Piganiol de la Force dans la salle d’Apollon. — Restauré, en 1788, par le peintre Godefroid, dont voici le mémoire : « Pour avoir

applati les cloches dont étoit rempli le portrait de Louis XIV par Rigaud, et l’avoir nétoyé et verni, 48 livres » (A. N. O' 1931).

Actuellement au Louvre, n° 781 : H. 2 m. 75 — L. 1 m. 96. — Signé : Peint par Hyacinthe Rigaud. 1701.

2° Un tableau représentant le portrait du Roy d’Espagne, en pied, la main appuyée sur sa couronne posée sur un tapis de brocard d’or; figure comme nature; ayant de hauteur 7 pieds sur 4 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée (1).

Versailles. Cabinet des tableaux.

Se trouvait à l’hôtel de la Surintendance en 1760, dans la troisième pièce [J.], et, en 1784, dans la quatrième pièce, avec cette note (1788) : « laver et vernir» [D. R.].

Actuellement au Louvre, n" 782 : H. 2 m. 70 — L. 1 m. 55.

3° Un tableau représentant le portrait du Roy en pied, vêtu de son manteau royal double d’hermine, qui avoit été destiné pour envoyer en Espagne; figure comme nature et pareil au premier; ayant de hauteur 8 pieds 6 pouces sur 6 pieds de large; il y avoit une bordure dorée qui a été mise à une copie du même portrait du Roy, que M. le marquis Dantin a fait porter, par ordre du Roy, à Madame de Mantoue à Vincennes, le i3 may 1709 (2).

Versailles. Cabinet des tableaux.

Se trouvait au magasin de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784 [D. R.].

Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge de ce tableau, cette note au crayon, mise par Villot : « 2401 M. R. ».

(1) Voir l’ordonnance de paiement du précédent n° 1.

(2) Id.

François DE TROY

Un tableau représentant le portrait de Mmc la Dauphine de Bavière (1), en pied, vestue de son manteau royal; sa main est appuyée sur la couronne de France qui est posée sur une table, couverte d’un tapis de velours rouge; figure comme nature ; ayant de hauteur 7 pieds sur 5 pieds de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Signalé par Paillet (1695) [P.], dans le cabinet de l’appartement de la Reine [V.].

Quitte la Surintendance, en 1737, pour être placé au Louvre, dans la galerie d’Apollon [S.].

Guy Louis VERNANSAL

Un tableau représentant Diane entourée de ses Nymphes, qui change Actéon en cerf ; figures d’environ 1 8 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 1 1 pouces sur 3 pieds 2 pouces de large.

Ménagerie.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du 1" octobre 1703, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ce tableau : « Au sieur Vernansal, peintre, pour un tableau qu’il a fait et posé à la Ménagerie de Versailles, représentant la Métamorphose d’Actéon, 5oo livres » [Guiffrey. t. IV, col. 962].

Piganiol de la Force le mentionne à la Ménagerie.

(1) Il s’agit ici de Marie-Anne-Christine-Victoire de Bavière, Dauphine.

Charles-François POËRSON

i° Un tableau représentant un Concert de musique dans lequel paroit une femme, habillée de jaune et de blanc, qui joue du luth; figures de petite nature; ayant de hauteur 2 pieds 9 pouces sur 2 pieds 3 pouces de large ; de forme ovale ; dans sa bordure dorée.

20 — la Dispute de Neptune et de Minerve en présence des dieux ; il paroit un cheval sur le devant et un ollivier ; figures de 9 à 10 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 2 pouces sur 2 pieds de large; dans sa bordure dorée.

Ménagerie.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du 3 août 1704, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ces tableaux : « A Poërson, peintre, pour deux tableaux qu’il a faits et qui ont été posés dans l’appartement de Madame la duchesse de Bourgogne à la Ménagerie, en 1700, 1,000 livres » [Guiffrey. t. IV. col. 1071].

Le n° 1, en 1760, se trouvait au magasin de la Surintendance [J.]. — En 1764, il fut placé chez M"“ Victoire (A. N. O' 1909). — Le n° 2 est inscrit aux inventaires de 1706 [Mans. 6] et de 1708 [Mans. 8] au nom de Blanchard ; Bailly, dans son inventaire de 1709, le porte à la fois à l’actif de Blanchard (1) puis de Poërson, et cette indication est reproduite dans l’inventaire de 1722 [Bail. 22]. — Piganiol de la Force, qui le signale à la Ménagerie, le donne au seul Poërson.

Le n° 2, actuellement au musée de Fontainebleau : H. o m. 40 — L. o m. 66.

3° Un tableau représentant un saint Uouis à genoux devant la couronne d’épines qui est posée sur un autel, et deux enfans de chœur tenant chacun un flambeau allumé ; figures plus de demi-nature ; ayant de hauteur 5 pieds sur 4 pieds de large; ceintré à oreille par en haut ; dans sa bordure dorée.

(1) Voir le n° 6 de l’article de Gabriel Blanchard, p. 417.

40 — la Sainte Trinité; figures plus de demi-nature; ayant de hauteur 5 pieds 5 pouces sur 4 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Fontainebleau . Grande Chapelle.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, les ordonnances de paiement suivantes, relatives à ces tableaux :

Exercice 1701 : 14 août-3o octobre, 600 livres pour deux tableaux qu’il fait pour la chapelle du château de Fontainebleau [Guiffrey. t. IV. col. 782].

Exercice 1702 : 26 février, 200 livres pour ces deux tableaux qui sont faits [ibid., col. 897].

Ces deux tableaux sont mentionnés dans l’inventaire de Fontainebleau du commencement du xviii0 siècle [Font. s. d.].

Il convient d'ajouter à cette liste le tableau suivant, omis par Bailly dans l’inventaire de 170g, et ainsi décrit par Jacques Bailly dans l’inventaire de Meudon de 1733 :

La Reine de Saba qui apporte des présens à Salomon, dont un nègre tient un bassin d’or ; sur la gauche une fille qui porte un vase du même métal. Hauteur : 3 pieds 4 pouces ; largeur : 3 pieds; ovale.

Cabinet de Madame de Maintenon.

[Meud. 33].

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du 5 juin 1701, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ce tableau : « Au sieur Poërson, peintre, parfait paiement de 700 livres pour le tableau qu’il a fait et posé [au château de Meudon en 1700] représentant Salomon » [Guiffrey. t. IV, col. 791].

Alexandre UBELESKI, dit ALEXANDRE

i° Un tableau représentant Minerve qui change Arachné en araignée; figures de 10 à 12 pouces; ayant de hauteur 22 pouces sur 17 pouces et demi de large; ceintré par le haut; dans sa bordure dorée.

2° — Arachné qui fait voir ses ouvrages de tapisserie à Minerve; figures de 1 1 à 12 pouces; de mêmes dimensions que le précédent.

Ménagerie.

Ces deux tableaux sont mentionnés par Piganiol de la Force à la Ménagerie.

Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge de ces tableaux, ces notes au crayon, mises par Villot : « i48ç)B. 1620“)). — L’un d’eux fut envoyé à Fontainebleau, le 24 juillet 1861.

Il convient d'ajouter à cette liste, le tableau suivant, omis par Bailly, dans l'inventaire de 170g et ainsi décrit dans l'inventaire de Meudon de ij33 :

Les filles de Jéthro, dont une fille couchée vêtue d’une draperie bleue, ayant une jeune fille sur ses genoux; sur la droitte, Moyse derrière un puits qui chasse les bergers, sur un fond de paysage. Hauteur : 3 pieds 2 pouces; largeur : 2 pieds 4 pouces ; ovale.

Cabinet de Madame de Maintenon .

[Mcud. 33] :

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du ier octobre 1703, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ce tableau : « Au sieur Alexandre, peintre, parfait payement de 600 livres, à quoy monte le tableau qu’il a fait pour le cabinet de Madame de Maintenon à Meudon, représentant les Filles de Jétro » [Guiffrey. t. IV col. 962. 676].

Jean Baptiste MONNOYER, dit BAPTISTE

i° Un tableau représentant des fleurs dans une cuvette d’argent, posée sur un tapis bleu, brodé d’un brocard rouge; ayant 3 pieds 2 pouces de diamètre.

20 — des fleurs dans un vase, et une porcelaine auprès, posée sur un tapis verd; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces sur 3 pieds 2 pouces de large.

3° — des fleurs dans une corbeille, avec deux buires d’argent posées sur un tapis de brocard; ayant de hauteur 4 pieds 8 pouces sur 3 pieds 5 pouces de large.

40 — des fleurs dans un vase d’or et agate, et une jatte de porcelaine auprès, remplie de fruits, proche un perroquet; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 3 pieds 2 pouces de large.

5° — des fleurs dans une cuvette d’or posée sur un tapis bleu; ayant de hauteur 3 pieds sur 3 pieds 9 pouces de large.

6° — une cuvette d’or remplie de fleurs, posée sur un tapis verd ; ayant de hauteur 3 pieds un pouce sur 2 pieds

7° — - une cassolette d’or posée sur son pied, et un tapis fleurdelysé; ayant de hauteur 4 pieds 5 pouces sur 3 pieds

2 pouces de large.

8° — un vase de bronze rempli de fleurs, posé sur une plinte où est représenté un bas-relief; ayant de hauteur

3 pieds 8 pouces sur 3 pieds de large.

90 — un vase d’or rempli de fleurs, posé sur une plinte, et un tapis de brocard; de mêmes dimensions que le précédent.

Chaville.

io° — une jatte remplie de fleurs, posée sur un tapis d’or; ayant de hauteur 3 pieds 9 pouces sur 2 pieds 8 pouces de large.

ii° — un vase d’or rempli de fleurs, posé sur un tapis violet; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces sur 2 pieds 8 pouces de large.

12° — un vase d’argent rempli de fleurs, posé sur un tapis d’or ; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces sur 4 pieds et demi de large.

i 3° — un vase d’or rempli de fleurs, posé sur tapis violet à fleurs d’argent; ayant de hauteur 3 pieds 6 pouces sur 2 pieds 2 pouces de large.

140 — un vase d’or rempli de fleurs, posé sur un tapis verd et or; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 20 pouces de large.

1 5° — un vase rempli de fleurs, posé sur un tapis cramoisy et or ; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces sur 4 pieds

160 — un vase d’or rempli de fleurs, posé sur un tapis d’or à fleurs rouges; ayant de hauteur 3 pieds 9 pouces sur 3 pieds 10 pouces de large.

170 — un vase de marbre rempli de fleurs, posé sur un tapis d’or à fleurs rouges; ayant de hauteur 4 pieds en quarré.

1 8° — un vase d’or posé sur une plinte de pierre ; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 4 pieds 7 pouces de large.

190 — un vase d’argent posé sur une plinthe, proche une colonne ; ayant de hauteur 4 pieds un pouce sur 4 pieds de large.

20° — une cuvette d’argent remplie de fleurs, posée sur un tapis d’or, proche un perroquet posé sur un pied d’estal qui est derrière; ayant de hauteur 4 pieds et demi sur 4 pieds 3 pouces de large.

2 1 0 — un vase d’or rempli de fleurs, posé sur une plinte, et un perroquet rouge sur une autre plinte; ayant de hauteur 4 pieds et demi sur 4 pieds 4 pouces de large.

220 — une guirlande de fleurs en ovalle; dans le millieu est peint l’Annonciation de la Vierge par La Fosse; figures d’environ i5 pouces; ayant de hauteur 3 pieds sur 3 pieds 9 pouces de large; dans sa bordure dorée.

ECOLE ERANÇAISE

?.3° — des fruits posés sur une plinte, proche une orloge et une porcelaine ; ayant de hauteur 2 pieds 5 pouces sur 3 pieds de large; dans sa bordure dorée.

Marly. Appartement haut.

240 — un vase de marbre garni d’or, rempli de fleurs, posé sur un appuy de pierre; ayant 3 pieds 9 pouces en quarré.

2 5° — un vase d’or enrichy d’un bas-relief, remply de fleurs, posé sur un tapis verd à fleurs d’argent; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 4 pieds et demi de large.

26° — des fleurs dans un vase d’or posé sur une plinte brutte; ayant de hauteur 3 pieds un pouce sur 4 pieds et demi de large.

270 — des fleurs dans un vase d’or posé sur un tapis rouge à fleurs d’or; ayant 3 pieds 10 pouces en quarré.

Marly. Garde-meuble .

28° — une corbeille remplie de fleurs, posée sur un tapis gris de lin bordé d’or ; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces sur 3 pieds 5 pouces et demi de large; ceintré par le haut.

290 — des fleurs dans une cuvette, posée sur un piédestal ; sur le derrière paroit un Terme de grisailles ; ayant de hauteur 5 pieds 8 pouces sur 4 pieds 3 pouces de large.

Versailles. Garde-meuble.

3o° — une corbeille remplie de fleurs, posée sur un tapis bleu; ayant de hauteur 2 pieds sur 3 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Appartement de Madame de Maintenon.

3i° — des fleurs sur un piédestal et des fruits au bas, avec un rideau dans le coin; ayant de hauteur 3 pieds 10 pouces sur 4 pieds et demi de large.

32° — des fleurs dans un panier, posé sur un piédestal, au bas duquel l’on voit des fruits et une buire d’or; ayant de hauteur 3 pieds 3 pouces sur 4 pieds et demi de large.

33° — des fleurs dans un panier posé sur une balustrade, et un tapis de Turquie derrière, où l’on voit un vase rempli d’œillets; de mêmes dimensions que le précédent.

34° — des raisins sur un morceau d’architecture, et au bas sont des poires de bon-crétien avec d’autres raisins et un vase de marbre; de mêmes dimensions.

35° — une cassolette d’argent et deux urnes de porcelaine remplies de fleurs, posées aux deux costez sur un tapis vert, et dans le fond un tapis rouge brodé d'or ; de mêmes dimensions.

36° — des fleurs dans un vase d’or posé sur un tapis, proche un perroquet blanc; de mêmes dimensions.

37° — des melons et autres fruits sur un morceau d’architecture ; de mêmes dimensions.

Versailles. Appartement des Princes.

38° — un vase rempli de fleurs, posé sur un pieddestal, au bas duquel l’on voit des fruits; ayant de hauteur 3 pieds 6 pouces sur 2 pieds 9 pouces de large ; de forme ovalle.

3g0 — un vase d’or rempli de fleurs, posé sur un tapis rouge ; ayant 3 pieds 5 pouces de diamètre.

40° — un vase rempli de fleurs ; ayant 2 pieds 1 1 pouces de diamètre.

Versailles. Appartement de Monseigneur le duc de Bourgogne.

410 — un vase rempli de fleurs; de mêmes dimensions que le précédent.

420 — des fleurs et deux chiens sur un carreau ; ayant de hauteur 3 pieds 3 pouces sur 4 pieds et demi de large.

Versailles. Appartement des Princes.

43° — un bocal rempli de fleurs ; ayant de hauteur 1 5 pouces sur 1 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

440 — un bocal rempli de fleurs, posé sur une plinte, où paroit la reverbération d’une croisée ; de mêmes dimensions que le précédent.

Versailles. Appartement de Madame la duchesse.

45° — des fleurs dans une jatte d’or, un vase auprès et un chandelier garny d’une bougie; de mêmes dimensions que le n° 32.

46° — un vase d’or et un d’argent avec des fleurs, sur un morceau d’architecture; de mêmes dimensions que le n° 32.

470 — un vase de porcelaine garny de deux ances d’or, d’où pendent deux festons attachez à un masque qui est au milieu posé sur un tapis de velours rouge couvrant une plinte, avec un bout de rideau sur un fond de ciel ; de mêmes dimensions que le n° 32.

48° — des fleurs dans un vase de marbre gris, dans le milieu duquel est un masque, posé sur un tapis violet et brodé d’or, couvrant une plinte, et un rideau violet avec des fleurs d’or, sur un fond de ciel; de mêmes dimensions que le n° 32.

490 — des fleurs dans une jatte de marbre jaune, une buire d’or derrière, et sur le devant un chandelier d’argent avec une petite figure, posez sur un tapis bleu, garni d’une frange d’or couvrant une plinte, où sont deux figures en bas-relief, et dans le fond un rideau cramoisy ; de mêmes dimensions que le n° 32.

5o° — des fleurs dans une jatte de porcelaine, posée sur un tapis bleu brodé d’or, couvrant un piédestal, et dans le fond un rideau d’étoffe d’or; de mêmes dimensions que le n° 32.

5 i° — des fleurs dans un vase de marbre, sur lequel l’on voit une petite figure posée sur un tapis rouge brodé d’or, sur un bout de corniche et un rideau de brocard d’or ; de mêmes dimensions que le n° 32.

52° — un vase d’argent garni d’un oranger; l’on voit un singe qui cueille des fleurs, assez proche d’une jatte de porcelaine et d’un feston de fleurs avec un bout de rideau, sur un fond de ciel; de mêmes dimensions que le n° 32.

53° — des fleurs sur un vase de marbre sur lequel sont trois petites figures en bas-relief, posé sur un bout de tapis bleu garny d’une frange d’or couvrant une plinte, et deux bouts de rideau à fleurs d’or, sur un fond de ciel; de mêmes dimensions que le n° 32.

54° — un vase d’agate et des gaudrons d’or, rempli de fleurs, posé sur une plinte couverte d’un tapis rouge à fleurs d’argent, et deux bouts de rideau rouge, sur un fond de ciel; de mêmes dimensions que le n° 32.

Versailles. Appartement des Princes.

55° — des fleurs dans une jatte et un vase de porcelaine placez aux deux bouts; ayant de hauteur i5 pouces sur 4 pieds et demi de large.

56° — des fleurs dans une jatte, et aux deux côtés ua rideau de brocard d’or, sur un fond de ciel ; de mêmes dimensions que le précédent.

57° — des fleurs dans une jatte de verre, proche un petit vase de porcelaine; de mêmes dimensions.

58° — des fleurs dans un panier, et un bout de rideau placé aux deux bouts; de mêmes dimensions.

Versailles. Appartement de Madame de Vantadour.

59° — des fleurs dans un panier posé sur un tapis rouge et or, et deux paons, proche un rideau qui est au dessus, sur un fond de ciel; de mêmes dimensions que le n° 32.

6o° — un bassin de porcelaine rempli de fleurs, posé sur un piédestal, et, à côté, le buste d’une femme en bronze; au bas sont des fruits, dans le coin un rideau avec des cordons, sur un fond de ciel ; de mêmes dimensions que le n° 32.

6 1° — un vase d’or rempli de fleurs, posé sur un piédestal orné d’un tapis d’argent à fleurs d’or, proche de deux perroquets, dont l’un est rouge et l’autre jaune, au dessus un rideau de brocard d’or; de mêmes dimensions que le n° 32.

Versailles. Appartement des Princes.

Le no 22, dans l’inventaire de Marly de 1733, est attribué à Loir pour le motif du milieu [Mari. 33]. — Le môme se trouvait en, 1784, au magasin de la Surintendance, avec attribution à Lafosse et à Monnoyer. [D. R.].

Dans l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève ces notes, datant du xviii0 siècle, en marge des nos 33, 37, 49, 5o : « A Compiègne, dans l’appartement de la Reine », et pour les nos 49 et 5o : « revenus au cabinet »; en marge du n° 34 : « Versailles, au Chambillan (sic) chez M. de Livry »; en marge du n° 36 : « Est à Fontainebleau »; en marge des n°* 38 et 39 : « A la Surintendance »; en marge du n° 40 : « Il est posé à Marly dans l’appartement du Roy, dans le trumeau sous l’entresol, mis en ovalle ».

Actuellement, le n° 22 au Louvre, n° 445 : H. 1 m. 10 — L. 1 m. 25. — Dans l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève les notes suivantes, mises par Villot, en marge du n° 42 : « 842 B »; du n” 52 : « 1439 B »; des n°s 5g, 60, 61 : « i448B, 1 45 1 B, 12 2qb ».

La plupart des tableaux, ci-dessus énoncés, sont signalés par Paillet ( i6g5 ) et attribués à « Baptiste et Fontenay »; l’insuffisance des descriptions écarte toute possibilité d'identification. Le plus simple est donc de transcrire purement et simplement les mentions de l'inventaire Paillet [P.] :

Deux vases, un d’or et d’argent, au bout d’un tapy bleu, et des fleurs dessus.

Un vase de fleurs posé sur un tapy bleu, et deux petits vases d’or posez sur un piédestal.

Un panier de fleurs posé sur un tapy,et un petit vase d’or.

Une cuvette de fleurs posée sur une corniche, et une sphinge de marbre blanc.

Une cuvette de fleurs, et une colonne de porphire auprès entourée de festons de fleurs.

Un morceau de ruine, un vase de marbre, et des fruits.

Un vase de fleurs posé sur une corniche, et un rideau au bout.

Un vase de fleurs et un vase d’or à côté.

Un vase de fleurs posé sur de l’architecture, et un bout de tapy.

Un panier de fleurs sur un piédestal, et des raisins au dessous.

Des morceaux de corniches et chapiteaux, et des fruits meslez parmy.

Une jatte de porcelaine remplie de fleurs, et un chandelier d’argent auprès avec un vase.

Un vase d’or rempli de fleurs posé sur un tapy, et un rideau au bout.

Un vase de porcelaine garny d’or, rempli de fleurs, posé sur un tapv rouge.

Une jatte de fleurs, et deux bouts de rideaux à chaque bout.

Une jatte de porcelaine remplie de fleurs, et deux cornets de porcelaine aux deux costés.

Un morceau d’architecture et des fruits.

Un careau de velours et des fleurs dessus et un bout de rideau.

Tous ces tableaux de 3 pieds 3 pouces de haut sur 4 pieds et demi de large.

Une jatte de cristal remplie de fleurs, un cornet de porcelaine auprès, et un bout de rideau au bout.

Un panier de fleurs, une urne, et un cornet de porcelaine.

Un panier de fleurs, un ciel derrière, et un bout de rideau.

Un autre panier de fleurs et un ciel pour fonds.

Tous ces tableaux d’un pied et demi de haut sur 4 pieds 5 pouces de large.

Un vase de fleurs, de l’architecture derière, et un peroquet rouge posé sur une plinte.

Un vase d’or garni d’un grenadier fleury, un paon, et un singe sur un tapy rouge.

Un vase de fleurs, un careau, et deux petits chiens.

Une cuvette d’argent remplie de fleurs, un tapy violet et or, et un peroquet rouge sur un piédestal.

Un panier de fleurs et trois enfans, dont deux tiennent un feston de fleurs.

Un vase d’or remply de fleurs, et deux vases d’or aux cotez posez sur une balustrade.

Un vase d’or rempli de fleurs posé sur une balustrade, un peroquet rouge, et un feston de fleurs pendant.

Un vase de fleurs, une jatte de fruits, et un rideau cramoisi.

Un vase de fleurs posé sur un piédestal, des fruits auprès, et un tapy violet et or.

Un vase d’argent rempli de fleurs, un bout de colonne auprès, et un rideau d’étoffe d’or.

Un vase d’or remply de fleurs sur un tapy violet et or.

Un panier de fleurs, une grande buire d’argent auprès, et deux festons de fleurs.

Un vase d’or plein de fleurs, posé sur un tapy verd, et deux bouts de colonne torse.

Un vase d’or posé sur une balustrade et un tapy d’or, et une moitié de boulle posée sur un piédestal.

Un vase d’or remply de fleurs posé sur une balustrade, des roses au pied, et une colonne entourée d’un rideau or et cramoisy.

Tous ces tableaux de 4 pieds 7 pouces de haut sur 4 pieds 5 pouces de large.

Un vase plein de fleurs, garni de gaudrons d’or, posé sur un tapy rouge.

Un vase d’argent plein de fleurs, posé sur un tapy bleu, et un rideau cramoisy.

Un vase d’or, un oranger dedans, et une buire d’or auprès.

Un vase de fleurs, posé sur un tapy rouge, et un rideau derrière.

Un vase d’or posé sur un tapy d’argent, et deux peroquets.

Une jatte de porcelaine remplie de fleurs, un buste d’or derrière, et un tapy.

Un panier de fleurs, et un tapy, et deux paons sur une balustrade.

Une cassolette d’argent et deux jattes de porcelaine remplies de fleurs, posées sur un tapy verd, et un rideau cramoisy.

Tous ces tableaux de 3 pieds 3 pouces de haut sur 4 pieds et demi de large.

L’inventaire Jeaurat (1760) signale les tableaux suivants de Baptiste à l'hôtel de la Surintendance [J.] :

Un tableau de forme ovale représentant un vaze remply de fleurs.

Un vaze de porphyre posé sur un pied d’estal en triangle et à jour, garny de fleurs et entrelassé d’une guirlande.

Un vaze garny de fleurs et de fruits en guirlandes, avec un oranger dans le fond.

Un tableau de forme ovale représentant un vaze avec des fleurs en guirlandes.

Un tableau de forme ovale représentant un vaze garny de raisins en guirlande.

Tous ces tableaux dans le salon du directeur des Bâtiments.

Une lyre et un arc entourés de fleurs et de fruits.

Deux tableaux représentant des vases de fleurs et de fruits.

Un tableau rond de fleurs.

Fleurs dans un vase et perroquet dans le bas.

Deux tableaux de fleurs.

Tous ces tableaux au magasin.

Voici, d'autre part, les tableaux signalés en 1784 par Du Rameau au magasin de la Surintendance [ D . 7?.] :

Un enfant, un paon et des fleurs. Hauteur : 6 pieds — Largeur : 4 pieds 8 pouces.

Deux tableaux, fleurs et fruits. Hauteur : 4 pieds

10 pouces — Largeur : 4 pieds 3 pouces.

Fleurs, vase et perroquet. Hauteur : 2 pieds un pouce — Largeur : 3 pieds 4 pouces.

Fruits sur une table. Hauteur : 2 pieds 6 pouces — Largeur : 3 pieds 4 pouces.

Deux tableaux, vases et raisins. Hauteur : 2 pieds

1 1 pouces et 3 pieds — Largeur : 2 pieds 8 pouces et 2 pieds 7 pouces.

Un vase de fleurs. Hauteur : 2 pieds 1 1 pouces — Largeur : 2 pieds 7 pouces.

Trophée d’astronomie et fleurs. Hauteur : 3 pieds 2 pouces — Largeur : 2 pieds 5 pouces.

Vase de fleurs. Hauteur : 3 pieds un pouce — Largeur :

2 pieds 7 pouces.

Deux tableaux, fleurs et trophées. Hauteur : 3 pieds — Largeur : 2 pieds 7 pouces.

Fleurs. Hauteur : 3 pieds un pouce et demi — Largeur :

3 pieds 8 pouces.

On ne peut songer a identifier des tableaux de fleurs, surtout quand on se trouve, comme c’est ici le cas, devant un ensemble aussi abondant ; il nous a donc semblé que le mieux était de reproduire, sans songer à les reconnaître , les mentions diverses de ces œuvres, inscrites dans les divers inventaires du siècle dernier, et dont un grand nombre ont été omises par Bailly.

Inventaire de Meudon de 1733 [Meud. 33] (1) :

Un tableau de Baptiste représentant une figure grande comme nature appuyée sur une ballustrade de marbre, portant un plat de fruits, portant la livrée de M. le duc d’Orléans; près de luy est un perroquet rouge, et sur la gauche un singe joignant une corbeille de fleurs, sur un

(1) Ces divers tableaux sont portés comme appartenant à Monseigneur dans un inventaire du début du xvm° siècle [Meud. s. d.].

fond d’architecture représentant une colonade de l’ordre composite; hauteur g pieds 6 pouces et demi; largeur 10 pieds 11 pouces; les figures sont de M. Houasse.

Un tableau de Baptiste, même dessein d’architecture que le précédent, deux hommes de la livrée de M. le duc d’Orléans portant un vase de couleur jaune dans lequel est un oranger fleury ; sur la balustrade à gauche un perroquet bleu et jaune, un chien, et un bassin remply de fruits, raisins, melon d’Espagne et un singe; de mêmes dimensions que le précédent; les figures sont de M. Houasse.

Première salle en entrant.

Un vase d’or remply de toute sorte de fleurs, posé sur un tapis bleu brodé d’or dans le fond du tableau; ayant 5 pieds 3 pouces de long sur 5 pieds 8 pouces.

Un vase d’or ou plutôt manière d’agathe dont les anses sont d’or, remply de toutes sortes de fleurs, un tapis derrière brodé d’or, avec deux perroquets, un bleu et l’autre jaune; de mêmes dimensions que le précédent.

Un vase à goderon d’argent, garny d’ornement d’or, remply de toutes sortes de fleurs, un tapis derrière brodé d’or, avec un perroquet rouge et vert; de mêmes dimensions.

Un vase en forme de cuvette d’argent, remply de toutes sortes de fleurs, posé sur un tapis rouge brodé d’or, avec un paon posé sur la cuvette; de mêmes dimensions.

Un vase d’or garny de toute sorte de fleurs, dont un pavot tombe avec une de ses feuilles sur le piédestal sur lequel le vase est posé; de mêmes dimensions.

Un vase d’or posé sur une manière de piédestal, remply de toutes sortes de fleurs, avec un paon derrière le vase; de mêmes dimensions.

Un vase d’or et argent posé sur un tapis bleu et or

dont la doublure est cramoisy, avec un singe qui tient une pesche; de mêmes dimensions.

Salon des Maures.

Un bassin de porcelaine où il y a trois poires, et un singe sur un oreiller de velours cramoisy, brodé d’or; ayant 2 pieds 10 pouces de haut sur 3 pieds 3 pouces de large ; dessus de porte.

Un vase d’or dans le milieu du tableau, et sur la droittc un grand vase d’argent renversé, avec une jatte où il y a des roses et du jasmin, posé sur un tapis d’étoffe d’or ;

, Appartement du Roy. Pièce ensuite du cabinet des glaces.

Deux perroquets, l’un bleu et jaune et l’autre rouge, posé sur une branche, appuyé sur un tapis d’or; ayant 3 pieds 4 pouces de haut sur 3 pieds 3 pouces de large.

Un vase de pierre remply de raisin, posé sur un socque de pierre, au bas duquel il y a plusieurs sortes de fruits, corne pesches et raisin et grenades ; de mêmes dimensions que le précédent.

Chambre ensuitte de l'appartement du Roy. Dessus de porte.

Une cuvette d’or, remplye de fleurs, lys et pavots, sur une corniche où il y a des pavots, avec branches de lys et un tapis bleu brodé d’or ; ayant 4 pieds 3 pouces de haut sur 2 pieds 10 pouces de large.

Une cuvette d’or remplye de fleurs comme roses et pavots, posé sur un tapis vert brodé d’or; de mêmes dimensions que le précédent.

Appartement de Madame la Princesse de Conty. Dessus de porte.

Des raisins et des grenades sur une corniche d’architecture de l’ordre dorique; sur la droitte, une grappe de raisin sur un chapiteau de l’ordre corinthien; sur le devant du tableau, en bas des pomes, pèches, poires et raisins répandus à terre, sur un fond d’architecture; ayant 2 pieds 9 pouces de haut sur 3 pieds 8 pouces de large.

Des raisins et autres fruits sur une corniche d’architecture de l’ordre dorique ; sur la droitte, un vase de porcelaine; sur le devant du tableau, en bas des poires et raisins répandus par terre ; de mêmes dimensions que le précédent.

Chambre ensuitte ( de la chambre de billard). Dessus de porte.

Un bas d’architecture sur lequel sont des fleurs, et au bas du tableau des pêches et des prunes et un chardon ; sur la gauche, un grand vase d’or; sur la droite en haut, un rideau violet avec franges d’or; ayant 3 pieds 6 pouces de haut sur 4 pieds 10 pouces de large.

Un pareil bas d’architecture sur lequel sont posées des fleurs ; tout près, des pêches, raisins et grenades ; à droite, un rideau violet .avec crépines d’or ; de mêmes dimensions que le précédent.

Gallerie du Château neuf. Dessus de porte .

Un vase d’argent avec deux anses, et dessous un basrelief posé sur un socque de pierre ; à côté, un panier plein de raisins et poires ; sur la gauche, un rideau rouge, brodé d’or avec franges ; ayant 4 pieds de haut sur 2 pieds 9 pouces de large.

Un vase d’or avec une anse et bas-relief remply de fleurs, posé sur un tapis violet brodé d’argent; à côté, deux poncives et trois grosses prunes ; de mêmes dimensions que le précédent.

Vieux Château. Chambre.

Une cuvette d’or remplye de fleurs, posée sur un tapis d’étoffe d’or sur un socque de pierre, le tout sur un ciel; ayant 3 pieds 6 pouces en quarré.

Vieux Château. Antichambre en entrant.

Charles HÉRAULT

Un tableau de paysage où paroit une grande montagne et quelques rochers d’où il sort de l’eau, et un grand arbre de pino entouré de feuilles de vignes et de quelques plantes sur le devant; ayant de hauteur i5 pieds sur 6 pieds 5 pouces de large.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Mentionné pour la première fois dans l’inventaire de Bailly de 1709.

Quitte la Surintendance, en 1737, pour être placé au Louvre dans la gallerie d’Apollon [S.].

MILLET, dit FRANCISQUE

i° Un tableau de paysage où sont représentées trois petites figures, dont l’une porte un panier sur sa teste; figures de 7 pouces ; ayant de hauteur 4 pieds 10 pouces sur 4 pieds 2 pouces de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

20 — un paysage où l’on voit une femme, portant un pot dans ses bras et un enfant qui la suit ; figures de 7 à 8 pouces ; ayant de hauteur 4 pieds 10 pouces sur 2 pieds 2 pouces de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

3° — un paysage où est représenté un berger, assis auprès d’une femme, qui joue du hautbois; figures de 7 à

8 pouces ; ayant de hauteur 4 pieds 10 pouces sur 2 pieds

9 pouces de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

40 — un paysage où est représentée une Fuitte en Egypte ; figures de 8 pouces ; ayant de hauteur 4 pieds 8 pouces sur 4 pieds 6 pouces de large ; peint sur bois ;

5° — un paysage où est représentée une grande roche et une chutte d’eau ; ayant de hauteur 4 pieds 8 pouces sur 2 pieds 6 pouces de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

6° — un paysage où est représentée une femme sur un cheval alzan, suivi d’une femme à pied; figures d’environ 8 p»ouces ; ayant de hauteur 7 pieds sur 2 pieds 9 pouces de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

70 — un paysage où est représentée une femme, tenant un enfant, assise sur un asne, suivi d’un paysan ; figures d’environ 8 pouces ; ayant de hauteur 7 pieds sur 2 pieds 1 1 pouces de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.

8° — un paysage où sont représentés deux femmes, un petit garçon et sept moutons ; de mêmes dimensions que le précédent.

90 — un paysage où est représentée une chutte d’eau, proche un païsan assis et un petit chien ; figures d’environ 8 pouces ; ayant de hauteur 7 pieds sur 2 pieds 4 pouces de large; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.

io0' — -un paysage où sont représentés des valets de limier, dont un sonne du cor ; de mêmes dimensions que le précédent.

1 i° — un paysage où est représentée une femme debout avec un petit garçon, accompagné d’une autre femme qui porte un petit enfant sur son dos et un panier à son bras; de mêmes dimensions que le précédent.

i2° — un paysage ou est représentée une grande nappe d'eau, et un berger assis et un troupeau de moutons derrière ; de mêmes dimensions.

Paris. Palais des Tuileries. Appartement de la Reyne.

Le n° 4 est attribué, dans un inventaire du commencement du xviii” siècle, à Hérault [Tuil.]. Dans un état des tableaux faits pour le Roi de 1722 à 1737 (A. N. O' ig65), le même est signalé à Paris dans la galerie d’Apollon, le paysage attribué à Hérault et les figures à Noël Coypel.

Dans l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge de ces tableaux, cette note au crayon, mise par Villot : « Ces 12 tableaux y sont encore (aux Tuileries) ».

Jean-Baptiste MARTIN, dit l’aîné.

1° Un tableau représentant la ville de Namur, où paroissent plusieurs figures à cheval de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 6 pieds 1 1 pouces sur 6 pieds 2 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Marly.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du 8 février 1693- 17 janvier 1694, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ce tableau : « Au sieur Martin, peintre, parfait payement de 1,000 livres pour le tableau représentant la prise de Namur » [Guiffrey. t. III. col. 85 1. 720] (1).

Mentionné par Paillet (1695) avec les dimensions de 7 pieds sur 10 pieds 2 pouces de large, et cette indication... « où paroissent des bombes dans l’air » [P.].

Actuellement au musée de Versailles, n° 2137 : H. 2 m. 61 — L. 1 m. 66.

2° Un tableau représentant la ville d’Utreck et des cavaliers sur le devant de 18 à 20 pouces ; ayant de hauteur

(1 ) Voir ci-après les n°‘ 1 3 à 16, et l’article relatif à Louis le Comte, p. 493.

5 pieds 5 pouces et demi sur 5 pieds 3 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Marly.

Signalé, en 1733, à Marly au pavillon des offices, et attribué à Martin le jeune : « La ville d’Utrecht: il y a plusieurs cavaliers sur la gauche, dans le milieu un groupe de paysages; hauteur : 5 pieds 3 pouces; largeur : 4 pieds 8 pouces » [O.].

Actuellement au musée de Versailles, n" 127, avec attribution à Bonnard, d’après Martin : H. 2 m. i5 — L. 1 m. 56.

3° Un tableau représentant la ville d’Oësbourg; ayant de hauteur 5 pieds 10 pouces et demi sur 5 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Marly.

Se trouvait, en 1733, dans l’antichambre de la Reine au château bas de Marly [Mari. 33], où Piganiol de la Force le signale également.

Actuellement au musée de Versailles, n° 2222 : H. 2 m. 26 — L. 1 m. 38.

40 Un tableau représentant la ville d’Aire, où il y a plusieurs ligures de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 5 pieds 6 pouces et demi sur 5 pieds 2 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Marly.

Se trouvait, en 1733, dans l’antichambre de la Reine au château bas de Marly [Mari. 33], où Piganiol de la Force le signale également.

En 1784, au magasin de la Surintendance [D. R.].

Actuellement au musée de Versailles, n° 12g, avec attribution à Martin, d’après Van der Meulen : H. 2 m. 1 5 — L. 1 m. 56.

3° Un tableau représentant la ville de Gray; ayant de hauteur 5 pieds 6 pouces sur 5 pieds un pouce de large ;

Marly.

Se trouvait à Marly, en 1733, dans la chambre de la Reine, avec cette mention : « La ville de Gré avec des officiers et des cavaliers » [Mari. 33].

Actuellement au musée de Versailles, n° 128, avec attribution à Martin, d’après Van der Meulen : H. 2 m. i5 — L. 1 m. 56.

6° Un tableau représentant la ville de Fribourg, et plusieurs figures de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 5 pieds 6 pouces sur 5 pieds 5 pouces et demi de large; dans sa bordure dorée.

Marly.

Se trouvait encore, en 1733, à Marly dans la chambre de la Reine, où il est ainsi mentionné : « Fribourg : sur le devant on voit des déserteurs qui sont emmenés par des archers du grand prévôt » [Mari. 33]. — Il dut, cette même année, être porté à Meudon, où il est ainsi signalé dans la grande galerie, avec attribution à Martin le jeune : « La prise de Fribourg, ayant de hauteur 8 pieds un pouce sur 4 pieds 9 pouces; sur la droitte on voit des cavaliers qui conduisent des prisoniers; ce tableau est cintré du haut en bas » [Meud. 33], — En 1775, il se trouvait encore à Meudon, et l’inventaire le porte bien cette fois à Martin l’aîné [Meud. 75].

Actuellement au musée de Versailles, n° 2o38, porté seulement à l’école de Van der Meulen : H. 2 m. 5o — L. 1 m. 25.

70 Un tableau représentant la ville de Burick sur le Rhin, et plusieurs figures de 18 à 20 pouces ; ayant de hauteur 5 pieds 4 pouces sur 5 pieds 2 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Marly.

Se trouvait, en 1733, à Marly, dans l’appartement du duc d’Orléans, où il est ainsi mentionné : « La ville de Burick sur le Rhin ; il y a deux capucins et un cheval chargé avec une couverture rouge, et un home sur le devant tenant un cheval roux et blanc, se reposant sur l’herbe, étant vêtu de bleu » [Mari. 33]. — Piganiol de la Force le signale également à Marly.

En 1784, au magasin de la Surintendance [D. R.].

8° Un tableau représentant la ville de Grave sur la Meuse, avec des figures de 18 à 20 pouces; ayant de hau-

teur 5 pieds 5 pouces sur 5 pieds un pouce et demi de large ; dans sa bordure dorée.

Marly.

Se trouvait, en 1733, à Marly, au pavillon des offices, dans la salle du grand maître, où il est ainsi mentionné : « La ville de Graves sur la Meuse; on voit des officiers qui escortent un convoy de chariots couverts ; sur la droite, tout dans le coin, un cheval blanc avec des paniers et une couverture bleue »; l’attribution en était faite à Martin le jeune £0.].

90 Un tableau représentant la ville de Wesel sur le Rhin, avec des figures de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 5 pieds 4 pouces sur 5 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

io° — le fort de Skink Rhinvale, avec des figures; de mêmes dimensions que le précédent.

ii° — la ville d’Orsoy sur le Rhin, avec des figures ; de mêmes dimensions.

i2° — la ville de Retz sur le Rhin; de mêmes dimensions.

Marly.

Se trouvaient à Marly, en 1733, les n05 9 et 10, attribués à Martin le jeune, au château bas, dans l’antichambre de M"10 la duchesse douairière; les n°‘ 11 et 12, attribués à Martin l’aîné, dans le magasin du contrôle. Voici les descriptions qui en sont données : « Wesel sur le Rhin, des soldats jouant aux cartes sur une caisse de tambour au pied d’un arbre. » — « Le fort de Schenck; il y a sur la droite un commandant avec des officiers â sa suitte, et un équipage qui enfile la chaussée du fort. » — « La ville d’Orsoy sur le Rhin; sur la gauche un cheval isabelle, un home vêtu de rouge et plusieurs autres figures. » — « La ville de Rets sur le Rhin; sur la droite, deux officiers qui s’embrassent, un palefrenier qui tient deux chevaux de main l’un blanc, l’autre isabelle » [Mari. 33]. — Les nos 9 et 10, mentionnés à Marly par Piganiol de la Force.

Les n°* 11 et 12 actuellement au musée de Versailles, n“* 2 1 3 1 et 2075 : H. 2 m. 64 et 2 m. 66 — L. 1 m. 68 et 1 m. 72 ; le n° 12 attribué à Martin, d’après Van der Meulen.

i 3° Un tableau représentant la veüe de l’orangerie de Versailles de dessus la pièce des Suisses ; ayant de hauteur 7 pieds sur 5 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée.

[40 — ia veiie des cascades de la pièce du Dragon et de Neptune ; de mêmes dimensions que le précédent.

i5° — la veüe de la butte de Monbauron du château de Versailles ; de mêmes dimensions.

160 — la veüe de l’avant-cour du château de Versailles, des écuries et des avenues de Paris ; de mêmes dimensions.

Trianon.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, les ordonnances de paiement suivantes, relatives à ces tableaux :

Exercice 168g : i3 mars-20 novembre. A Martin, peintre, acompte des tableaux qu’il fait pour Trianon, 700 livres [Guiffrey. t. III. col. 287].

Exercice i6go : 20 août. Id. , 200 livres [ibid., col. q.3o].

Exercice i6gi : 7 octobre. Acompte des tableaux des veües de Versailles qu’il fait pour Trianon, 200 livres [ibid., col. 570].

Exercice i6g6 : 12 août. Acompte des tableaux de l’Orangerie de Versailles et de la ville de Mons qu'il fait pour Marly, 200 livres [id. t. IV. col. 47].

Signalés par Paillet (1695) [P.].

Mentionnés à Trianon par Piganiol de la Force.

Actuellement au musée de Versailles, nos 750, 751, 749, 748 : H. 2 m.6o — L. 1 m. 84.

170 Un tableau représentant la gallerie d’eau de Versailles avec ses jets, et plusieurs petites ligures habillés à la françoise de 18 à 20 pouces ; ayant de hauteur 6 pieds sur 4 pieds 2 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Trianon.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du 18 juillet- 1 4 novembre 1688, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ce tableau « Au sieur Martin, peintre, acompte d’un tableau fait à Trianon représentant la gallerie d’eau, 35o livres » [Guiffrey. t. 111, col. 89].

Mentionné par Paillet (1695) [P.].

Piganiol de la Force le signale à Trianon.

Sur l'exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge de ce tableau, cette note, mise par Villot : « 6471. N”1 Invro ».

1 8° U n tableau de paysage, où est représenté un morceau d'architecture ruiné; sur le devant, paroit une petite femme, portant un paquet sur la teste; figures de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 11 pouces sur 2 pieds 4 pouces de large; dans sa bordure dorée.

190 — un paysage, où est représenté un morceau d’architecture et sur le devant un homme à cheval et un autre à pied, tenant son bonnet à sa main; de mêmes dimensions que le précédent.

2o° — un paysage, où il paroît une ruine et des vaches; de mêmes dimensions.

2i° — un morceau d’architecture et un portique, et sur le devant quatre figures, dont une est montée sur un cheval blanc; figures de 10 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces, sur 5 pieds de large; dans sa bordure dorée.

220 — un paysage où est représenté un morceau d’architecture ruiné, avec deux figures dont l’une porte du bois; figures de 10 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 1 1 pouces sur 16 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Trianon.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du 17 avril-7 août i6g5, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ces tableaux : « Au sieur Martin, peintre, pour les tableaux de paysages qu’il a faits pour le château de Trianon. 5oo livres » [Guiffrey. t. III. col. 1 1 2 1 ] .

Mentionnés par Paillet (1695), les n°‘ 18, 19 et 20, avec les dimensions de 2 pieds 4 pouces de haut sur 3 pieds de large; le n° 21, de 5 pieds de haut sur 3 pieds 7 pouces et demi de large; le n° 22, de 2 pieds 5 pouces de haut sur 3 pieds 6 pouces de large [P.].

Piganiol de la Force les signale à Trianon.

Les n” 1 8, 19, 20 à Trianon-sousBois, sous les n°“ 166, 167 et 1 65 : H. 1 m. i3 et 1 m. 18 — L. 1 m. 20, 1 m. 04 et 1 m. 18. — Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge du n° 21, cette note au crayon, mise par Villot : « 1141 M. R.».

Il faut ajouter à cette série les tableaux suivants omis par Bailly, et qui se trouvent mentionnés ainsi dans les divers inventaires postérieurs.

Inventaire de Meudon de 1733 [Meud. 33].

Le siège de Mons; le Roy monté sur un cheval blanc, Monsieur, frère du Roy, monté sur un cheval rouge, et toute la suitte recevant les otages de la ville de Mons ; ayant de hauteur 8 pieds un pouce sur 9 pieds un pouce de large; par Martin, copie (1).

Chambre à droite. Appartement des Maronniers.

Un tableau par Martin l’aîné, ayant de hauteur 8 pieds un pouce sur 5 pieds 5 pouces de large, représentant Oudenarde; le Roy est monté sur un cheval isabelle, et à sa suitte plusieurs seigneurs.

Un tableau de 8 pieds un pouce sur 6 pieds représentant Besançon; le Roy sur le devant faisant attaquer, Monsieur frère aîné, et plusieurs seigneurs.

Le Passage du Rhin; le Roy monté sur un cheval isabelle avec plusieurs seigneurs, il est vêtu de bleu, deux valets de pieds qui marchent devant luy ; sur le devant une batterie de canon ; ayant de hauteur 8 pieds un pouce sur 5 pieds 5 pouces de large.

Maëstrich; le Roy monté sur un cheval blanc, plusieurs domestiques sur le devant, et un palefrenier qui chausse

(1) C’était une copie du tableau de Le Comte (cf. p. 4g3 infra ) : elle dut être exécutée en 1696, car on relève à cette date un paiement fait à Martin pour un tableau sur ce sujet (cf. p. 489 supra).

ses bottes; ayant de hauteur 8 pieds un pouce sur 6 pieds de large (i).

Gallerie de communication.

La prise de Valenciennes, ayant de hauteur 8 pieds 3 pouces sur 1 1 pieds g pouces de large; le Roy montant un cheval isabelle, commandant son armée ordonnée; derrière luy, une batterie de canon; sur la droitte, trois arbres, et une autre batterie de canon.

La prise de Charleroy, ayant de hauteur 8 pieds un pouce sur 4 pieds un pouce de large; sur le devant du tableau, on voit un cavalier montant un cheval isabelle qui se cabre, tout près est un arbre renversé.

Grande gallerie.

Les tableaux de Besançon et du Passage du Rhin sont notés comme ayant été rehaussés de 18 pouces. — Le tableau de Besançon est également signalé à Meudon, en 1775, en ces termes : « Le siège de Besançon; sur le devant paroit Louis XIV monté sur un cheval bai, M. de Turenne sur un cheval tigré, et plusieurs officiers généraux [Meud. 70].

Actuellement, le siège de Mons, au musée de Versailles, n° 2061, avec attribution à l’école de Van der Meulen : H. 3 m. 62 — L. 3 m. 27 ; — le siège de Besançon, au musée de Caen, auquel il fut envoyé par l’État en 1811 : H. 2 m. 61 — L. 1 m. 70; — le Passage du Rhin, au musée de Versailles, n° 2 1 3e : H. 2 m. 68 — L. 1 m. 62; — la prise de Charleroi, au musée de Versailles, n° 2034, avec attribution à l’école de Van der Meulen : H. 2 m. b'j — L. 1 m. 26; — la prise de Valenciennes, au musée de Versailles, n° 2o36, avec attribution à Van der Meulen : H. 2 m. 55 — L. 3 m. 79.

Inventaire de Trianon en 1741 [Tri. 41].

Tableaux nouveaux qu'il faut adjouter au grand inventaire :

La fontaine de la Montagne d’eau, bosquet du petit parc de Versailles; ayant de hauteur 6 pieds sur 5 pieds de large.

(1) Le 12 mai 1896, un siège de Maëstricht, attribué à Parrocel le père, et

portant la cote « 256 M. R. », était envoyé par l'État au musée de Draguignan.

Le roy Louis XIV se promenant dans sa calèche accompagné de ses courtisans, autour du bassin d’Apollon du petit parc de Versailles; de mêmes dimensions que le précédent.

La fontaine du Bosquet d’Apollon; de mêmes dimensions.

La vue du parterre du jardin deTrianon; de mêmes dimensions.

La vue de la cascade du jardin de Trianon; de mêmes dimensions.

Appartement de la Reyne.

A la suite, une note ainsi conçue : « Deux tableaux du bon Martin, deux de Chatellain. » Or, voici, d’après un Inventaire des tableaux qui ont été faits pour le Roy qu'il faut ajouter à l’inventaire de 170g jusqu'en 1737 (A. N. O' 1965), les tableaux de cette série qu’il faut attribuer à Martin l’aîné :

« Un tableau représentant la Montagne d’eau, bosquet du jardin de Versailles; ayant 6 pieds de hauteur sur 3 pieds de largeur; dans sa bordure dorée. — Un autre, représentant Louis XIV se promenant en calèche avec ses courtisans, autour du bassin d’Apollon du jardin de Versailles; de mêmes mesures et forme que le précédent; dans sa bordure dorée. — Un autre, représentant la fontaine du bosquet d’Apollon; ayant 6 pieds de hauteur sur 5 pieds de large; dans sa bordure dorée. » Ces 3 tableaux sont mentionnés à Trianon, dans l’appartement de Mmo de Maintenon.

Actuellement, trois de ces tableaux au musée de Versailles, avec attribution à Martin le jeune, n°s 755, 707, qbg : H. 2 m. 60 et 2 m. 96 — L. 1 m. 84.

Louis LE COMTE

Un tableau représentant la ville de Mons, assiégée par le Roy en personne ; figures de 12 à 14 pouces; ayant de hauteur 6 pieds 1 1 pouces et demi sur 10 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Marly.

On relève dans les Comptes des Bâtiments, les ordonnances de paiement suivantes, relatives à ce tableau :

Exercice i6g2 : ier juin : « Aux sieurs Martin et Lecomte, peintres, acompte de ce qu’il leur sera accordé pour le voyage qu’ils vont faire d’ici au camp du Roy devant Namur et du séjour qu’ils y feront, 400 livres » [Guiffrey. t. III. col. 720].

Exercice i6g3 : 8 février-i°r novembre : « Au sieur Lecomte, peintre, parfait payement de 1,000 livres pour le tableau représentant la prise de Mons » [ibid. , col. 85 1 ] .

Mentionné ainsi par Paillet (1695) : « La prise de Mons, le Roy sur un cheval blanc, Monseigneur sur un cheval soupe de lait et tous les princes à sa suitte » [P.]. — En 1696, à Marly, dans l’appartement d’en bas [Mari. 96].

En 1733, au pavillon des offices à Marly [O.]. — Signalé ainsi à Meudon dans l’antichambre du salon des Maronniers, en 1775 : « Le siège de Mons ; sur le devant du côté gauche paroit Louis XIV, accompagné de Monseigneur, de Monsieur et de tous les princes; de l’autre côté on voit M. le duc du Maine recevant les otages » [Meud. 75].

Actuellement au musée de Versailles, n° 2079 : H. 2 m. 66 — L. 3 m. 82.

SIMPOL (1)

i° Un tableau représentant deux hommes qui disputent à qui aura l’huistre, et un jeune homme qui leur donne à chacun une écaille; figures de 11 à 12 pouces; ayant de hauteur 20 pouces sur 18 pouces de large.

20 — de jeunes enfans qui jouent à un jeu que l’on nomme le tiers; celui qui paroit sur le devant est habillé d’une draperie rouge et une verte ; figures de 1 1 à 1 2 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces et demi sur 21 pouces de large.

3° — des jeunes gens qui jouent à cache cache tu l’as ; figures de 1 1 à 1 2 pouces; ayant de hauteur 22 pouces sur

Ménagerie.

(1) Orthographié « Saint Paul

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du i5 juillet-19 août 1703, l’ordonnance de paiement, relative à ces tableaux : « A Simpol, peintre, pour trois tableaux qu’il a faits et posez à la Ménagerie de Versailles, représentans des jeux d’enfans, 600 livres » [Guiftrey. t. IV. col. 962].

Dans l’inventaire de 1706 [Mans. 6], les n°" 2 et 3 sont portes à 1 actif de Bertin.

Deux de ces tableaux sont mentionnés par Piganiol de la Force à la Ménagerie.

Dans l’exemplaire de l'inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge du n° 2, cette note au crayon, mise par Villot : « 1495 B ».

Joseph PARROCEL

i° Un tableau représentant une bataille de Saint Louis; il paroist sur le derrière une grande lueur, et sur le devant un officier qui veut empêcher avec son sabre des soldats de frapper un général; un cheval tigré est renversé avec son cavalier qui tombe ; figures de demi nature ; ayant de hauteur 5 pieds 8 pouces sur 10 pieds un pouce de large; dans sa bordure dorée.

20 — plusieurs officiers assemblez sur une éminence, sur un fond de paysage; figures de 25 à 26 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 4 pouces sur 5 pieds 7 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

3° — une forteresse qu’on prend d’assaut; figures de 25 à 26 pouces; ayant de hauteur 5 pieds 8 pouces sur

40 — plusieurs figures à cheval et à pied, proche d’une tour et d’un pont, qui paroit dans le lointain; figures de 25 à 26 pouces; ayant de hauteur 5 pieds 8 pouces sur 23 pouces de large; dans sa bordure dorée.

5° — deux soldats, dont l’un tient un casque et l’autre s’appuye sur un cheval, et un autre soldat qui boit dans sa

496 inventaire général des tableaux DU ROY

main sur le bord d’un ruisseau; figures de 25 à 26 pouces; ayant de hauteur 5 pieds 8 pouces sur 4 pieds 5 pouces de large; dans sa bordure dorée.

6° — un cavalier et plusieurs soldats derrière ; de mêmes dimensions que le n° 2.

70 — un tableau représentant un soldat blessé soutenu par un autre, et un cavalier tombant de cheval ; de mêmes dimensions que le n° 2.

8° — deux cavaliers dans une plaine, et plusieurs figures dans le lointain, de 20 à 25 pouces; ayant de hauteur 5 pieds 8 pouces sur 4 pieds 9 pouces de large; dans sa bordure dorée.

90 — un cavalier tombant de dessus un cheval blanc; figures de 25 à 26 pouces; ayant de hauteur 5 pieds 8 pouces sur 2 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée.

io° — un officier qu’un cavalier fait conduire par deux soldats; figures de 25 à 26 pouces; ayant de hauteur 5 pieds 8 pouces sur 3 pieds 4 pouces de large; dans sa bordure dorée.

ii° — un combat, et sur le devant un cheval mort; de mêmes dimensions que le n° 2.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, les ordonnances de paiement suivantes, relatives à ces tableaux :

Exercice i685 : 26 août, « A Parocel, peintre, 1,000 livres acompte de quatre tableaux qu’il a faits et posés dans l’antichambre du Roy » [Guiffrey. t. II. col. 6 1 5] .

Exercice 1686 : 10 mars-7 juillet, 1,000 livres acompte pour sept tableaux pour le même endroit [ibid. col. 889].

Exercice 1687 : 2 mars, acompte de 3oo livres pour neuf tableaux pour le même endroit [ibid. col. 1 1 14].

Exercice 1688: i5 février, parfait payement de 3750 livres pour onze tableaux pour le même endroit [id. t. II. col. 35].

Mentionnés par Paillet (1695) [P.].

Signalés collectivement par Piganiol de la Force dans la salle du Grand Couvert de Versailles, où ils se trouvaient déjà en 1741, ainsi qu’il résulte d’une note de l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre.

i2° Un tableau représentant le Passage du Rhin en présence du Roy; figures de 25 à 26 pouces; ayant de hauteur 5 pieds et demi sur 5 pieds 3 pouces et demi de large; dans sa bordure dorée.

Marly . Magasin.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du 11 janvier 1705, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ce tableau : « A la veuve du sieur Parossel, peintre, parfait payement de 600 livres à quoy monte un tableau qu’il a fait et posé au château de Marly, représentant le Roy au passage du Rhin en 1699 » [Guiffrey. t. IV, col. 1 1 83 . — Voir aussi col. 733],

1 3° Un tableau représentant une Bataille, où paroissent des gardes du Roy; figures de 25 à 26 pouces; ayant de hauteur 5 pieds sur 6 pieds 9 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit appartement du Roy.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du i5 avril i685, l’ordonnance de paiement suivante : « A Parosel, peintre, pour son payement d’un grand tableau qu’il a fait et posé dans la salle des Gardes de S. M., représentant une Bataille. 55o livres » [Guiffrey. t. II. col. 6 1 5] .

Mentionné par Paillet (i6q5) [P.].

Piganiol de la Force le signale à Versailles dans la salle des Gardes. — Se trouvait à la Surintendance, en 1 760, au magasin, sous ce titre « la bataille de Leuse » [J.], et, en 1784, dans la cinquième pièce, avec cette note : « laver et vernir » [D. R.].

Actuellement au muséede Versailles, n° 160 : H. 2 m. 3o — L. 2 m. 19.

Jean Baptiste SANTERRE

i° Un tableau représentant une Sainte Thérèse devant son prié Dieu, orné de livres et d’un chapelet; au dessus d’elle paroit un ange qui tient une flèche ardente pour lui percer le cœur qui paroit pénétré et enflammé d’amour ; figures de petite nature ; ayant de hauteur 7 pieds un pouce sur 5 pieds un pouce de large ; ceintré par le haut ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Chapelle.

Mentionné pour la première fois par Bailly, en 1709.

Piganiol de la Force le signale dans la chapelle de Versailles. — Nettoyé et restauré par Martin en 1789, au prix de 10 livres. [A. N. O1 1 q3 1 ] .

Actuellement à Versailles, dans la chapelle du château.

20 Un tableau représentant une Magdelaine vêtue d’une draperie rouge, tenant de ses deux mains une teste de mort, posée sur une table couverte d’un tapis verd, où il paroit quelques perles; au dessus est un rideau; figure comme nature; ayant de hauteur 2 pieds 6 pouces sur 4 pieds 3 pouces de large; dans sa bordure dorée; il a été élargi des deux côtés de 14 pouces.

Versailles. Cabinet des tableaux

Mentionné pour la première fois par Bailly, en 1709.

Placé, en 1715, dans la bibliothèque du duc d’Antin en son hôtel particulier à Paris [A.]. — Placé en 1750 au Luxembourg, où il est mentionné avec les dimensions de 2 pieds 6 pouces sur 3 pieds un pouce de large. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restauré, en 1789, par Martin, dont voici le mémoire : « De Santerre, Magdeleine pénitente de 42 pouces sur 34, avoir ôté soigneusement beaucoup de repeints et de crasse, et racordé des places endommagées, 5o livres » [A. N. O' 19a 1].

Actuellement au musée de Magny en Vexin, auquel il fut envoyé par l’État en 1872.

3° Un tableau représentant le portrait de Madame la Dauphine, habillée d’une étoffe d’argent, ornée de son manteau royal, qui est porté par un petit esclave; elle tient de sa main gauche un bouquet de fleurs d’orange et est accompagnée d’un petit Amour, tenant une corbeille garnie de fleurs ; le tout peint sur un fond de jardin ; figures comme nature; ayant de hauteur 7 pieds un pouce sur 5 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Mentionné pour la première fois par Bailly, en 170g.

Se trouvait dans la sixième pièce de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « en bon état » [D. R.].

Actuellement au musée de Versailles, n° 21 17 : H. 2 m. 75 — L. r m. 84. — Signé : J. B. Santerre 170g.

Nicolas BERTIN

i° Un tableau représentant cinq petits enfans qui jouent avec une broüette, dont il y en a un qui pleure ; figures d’onze pouces ; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces et demi sur 22 pouces et demi de large.

20 — quatre petits enfans, dont un tient un chien, un autre un bâton à sa main, ayant une épée de bois au costé ; figures d’onze à 12 pouces; ayant de hauteur 22 pouces sur 24 pouces de large.

Ménagerie.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date des 26 mars-3o avril 1702, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ces tableaux : « Au sieur Bertin, peintre, pour deux tableaux qu’il a faits en 1701 pour la Ménagerie de Versailles, 35o livres » [Guiffrey. t. IV. col. 85o],

Dans l’inventaire de 1706, ces deux tableaux sont portés au nom de Christophe [Mans. 6].

Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge du n° 2, cette note au crayon, mise par Villot : « 1497® ».

3° Un tableau représentant Verthumme transformée en vieille, qui regarde Pomonne assise, sur un fond de paysage ; ligures de 2 pieds ; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 3 pieds de large ; de forme ovale ; dans sa

Mentionné pour la première fois par Bailly, en 1709.

Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge de ce tableau, cette note au crayon, mise par Villot : « 1 192 M. R. ».

Joseph CHRISTOPHLE

i° Un tableau représentant de jeunes enfans qui se jouent sur une bascule ; figures d’onze à 12 pouces; ayant de hauteur 22 pouces et demi sur 24 pouces de large.

20 — la Fortune qui tient un enfant sur le bord d’un puits; figures d’onze à 12 pouces; ayant de hauteur 20 pouces sur 18 pouces de large.

3° — une jeune fille sur une escarpolette, une autre assise au dessous, et une troisième qui tient le cordon ; figures d’onze à 12 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces et demi sur 19 pouces et demi de large; de forme ovale.

Ménagerie.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date des ior-2i octobre 1703, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ces tableaux : « Au sieur Cristophe, peintre, pour trois tableaux qu’il a faits pour la Ménagerie de Versailles, 600 livres » [Guiftrey. t. IV. col. 961].

5oi

Dans l'inventaire de 1706, le n* 1 est porté au nom de Bertin, les n°“ 2 et 3 au nom de Simpol. [Mans. 6],

Piganiol de la Force mentionne trois tableaux de Christophle à la Ménagerie, et nommément le n° 2.

Il convient d'ajouter à cette liste les deux tableaux suivants , omis par Bailly, et ainsi décrits dans l'inventaire de Meudon de 1 y 33 :

L’Enlèvement d’Orithie par le vent Borée ; sur la droite, dans le bas du tableau, un Amour; le tout sur un ciel remply de nuages ; ayant de hauteur 20 pouces sur 18 pouces de large.

Zéphire et Flore sur un nuage, ayant au dessous d’eux un Amour qui leur présente une corbeille de fleurs ; de mêmes dimensions que le précédent.

Château neuf. Garde robe.

[Meud. 33.]

Le tableau de Zéphire et Flore est actuellement au musée de Fontainebleau, et porté aux inconnus de l’école française du xvme siècle : H. o m. 60 — L. o m. 45; octogone.

Antoine DIEU

Un tableau ovale représentant des jeunes filles qui jouent aux osselets, et une debout tenant un chien ; figures d’onze à 1 2 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces sur 2 pieds 5 pouces de large.

Ménagerie.

Attribué à Simpol dans l’inventaire de 1706 (O1 1970).

Signalé, au nom de Dieu, par Piganiol de la Force, à la Ménagerie.

Actuellement au musée de Compiègne, sous ce titre :« le Saut du chien », et porté aux inconnus de l’école française du xvin0 siècle : H. o m. 64 — L. o m. 65 ; rond.

502 inventaire général des tableaux DU ROY

Nicolas COLOMBEL

Un tableau ovale représentant Orphée joiiant de la lyre, deux femmes assises sur le devant, accompagnées de plusieurs animaux; figures d’onze à 12 pouces; ayant de hauteur 18 pouces sur 22 pouces de large.

Ménagerie.

Mentionné à la Ménagerie par Piganiol de la Force.

Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève cette note au crayon, mise par Villot : « 1347 M. R. ».

Il convient d'ajouter aussi le tableau suivant, omis par Bailly, et ainsi décrit dans l’inventaire de Meudon de 1 y 33 :

Moyse sauvé des eaux par la fille de Pharaon; sur le devant une figure à genoux, les pieds dans l’eau, vêtue d’une draperie bleue avec une ceinture rouge; ayant de hauteur 3 pieds 3 pouces sur 3 pieds de large; ovale.

Cabinet de Madame de Maintenon.

[Meud. 33.]

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du 1" octobre 1703, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ce tableau : « Au sieur Colombcl, peintre, parfait payement de 600 livres, à quoy monte un tableau qu’il a fait pour l’apartement de Madame de Maintenon à Meudon, représentant Moyse trouvé sur les eaux. » [Guiffrey. t. IV. col. 676. 962].

Mentionné à Meudon, au début du xviii0 siècle, avec cette note : « Livré en 1700 » [Meud., s. d.]. — Se trouvait encore à Meudon en 1775 [Meud. 75 J .

Louis de SILVESTRE

i° Un tableau représentant Arion monté sur un dauphin, joüant de la lyre; figures d’onze à 12 pouces; ayant de hauteur 18 pouces sur 22 pouces de large.

Ménagerie.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du 19 août 1703, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ce tableau : « Au sieur Sylvestre, peintre, pour un tableau représentant Arion, qu’il a fait et posé à la Ménagerie de Versailles pendant 1701, a5o livres » [Guiffrey. t. IV. col. 962].

Piganiol de la Force le mentionne à la Ménagerie, au nom de Louis de Silvestre le jeune ; il faisait pendant à l’Orphée, de Colombel (1).

Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge de ce tableau, cette note au crayon, mise par Villot : « 1420 M. R. »

2° Un tableau représentant Notre Seigneur faisant la Cène avec ses douze apôtres dans une salle, dont l’architecture est de l’ordre ionique, au milieu duquel paroit un rideau vert et une lampe à plusieurs branches qui les éclaire; sur le devant est un homme qui verse du vin dans un vase, proche un bassin d’or, où il y a un linge dedans; figures de demi-nature; ayant de hauteur 6 pieds 4 pouces sur 4 pieds 1 o pouces de large ; à oreille par le haut ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Chapelle

Piganiol de la Force le signale dans la Chapelle de Versailles. — Restauré et rentoilé, en 1751, par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O' 1934*).

Actuellement à Versailles, dans la chapelle du château.

(1) Cf. supra p. 5o2.

Jean COTELLE

i° Un tableau représentant la veuë des deux bassins et fontaines du parterre du château de Versailles, avec l’apothéose de Vénus; figures d’environ 8 pouces; ayant de hauteur 6 pieds sur 3 pieds io pouces de large; dans sa

2° — le Bosquet de la Salle du Bal, où est représenté Armide couronnant Arnaud (sic) de fleurs ; ayant de hauteur 6 pieds sur 4 pieds 2 pouces de large; dans sa bordure dorée.

3° — la Fontaine des cinquante-deux jets d'eau du jardin de Trianon, avec Mars et Vénus, accompagnez de plusieurs Nymphes et enfans; de mêmes dimensions que le précédent.

40 — le Parterre et le palais de Trianon; sur le devant l’on voit Flore endormie sur un lit, accompagnée de ses Nymphes; figures de 9 à 10 pouces; de mêmes dimensions.

5° — le Bosquet des Trois fontaines et la veuë du château de Versailles, avec de petits enfans qui ratissent et arrosent; de mêmes dimensions.

6° — la veuë de la Fontaine de Neptune et de la cascade, où est représenté le jugement de Paris; de mêmes dimensions.

70 — la veuë de l’Orangerie de Versailles et de la pièce d’eau des Suisses, veuë par dessus le parterre du jardin; de mêmes dimensions.

8° — la veuë de la Fontaine du Dragon ; l’on voit Apollon, qui tue le serpent Pithon en présence des dieux; figures de 9 à 10 pouces ; de mêmes dimensions.

9° — la veuë de l’Orangerie et du château de Versailles, avec l’enlèvement d’Hélène peint sur le devant du tableau; de mêmes dimensions.

io° — l’Entrée du Labyrinthe du jardin de Versailles, où l’on découvre des Nymphes et des Amours, qui prennent des oyseaux au fillet ; figures de 9 à 10 pouces; ayant de hauteur 6 pieds sur 3 pieds 9 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

1 i° — l’Entrée de l’Arc de triomphe, où paroit la France triomphante; figures de 9 à 10 pouces ; ayant de hauteur 6 pieds sur 4 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

i2° — l’Arc de triomphe avec les Piramides et le Triomphe de l’Amour ; figures de 4 à 5 pouces ; de mêmes dimensions que le précédent.

1 3° — le Bosquet des Trois fontaines, avec Vénus qui fait exercer des Amours à tirer de l’arc, et des Nymphes qui font des festons de fleurs ; figures de 9 à 10 pouces ; de mêmes dimensions.

140 — le Bosquet du Chesne verd, avec des Nymphes qui jouent à plusieurs jeux; figures de 4 à 6 pouces; de mêmes dimensions.

1 5° — le Bosquet de la Colonnade et Apollon à qui on lave les pieds; figures de 9 à 10 pouces; de mêmes dimensions.

160 — le Bosquet de l’Etoille, où l’on voit Alphée qui poursuit Arétuse dans l’eau, accompagnée de plusieurs Nymphes effrayées ; de mêmes dimensions.

170 — le Bosquet de la Fontaine de PAncelade, où l’on découvre Jupiter qui lance la foudre; de mêmes dimen-

sions.

5o6 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY

i8° — le Bosquet de la fontaine des Bains d’Apollon, où l’on voit plusieurs Nymphes sur le devant; de mêmes . dimensions.

190 — le Bosquet de la fontaine du Théâtre, où l’on découvre Vénus, accompagnée de ses suivantes ; de mêmes dimensions.

20° — l’entrée du Théâtre, et Vénus à qui l’on présente des perles et autres curiosités ; de mêmes dimensions.

Il faut ajouter également le tableau suivant, omis par Bailly et ainsi décrit par l’inventaire de 1706 [Mans. 6] :

2i° — l’entrée du cabinet du Labirinthe, et Diane assise, accompagnée de ses Nymphes; de mêmes dimensions.

Trianon. Galerie.

A ces tableaux il convient également d'ajouter les vingt miniatures suivantes sur des sujets semblables, omises par Bailly, et qui sont ainsi mentionnées dans l'inventaire de Aleudon de 1 7 33 :

La vue des deux bassins et fontaines du parterre du Versailles, avec l’apotéose de Vénus.

L’Isle royale, et les jets d’eau et pour sujet Zéphir et Flore.

Chambre de Mademoiselle.

L’entrée du Labyrinthe du parc de Versailles.

Le bosquet de la Salle du bal, où est Armide couronnant de fleurs Arnaud.

La fontaine des cinquante-deux jets du jardin de Trianon avec Mars, Vénus, plusieurs Nymphes et enfans.

Le parterre et palais de Trianon; sur le devant Flore endormie sur un lit, et ses Nymphes autour d’elle.

Le bosquet des Trois fontaines et la vüe du château de Versailles, avec des petits enfans qui râtissent et arrosent.

La veue des fontaines de Neptune, Dragon et cascades, où est présenté Pàris qui donne la pomme à Vénus.

L’Orangerie et la pièce d’eau des Suisses, veues par dessus le parterre du jardin de Versailles.

La veuë de la fontaine du Dragon et cascades, où est représenté Apollon qui tue le serpent Pithon en présence de tous les Dieux.

La veuë de l’Orangerie et du château de Versailles, et l’enlèvement d’Éleine sur le devant.

L’entrée du Labyrinthe du jardin de Versailles, avec des Nimphes et des Amours qui prennent des oiseaux aux filets.

L’entrée du cabinet du Labyrinthe du jardin de Versailles, et Dianne assise, accompagnée de ses Nymphes.

L’Arc de triomphe avec ses Piramides et le Triomphe de l’Amour.

Le bosquet des Trois fontaines veüe de front, et Vénus qui fait exercer les Amours à tirer de l’arc, et des Nymphes qui font des festons de fleurs.

L’entrée de l’Arc de triomphe, où paroist la France triomphante et le sujet le Triomphe de l’Amour.

Le bosquet du Chesne Vert, avec des Nymphes qui jouent à plusieurs petits jeux.

Le bosquet de la Colonnade, et Appollon à qui l’on lave les pieds.

Le bosquet de la fontaine de l’Etoille, Alphée et Arrétuse qui parroissent dans le bassin, et plusieurs Nymphes efrayées sur le devant.

Le bosquet de la fontaine de Lancelade, et Jupiter qui lance la foudre.

Petit cabinet de l’appartement frais.

Toutes ces miniatures d’un pied 4 pouces et demi de haut sur i3 pouces de large.

[Meud. 33.]

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, les ordonnances de paiements suivantes, relatives à ces diverses peintures :

Exercice 16S8 : 29 février-ig décembre : à Cottel, peintre, 6,025 livres acompte des tableaux qu’il peint des fontaines de Versailles pour la galerie de Trianon [Guiffrey. t. III. col. 89].

Exercice 168g : i3 mars-27 novembre : 3 .8g3 livres, id. [ibid. col. 287].

Exercice i6go : 2 avril-i3 août : 709 livres, id. [ibid. col. 43o],

Exercice i6gi : 7 août : 35o livres, id. [ibid. col. 570].

Exercice i6g3 : 10 may : parfait payement de i3,6oo livres pour vingt et un grands tableaux a l'huile et vingt petits en mignature et un dessin à la plume des Bains d’Apollon, le tout représentant diverses vües des fontaines de Versailles, posés à Trianon [ibid. col. 808, 868].

Les vingt et un tableaux à l’huile mentionnés par Paillet [Pail. 64] et signalés collectivement par Piganiol de la Force.

Les vingt et un tableaux àThuile actuellement au musée de Versailles, n°s 766, 732, 777, 776, 769, 737, 728, 770, 720, 729, 73o, 773, 772, 768, 767, 733, 736, 735, 734, 738, 737, 731. — H. 2 m. — L. 0 m. 97 (le n° 1), et 1 m. 40 (les vingt autres).

On trouve encore aux Archives Nationales (O1 17Q4) la mention suivante d'une autre commande de tableaux, faite à Cotelle :

Faire la vue de Marly en élévation et la prendre du mur d’en bas d’où l’on verra la pièce d’eau de tout en bas, les deux cascades aux deux, costez du grand escalier, la grande pièce d’eau, et tout le reste en remontant jusqu’au château. Il faut observer que quoique l’on ne voie pas le grand jet parce qu’il est derrière le chasteau, comme il a 1 1 5 pieds de haut on peut le voir au dessus du château.

Faire la vue de la fontaine d’Apollon et de toute l’allée en remontant jusqu’à Latone et au chasteau, en se mettant le dos au canal.

Faire des petits tableaux des deux sujets cy-dessus, pareils aux petits faits pour la galerie de Trianon, auparavant que de faire les grands tableaux.

M. Cotel peut travailler à ces deux tableaux pendant le temps qu’il séjournera à Lion, après en avoir fait les esquisses à Paris et qu’ils auront été approuvés du Roi. A Versailles, ce 3o avril 1693. De Villacerf.

On relève dans les Comptes des Bâtiments, à la date du i3 septembre 1693, l’ordonnance de paiement suivante, visant le premier de ces tableau : « A Cottel, peintre, acompte d’un tableau représentant Marly pour Trianon, 200 livres » [Guiffrey. t. III, col. 852],

5og

Étienne ALLEGRAIN

i° Un tableau représentant le bosquet de la Salle du conseil du jardin de Versailles, où il y a plusieurs petites figures habillées à la Françoise, de 5 pouces; ayant de hauteur 6 pieds sur 4 pieds 6 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

20 — l’Orangerie du château de Versailles et un coin du parterre du château, un carosse et plusieurs cavaliers autour sur le devant; figures de 7 à 8 pouces ; ayant de hauteur 8 pieds 7 pouces sur 7 pieds 4 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

3° — le parterre de Latone du jardin de Versailles, avec plusieurs figures habillées à la Françoise, de 5 à 6 pouces;

40 — l’Isle royale du jardin de Versailles, avec plusieurs petites figures de 8 à 10 pouces; de mêmes dimensions que le n° 1 .

5° — le parterre et la Pyramide d’eau avec les cascades, et sur le devant le Roy accompagné de sa cour; figures de 7 à 8 pouces; ayant de hauteur 7 pieds 2 pouces sur 8 pieds 10 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Trianon.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, les ordonnances de paiement suivantes, relatives à ces tableaux et aux deux suivants :

Exercice 1688 : 6 juin-4 juillet : à Allegrain, peintre, acompte des tableaux qu’il a livrés et de ceux qu’il fait représentans les vües et perspectives des parterres et bosquets du jardin de Versailles, 5oo livres [Guiffrey. t. III. col. 88],

Exercice 1688 : 12 septembre- 1 g décembre: 800 livres, sur ses tableaux pour la galerie de Trianon [id .] .

5lO INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY

Exercice 168g : io may-io juillet: 600 livres, sur ses tableaux pour la galerie de Trianon [ibid., col. 286].

Exercice i6g3 : 2 5 juin-18 octobre : 3oo livres, acompte de cinq tableaux représentans les fontaines de Versailles, qu’il a faits et posez à Trianon [ibid. col. 852].

Exercice i6g5 : 14 août : à Estienne Allegrain, peintre, parfait paiement de 3,3oo livres pour huit tableaux représentans des veues de Versailles et des paysages qu’il a faits et posez à Trianon de 1688 à 1695 [ibid. col. io83-i 1 3 1 ] .

Exercice i6g5 : 17 avril. i5o livres, acompte des tableaux de paysages qu’il fait pour Trianon [ibid. col. 1 1 2 1 ] .

Mentionnés par Paillet ( 1 695), qui ajoute pour le n° 5, cette indication : « Le parterre du Nord ». Dans ce même inventaire, le n° 4 est attribué à la fois à Allegrain et à Cotelle [P.].

Piganiol de la Force les signale collectivement à Trianon, et nommément les n°‘ 2, 3 et 5.

Actuellement, les n°‘ 1, 4 et 5 au musée de Versailles, les n°* 1 et 4 sous les n0' 754 et 753, et avec attribution a J. -B. Martin : H. 2 m. 60 — L. 1 m. 37 (ils ont été haussés, la trace en est encore apparente sur la toile); le n° 5, sous le n" 752, avec attribution à Gabriel Allegrain : H. 2 m. 60 — L. 2 m. 89.

6° Un tableau représentant un paysage, où paroit une hauteur sur laquelle est une tour avec une chutte d’eau ; ayant de hauteur 2 pieds et demi sur 2 pieds 5 pouces de large.

70 — un paysage, sur le devant duquel est une petite femme assise et habillée de rouge et bleu, et une autre debout, tenant un petit enfant; figures de 4 à 5 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 10 pouces et demi sur 3 pieds de large.

Trianon.

8° — un paysage, sur le devant duquel est une maison ; ayant de hauteur 2 pieds 2 pouces sur 21 pouces de large (1).

Versailles. Cabinet des tableaux.

(r) Voir les ordonnances de paiement des précédents n°* 1 à 5.

Mentionnés par Paillet (1695) [P.].

Piganiol de la Force les signale à Trianon-sous-Bois.

Actuellement, les n0’ 6 et 8 au Louvre, nos 3 et 4 : H. o m. 58 — L. o m. 72 ; — le n° 7 à Trianon-sous-Bois, n° 168 : H. 1 m. 1 3 — L. 1 m. 1 5.

g0 Un tableau représentant un paysage, sur le devant duquel est un berger avec son troupeau de moutons, une vache et une femme qui porte un paquet sur sa teste; figures de 4 à 5 pouces; ayant de hauteur 2 pieds un pouce sur 3 pieds 6 pouces de large; dans sa bordure dorée.

io° — un paysage, sur le devant duquel paroit une femme tenant un panier dans son bras, et une autre qui trait une chèvre; de mêmes dimensions que le précédent.

Ménagerie.

1 i° — un paysage, sur le devant duquel il y a deux vaches et trois moutons, et un homme sur un âne; de mêmes dimensions.

i2° — un paysage, sur le devant duquel est une femme debout et des chèvres auprès, et une autre femme qui trait une vache; de mêmes dimensions.

Versailles. Cabinet des tableaux.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du 20 septembre 1705, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ces tableaux : « Au sieur Algrain, peintre, parfait payement de 1,000 livres pour quatre tableaux faits et posez au dessus des portes de l’antichambre de l’apartement d’esté de la Ménagerie de Versailles pendant 1700. » [Guiffrey. t. IV, col. 1 182].

Piganiol de la Force ne signale que deux de ces tableaux à la Ménagerie.

Une note de l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, signale au xvm6 siècle les nos 11 et 12, dans « l’appartement de M. le contrôleur général ».

Sur l'exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge des nos 11 et 12, ces notes au crayon, mises par Villot : « 1 1 3 3 M. R., 1 1 3 2 M. R. » (1).

(1) En 1872, un paysage d’Allegrain était envoyé par l’État au musée de Nantes.

Pierre TOUTIN

i° Un tableau représentant deux Muses, dont l’une tient un masque et l’autre une lyre; figures de demi nature; ayant de hauteur 2 pieds 7 pouces sur 3 pieds un pouce de large ; dans sa bordure dorée.

20 — trois Muses, dont une joue de la flûte et une autre tient une trompette; de mêmes dimensions que le précédent.

Trianon. Galerie.

Mentionnés par Paillet ( 1 6g5) [P.].

Piganiol de la Force les signale à Trianon.

Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge du n" 1, cette note au crayon, mise par Villot : « 809® ».

Dans l’inventaire de Marly de 1 y 3H on signale également , an nom de cet artiste, le tableau suivant :

Le Sacrifice d’Iphigénie; ayant de hauteur 6 pieds sur 4 pieds 2 pouces de large.

[Mari. 65.]

François DESPORTES

i° Un tableau représentant un Cerf arresté par quatre chiens, embarassé dans une vigne ; ayant de hauteur 2 pieds 7 pouces sur 2 pieds 10 pouces de large; dans sa bordure dorée.

20 — un Chevreuil mort attaché à un arbre, et trois chiens qui s’élancent pour le prendre, dont un lui mord la

patte; ayant de hauteur 2 pieds 7 pouces sur 3 pieds 6 pouces de large ; dans sa bordure doreé.

3° — des chiens qui abattent un daim ; de mêmes dimensions que le précédent.

40 — un sanglier arresté par quatre chiens ; ayant de hauteur 2 pieds 7 pouces sur 2 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

5° — un loup poursuivi par trois chiens; de mêmes dimensions que le précédent.

Ménagerie.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du 28 octobre 1703, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ces tableaux : « Au sieur Desportes, peintre, parfait payement de 1,200 livres, à quoy montent cinq tableaux qu’il a faits pour la Ménagerie de Versailles en 1700 et 1701 » [Guiffrey. t. IV. col. 962. 733].

Ces tableaux sont signalés à la Ménagerie par Piganiol de la Force.

Les nos 2 et 3 (cotes d’inventaire 1489, 1490. M. R.) placés, le 19 octobre 1848, à Paris, dans l’hôtel du Président de l’Assemblée nationale. — Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge du n° 1, cette note au crayon, mise par Villot : « 5g3 B ».

6° Un tableau représentant deux perdrix mortes, l’une attachée et l’autre posée sur une table de porphire, ornée d’une cuvette d’argent, dans laquelle il y a beaucoup de cerises et une branche de roses; ayant de hauteur un pied 10 pouces sur 2 pieds 3 pouces de large; dans sa bordure dorée.

70 — une table de marbre, sur laquelle il y a une perdrix et un faisand mort, proche un panier rempli d’abricots et d’une branche de jassemin (1); de mêmes dimensions que le précédent.

(1) L’Etat envoyait, le 14 décembre 1892, au musée de Chalon-sur-Saône, un tableau de Desportes intitulé : « Fruits sur un banc » (cote d'inventaire 1 465 B ; il doit y avoir eu une erreur de transcription du numéro d’inventaire sur les registres d’envois du Louvre, car c’est le suivant n° 12, qui porte la cote 1465 B).

8° — une perdrix morte, attachée proche une table de marbre ovalle, sur laquelle est posée une jatte de porcelaine, remplie de prunes et d’une branche de fleurs d’orange, au bas de laquelle sont trois figures et trois pêches; de mêmes dimensions.

9° — un paysage, dans lequel l’on voit deux chiennes ! i) qui arrêtent deux faisands cachés dans des plantes, et cinq perdrix qui s’envolent dans le lointain; ayant de hauteur 4 pieds 1 1 pouces sur 7 pieds 9 pouces de large; dans sa bordure dorée.

10° — un paysage, où l’on voit trois chiennes noires et blanches, qui arrêtent trois perdrix rouges, cachées parmi des plantes ; ayant de hauteur 4 pieds 1 o pouces sur 5 pieds 1 1 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

ii° — un paysage, dans lequel l’on voit deux chiennes, l’une noire et l’autre blanche et musc, qui arrêtent deux faisans cachez dans des plantes et un qui s’envole ; de mêmes dimensions que le précédent.

12° — un paysage, dans lequel l’on voit une chienne blanche, qui arrête deux perdrix, cachées dans des plantes; ayant de hauteur 4 pieds 1 1 pouces sur 4 pieds de large ; dans sa bordure dorée.

1 3° — un oyseau nommé Chevalier; ayant de hauteur 24 pouces sur 19 pouces et demi de large.

140 — deux oyseaux des Indes, ayant chacun une huppe noire sur la teste, l’un est dans l’eau et l’autre sur un bout de terrasse; ayant de hauteur 2 1 pouces et demi sur 2 pieds 3 pouces de large.

i5° — deux faisans blancs ; de mêmes dimensions que le n° 1 3.

Marly. Appartement du Roy .

(1) Dans l’inventaire de 1706,00 lit : « deux chiennes du Roy » [Mans. 6].

Les nos 6, 7, S, io, ii et 12, mentionnés pour la première fois, en 1709.

En 1733, les n°* 10, 11 et 12 se trouvaient à Marly, au Château bas, en dessus de porte de l’antichambre du Roi ; les n°‘ 6, 7 et 8 ; « à la garde du concierge dans son logis »; l’inventaire les décrit comme suit : « Une perdrix morte, avec deux petits oiseaux morts, posés sur une table de marbre; au dessus, sur la gauche, une autre perdrix attachée par la patte gauche; sur la droite, une cuvette d’argent remplie de cerises, il part du milieu deux roses garnyes de leurs feuilles avec un bouton. » — « Une perdrix rouge et un faisan morts; sur la gauche, un panier remply de pesches et de fleurs, derrière lequel on voit sortir une bécasse, en bas, sur la gauche, deux pesches; le tout posé sur une table de marbre de forme ovale. » — « Une jatte de fayence remplye de grosses prunes, d’où il sort un gros bouquet de fleurs d’orange avec ses feuilles; elle est entourée de pêches et de figues, dont il y a une pêche entamée; le tout posé sur une table de marbre de forme ovale, sur un fond de menuiserie; à droite, est attachée une perdrix grise avec un cordon de soye verte. » [Mari. 33]. — Le n" 9 se trouvait également, à cette date, à Marly, dans le pavillon des offices, dans « le pavillon où loge M. le comte de Toulouse » [O.]. — Les n03 6, 7, 8, 14, en 1741 à Compiègne, dans le petit cabinet du Roy, comme l’atteste une note de l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre. — Piganiol de la Force signale à Marly les n03 9, 10, 11, 12. — En 1760, les n03 10 et 11 se trouvaient dans la première pièce de l’hôtel de la Surintendance, le n° 12 dans la septième pièce [J.], et de même en 1784, avec ces notes (1788), les n°s 10 et 11 : « rentoiler, laver et vernir »,len° 12 : « laver et vernir » [D. R.].

Actuellement, les n08 10, 1 1, 12, au Louvre, n05 2 3o, 229 et 232 : H. 1 m. 62 — L. 2 m. et 1 m. 32; le n° 23o identifié aux chiennes du Roi Nonne, Bonne et Ponne, le n° 229 à Diane et Blonde, le n° 232 à Tane. — Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge du n° 9, la note suivante, mise par Villot : « 1463 M. R. ».

170 Un tableau représentant un lièvre et un canard attachez à un arbre, au pied duquel l’on voit deux perdrix et un faisan morts, assés près d’un fusil, et un chien blanc et musc ; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 5 pieds de large; dans sa bordure dorée.

180 — un sanglier qui est arresté par sept chiens, dont deux le tiennent par les oreilles, un en l’air est blessé ; ayant de hauteur 2 pieds 10 pouces sur 4 pieds et demi de large; dans sa bordure dorée.

190 — un cerf dans l’eau poursuivi par une chienne et pressé par deux (1); de mêmes dimensions que le précédent.

Paris. Cabinet des tableaux.

Mentionnés pour la première fois, en 1709.

Sur l'exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge du n° 18, cette note au crayon, mise par Villot : « i486 M. R.? ».

20° Un tableau représentant un lièvre mort accroché à un fusil ; un chien noir et blanc lèche le sang qui lui sort de la gueule, un autre chien auprès d’un faisand et de plusieurs perdrix; cardes d’artichaux, choux frisés, un panier d’osier dans lequel il y a des pèches, des brugnons et des prunes, sur un fond de paysage, où l’on voit un cep de vigne autour d’un arbre ; ayant de hauteur 5 pieds un pouce sur 4 pieds 3 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Mentionné pour la première fois, en 1709.

Placé, en 1715, dans la salle à manger du duc d’Antin, en son hôtel particulier à Paris [A.].

Actuellement au Louvre, n° 241 : H. 1 m. 65 — L. 1 m. 35. — Selon le catalogue, ce tableau serait signé : Desportes 1712 (2).

Il faut joindre à ces tableaux les suivants qui ont été omis par Bailly, ou exécutés de 1710a 1715, et dont nous avons retrouvé le détail dans divers inventaires postérieurs .

20° bis. Un tableau représentant un lièvre accroché à un

(1) Le 16 juin 1866, on avait placé au pavillon de Breteuil, à Saint-Cloud, un tableau de Desportes « Chiens poursuivant un cerf », ayant o m. 85 de haut sur o m. 94 de large; ce tableau fut vraisemblablement détruit lors de l’incendie de ce château.

(2) La date a vraisemblablement été mal lue, puisque ce tableau est mentionné par Bailly en 1709.

tronc d’arbre, des perdrix au bas, un fusil et un chien blanc au bas ; ayant 4 pieds de hauteur sur 5 pieds de long.

A Compïègne. Antichambre du Roy.

[Bail. 22].

a. Une chienne blanche, arrêtant deux faisans; ayant de hauteur 5 pieds 5 pouces sur 5 pieds 3 pouces et demi de large.

b. Une chienne noire et blanche, arrêtant un faisan; ayant de hauteur 5 pieds 6 pouces sur 5 pieds 2 pouces et demi de large.

c. Une chienne blanche, arrêtant deux perdrix rouges; ayant de hauteur 5 pieds 3 pouces sur 5 pieds 6 pouces

Marly. Château bas. Antichambre du Roi. Dessus de portes.

[Mari. 33],

Mentionnés par Piganiol de la Force à Marly. — En 1760, le tableau b se trouvait dans la première pièce de l'hôtel de la Surintendance, le tableau c dans la septième [J.] et de même en 1784 avec ces notes, pour b : « rentoiler, laver et vernir » ; pour c : « laver et vernir » [D . R.] .

Le tableau c, actuellement au Louvre, n° 233, sous ce titre : Zette, chienne de la meute de Louis XIV : H. 1 m. 69 — L. i m. 76. — Signé : Desportes 1714(1).

d. Un cerf poursuivy par huit chiens, sortant de l’eau pour se sauver, sur un fond de paysage ; ayant de hauteur 8 pieds un pouce sur 6 pieds 4 pouces de large.

e. Un sanglier chassé par huit chiens, dont il y en a un qui s’élance sur luy par le milieu, plusieurs autres chiens qui se jettent sur luy, sur un fond de paysage ; de mêmes dimensions que le précédent.

(1) Le portrait d’une autre chienne de Louis XIV, Nonette, fut placé, le i4octobre 1848, àParis,dans l’hôtel du Président de l’Assemblée nationale; il portait la cote d’inventaire 1466 M. R.

f. Un loup arrêté par un chien qui le tient à l’oreille, un autre le tenant par la patte gauche de derrière et luy faisant faire la grimace ; un chien blessé et à la renverse sur la droitte du tableau avec plusieurs autres chiens poursuivant le loup; sur la gauche, un chien qui semble vouloir arrêter le loup; dans le fond sur la hauteur, à droitte, on voit Monseigneur avec plusieurs seigneurs qui viennent à la prise du loup, le tout sur un fond de paysage où l’on découvre un loup qui se sauve dans le bois ; ayant de hauteur 8 pieds un pouce sur io pieds 7 pouces

g. La mort d’un chevreuil; sur la droitte, un chien blanc couché qui alte, un cor de chasse parterre, un autre attaché à un arbre ; sur la gauche, un chien blanc, roux et noir, à côté de luy, un autre qui boit ; le tout sur un fond de paysage ; ayant de hauteur 8 pieds un pouce sur 5 pieds 9 pouces de large.

h. la mort d’un loup, trois chiens couchés et trois autres debout, dont un lèche le sang du loup ; ayant de hauteur 8 pieds un pouce sur 6 pieds 4 pouces de large.

Meudon. Gallerie de communication.

i. Un chien couchant et un lévrier; sur le devant, dans le milieu, du gibier répandu à terre, canards, perdrix, bécasses et lièvre; dans le milieu, une gibecière pendue à un arbre ; ayant de hauteur 3 pieds sur 5 pieds 3 pouces de large.

j. Un lévrier qui lèche un lièvre qui est attaché à un arbre par la patte gauche; sur la gauche, un chien couchant, au pied duquel est quatre perdrix et un faisan ; sur le devant du tableau, un fusil et son fourniment ; de mêmes dimensions que le précédent.

Meudon. Château neuf. Salle des Gardes. Dessus de portes .

[Meud. 65.]

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date des 28 janvier-2 décembre 1703, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ces tableaux : « Au sieur Desportes, peintre, pour cinq tableaux représentans des paysages qu’il a faits et placés à Meudon en 1702, 3, 200 livres [Guiffrey. t. IV. col. io35].

Les tableaux d et e furent exposés au salon de 1704.

Tous ces tableaux se trouvaient à Meudon en 1775; l’inventaire donne pour les tableaux h et g ce supplément de description : « Un loup mort et des chiens qui se reposent; sur la droite, un cor de chasse et une gibecière attachée à un tronc d’arbre; fond de paysage et un faisan qui s’envole. » — « Un chevreuil mort et des chiens en repos; sur le deuxième plan, un arbre où est attaché un cor de chasse et un autre placé sur le devant, fond de paysage. »

[Meud. 33],

Le tableau d actuellement au musée de Besançon, auquel il fut envoyé par l’État en 1872 : H. 2 m. 65 — L. 2 m. o5; — le tableau e au Louvre, n° 226 : H. 3 m. 35 — L. 3 m. 5o; — le tableau/, au Louvre, n° 225 : H. 2 m. 65 — L. 3 m. 43. Signé : Desportes 1702 ; — les tableaux i et j, au Louvre, nos 23g et 238 : H. 1 m. 20 — L. 1 m. 65 et 1 m. 60.

k. Une botte de cellery, des choux-fleurs proche d’un panier de champignon.

Hôtel du duc Dantin. Salle à manger .

l. Un pan qui bèque du raisin à l’envie d’un singe qui le tire avec sa patte, un perroquet bleu et jaune qui les regarde.

m. Un chat proche de plusieurs pièces de gibier.

Hôtel du duc Dantin. Salle de Madame la Duchesse Dantin.

Dans une autre copie de cet inventaire (A. N. O' ig32) on trouve pour le tableau m ce supplément de description : « Un chien blanc, sur le côté, un grand vase, un lièvre qui en sort avec un chat noir et blanc qui le guette; cintré à oreilles. »

Actuellement le tableau / au musée de Lyon, auquel il fut envoyé par l’État en 181 1 : H. 2 m. o5 — L. 1 m. 80.

Pierre-Denis MARTIN, dit le jeune.

i° Un tableau représentant la ville de Luxembourg; ayant de hauteur 5 pieds 4 pouces sur 5 pieds 5 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Marly. Appartement du Roy.

On relève, au sujet de ce tableau et des suivants, dans les Comptes des Bâtiments, les ordonnances de paiement suivantes :

Exercice i6gg : 27 septembre-25 octobre: «A Martin le jeune, sur six tableaux qu’il a peints pour Marly, 900 livres » [Guiffrey. t. IV. col. 478].

Exercice 1700 : 24 janvier-28 février : « A Martin l’aîné (1), peintre, acompte de six tableaux qu’il a peints pour les dessus de portes du château de Marly, 5oo livres » [ibid. col. 618].

Exercice 1701 : 2 janvier : « A Martin, peintre, pour des tableaux qu’il a peints pour des dessus de portes du château de Marly, 5oo livres » [ibid. col. 733],

Dans l’inventaire de 1706, le nom de la ville n’est point Luxembourg, mais Culembourg (2) [Mans. 6], — Mentionné ainsi, en 1733, à Marly, au château bas, dans l’appartement du duc d’Orléans : « Culembourg, il y a des chevaux qui boivent et des hommes qui tiennent un cheval de bas (lire : bât) » [Mari. 33]. — Signalé également à Marly par Piganiol de la Force.

2° Un tableau représentant la ville de Santen ; ayant de hauteur 5 pieds 6 pouces sur 3 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

3° — la ville de Deventer ; de mêmes dimensions que le précédent (3).

Marly. Gros pavillons du Roy .

Se trouvaient, en 1733, à Marly, au château bas, dans l’appartement du duc d’Orléans, ainsi mentionnés : « La ville de Santn, il y a un officier vêtu

(t) Il doit y avoir là une erreur du scribe, et c’est Martin le jeune qu’il faut lire.

(2) Voir ci-après, p. 522, un tableau du même artiste, représentant la ville de Luxembourg.

(3) Voir le précédent n° 1 .

de bleu avec des cavaliers qui le suivent. » — « La ville de Vinter, il y a un soldat avec deux chiens en lesse, avec son fusil sur son épaule » [Mari. 33]. — Piganiol de la Force les indique à Marly.

Actuellement le n° 2 au musée de Versailles, n° 2221, avec attribution simple à Martin : H. 2 m. 66 — L. 1 m. 64.

40 Un tableau représentant la ville d’Yremberg; ayant 5 pieds un pouce de haut sur 5 pieds 5 pouces de large ; dans sa bordure dorée (1).

Marly. Gros pavillons du Roy.

Se trouvait, en 1733, à Marly, au château bas, dans l’appartement du duc d’Orléans, ainsi mentionné : « La ville de Remberg, il y a un comandant sur un cheval soupe de lait, parlant à un officier » [Mari. 33]. — Piganiol de la Force l’indique également à Marly.

Actuellement au musée de Versailles, n° 22o5 : H. 2 m. 62 — L. 1 m. 66.

5° Un tableau représentant la ville de Zuphten ; ayant 5 pieds 4 pouces de haut sur 5 pieds 2 pouces de large; dans sa bordure dorée (2).

Marly. Gros pavillons du Roy.

Se trouvait, en 1733, à Marly, au château bas, dans l’appartement du duc d’Orléans, ainsi mentionné : « La ville de Zutphen, il y a un commandant sur un cheval soupe de lait et plusieurs cavaliers autour de luy » [Mari. 33], — Piganiol de la Force l’indique à Marly.

6° Un tableau représentant la ville d’Elburg ; ayant de hauteur 5 pieds et demi sur 5 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Marly. Gros pavillons du Roy.

Se trouvait, en 1733, à Marly, au pavillon des Offices, dans la salle du Grand Maître, ainsi mentionné : « La ville d’Elburg, à droite un homme, vêtu de bleu, monté sur un cheval blanc; près de luy, un homme avec manteau rouge, et un homme qui, le chapeau bas, semble partir pour exécuter quelques ordres » [O.].

(1) Voir le précédent n° 1.

(2) Voir le précédent n" 1.

Il faut ajouter à cette série les tableaux suivants omis par Bailly, et qui se trouvent mentionnés dans les inventaires postérieurs.

Inventaire de Meudon en 1733 :

Ypres, ayant de hauteur 8 pieds un pouce sur 4 pieds g pouces ; plusieurs chevaux d’équipage, deux cavalliers, l’un monté sur un cheval noir, ayant un manteau bleu, l’autre monté sur un cheval isabelle, ayant un manteau violet cintré du haut et du bas.

La prise de Dolle, ayant de hauteur 8 pieds sur 4 pieds un pouce, cintré du haut et du bas; sur le devant, à droitte, est un soldat qui chausse ses souliers près d’un tronc d’arbre; sur la gauche il y a trois palefreniers, dont l’un tient un cheval blanc qu’un seigneur va monter.

La ville L’Eau [lire : Leuwe], le Roy (1) montant un cheval entre deux seigneurs, montez sur un cheval isabelle et toute la suitte à cheval; de mêmes dimensions que le précédent.

La prise de Condé; sur le devant le Roy dans une calèche tiré par deux chevaux isabelle, toute la cavalerie montée à cheval, plusieurs chevaux chargez, manière d’un décampement ; de mêmes dimensions.

Luxembourg dans l’éloignement, haut de 8 pieds 3 pouces sur 11 pieds 9 pouces de large; paysages et rochers environs; sur le devant, plusieurs chevaux de main et gens de livrée; sur la gauche, un mendiant avec un jeune garçon arrêté par un archer, et un homme avec une casaque bleue.

Lille; sur le devant à gauche, le Roy (2) monté sur un

cheval isabelle entouré de quatorze officiers, et sur la

(1) Dans un autre inventaire, le costume du Roi est décrit : « vêtu d’un habit bleu, paremens rouges et boutonnières d’or..» [Meud. 75].

(2) Dans un autre inventaire, le costume du Roi est décrit : « vêtu d’un habit bleu, paremens rouges, galonnés d’or. » [Meud. 75].

droitte du devant un vieux arbre cassé ; ayant de hauteur 8 pieds io pouces sur 4 pieds un pouce ; cintré du haut et du bas.

Grande Gallerie.

[Meud. 33].

Tous ces tableaux, à l’exception de ceux de la prise de Dole et de Luxembourg, sont portés sur l’inventaire de Meudon de 1775, à l’actif de Martin l’aîné; ce supplément de description y est donné pour le tableau d’Ypres : « Deux officiers dont l’un sur un cheval bai est couvert d'un manteau violet et l’autre sur un cheval alzan couvert d’un manteau bleu, le devant du tableau est occupé par deux cavaliers et un cheval chargé de deux paniers » fMeud. 75].

Actuellement, le tableau d’Ypres au musée de Versailles, n° 1 3 1 , avec attribution simple à Martin, d’après Van der Meulen : H. 2 m. i5 — L. 1 m. 88 ; — le tableau de Dole au musée de Versailles, n° 96, avec attribution à J. B. Martin : H. 2 m. 25 — L. 1 m. g3; — le tableau de Condé au musée de Versailles, n° 99 : H. 2 m. 25 — L. 1 m. 53, avec attribution à Martin l’aîné; — le tableau de Lille au musée de Versailles, n° 2o35, avec attribution à l’école de Van der Meulen : H. 2 m. 55 — L. 1 m. 23 ; — le tableau de Luxembourg au musée de Versailles, nu 2060, avec attribution à Van der Meulen : H. 3 m. 53 — L. 3 m. 36.

DAMOISELET et HUILLIOT

i° Un tableau représentant un vase d’or et d’argent, un dragon proche un enfant qui tient un feston de fleurs, le tout posé sur un tapis rouge; ayant 4 pieds de haut sur 2 pieds 6 pouces de large; dans sa bordure dorée.

20 — l’Hymen qui tient un flambeau, appuyé sur une cuirasse, proche un casque garni d’une plume blanche; figures de grandeur naturelle ; ayant de hauteur 3 pieds 10 pouces et demi sur 2 pieds 6 pouces et demi de large.

3° — un enfant, assis sur un tapis verd et or, jouant de la harpe, proche une tête de sphinx; figures de grandeur

naturelle; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 2 pieds 7 pouces de large.

40 — un enfant debout, tenant un feston de fleurs, appuyé sur un vase garny d’un laurier rose; figures de grandeur naturelle ; ayant de hauteur 4 pieds 4 pouces sur 2 pieds un pouce de large.

5° — un enfant assis devant un miroir, regardant un casque qu’il met sur sa tête, et sur le derrière paroit un autre enfant ; figures de grandeur naturelle ; ayant de hauteur 4 pieds 4 pouces sur 2 pieds 4 pouces de large ;

6° — un enfant assis sur un palmier, qui joüe des timbales; figure de grandeur naturelle; ayant de hauteur 4 pieds 3 pouces et demi sur 2 pieds 4 pouces de large.

70 — un enfant qui met des pavots dans un vase d’argent, enrichi d’ornemens d’or; figure de grandeur naturelle; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 2 pieds 4 pouces de large.

8° — un enfant posant le genou sur un tapis rouge et travaillant à un buste de sculpture ; figure de grandeur naturelle; ayant de hauteur 3 pieds 2 pouces sur 2 pieds 8 pouces et demi de large.

90 — un enfant assis sur un piédestal, ayant une draperie blanche sur l’épaule, se chauffant au feu d’un brasier; de mêmes dimensions que le n° 3.

io° — une jeune fille qui attache un feston de fleurs autour d’une colonne; figure de grandeur naturelle; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 2 pieds et demi de large.

1 1° — un enfant assis sur un carreau rouge avec une draperie bleue, tenant une palette et des pinceaux, peignant des fleurs dans un vase, entouré d’une bordure ovalle; de mêmes dimensions que le précédent.

i2° — un enfant assis sur un piédestal, ayant des chiens autour de lui, tenant dans sa main du poil de chevreuil; de mêmes dimensions que le n° 8.

1 3° — un enfant tenant une grappe de raisin, la pressant dans un vase d’argent, orné d’ornemens d’or, posé sur un piédestal, proche du raisin; de mêmes dimensions que le n° 3.

140 — un enfant assis sur le bout d’un canon, sonnant de la trompette, ayant auprès de lui une cuirasse et son casque ; de mêmes dimensions.

i5° — un enfant assis sur un carreau posé sur une draperie couvrant un piédestal, ayant un vase d’or derrière lui et un feston qu’il attache à un piédestal où l’on voit une teste de lion; de mêmes dimensions.

160 — un enfant à genoux sur un tapis rouge, qui tire une flèche à un bouclier attaché à un arbre; de mêmes dimensions.

1 70 — une demi-figure d’enfant qui soutient un rideau, et une buire d’argent renversée, entourée d’un feston de fleurs; de mêmes dimensions.

180 — un enfant regardant avec une lunette d’aproche une sphère derrière lui ; de mêmes dimentions que le n° 9.

190 — un enfant sur un piédestal, tenant une cassolette, posée sur un tapis bleu, avec une guirlande de fleurs; de mêmes dimensions que le n° 7.

2o° — un enfant en l’air, mettant des fleurs sur un panier posé sur un tapis bleu, couvrant un piédestal; de mêmes dimensions.

2i° — un enfant faisant un sacrifice; de mêmes dimensions.

220 — un enfant assis sur un piédestal, jouant de la flutte allemande, et un vase d’or rempli de fleurs, posé

sur un lapis; figure de grandeur naturelle; de mêmes dimensions.

23° — un enfant qui joue de la guitare; figure comme nature; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces sur 2 pieds

240 — un enfant qui joue du tambour de basque, ayant un genou sur un tapis rouge, proche une lyre et plusieurs fleurs; figure comme nature; qui a 4 pieds 7 pouces de hauteur sur 2 pieds 5 pouces de large.

25° — un enfant assis sur une corne d’abondance, apuyé sur un vase de marbre, tenant un sceptre de la main gauche et un plan de la droite; figure comme nature; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 2 pieds 9 pouces de large.

26° — un enfant à demi corps, appuyé sur un vase d’or, faisant des bouteilles avec de l’eau de savon, des coquilles au dessus ; figure comme nature ; ayant de hauteur 4 pieds

6 pouces et demi sur 2 pieds 6 pouces de large.

270 — un enfant posé sur un tapis verd, tenant un vase d’or renversé et des fleurs au bas; figure comme nature; de mêmes dimensions que le n° 7.

28° — un enfant posant un feston de fleurs sur un globe terrestre; de mêmes dimensions.

290 — un enfant tenant sur son épaule un vase d’or ; auprès de lui est un bichon sur un carreau violet; de mêmes dimensions.

3o° — un enfant assis sur un piédestal entouré de fleurs, et un vase d’or derrière, proche un grenadier; de mêmes dimensions.

3i° — un enfant assis sur une timballe, tenant un feston de fleurs, proche un piédestal, sur laquelle il y a un casque et une épée ; de mêmes dimensions.

32° — un enfant tenant un vase d’or, et un bassin sur le devant du tableau avec des chaînes d’or, posé sur un piédestal couvert d’un tapis rouge; de mêmes dimensions.

33° — un enfant tenant un chien, et du gibier auprès de lui, posé sur un piédestal ; de mêmes dimensions.

34° — un enfant tenant des fruits sur un tapis rouge, proche un piédestal, sur lequel il y a un vase d’or rempli de fleurs; de mêmes dimensions.

35° — un enfant tenant un bout de marbre blanc, et un vase d’or derrière, avec une guirlande de fleurs, posé sur un piédestal; figure comme nature ; ayant de hauteur 4 pieds sur 2 pieds 5 pouces de large.

36° — un enfant en l’air tenant un feston de fleurs; au dessus un cor de chasse et un fusil posé sur un tapis violet; figure comme nature; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 2 pieds 5 pouces de large.

37° — un enfant sur le bord d’un piédestal, tenant un vase d’argent renversé et un vase d’or derrière, posé sur un tapis verd; de mêmes dimensions que le précédent.

38° — un enfant renversant un panier de fleurs et un oranger derrière; de mêmes dimensions.

39° — un enfant tenant un sep de vigne garni de raisins, apuyé sur un vase d’or rempli de fruits, et une draperie rouge sur un piédestal ; de mêmes dimensions.

40° — un enfant assis, sur un piédestal, tenant des festons de jassemin, et un vase d’or rempli de fleurs, posé sur un tapis bleu; de mêmes dimensions.

410 — un enfant à genoux sur un tapis rouge, tenant une enseigne aurore ; de mêmes dimensions.

420 — un enfant assis sur un tapis rouge posé sur un piédestal, qui a une gerbe de bled auprès iui et qui tient une faucille; de mêmes dimensions.

43° — un enfant tenant un feston de fleurs et mettant des fleurs dans un vase d’or posé sur un tapis rouge couvrant un piédestal; de mêmes dimensions.

440 — un enfant à genoux sur un tapis d’or, posé sur un piédestal, tenant des raisins, et un vase de marbre rempli de fleurs; de mêmes dimensions.

45° — un enfant caressant un paon, et un perroquet perché sur une branche; de mêmes dimensions.

46° — un enfant assis sur un tapis couleur de roses sèches, tenant un vase d’or rempli de fleurs, et une équère d’agathe, garnie d’or ; de mêmes dimensions.

470 — un enfant sonnant du cors, tenant un lièvre mort, et des chiens auprès; de mêmes dimensions.

48° — un enfant assis sur un piédestal, joüant de la muzette ; un chien est auprès de lui et un vase d’or; de de mêmes dimensions.

490 — un enfant assis sur des raisins, tenant une coupe d’or dans sa main, et une panthère auprès de lui ; de mêmes dimensions.

5o° — un vase or et argent posé sur un tapis bleu ; de mêmes dimensions.

5i° — un enfant assis sur un vase d’or, et un autre de marbre, orné d’un feston de fleurs ; de mêmes dimensions.

52° — un enfant assis sur un tapis bleu, tenant une corne d’abondance; figure comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces et demi sur 2 pieds et demi de large.

53° — un enfant, assis sur un tapis d’cr, renversant un panier de raisins ; de mêmes dimensions que le précédent.

54° — un enfant à genoux sur un tapis violet, appuyé sur un vase d’or rempli de lis; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds sur 2 pieds 5 pouces de large.

55° — un enfant, assis sur un tapis violet proche un vase d’or rempli de fruits, et un petit chien auprès d’un vase d’agathe; figure de grandeur nature; ayant de hauteur 4 pieds 8 pouces sur 2 pieds 8 pouces de large.

56° — un sphinx de marbre blanc, orné d’un feston de fleurs ; de mêmes dimensions que le précédent.

Marly. Appartement haut.

5 70 — un enfant tenant un fusil, qui est appuyé sur un vase où il y a un oranger, et du gibier mort posé sur un tapis ; de mêmes dimensions.

58° — un enfant tenant des épies de bled, apuyé sur un piédestal, où est posé un vase d’or rempli de fleurs et de fruits, auprès d’un tapis rouge; de mêmes dimensions.

Cliaville .

59° — -un enfant assis sur un bouclier, joüant de la fluste allemande ; figure comme nature ; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 2 pieds 8 pouces de large.

Marly. Appartement haut.

Dans l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève les notes suivantes, mises par Villot; en marge des nos 1 et 2 : « 1082 B, 1089 B » ; en marge des noa 7, 8, 9 : « 1075 B, 1062 B, 1079 B » ; en marge des n°s i3, i5, 18 : « 1087 B, 1068 B, 1064 B » ; en marge des n°* 26, 27, 29, 3o, 32 : « 1078 B, 1074 B, io65 B, 1092 B, 1059 B » ; en marge des nos 37, 38, 41, 46 : « 1080 B, 1084 B, 1060 B, 10G6 B »; en marge des n°' 5 1 , 56, 5g : « 1090 B, io83 B, io85 B. »

Jean-Baptiste BELIN de FONTENAY

i° Un tableau représentant un vase d’or posé sur un piédestal de marbre, autour duquel il y a une guirlande composée de raisins et d’oranges; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces sur 3 pieds de large; de forme ovale; dans sa bordure dorée.

53o INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY

2° — un vase d’or orné d’une guirlande de pêches, de prunes et de fleurs, posé sur un piédestal de marbre; de mêmes dimensions que précédent.

3° — un vase d’or entouré d’une guirlande de roses et d’œillets ; ayant de hauteur 2 pieds 1 1 pouces sur 2 pieds 4 pouces de large; de forme ovale; dans sa bordure dorée.

40 — un vase d’or entouré d’une guirlande d’anémones; de mêmes dimensions que le précédent.

5° — une cuvette d’or remplie de toutes sortes de fleurs, posée sur une balustrade, avec un feston de fleurs, ornée d’une draperie bleue et d’un vase d’argent; ayant de hauteur 6 pieds 2 pouces sur 5 pieds de large; coupé à oreilles par les deux coins d’en haut; dans sa bordure dorée.

6° — un vase d’or rempli de fleurs et de fruits, et deux guirlandes attachées et posées sur un piédestal de marbre orné d’un grand tapis d’or doublé de verd, et sur le devant un vase de porphire rempli de fleurs et de fruits; de mêmes dimensions que le précédent.

Trianon. Appartement du Roy.

70 — un vase d’or et une cuvette d’argent, sur le devant, remplie de fleurs et de fruits, posée sur une plinte de marbre, et sur le derrière, un vase de porphire; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 3 pieds 3 pouces de large; de forme ovale; dans sa bordure dorée.

8° — un vase de porphire entouré de guirlandes de fleurs printanières, posé sur un piédestal d’argent, et un vase d’agathe sur le derrière; comme le précédent.

90 — un vase d’or entouré de gaudrons à festons de fleurs, posé sur une plinte de marbre, et un autre petit vase d’agathe blanche posé au bas du tableau; comme le n° 7.

io° — un vase d’or rempli de fleurs, entouré de fruits et de raisins, posé sur une plinte de marbre verd ; ayant de hauteur 3 pieds 2 pouces sur 2 pieds 8 pouces de large; de forme ovale ; dans sa bordure dorée.

ii° — un vase d’or rempli d’anémones, roses, tulipes et autres fleurs; ayant de hauteur 3 pieds 6 pouces sur

2 pieds 8 pouces de large ; de forme ovale ; dans sa bordure dorée.

12° — un vase d’or où est représenté un cavalier en basrelief, rempli de fleurs et entouré d’une guirlande, posée sur une table de marbre; comme le n° io.

Trianon.

i3° — un foyer d’or triangulaire, garni de fruits et de raisins, orné de deux festons de fleurs et d’une couronne, avec des épies suspendus au-dessus; on découvre à côté un vase de porphire, au bas duquel il y a un feston de fleurs, des épis de bled et une faucille, et derrière, un rideau, avec un ciel ; ayant de hauteur 4 pieds 10 pouces sur 4 pieds de large; de forme ovale; dans sa bordure dorée.

140 — un vase d’or couvert, posé sur un globe de porphire, garni de deux consoles d’or et autres ornemens, un feston de fleurs, dont le vase est orné, pendant des deux cotez; le fond est un rideau et un ciel; ayant de hauteur

3 pieds 8 pouces sur 4 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée.

i5° — un vase d’or, où paroissent Flore et Zéphire en bas relief, entouré d’un feston de fleurs pendant des deux cotez ; derrière, à droite, est un vase d’agathe, garni d’une anse d’or, et, de l’autre côté, une jatte de porphire gaudronnée; au-dessus paroit un rideau avec deux festons de fleurs, et pour fond un ciel; ayant de hauteur 5 pieds un pouce sur 3 pieds 1 1 pouces de large; de forme ovale ; dans sa bordure dorée.

160 — un vase d’or, dont le corps est orné de mosaïque et rempli de fleurs; au dessus est un rideau, et le fond un

ciel ; ayant de hauteur 4 pieds 3 pouces sur 3 pieds 2 pouces de large; de forme ovale ; dans sa bordure dorée.

1 70 — un vase d’or rempli de fleurs ; le dessous est orné de mosaïque, d’un masque et d’une anse; au dessus est un rideau avec une houpe pendante, et pour fond un ciel; de mêmes dimensions que le précédent.

180 — un vase d’or couvert, orné d’un feston de fleurs et de fruits, pendans des deux cotez, posé sur un globe de porphire, soutenu par des consoles et autres ornemens; au dessus est un rideau, et pour fond un ciel; comme le n° 14.

Trianon. Cabinet du Conseil.

190 — un vase de lapis couvert, orné de deux anses d’or et d’un masque avec deux festons, aussi d’or, le dessous dudit vase est gaudronné et entouré d’un feston de bled, à côté duquel paroit un bout de rideau de velours rouge; et de l’autre côté, dans un coin, paroit la moitié d’un vase de porphire, sur un fond de ciel; les coins coupez en rond ; ayant de hauteur 4 pieds 9 pouces sur 4 pieds 5 pouces ; dans sa bordure dorée.

Trianon. Cabinet du Roy.

20° — un vase de lapis avec son couvercle, orné d’un masque et de deux festons d’or; le dessous est gaudronné et entouré d’un feston de fleurs et de fruits ; d’un côté paroit la moitié d’un vase d’or, et de l’autre un bout de rideau de velours rouge ; le ciel sert de fond à tout ; comme le précédent.

2i° — un vase d’or, dont la gorge est de mosaïque et le dessous gaudronné, et deux chiens qui servent d’anses, posé sur un piédestal de porphire, ledit vase entouré d’un feston de fleurs et de raisins, pendant des deux cotez ; à droite est un rideau cramoisy avec un bassin d’or, à gauche est une buire d’or et un oranger derrière, un ciel pour fond ; ayant de hauteur 5 pieds unpouce sur 3 pieds 9 pouces de

large ; coupé par les coins en octogone ; dans sa bordure dorée.

22° — un vase de porphire rempli de fleurs, de tricolore et plantes des Indes, posé sur un trépier d’or, entouré de festons de fleurs, posé sur une plinte de marbre, orné d’un feston de fleurs au bas; à côté est un bout de rideau, et un ciel pour fond; comme le précédent.

23° — un vase d’or couvert, entouré de festons de fleurs, posé sur une plinte de porphire; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 3 pieds 2 pouces de large; de forme ovale ; dans sa bordure dorée.

240 — un vase d’or couvert, entouré de seps de vigne, feüilles et raisins, posé sur une plinte de porphire, sur un fond de ciel; comme le précédent.

Trianon. Cabinet du Roy.

25° — un vase d’or, entouré d’une guirlande de fleurs; ayant de hauteur 2 pieds 10 pouces sur 2 pieds 6 pouces de large; de forme ovale; dans sa bordure dorée.

26° — un vase d’or et un feston de raisins pendant des deux cotez ; ayant de hauteur 2 pieds 1 1 pouces sur 2 pieds 6 pouces de large.

270 — un vase d’or et deux festons de fleurs pendans des deux cotez; de mêmes dimensions que le précédent.

28° — • un vase d’or rempli de fruits, et un feston de fleurs autour; de mêmes dimensions que le précédent.

290 — un vase d’or rempli d’anémones et de tulipes ; de mêmes dimensions que le précédent.

Marly.

3o° — un vase d’or à gaudrons, rempli de toutes sortes de fleurs, sept tulipes, quatre anémones, une branche de chévre-feüille qui tombe sur le pied du vase ; ayant de

hauteur 3 pieds sur 2 pieds et demi de large; il a été aggrandi par le haut de 4 pouces et autant par le bas; de forme quarrée.

Trianon. Petit appartement de Madame de Maintenons proche la chapelle.

3i° — un vase d’or entouré d’une guirlande de fleurs; comme le n° 2 5 .

32° — une guirlande de fleurs, avec une lire et un arc attachez avec un cordon; comme le n° 25.

33° — un globe terrestre avec des instrumens de mathématiques, le globe entouré de festons de fleurs; comme le n° 25.

34° — un feston d’instrumens de musique entremeslez de festons de fleurs; comme le n° 25.

35° — un carquois, un flambeau, un bouclier et des fleurs, le tout en festons ; comme le n° 25.

36° — un casque, un sabre et des fleurs en festons; comme le n° 25.

Marly.

37° — des fleurs dans un bocal; ayant de hauteur 11 pouces et demi sur 8 pouces trois quarts de large; dans sa bordure dorée.

Marly. Appartement de Madame la Duchesse.

38° — un vase d’or dans lequel est un grenadier, et deux paons perchez dessus, et un singe sur un tapis rouge; ayant de hauteur 4 pieds 7 pouces sur 4 pieds 3 pouces de large.

3g° — un panier rempli de fleurs, posé sur un piédestal, un feston de roses attaché au bas, et une grande buired'or auprès; ayant de hauteur 4 pieds 5 pouces sur 3 pieds 1 1 pouces de large.

40° — un vase d’or rempli de fleurs, posé sur une balustrade, et des roses au bas, un bout de rideau et une colonne à côté; de mêmes dimensions que le précédent.

410 — un vase d’or posé sur un tapis verd bordé d’une broderie et frangé d’argent, rempli de fleurs comme anémones, lilas blanc, une impérialle sur le fond à gauche, et deux colonnes torses ; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 4 pieds de large; il a été remployé de 6 pouces sur la largeur; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet de Madame la duchesse de Berry.

420 Un tableau ovale représentant un vase d’or à la mosaïque, rempli de fleurs, six anémones, deux pavots et une branche de hyacintes, de tubéreuses et camomille; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 2 pieds et demi de large; il est à présent de forme quarrée.

Marly. Appartement de Madame de Maintenons proche la chapelle.

43° Un tableau représentant un vase d’or rempli de fleurs; ayant de hauteur 2 pieds 10 pouces sur 2 pieds 6 pouces de large ; de forme ovale.

440 — un vase d’or avec des raisins, attachez en festons; comme le précédent.

45° — un vase d’or rempli de fleurs, posé sur un tapis bleu et or; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces et demi sur 4 pieds de large.

46° — un vase d’or rempli de fleurs; ayant de hauteur

2 pieds 1 1 pouces sur 2 pieds 7 pouces de large.

Marly.

470 — un petit enfant qui attache un feston de fleurs sur un sphinx; ayant de hauteur 3 pieds 10 pouces sur

3 pieds de large.

Chaville.

48° — un vase d’or rempli de fleurs, posé sur un piédestal entre deux colomnes blanches, entourées de festons de fleurs; ayant de hauteur 3 pieds 3 pouces sur 4 pieds 6 pouces de large.

490 — des fleurs dans un vase d’or posé sur une plinte, et un autre vase plus loin, aussi rempli de fleurs; dans un coin une colonne avec un feston de lauriers autour, sur un fond de ciel; de mêmes dimensions que le précédent.

5o° — une cuvette remplie de fleurs, posée sur un piédestal couvert d’un tapis verd,et une colonne de porphire entourée d’un feston de roses; ayant de hauteur 3 pieds 3 pouces sur 5 pieds 4 pouces de large.

5i° — une cuvette d’or remplie de fleurs, où est peint l’écusson de France, et un sphinx de marbre; de mêmes dimensions que le précédent.

52° — des fleurs dans un vase posé sur une plinte, où paroit un paon ; de mêmes dimensions que le précédent.

53° — un vase rempli de fleurs, posé sur une plinte; ayant de hauteur 2 pieds 2 pouces sur 22 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Appartement des Princes.

Ces divers tableaux mentionnés par Paillet (1695) [P.].

Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève les mentions suivantes du xviii” siècle, en marge des nos 5 et 6 : « A Compiègne. Petite salle à manger du Roy »; en marge des nos 27 et 35 : « A Compiègne. Appartement du Roy » ; en marge du n° 38 : « Appartement de Madame la princesse de Conty la grand Douarière, un autre que je ne trouve point ici »; en marge des n“ 3ç et 40 : « Appartement de Mgr Dorléans »; en marge du n° 52 : « A Fontainebleau. Il en a été envoyé six; je n’en reconnois que trois, deux de Baptiste, un de Fontenay. »

Sur le même inventaire, on relève ces notes au crayon, mises par Villot; en marge des nos 1 3, 1 5, 17 : « 1 685 M. R., 1686 M. R., 1424 B » ; en marge des nos 19, 20, 21, 22 : « 2187 M. R., 848 B, 2i83 M. R., 1445 B » ; en marge des nos 38 et 5i : « 1209 M. R., 1442 D. »

Comme nous l’avons déjà dit, on ne peut songer à identifier des tableaux de fleurs — - les descriptions fussent-elles même aussi complètes qu'elles le sont ici, — quand on se trouve devant un ensemble aussi abondant ; il nous a semblé que le plus simple était de reproduire, d'après les divers inventaires du siècle dernier, les diverses mentions de ces ouvrages , dont un bon nombre furent omises par Bailly.

Inventaire de Meudon de i 73 3 (1) :

Quatre dessus de portes par Fontenay représentant des vases d’or remplys de fleurs; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces sur 2 pieds 8 pouces de large.

Antichambre du petit appartement à coucher.

Quatre dessus de portes de forme ovalle, représentant des vases d’or remplys de fleurs; ayant de hauteur 2 pieds 2 pouces sur 2 pieds de largeur.

Chambre à coucher.

Cinq tableaux à oreilles, ayant de hauteur 2 pieds 2 pouces sur 2 pieds 8 pouces de large; sçavoir, quatre de fleurs et un de fruits dans des paniers ; ces cinq tableaux à oreilles sont quarrés.

Grand cabinet.

Un tableau ayant de hauteur 8 pieds un pouce sur 9 pieds un pouce de large, représentant un buffet où il y a un grand vase d’or entouré de guirlandes de fleurs, sous un treillage entrelassé de roses; sur la droitte du tableau, dans le coin, il y a un rideau d’étoffe d’or, doublée de cramoisy; sous le vase un grand bassin cizelé et doré, près duquel y a un vase d’agathe et une cuvette doré, remply de bigarades et de figures, parsemé de fleurs; dans les deux coins, deux grands vases d’argent et plusieurs autres de métal différent, le tout orné et entrelassé de fleurs ; il y a dans le tableau un tapis verd.

Galerie de communication.

Un vase d’or remply de fleurs, sur un fond d’architecture; sur la droite, un vase de porphire, à côté, une colonne

(1) Ces divers tableaux sont portés, comme appartenant à Monseigneur, dans un inventaire du début du xviii» siècle [Meud. s. d.].

entourée de fleurs; ayant de hauteur 4 pieds sur 4 pieds 10 pouces de large.

Un vase d’or avec bas-relief, remply de fruits, raisins et pêches; sur la droitte, une éguière d’agathe; sur la gauche, un rideau rouge; de mêmes dimensions que le précédent.

Une cuvette d’or, remplye de fleurs sur un fonds d’architecture; sur la gauche, deux gerbes de bled et une faucille, attachées à une colonne ; de mêmes dimensions.

Un vase d’or rempli et entouré de fleurs ; sur la gauche du tableau, un autre vase renversé, d’où il sort des fruits, à côté d’un globe terrestre ; le tout sur un ciel ; de mêmes dimensions.

Des trophées et attributs de chasse, comme filets et autres, où sont attachés un canard et un faisan entrelassés de fleurs ; sur la droitte du tableau, un rideau jaune; sur la gauche, deux pilastres; le tout sur un ciel; de mêmes dimensions.

Un vase d’or posé sur une balustrade remplie de fleurs; sur la droite, une boule de marbre sur son piédestal, tout près un rideau jeaune; sur la gauche, un vase de porphire; de mêmes dimensions.

Un vase d’or couronné et entouré de fruits, posé sur un bas d’architecture; tout près, un rideau rouge avec franges d’or; sur la droite, un bouquet de tricolores, le tout sur un ciel ; de mêmes dimensions.

Des fruits des Indes; sur le devant, des branches de corail; sur la gauche, deux arbres où sont attachés des attributs de chasse du pays; de mêmes dimensions.

Une corbeille remplie de fleurs et fruits des Indes, au pied de laquelle est un carquois et un arc, sur la gauche du tableau, un arbre, le tout sur un ciel ; de mêmes di-

mensions.

Un vase d’or entouré de fleurs et fruits, un rideau vert avec franges d’or; sur la gauche, deux dauphins, qui jettent de l’eau ; de mêmes dimensions.

Un cor de chasse entouré et orné d’une guirlande de fleurs; dans le milieu du tableau, un médaillon de bronze représentant Diane; sur la gauche, un fusil avec une gibecière; sur la droite, un oiseau de proye, le tout sur un ciel; de mêmes dimensions.

Un vase d’or entouré de guirlandes de fleurs; sur la gauche, une cassolette d’où il sort de la fumée; sur la droitte, un tapis cramoisy, garny de franges d’or; de mêmes dimensions que le précédent.

Galerie ensuitte (de la gallerie de communication ) (i).

Un vase d’or remply de fleurs, sur un bas d’architecture, un rideau rouge sur la droitte entourant une colomne ; dans le milieu, une rose, tombée du vase ; ayant de hauteur 3 pieds 4 pouces sur 4 pieds 3 pouces de large.

Une cuvette d’or remplye de fleurs; sur la droitte, un sphinx de pierre sur un piédestal, le tout sur un fond de paysage et ciel; de mêmes dimensions que le précédent.

Dessus de portes. Chambre à coucher.

Une cuvette d’or remplye de fleurs, posée sur un piédestal et sous un cintre d’architecture ; à droitte, en bas, dans un coin du tableau, un bout de piédestal et un tapis; de mêmes dimensions.

Dessus de porte. Cabinet.

Un vase d’or avec deux anses, entouré d’une guirlande de fruits, posé sur une table de porphire qui est garnie de raisins; sur la droite, un panier remply de raisins d’Italie, concombre, grenade et fleurs; sur la gauche, un

(1) Appelée dans l’inventaire du début du xYine siècle « Gallerie sur le petit pont » [Meud. s. d.].

rideau cramoisy, derrière lequel sont plusieurs bassins d’or, dont l’un est entouré d’une guirlande de fleurs; ayant de hauteur 3 pieds 2 pouces sur 4 pieds 8 pouces de large.

Une pyramide de fruits posée sur une table de marbre, sur laquelle est un melon entamé à côté d’une grenade ; sur la droite, sur la même table, un oranger dans un vase de porcelaine ; sur la même table, à gauche, un grand vase d’or entouré d’une guirlande de fleurs, au pied duquel est un autre vase d’argent renversé, un plat d’or dont un coin est caché par un rideau violet; de mêmes dimensions que le précédent.

Château neuf. Salle à manger. Dessus de porte.

Un vase d’or sur un piédestal de pierre, remply de fleurs; sur la gauche une colomne, entourée d’une guirlande de fleurs, sur la droitte une colomne pareille, avec un rideau jaune du même côté ; dans le coin, la moitié d’un vase remply de fleurs; ayant de hauteur 3 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large.

Un vase d’or avec ses anses, remply de fleurs, sur un socque de pierre; sur la droite, une colomne entourée de feuilles, au pied est un tapis violet; sur la gauche, un vase remply de fleurs ; de mêmes dimensions que le précédent.

Château neuf. Chambre à coucher. Dessus de porte.

[Meud. 33].

Antoine MONNOYER, dit BAPTISTE le fils

i° Un tableau représentant un vase d’or entouré de deux festons de fruits et fleurs, posé sur une plinte de marbre verd ; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 3 pieds 2 pouces de large ; de forme ovale ; dans sa bordure dorée.

2° — un vase d’or rempli de fleurs, posé sur une plinte de marbre verd ; de mêmes dimensions que le précédent.

3° — un vase d’or couvert, entouré de deux festons de fleurs et fruits, posé sur une plinte de marbre verd; de mêmes dimensions.

40 — un vase d’or rempli de fleurs, posé sur une plinte de marbre verd et des volubilis pendantes; de mêmes dimensions.

Trianon. Cabinet du Roy.

Paillet (1695) dans son inventaire, mentionne à l’actif de cet artiste, « neuf tableaux de fleurs tirez des attiques du petit appartement du Roi à Versailles et ajustez dans des bordures suivant leurs places » [P.].

Jean COSSIAU

i° Un tableau représentant un paysage, où paroit une chutte d’eau avec de petites figures, des chèvres et des vaches sur le devant; ayant de hauteur 2 pieds sur 2 pieds 2 pouces de large.

20 — un paysage, sur le devant duquel sont deux vaches couchées et une debout, avec une chèvre ; ayant 2 pieds de diamètre.

Versailles. Cabinet des tableaux.

3° — un paysage sur le devant duquel il y a des vaches, un pasteur et une bergère qui dansent, et trois autres assis; ayant de hauteur 2 pieds un pouce sur 3 pieds et demi.

40 — un paysage sur le devant duquel sont trois figures assises et une debout, et, un peu plus loin, cinq vaches qui vont à un étang ; de mêmes dimensions que le précédent.

Ménagerie.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du 12 février 1702, l’ordonnance de paiement suivante, relative à ces tableaux : « A Jean Cossiot, peintre, parfait payement de 56o livres, à quoy montent quatre tableaux qu’il a faits pour la Ménagerie de Versailles » [Guiffrey. t. IV. col. 85i. 734l-

Deux de ces tableaux sont mentionnés par Piganiol de la Force à la Ménagerie. — Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge du n° 2, cette note au crayon, mise au xvm° siècle : « Appartement de Mgr d’Orléans. »

Le n° 3, actuellement à Trianon-sous-Bois, n” 172 : H. 1 m. 22 — L. 1 m. 12.

François MAROT (1)

Un tableau représentant Latone vêtue d’un manteau bleu, les genoux en terre, qui tient deux enfans ; elle paroit invoquer Jupiter pour punir les paysans de Licye changez en grenouilles, sur un fond de paysage; figures de 2 pieds 6 pouces; ayant de hauteur 3 pieds sur 2 pieds 10 pouces de large; de forme ovale ; dans sa bordure dorée.

Trianon.

Mentionné à Trianon par Piganiol de la Force.

Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge de ce tableau, cette note au crayon, mise par Villot : « 6 1 5 B. »

Nicolas SPHEYMAN (2)

i° Un tableau représentant un paysage sur le devant duquel est un berger et une bergère qui gardent sept mou-

(1) Bailly écrit « Marotte ».

(2) Bailly écrit : Spaymen.

tons et un bouc qui paissent ; figures de 3 à 4 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds un pouce sur 2 pieds un pouce de large.

20 — un paysage sur le devant duquel est un troupeau de moutons, gardé par un pasteur qui joue du haut-bois; figures de 4 à 5 pouces; ayant 2 pieds de diamètre.

Ménagerie.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du 26 mars 1702, l’ordonnance de paiement suivante, relative aux tableaux : « Au sieur Spazement, peintre, parfait payement de 25o livres pour deux tableaux de paysages qu’il a faits et posés pour la Ménagerie du château de Versailles » [Guiftrey. t. IV. col. 708. 85o].

Mentionnés par Piganiol de la Force à la Ménagerie.

3° Un tableau représentant un paysage, où l’on découvre un château, une grande roche et deux grands arbres sur le devant ; ayant de hauteur 5 pieds 8 pouces sur 4 pieds 3 pouces de large.

Fontainebleau. Appartement de Mgr le duc de Berry.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du 20 février-i" juin 1698, l’ordonnance de paiement suivante : « Au sieur Spazement, peintre, pour un tableau qu’il a fait dans le cabinet de Monseigneur le duc de Bourgogne, à Fontainebleau, 3oo livres » [Guiffrey. t. IV. col. 397].

Mentionné, au commencement du xvursiècle, à Fontainebleau [Font. s. d.].

Actuellement au musée de Compiègne. H. 1 m. 88 — L. 1 m. 40.

40 Un tableau représentant un paysage; ayant de hauteur 3 pieds 1 1 pouces sur 2 pieds 1 1 pouces de large ; de forme ovale.

5° — un paysage ; ayant de hauteur 3 pieds 2 pouces et demi sur 2 pieds 7 pouces et demi de large.

Trianon.

On relève, dans les Comptes des Bâtiments, en date du i°r mai-7 août 1695, l’ordonnance de paiement suivante, relative aux tableaux : « Au sieur Spazemant, peintre, pour deux tableaux de paysages qu’il a faits pour Trianon. 3oo livres » [Guiffrey. t. III. col. no5].

Mentionnés par Paillet (i6g5) [P.].

Pierre DOMENCHIN de CHAVANNES

i° Un tableau représentant un paysage sur le devant duquel paroit une rivière et deux ligures à cheval ; ayant de hauteur 2 pieds g pouces sur 2 pieds g pouces de large; dans sa bordure dorée.

20 — un paysage où l’on voit un rocher percé, sur le devant duquel paroissent deux blanchisseuses sur le bord de l’eau; de mêmes dimensions que le précédent.

3° — un paysage où l’on découvre une cascade sortir d’un rocher, proche un morceau de ruine ; de mêmes dimensions.

Paris. Cabinet des tableaux.

Ces tableaux ne sont pas signalés dans l’inventaire de 1706 [Mans. 6].

Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly du Louvre, on relève, en marge des n03 2 et 3, ces notes au crayon, mises par Villot : « Chez M. le cardinal Dubois à Versailles. »

Actuellement les n"' 1 et 2 à Trianon-sous-Bois, n°! 173 et 174 : H. 1 m. 17 — L. 1 m. 22. — Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, du Louvre, on relève, en marge du n8 3, cette note au crayon, mise par Villot : « i6o3 B. »

Michel BOYER

i° Un tableau représentant un soleil couchant derrière une grotte en perspective, et des bâtimens dans le lointain;

ÉCOLE FRANÇAISE 5q5

ayant de hauteur 2 pieds 2 pouces sur 4 pieds 4 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

20 — une grotte d’architecture de l’ordre Ionique, au milieu duquel l’on voit une statue, posée sur un pied ruiné;

3° — une fontaine rustique, dont l’eau tombe dans une coquille et fait une cascade dans un grand bassin, où l’on voit un homme qui fait boire son cheval; de mêmes dimensions.

Paris. Cabinet des tableaux.

Ces tableaux ne sont pas mentionnés dans l’inventaire de 1706 [Mans 6].

Le n* 2 actuellement à Trianon-sous-Bois, sous le n° 166, et attribué à J. -B. Martin : H. 1 m. i3 — L. 1 m. 20.

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